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Fiche de révision

Vomissements

Ce qui est vomi oriente la cause et ce que le vomissement fait perdre décide de la gravité : eau, potassium et chlore s'épuisent en quelques jours, avant que la cause ne soit trouvée.

Situation de départ 13Catégorie IItem R2C 274Item R2C 267

Entretien et interrogatoire

Quatre caractères font l'essentiel de l'orientation, et ils se demandent tous les quatre.

⚠️ L'aspect : alimentaire, bilieux, fécaloïde ou sanglant. Un vomissement bilieux situe l'obstacle sous l'ampoule biliaire, un vomissement fécaloïde signe une occlusion basse et déjà ancienne, et un vomissement sanglant est une hématémèse, qui relève d'une autre démarche.

L'horaire : matinal à jeun, postprandial précoce ou tardif, nocturne, et en jet sans nausée préalable, qui évoque une origine centrale.

L'évolution : aigu ou chronique, continu ou par crises stéréotypées avec intervalles totalement libres, profil qui oriente vers un petit nombre de causes et que seule l'anamnèse retrouve.

Le contexte : douleur abdominale et son siège, transit et arrêt des matières et des gaz, fièvre, céphalées, vertiges, traumatisme, chirurgie abdominale antérieure.

⚠️ Trois questions se posent systématiquement : les traitements et leur date d'introduction, une grossesse possible chez toute femme en âge de procréer, et les consommations, alcool et cannabis compris, qui ne se déclarent jamais spontanément.

Le retentissement se chiffre : nombre de vomissements par jour, capacité à boire, diurèse, poids perdu.

Le piège

Ne pas demander ce qui est vomi. L'aspect est le renseignement le plus discriminant et le patient ne le décrit pas spontanément.

À retenir

  • Bilieux situe l'obstacle, fécaloïde signe une occlusion déjà ancienne.
  • Un vomissement en jet sans nausée évoque une origine centrale.
  • Des crises stéréotypées avec intervalles libres orientent à elles seules.
  • Une chirurgie abdominale antérieure fait évoquer une occlusion sur bride.
  • Traitements, grossesse et consommations se demandent systématiquement.

En pratique

  • Aspect de ce qui est vomi
  • Horaire et caractère en jet
  • Aigu, chronique ou par crises
  • Douleur, transit, arrêt des gaz
  • Céphalées et signes neurologiques
  • Chirurgie abdominale antérieure
  • Traitements, grossesse, consommations

Examen clinique

L'examen évalue d'abord les conséquences, ensuite la cause.

Les conséquences : pression artérielle couchée et debout, fréquence cardiaque, pli cutané, muqueuses, diurèse, poids comparé, conscience. Un patient qui vomit depuis trois jours est déshydraté jusqu'à preuve du contraire.

L'abdomen : distension, ondulations péristaltiques visibles, cicatrices, tympanisme, bruits hydro-aériques augmentés ou abolis, défense, contracture.

⚠️ Les orifices herniaires se palpent systématiquement devant tout vomissement avec distension. Une hernie étranglée est une cause d'occlusion qui se diagnostique en dix secondes et se manque en n'y pensant pas. Le toucher rectal complète l'examen lorsqu'un obstacle est suspecté.

L'examen neurologique cherche une raideur de nuque, un déficit, un nystagmus, et un œdème papillaire au fond d'œil devant des céphalées associées.

L'examen général cherche un foyer infectieux, un ictère, et chez le sujet âgé une confusion qui peut être le seul signe.

⚠️ Chez le nourrisson, l'examen évalue la déshydratation avec des critères propres à l'âge, et un vomissement bilieux chez un nouveau-né est une urgence chirurgicale.

Urgence

Vomissements avec distension abdominale et arrêt des matières et des gaz : occlusion jusqu'à preuve du contraire, examen des orifices herniaires immédiat.

À retenir

  • Un patient qui vomit depuis trois jours est déshydraté jusqu'à preuve du contraire.
  • Les orifices herniaires se palpent devant tout vomissement avec distension.
  • Un fond d'œil se discute devant des céphalées associées.
  • Chez le sujet âgé, une confusion peut être le seul signe.
  • Un vomissement bilieux chez un nouveau-né est une urgence chirurgicale.

En pratique

  • Constantes et signes de déshydratation
  • Poids comparé
  • Abdomen complet et cicatrices
  • Orifices herniaires
  • Toucher rectal si obstacle suspecté
  • Examen neurologique et fond d'œil si céphalées

Synthèse paraclinique

⚠️ Le bilan cherche d'abord ce que les vomissements ont fait perdre. Ionogramme avec natrémie, kaliémie et chlorémie, créatinine et urée, gaz du sang ou réserve alcaline, glycémie.

Le profil est caractéristique lorsque les vomissements durent : déshydratation, hypokaliémie, hypochlorémie et alcalose métabolique, avec une insuffisance rénale fonctionnelle. Reconnaître ce profil vaut mieux que de le découvrir sur un électrocardiogramme.

Un test de grossesse se fait chez toute femme en âge de procréer, avant tout examen d'imagerie.

Selon le contexte s'y ajoutent : numération et protéine de l'inflammation, bilan hépatique et lipase, calcémie, cortisol, corps cétoniques chez le diabétique, dosages médicamenteux.

L'électrocardiogramme se fait devant une hypokaliémie et devant toute suspicion de cause cardiaque.

⚠️ Ce qu'un bilan normal n'exclut pas : une occlusion débutante peut s'accompagner d'un bilan encore normal, et la biologie ne fait pas le diagnostic d'occlusion, qui est clinique et radiologique.

Ce qui ne se prescrit pas : une endoscopie en première intention devant des vomissements aigus, ni un bilan large sans hypothèse.

À retenir

Une hypokaliémie profonde chez un patient qui vomit se corrige sous surveillance électrocardiographique : elle expose aux troubles du rythme.

À retenir

  • Le bilan cherche d'abord les pertes : potassium, chlore, eau.
  • Déshydratation, hypokaliémie, hypochlorémie et alcalose forment un profil caractéristique.
  • Un test de grossesse précède toute imagerie chez une femme en âge de procréer.
  • Un bilan normal n'exclut pas une occlusion débutante.
  • La biologie ne fait pas le diagnostic d'occlusion.

En pratique

  • Ionogramme complet avec chlorémie
  • Créatinine et urée
  • Réserve alcaline ou gaz du sang
  • Test de grossesse
  • Électrocardiogramme si hypokaliémie
  • Examens orientés selon l'hypothèse

Iconographie

⚠️ La radiographie d'abdomen sans préparation n'est plus l'examen de première intention devant une suspicion d'occlusion, et cette évolution est mal connue. Elle est peu sensible, elle ne dit ni le siège ni le mécanisme, et elle retarde l'examen qui répond.

Le scanner abdomino-pelvien avec injection est l'examen de référence : il confirme l'occlusion, il en donne le siège, il en montre le mécanisme, et surtout il cherche les signes de souffrance digestive, qui décident de l'urgence opératoire.

Ce qui figure sur la demande : le contexte, la suspicion, la fonction rénale et les allergies, et la question posée. Un scanner demandé sans question rend un compte rendu descriptif.

L'échographie garde sa place chez l'enfant, chez la femme enceinte, et devant une suspicion de cause biliaire.

L'imagerie cérébrale se discute devant des vomissements avec céphalées, signes neurologiques ou œdème papillaire, et elle ne se diffère pas.

⚠️ Ce qui ne se fait pas : attendre une imagerie pour réhydrater, poser une sonde ou appeler le chirurgien devant un tableau franc. L'imagerie précise, elle ne remplace pas la décision clinique.

Le piège

Demander une radiographie d'abdomen sans préparation devant une occlusion suspectée. Elle rassure à tort et retarde le scanner.

À retenir

  • La radiographie d'abdomen sans préparation n'est plus l'examen de première intention.
  • Le scanner avec injection donne le siège, le mécanisme et les signes de souffrance.
  • Une demande sans question rend un compte rendu descriptif.
  • L'échographie garde sa place chez l'enfant et la femme enceinte.
  • L'imagerie précise, elle ne remplace pas la décision clinique.

En pratique

  • Scanner avec injection si occlusion suspectée
  • Question écrite sur la demande
  • Fonction rénale et allergies transmises
  • Échographie chez l'enfant et la femme enceinte
  • Imagerie cérébrale si signes neurologiques

Stratégie diagnostique

Six familles, et la première question est de savoir s'il existe un obstacle.

⚠️ Les causes mécaniques : occlusion sur bride chez un patient déjà opéré, hernie étranglée, tumeur, volvulus, sténose. Elles se reconnaissent sur le trépied vomissements, distension, arrêt des matières et des gaz, et elles imposent une décision rapide.

Les causes digestives non obstructives : gastro-entérite, gastroparésie, pancréatite, pathologie biliaire, hépatite, ulcère.

Les causes neurologiques : hypertension intracrânienne, méningite, migraine, vertige vestibulaire, traumatisme crânien.

Les causes métaboliques et endocriniennes : acidocétose, hypercalcémie, insuffisance surrénale, insuffisance rénale, hyponatrémie.

Les causes médicamenteuses et toxiques : la liste est longue, et la chronologie fait le lien ; l'usage régulier de cannabis donne un tableau de crises stéréotypées soulagées par les douches très chaudes.

La grossesse, chez toute femme en âge de procréer.

⚠️ Chez le nourrisson, deux tableaux se connaissent : un vomissement bilieux, qui est chirurgical jusqu'à preuve du contraire, et des vomissements en jet après les repas chez un nourrisson de quelques semaines qui reste affamé, qui évoquent une sténose du pylore.

À retenir

Chez un patient déjà opéré de l'abdomen, une occlusion sur bride est la première hypothèse, et elle se cherche sur les cicatrices avant tout examen.

À retenir

  • La première question est celle de l'obstacle.
  • Vomissements, distension et arrêt des gaz forment le trépied de l'occlusion.
  • Une chirurgie abdominale antérieure fait évoquer une bride.
  • Des crises soulagées par les douches très chaudes évoquent l'usage régulier de cannabis.
  • Un vomissement bilieux chez un nourrisson est chirurgical jusqu'à preuve du contraire.

En pratique

  • Obstacle recherché en premier
  • Cicatrices et orifices herniaires
  • Causes neurologiques envisagées
  • Bilan métabolique
  • Ordonnance et consommations
  • Grossesse

Urgence vitale

Les vomissements tuent par leurs conséquences plus que par leur cause.

⚠️ La déshydratation avec insuffisance rénale et hypokaliémie s'installe en quelques jours, et l'hypokaliémie profonde expose aux troubles du rythme. Sa correction se fait sous surveillance, et elle ne se diffère pas au motif que la cause n'est pas trouvée.

⚠️ L'inhalation menace tout patient qui vomit avec une conscience altérée, âgé, ou allongé. La position et la protection des voies aériennes précèdent tout le reste.

L'occlusion avec souffrance digestive : douleur permanente, défense, fièvre, tachycardie, hyperlactatémie. Le délai avant l'intervention détermine le pronostic, et un segment ischémié se nécrose en quelques heures.

Deux complications mécaniques se connaissent : un syndrome de Mallory-Weiss, hématémèse après des vomissements répétés, en général bénin ; et une rupture de l'œsophage, rare et grave, à évoquer devant une douleur thoracique brutale après des efforts de vomissement, avec parfois un emphysème sous-cutané cervical.

Chez le nourrisson et le sujet âgé, la déshydratation est plus rapide et ses signes plus trompeurs.

Ce qui se fait sans attendre : constantes, glycémie, voie veineuse, ionogramme, électrocardiogramme, et position adaptée.

Urgence

Douleur thoracique violente après des efforts de vomissement, avec emphysème sous-cutané : suspicion de rupture œsophagienne, avis chirurgical immédiat.

Le piège

Attendre le diagnostic pour réhydrater et corriger le potassium. Les conséquences se traitent en parallèle de la recherche de la cause.

À retenir

  • L'hypokaliémie profonde expose aux troubles du rythme et se corrige sous surveillance.
  • La protection des voies aériennes précède tout chez un patient qui vomit et somnole.
  • Une occlusion avec souffrance digestive se compte en heures.
  • Une douleur thoracique brutale après des vomissements fait évoquer une rupture œsophagienne.
  • Chez le nourrisson et le sujet âgé, la déshydratation est plus rapide et plus trompeuse.

En pratique

  • Constantes et signes de choc
  • Protection des voies aériennes
  • Voie veineuse et réhydratation
  • Kaliémie et électrocardiogramme
  • Signes de souffrance digestive
  • Appel chirurgical si occlusion

Stratégie de prise en charge

Deux prises en charge se mènent en parallèle : celle des conséquences et celle de la cause.

Les conséquences d'abord : réhydratation, par voie orale fractionnée lorsqu'elle est possible, par voie veineuse sinon, et correction des troubles ioniques, potassium en tête, avec une surveillance adaptée.

⚠️ Devant une occlusion : patient à jeun, voie veineuse, sonde naso-gastrique en aspiration lorsqu'elle est indiquée, antalgiques, et avis chirurgical. La sonde soulage et protège de l'inhalation, elle ne traite pas l'obstacle.

⚠️ Les antiémétiques ne sont pas anodins dans ce contexte : les prokinétiques sont contre-indiqués devant une occlusion mécanique, où ils augmentent la douleur et le risque. Le choix se fait selon le mécanisme, et les précautions d'emploi relèvent des recommandations en vigueur.

Devant une cause médicamenteuse : retirer le produit vaut mieux qu'ajouter un antiémétique.

Devant des vomissements de grossesse sévères : hospitalisation, réhydratation, supplémentation vitaminique et traitement encadré.

Chez l'enfant : la réhydratation orale par solution adaptée est le traitement de référence, proposée par petites quantités répétées.

Le suivi se planifie : critères de reprise alimentaire, ce qui doit faire revenir, et réévaluation si les vomissements persistent.

À retenir

Devant une occlusion : à jeun, voie veineuse, correction des pertes, sonde si indiquée, et avis chirurgical. Dans cet ordre.

À retenir

  • Les conséquences se traitent en parallèle de la cause, pas après.
  • Une sonde d'aspiration soulage et protège, elle ne traite pas l'obstacle.
  • Les prokinétiques sont contre-indiqués devant une occlusion mécanique.
  • Retirer un médicament responsable vaut mieux qu'ajouter un antiémétique.
  • Chez l'enfant, la réhydratation orale fractionnée est le traitement de référence.

En pratique

  • Réhydratation adaptée à la voie possible
  • Kaliémie corrigée sous surveillance
  • Sonde d'aspiration si indication
  • Antiémétique choisi selon le mécanisme
  • Médicament responsable retiré
  • Avis chirurgical si obstacle
  • Critères de reprise alimentaire donnés

Procédure et geste technique

La pose d'une sonde naso-gastrique est un geste courant, mal vécu par le patient, et dont l'accident grave tient à un seul temps : la vérification.

Ce qui précède : la prescription et l'identité vérifiées, le geste expliqué au patient, sa coopération recherchée, et les situations qui contre-indiquent la voie nasale écartées, traumatisme de la face et suspicion de fracture de la base du crâne en premier.

L'installation : position assise ou demi-assise, tête légèrement fléchie au moment de la déglutition.

Le repérage : la longueur à introduire se mesure sur le patient et se repère sur la sonde. Une sonde posée sans repère est une sonde dont on ignore la position.

Le geste : lubrifiant hydrosoluble, introduction par la narine vers le bas et l'arrière, progression douce accompagnée de la déglutition. Une toux, une gêne respiratoire ou une résistance franche font retirer immédiatement.

⚠️ La vérification est le temps qui compte. L'auscultation épigastrique pendant l'insufflation d'air ne constitue pas une vérification valable : elle est prise en défaut par une sonde placée dans les voies aériennes. La vérification se fait selon le protocole en vigueur et se trace, et rien ne passe dans la sonde avant qu'elle ait été faite.

La fixation évite tout appui sur l'aile du nez, dont la nécrose est une complication classique.

Urgence

Une sonde placée dans les voies aériennes et utilisée provoque un accident grave : la vérification n'est jamais une formalité.

À retenir

Un appui prolongé sur l'aile du nez provoque une nécrose : la fixation se vérifie à chaque prise de poste.

À retenir

  • Le geste s'explique avant d'être commencé : la coopération en dépend.
  • Une sonde posée sans repère de longueur est une sonde de position inconnue.
  • Toux, gêne respiratoire ou résistance font retirer immédiatement.
  • L'auscultation pendant l'insufflation ne vérifie rien.
  • Rien ne passe dans la sonde avant que la vérification soit faite et tracée.

En pratique

  • Prescription et identité vérifiées
  • Geste expliqué et contre-indications écartées
  • Position assise, tête fléchie
  • Longueur repérée sur le patient
  • Retrait immédiat si toux ou gêne
  • Vérification faite et tracée avant utilisation
  • Fixation sans appui sur la narine

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce diagnostique. L'information donnée sur le geste et sur la conduite relève de la procédure et de l'éducation du patient, où elle est traitée.

Éducation et prévention

Ce qui se transmet à un patient qui rentre chez lui décide de la suite, et se donne par écrit.

Sur l'hydratation : boire par petites quantités très souvent plutôt que par grands volumes, ce qui déclenche un nouveau vomissement. Chez l'enfant, une solution de réhydratation adaptée, à la cuillère ou à la seringue, et non des boissons sucrées ordinaires.

Sur la reprise alimentaire : progressive, sans attendre plusieurs jours, et sans régime restrictif prolongé qui n'apporte rien.

Sur les médicaments : signaler tout traitement en cours, et ne pas arrêter seul un traitement essentiel parce qu'il est vomi ; certains traitements ne sont plus absorbés et cela se signale.

⚠️ Ce qui doit faire revenir sans attendre, et qui se donne par écrit : l'impossibilité de boire, des urines rares ou foncées, une somnolence, des vomissements verts ou noirs, du sang, une douleur abdominale qui augmente, un ventre qui gonfle, l'arrêt des gaz, une fièvre, une douleur thoracique.

Chez le nourrisson : les critères sont plus stricts, et un refus de boire, une somnolence ou des couches sèches imposent une consultation immédiate.

Ce qui se prévient : les vomissements de chimiothérapie, par un traitement préventif pris comme prescrit, et les vomissements postopératoires, par une prévention adaptée au risque.

À retenir

Des urines rares ou foncées et une somnolence sont les deux signes que les familles retiennent le mieux : ils se disent explicitement.

Le piège

Faire boire un grand verre d'eau à quelqu'un qui vient de vomir. Le vomissement suivant est immédiat et le patient renonce à boire.

À retenir

  • Boire par petites quantités très souvent, jamais par grands volumes.
  • Chez l'enfant, une solution de réhydratation adaptée et non une boisson sucrée.
  • Un traitement essentiel vomi se signale, il ne s'arrête pas seul.
  • Les signes devant faire revenir se donnent par écrit.
  • Chez le nourrisson, des couches sèches imposent une consultation immédiate.

En pratique

  • Hydratation fractionnée expliquée
  • Solution de réhydratation chez l'enfant
  • Reprise alimentaire progressive
  • Traitements vomis signalés
  • Signes d'alerte remis par écrit
  • Prévention en chimiothérapie et en postopératoire

Communication interprofessionnelle

Sans objet pour cette situation : Les transmissions de cette situation n'ont pas de spécificité propre. La demande d'imagerie, l'appel chirurgical et la traçabilité de la vérification d'une sonde sont traités avec l'iconographie, l'urgence et la procédure.

Sources

  • R2C, item 274 : Vomissements du nourrisson, de l'enfant et de l'adulte
  • R2C, item 267 : Troubles de l'équilibre acido-basique et désordres hydro-électrolytiques
  • Collège des enseignants d'hépato-gastro-entérologie et collège français des chirurgiens, chapitres « Vomissements » et « Occlusion intestinale aiguë »
  • Recommandations et alertes en vigueur sur l'imagerie devant une suspicion d'occlusion, sur la correction des troubles hydro-électrolytiques, sur les précautions d'emploi des antiémétiques et sur la vérification de la position des sondes naso-gastriques. La date de la version consultée fait partie de la source