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Fiche de révision

Déformation rachidienne

L'angle ne décide de rien tout seul : c'est la croissance qui reste devant l'enfant qui dit ce que la courbure va devenir.

Situation de départ 65Catégorie IItem R2C 47Item R2C 94

Entretien et interrogatoire

La première question porte sur la croissance, et non sur le dos. Une déformation qui s'installe pendant la période de croissance rapide n'a pas le même avenir que la même déformation chez quelqu'un qui a fini de grandir. Demander la taille actuelle et celle de l'année précédente, l'âge des premières règles chez la fille, et faire préciser si les vêtements sont devenus trop courts récemment.

Dater la découverte et son circonstancier : qui l'a vue, à quelle occasion, depuis quand. Une déformation vue par un tiers, à la piscine ou en médecine scolaire, est la présentation habituelle.

Chercher la douleur, et la prendre au sérieux quand elle existe. Une courbure banale de l'adolescent est le plus souvent indolore ; une déformation douloureuse, surtout nocturne ou résistante, n'est pas banale et fait chercher une autre cause.

Chercher les signes neurologiques : faiblesse, engourdissement, trouble de la marche, modification de l'écriture, troubles urinaires.

Reprendre les antécédents : maladie neurologique ou musculaire, chirurgie thoracique, irradiation, maladie du tissu conjonctif, et l'existence de cas dans la famille, qui est fréquente.

Chez l'adulte âgé, la question change : la déformation est le plus souvent une cyphose acquise, et l'interrogatoire cherche des tassements, une perte de taille chiffrée, des facteurs de risque de fragilité osseuse et un traitement par corticoïdes.

Retenir que le retentissement se demande explicitement : gêne pour s'habiller, regard des autres, sport abandonné, essoufflement. Il ne se déduit pas de l'angle.

Le piège

« Ça ne fait pas mal » est la réponse attendue, et elle est rassurante. C'est l'inverse qui doit alerter : une déformation douloureuse chez un adolescent fait chercher une cause autre qu'idiopathique.

À retenir

  • La croissance qui reste compte plus que la déformation qu'on voit.
  • Une déformation douloureuse chez l'adolescent n'est pas banale.
  • Les signes neurologiques se cherchent explicitement, y compris urinaires.
  • Le retentissement vécu ne se déduit jamais de l'angle mesuré.

En pratique

  • Taille actuelle et taille de l'année précédente
  • Âge des premières règles
  • Qui a découvert la déformation, quand et comment
  • Douleur, son horaire, sa réponse au repos
  • Faiblesse, engourdissement, marche, écriture
  • Troubles urinaires
  • Antécédents neurologiques, musculaires, familiaux
  • Retentissement vécu et activités abandonnées

Examen clinique

L'examen se fait debout, torse dénudé, pieds nus et joints, et il commence de dos.

Regarder l'équilibre : hauteur des épaules, saillie d'une omoplate, asymétrie des plis de la taille, position du bassin. Vérifier l'égalité des membres inférieurs, une inégalité produisant une courbure qui disparaît en position assise.

Le test de flexion antérieure est le geste central. L'enfant se penche en avant, genoux tendus, bras pendants, et l'examinateur regarde le dos de profil, à hauteur du dos. Une bosse d'un côté, la gibbosité, signe la rotation des vertèbres, et c'est elle qui distingue une vraie déformation d'une simple attitude. Elle se mesure, en degrés avec un inclinomètre ou en millimètres, et le chiffre se note pour être comparé à la fois suivante.

Mesurer l'équilibre du tronc au fil à plomb depuis la septième vertèbre cervicale, et apprécier la cyphose de profil.

Faire l'examen neurologique complet : force, sensibilité, réflexes, réflexes cutanés abdominaux dont l'abolition unilatérale est un signe d'alerte, marche sur les talons et sur les pointes.

Regarder la peau du dos : tache café au lait, touffe de poils, fossette ou angiome de la région lombaire basse, qui orientent vers une cause sous-jacente.

Coter la maturité pubertaire, qui donne la croissance restante mieux que l'âge.

Retenir que la gibbosité mesurée, et non l'aspect général, est ce qui décide de faire une radiographie.

À retenir

Le test de flexion antérieure se regarde de dos et à hauteur du dos, pas debout au-dessus de l'enfant. Vue d'en haut, une gibbosité de quelques millimètres ne se voit pas.

À retenir

  • La gibbosité au test de flexion distingue une vraie déformation d'une attitude.
  • Elle se mesure et se note, pour que la fois suivante veuille dire quelque chose.
  • Une inégalité de longueur des membres produit une courbure qui disparaît assis.
  • L'abolition unilatérale des réflexes cutanés abdominaux est un signe d'alerte.

En pratique

  • Debout, torse dénudé, pieds nus et joints
  • Épaules, omoplates, plis de la taille, bassin
  • Égalité de longueur des membres inférieurs
  • Test de flexion antérieure, examinateur à hauteur du dos
  • Gibbosité mesurée et chiffrée
  • Fil à plomb et cyphose de profil
  • Examen neurologique dont réflexes cutanés abdominaux
  • Peau du dos et maturité pubertaire

Synthèse paraclinique

Sans objet pour cette situation : Aucun examen biologique n'intervient dans cette situation, dont le diagnostic est clinique et radiologique. Les explorations qui se discutent devant une déformation non idiopathique sont des imageries, et leurs indications figurent dans les sections iconographie et stratégie diagnostique.

Iconographie

Le cliché utile est un rachis entier, debout, de face et de profil, pieds nus, genoux tendus, sur un seul film. Un cliché couché ne montre pas la déformation telle qu'elle est vécue, et un cliché partiel ne permet pas de mesurer l'équilibre global.

Trois mesures se lisent sur la face. L'angle de Cobb, entre le plateau supérieur de la vertèbre la plus inclinée en haut et le plateau inférieur de la plus inclinée en bas : c'est lui qu'on suit d'un cliché à l'autre. Le sens de la convexité et le niveau de la courbure. La rotation vertébrale, appréciée sur la position des pédicules et des épineuses.

L'équilibre se lit ensuite : verticale abaissée depuis la septième cervicale, horizontalité du bassin, existence d'une courbure de compensation.

La maturité osseuse se lit sur le même cliché, à l'ossification de la crête iliaque, cotée de zéro à cinq. C'est elle qui transforme un angle en pronostic : le même angle chez un enfant qui a fini de grandir et chez un enfant en pleine croissance ne pose pas le même problème.

Le profil montre la cyphose et la lordose, et cherche une cunéiformisation des corps vertébraux avec des plateaux irréguliers, qui désigne une autre maladie que la courbure banale.

La dose compte : ces enfants seront radiographiés plusieurs fois pendant des années, les clichés se limitent au nécessaire et les systèmes basse dose se préfèrent quand ils existent.

Retenir qu'un angle sans maturité osseuse n'est pas une information suffisante : les deux se lisent ensemble ou aucun des deux ne sert.

Le piège

Un angle transmis sans la maturité osseuse ne permet aucune décision. C'est l'erreur la plus fréquente des comptes rendus, et elle oblige à refaire un cliché ou à rappeler.

À retenir

  • Le cliché est un rachis entier, debout, de face et de profil, sur un seul film.
  • L'angle de Cobb se mesure toujours de la même façon, pour être comparable.
  • La maturité osseuse se lit sur le même cliché et transforme l'angle en pronostic.
  • Ces enfants seront radiographiés des années : la dose se compte.

En pratique

  • Rachis entier, debout, pieds nus
  • Face et profil
  • Angle de Cobb mesuré et vertèbres limites nommées
  • Sens de la convexité et niveau
  • Rotation vertébrale appréciée
  • Équilibre du tronc et horizontalité du bassin
  • Maturité osseuse cotée
  • Profil : cyphose, plateaux vertébraux

Stratégie diagnostique

La question n'est pas de nommer la déformation, elle est de savoir si elle est banale. Une courbure de l'adolescent sans cause retrouvée est de très loin la plus fréquente, et c'est un diagnostic d'élimination clinique.

Sept éléments font sortir du cadre banal, et ils se cherchent un par un : un âge de découverte inférieur à dix ans ; une douleur importante, nocturne ou résistante ; une raideur du rachis ; une courbure thoracique à convexité gauche, qui est l'inverse de la disposition habituelle ; une progression rapide ; tout signe neurologique, y compris l'abolition unilatérale des réflexes cutanés abdominaux ; et une anomalie de la peau du dos.

Devant l'un de ces éléments, une imagerie en coupes de la moelle se discute, à la recherche d'une malformation ou d'une lésion médullaire.

Distinguer aussi ce qui n'est pas une déformation fixée : une attitude par inégalité de longueur des membres, qui disparaît en position assise, et une attitude antalgique, qui a sa cause ailleurs.

Chez l'adulte, l'ordre des causes s'inverse : une cyphose d'apparition récente avec perte de taille fait chercher des tassements vertébraux et la fragilité osseuse qui les explique ; une déformation ancienne évolue pour son compte et se complique de douleurs et parfois de sténose.

Retenir que la convexité gauche d'une courbure thoracique est le signe d'alerte le plus facile à voir et le plus facile à ne pas regarder.

Moyen mnémotechnique

Âge jeune, douleur, raideur, convexité gauche, progression rapide, signe neurologique, anomalie cutanée. Sept portes de sortie du cadre banal, et une seule suffit à faire discuter une imagerie de la moelle.

À retenir

  • La courbure banale de l'adolescent est un diagnostic d'élimination clinique.
  • Sept éléments en font sortir, et ils se cherchent un par un.
  • Une convexité thoracique gauche est le signe d'alerte le plus simple à repérer.
  • Une attitude qui disparaît assis n'est pas une déformation fixée.

En pratique

  • Âge de découverte
  • Douleur, son horaire, sa résistance
  • Souplesse du rachis
  • Sens de la convexité de la courbure thoracique
  • Vitesse de progression entre deux mesures
  • Examen neurologique complet
  • Peau du dos inspectée
  • Position assise pour écarter une inégalité de longueur

Urgence vitale

Sans objet pour cette situation : Une déformation rachidienne ne comporte pas d'urgence vitale qui lui soit propre. La compression médullaire, qui est la complication grave à connaître, relève de la situation de départ consacrée au déficit neurologique, où elle se traite avec ses critères de gravité et son délai.

Stratégie de prise en charge

La décision se prend sur deux nombres, jamais sur un seul : l'angle mesuré et la croissance qui reste.

Une courbure faible chez un enfant qui a fini de grandir ne bougera plus et relève d'une simple information. La même courbure chez un enfant en pleine croissance peut doubler en un an, et c'est ce qui justifie une surveillance rapprochée.

La surveillance consiste à revoir l'enfant à intervalles courts pendant la croissance rapide, en mesurant la gibbosité à chaque fois et en ne refaisant un cliché que si la clinique a changé.

Le corset s'envisage pour les courbures intermédiaires chez un enfant encore en croissance. Il ne redresse pas, il empêche d'aggraver, ce qui est un objectif décevant tant qu'il n'est pas expliqué. Son efficacité dépend entièrement du temps de port quotidien, et c'est là que tout se joue.

La chirurgie se discute pour les courbures importantes, ou pour celles qui continuent de progresser malgré le corset.

La kinésithérapie entretient la souplesse, la musculature et la fonction respiratoire ; elle ne corrige pas la courbure, et le dire évite une déception et un abandon.

Le sport se poursuit, tous les sports, et l'interdire n'a aucun fondement.

Retenir que le traitement le plus difficile à faire accepter est le corset, parce qu'il se porte à l'âge où l'apparence compte le plus, pour empêcher quelque chose qu'on ne voit pas.

À retenir

Mesurer la gibbosité à chaque consultation et l'écrire évite des radiographies : c'est sa variation, et non l'impression générale, qui décide de refaire un cliché.

À retenir

  • La décision se prend sur l'angle et sur la croissance restante, jamais sur l'angle seul.
  • Le corset n'améliore pas, il empêche d'aggraver, et cela s'explique d'emblée.
  • Son efficacité dépend entièrement du nombre d'heures portées par jour.
  • Le sport se poursuit, et l'interdire n'a aucun fondement.

En pratique

  • Angle et maturité osseuse pris ensemble
  • Rythme de surveillance fixé selon la croissance
  • Gibbosité mesurée et notée à chaque visite
  • Cliché refait seulement si la clinique change
  • Indication de corset discutée et expliquée
  • Temps de port quotidien fixé et suivi
  • Kinésithérapie proposée pour ce qu'elle fait vraiment
  • Sport maintenu sans restriction

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Aucun geste technique du deuxième cycle n'est propre à cette situation. Le test de flexion antérieure et la mesure de la gibbosité, seuls gestes attendus, figurent dans la section examen clinique avec leurs repères et leurs pièges.

Annonce et information

L'information s'adresse à deux personnes qui n'entendent pas la même chose, et la première est celle qu'on regarde le moins : l'adolescent.

Parler à l'adolescent d'abord, et directement. Lui demander ce qu'il a compris, ce qui le gêne, ce qu'il craint. Un adolescent à qui l'on parle par-dessus l'épaule de ses parents n'adhérera à rien, et l'adhésion est ici tout le traitement.

Dire ce que c'est en termes simples : la colonne est un peu tournée, cela arrive souvent, ce n'est pas dû à un cartable ni à une mauvaise posture, et ce n'est la faute de personne. Cette dernière phrase se dit explicitement, parce que les parents la cherchent.

Dire ce qui va se passer, et surtout ce qui décide : ce n'est pas la déformation d'aujourd'hui qui compte, c'est ce qu'elle deviendra pendant la croissance qui reste. Montrer le cliché aide, à condition d'expliquer ce qu'on y regarde.

Si un corset se discute, nommer son objectif sans le farder : il ne redressera pas, il empêchera d'aggraver. Un adolescent à qui l'on a promis un redressement l'abandonne dès qu'il constate le contraire.

Nommer ce qui est difficile : les vêtements, le regard des autres, le sport, la piscine, les nuits. Ces sujets se posent avant qu'ils ne se posent.

Retenir que l'adhésion se gagne à la première consultation ou pas du tout, et qu'elle dépend plus de ce qui a été dit que de ce qui a été prescrit.

Le piège

Annoncer un corset comme un traitement qui va redresser est un mensonge utile sur le moment et coûteux ensuite : l'adolescent constate qu'il n'a pas changé, en conclut que cela ne sert à rien, et cesse de le porter.

À retenir

  • L'adolescent s'adresse en premier et directement, pas par-dessus l'épaule des parents.
  • Ce n'est ni le cartable, ni la posture, ni la faute de quelqu'un, et cela se dit.
  • Un corset promis comme correcteur est un corset abandonné.
  • L'adhésion se gagne à la première consultation ou pas du tout.

En pratique

  • Adolescent interrogé et informé en premier
  • Ce qu'il a compris, demandé avant d'expliquer
  • Nature de la déformation dite simplement
  • Absence de cause posturale ou de responsabilité dite
  • Rôle de la croissance restante expliqué
  • Cliché montré et commenté
  • Objectif du corset énoncé sans le farder
  • Sujets difficiles abordés avant qu'ils ne surgissent

Éducation et prévention

Le dépistage est simple, gratuit, et il repose sur un geste de dix secondes. Le test de flexion antérieure se pratique lors des examens de santé de l'enfant et de l'adolescent, à l'âge où la croissance est rapide, et c'est lui qui trouve la plupart des déformations.

Défaire les croyances, qui sont nombreuses et tenaces : le cartable ne provoque pas de déformation, la posture non plus, dormir sur le ventre non plus, et aucun de ces éléments ne se corrige utilement. Le dire épargne des années de culpabilité aux parents et des reproches à l'enfant.

Ce qui aide réellement : maintenir une activité physique régulière, entretenir la souplesse et la musculature, ne pas dispenser de sport, et surveiller.

Quand un corset est prescrit, l'éducation porte sur le port : le nombre d'heures est le seul facteur qui décide de l'efficacité, la peau se surveille, les points d'appui se signalent, et les difficultés se disent plutôt que se subissent. Un corset porté quatre heures par jour ne sert à rien, et il vaut mieux le savoir que le découvrir.

Chez l'adulte et la personne âgée, la prévention change d'objet : elle porte sur la solidité osseuse, l'activité physique, l'apport en calcium et en vitamine D, la prévention des chutes, et le repérage des tassements par la mesure de la taille, qui se perd sans qu'on s'en aperçoive.

Retenir que mesurer la taille une fois par an est le dépistage le moins cher de cette fiche, chez l'enfant comme chez la personne âgée, pour des raisons opposées.

À retenir

« C'est le cartable » est la première phrase des parents et elle est fausse. La défaire explicitement évite des achats inutiles, des reproches à l'enfant et une culpabilité qui dure des années.

À retenir

  • Le test de flexion antérieure dépiste l'essentiel et prend dix secondes.
  • Ni le cartable, ni la posture, ni le sommeil ne provoquent de déformation.
  • Un corset porté quelques heures par jour ne sert à rien, et cela se dit.
  • Mesurer la taille une fois par an dépiste à tout âge, pour des raisons opposées.

En pratique

  • Test de flexion antérieure aux examens de santé
  • Croyances sur le cartable et la posture défaites
  • Activité physique maintenue
  • Dispense de sport refusée
  • Temps de port du corset expliqué et suivi
  • Surveillance de la peau sous corset
  • Taille mesurée une fois par an
  • Solidité osseuse abordée chez l'adulte

Communication interprofessionnelle

Cette situation se suit à plusieurs pendant plusieurs années, et la continuité repose entièrement sur ce qui est écrit.

Ce qui se transmet à l'orthopédiste tient en quatre éléments : l'angle mesuré avec les vertèbres limites, la maturité osseuse, la gibbosité chiffrée, et la date de la mesure précédente avec sa valeur. Un angle transmis seul oblige à recommencer.

Écrire les vertèbres limites et non seulement l'angle : sans elles, la mesure suivante ne porte pas forcément sur la même courbure, et la comparaison ne veut rien dire.

Le médecin scolaire est souvent celui qui a dépisté et celui qui reverra l'enfant chaque année. Lui répondre, avec le résultat et la conduite retenue, entretient un dépistage qui fonctionne.

Le kinésithérapeute reçoit le diagnostic, l'objectif réel de la rééducation et ce qui a été dit à la famille, pour ne pas promettre autre chose.

L'orthoprothésiste reçoit la prescription, le temps de port attendu et les contraintes de l'enfant, et il signale en retour les difficultés de port, qui sont l'information la plus utile de tout le suivi.

La famille et l'adolescent reçoivent la même information que les professionnels, dans leurs termes, et le carnet de santé porte les mesures, qui suivent l'enfant même s'il change de médecin.

Retenir qu'une mesure sans sa méthode ni sa date n'est pas comparable, et qu'un suivi de plusieurs années ne tient que par des mesures comparables.

Moyen mnémotechnique

Angle, vertèbres limites, maturité osseuse, mesure précédente et sa date. Quatre éléments, et sans eux le confrère suivant recommence tout.

À retenir

  • Quatre éléments : angle, vertèbres limites, maturité osseuse, mesure précédente.
  • Sans les vertèbres limites, deux mesures ne portent pas forcément sur la même courbure.
  • L'orthoprothésiste signale les difficultés de port, information la plus utile du suivi.
  • Le carnet de santé porte les mesures et suit l'enfant s'il change de médecin.

En pratique

  • Angle avec ses vertèbres limites
  • Maturité osseuse transmise
  • Gibbosité chiffrée
  • Mesure précédente et sa date
  • Réponse au médecin scolaire
  • Objectif réel transmis au kinésithérapeute
  • Temps de port attendu à l'orthoprothésiste
  • Mesures reportées au carnet de santé

Sources

  • R2C, item 47 : Suivi d'un nourrisson, d'un enfant et d'un adolescent normal. Dépistage des anomalies orthopédiques, des troubles visuels, auditifs et dentaires. Examens de santé obligatoires. Médecine scolaire. Mortalité et morbidité infantiles.
  • R2C, item 94 : Rachialgie
  • Collège français des enseignants en rhumatologie, chapitre « Déformations du rachis »
  • Recommandations en vigueur sur le dépistage et la prise en charge de la scoliose idiopathique de l'adolescent. La date de la version consultée fait partie de la source