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Fiche de révision

Myalgies

Trois questions trient tout le champ : y a-t-il une faiblesse, de la fièvre, un syndrome inflammatoire. Les réponses séparent des maladies sans rapport entre elles.

Situation de départ 77Catégorie IItem R2C 195Item R2C 134

Entretien et interrogatoire

⚠️ La première chose à établir est que la douleur vient bien du muscle. Les patients disent « j'ai mal partout » pour des douleurs articulaires, tendineuses, osseuses ou nerveuses. Faire montrer où cela fait mal, avec un doigt, sépare déjà la moitié des situations.

La deuxième question est la topographie : une zone limitée ou tout le corps. Localisée oriente vers un traumatisme, un effort, une infection ou une atteinte locale ; diffuse oriente vers une cause générale.

La troisième est la chronologie : depuis quelques jours, quelques semaines, ou depuis des années.

⚠️ Puis les trois questions qui structurent tout le reste, et qui se posent explicitement : y a-t-il une faiblesse au sens de gestes devenus impossibles, y a-t-il de la fièvre, et existe-t-il des signes généraux, amaigrissement, sueurs nocturnes, fatigue inhabituelle.

⚠️ Chez un patient de plus de cinquante ans, deux questions de plus : la douleur touche-t-elle les épaules et les hanches avec un dérouillage matinal prolongé, et existe-t-il des céphalées récentes, une douleur des mâchoires à la mastication ou un trouble visuel ?

L'ordonnance se déroule ligne par ligne, avec les dates : les statines sont la première cause médicamenteuse, et il en existe d'autres.

Le contexte : effort inhabituel, alcool, virose récente, exposition professionnelle, et le sommeil, dont le rôle est majeur dans les douleurs diffuses anciennes.

À retenir

Trois questions structurent tout : une faiblesse, de la fièvre, des signes généraux. Elles se posent avant le moindre dosage.

À retenir

  • Faire montrer où cela fait mal, avec un doigt, sépare la moitié des situations.
  • Localisée ou diffuse : la topographie oriente avant tout examen.
  • Faiblesse, fièvre et signes généraux se demandent explicitement.
  • Après cinquante ans, les céphalées et la mastication se demandent aussi.
  • Les statines sont la première cause médicamenteuse, et la date compte.

En pratique

  • Origine musculaire confirmée par la désignation
  • Topographie localisée ou diffuse
  • Ancienneté
  • Faiblesse fonctionnelle
  • Fièvre et signes généraux
  • Ceintures et dérouillage après cinquante ans
  • Céphalées, mâchoires, vision après cinquante ans
  • Ordonnance datée, effort, alcool, sommeil

Examen clinique

L'examen sert à répondre à deux questions : le muscle est-il faible, et y a-t-il autre chose que de la douleur.

La force se teste par des manœuvres fonctionnelles : se relever d'une chaise bras croisés, s'accroupir, maintenir les bras tendus. ⚠️ La douleur limite le mouvement sans le rendre impossible ; la faiblesse le rend impossible même sans douleur. Cette distinction se fait à l'examen et elle décide de tout ce qui suit.

La palpation des masses musculaires : douleur provoquée, induration, tuméfaction, chaleur locale, et une zone limitée qui fait mal alors que le reste ne fait pas mal, qui oriente vers une atteinte locale.

Les articulations se testent, parce qu'une atteinte articulaire se présente régulièrement comme une douleur musculaire.

La peau : éruption, œdème des paupières, lésions des mains, qui accompagnent certaines atteintes musculaires inflammatoires.

⚠️ Après cinquante ans : mobilité des épaules et des hanches, et palpation des artères temporales, à la recherche d'une induration, d'une douleur ou d'une abolition du pouls.

Le général : température, poids, thyroïde, aires ganglionnaires.

⚠️ Devant une douleur diffuse ancienne : l'examen est normal, et cette normalité se dit comme un résultat. Un examen normal annoncé comme « je ne trouve rien » est entendu comme « je ne vous crois pas ».

Urgence

Douleur musculaire localisée, intense, disproportionnée, avec fièvre et extension rapide : infection des tissus mous, avis chirurgical immédiat.

À retenir

  • La douleur limite le mouvement, la faiblesse le rend impossible.
  • Cette distinction se fait à l'examen et décide de tout ce qui suit.
  • Une atteinte articulaire se présente régulièrement comme une douleur musculaire.
  • Après cinquante ans, les artères temporales se palpent.
  • Un examen normal annoncé comme « je ne trouve rien » est entendu comme un doute.

En pratique

  • Manœuvres fonctionnelles de force
  • Palpation des masses musculaires
  • Recherche d'une zone limitée
  • Examen articulaire
  • Peau, paupières, mains
  • Ceintures et artères temporales après cinquante ans
  • Température, poids, thyroïde
  • Normalité de l'examen énoncée comme un résultat

Synthèse paraclinique

Le bilan se décide sur les trois questions de l'interrogatoire, et il est très différent selon les réponses.

Devant une douleur musculaire avec faiblesse ou signes généraux : enzymes musculaires, marqueurs de l'inflammation, hémogramme, ionogramme avec potassium et calcium, thyréostimuline, fonction rénale.

⚠️ Une élévation importante des enzymes musculaires impose deux gestes immédiats : demander la couleur des urines et mesurer la fonction rénale.

⚠️ Une élévation modérée sous statine est fréquente et ne signifie pas grand-chose isolément ; et l'inverse est vrai aussi : la plupart des douleurs musculaires sous statine surviennent avec des enzymes normales. Un chiffre normal ne prouve pas que le médicament n'est pas en cause.

Devant une douleur des ceintures après cinquante ans : marqueurs de l'inflammation, et leur élévation dans ce contexte a une valeur forte.

⚠️ Devant une douleur diffuse ancienne avec un examen normal : un bilan simple, une seule fois, et ensuite plus rien. Répéter les examens dans cette situation n'est pas neutre : chaque prescription entretient l'idée qu'une cause reste à trouver, et un résultat limite finit toujours par apparaître, qui ouvre une exploration inutile.

Les auto-anticorps ne se prescrivent que sur des arguments cliniques.

Ce qui se dit au patient avant de prescrire : ce qu'on cherche, et ce que la normalité voudra dire.

Le piège

Refaire un bilan chaque fois que la douleur persiste. C'est la meilleure façon de trouver une anomalie sans rapport et de perdre deux ans.

À retenir

  • Une élévation importante des enzymes fait demander la couleur des urines.
  • La plupart des douleurs sous statine surviennent avec des enzymes normales.
  • Un chiffre normal ne prouve pas que le médicament n'est pas en cause.
  • Devant une douleur diffuse ancienne : un bilan simple, une fois, et ensuite plus rien.
  • Un résultat limite finit toujours par apparaître si on répète les examens.

En pratique

  • Bilan choisi sur les trois questions
  • Enzymes musculaires si faiblesse ou signes généraux
  • Urines et fonction rénale si enzymes élevées
  • Marqueurs de l'inflammation après cinquante ans
  • Bilan unique si douleur diffuse ancienne
  • Auto-anticorps seulement sur arguments
  • Objectif du bilan expliqué avant la prescription

Iconographie

Sans objet pour cette situation : Aucune imagerie n'intervient dans l'exploration initiale d'une douleur musculaire. Une échographie ou une imagerie en coupes se demandent devant une atteinte localisée suspecte de collection, d'hématome ou de lésion musculaire, et relèvent alors de la situation traumatique correspondante.

Stratégie diagnostique

Les trois questions de l'interrogatoire dessinent quatre situations, et elles n'ont rien à voir entre elles.

Douleur avec faiblesse et enzymes élevées : atteinte du muscle. Médicamenteuse en premier lieu, endocrinienne, électrolytique, inflammatoire, toxique. Elle relève de la démarche de la faiblesse musculaire.

Douleur avec fièvre : virose banale le plus souvent, mais une douleur localisée, intense et disproportionnée avec des signes généraux impose d'éliminer une infection des tissus mous.

⚠️ Douleur des ceintures après cinquante ans avec syndrome inflammatoire : c'est une entité en soi, elle touche les épaules et les hanches, elle donne un dérouillage matinal prolongé, et elle s'accompagne dans une proportion notable des cas d'une atteinte des artères crâniennes. Cette association est ce qui rend le tableau urgent.

⚠️ Douleur diffuse ancienne, examen normal, bilan normal : c'est un diagnostic positif et non un diagnostic d'élimination. Il s'appuie sur l'ancienneté, la diffusion, la fatigue, les troubles du sommeil et la sensibilité à la pression, et il se nomme. Ne pas le nommer, c'est condamner le patient à chercher ailleurs.

Les causes locales ne s'oublient pas : lésion musculaire d'effort, hématome, atteinte du tendon, thrombose veineuse qui simule une douleur de mollet.

Ce qui se documente : la réponse aux trois questions, et le diagnostic retenu avec ses arguments positifs.

À retenir

Un diagnostic positif s'appuie sur des arguments présents, pas sur l'absence des autres. Le formuler ainsi change la consultation.

À retenir

  • Les trois questions dessinent quatre situations sans rapport entre elles.
  • Une douleur localisée disproportionnée avec fièvre fait éliminer une infection profonde.
  • La douleur des ceintures après cinquante ans est une entité en soi.
  • Une douleur diffuse ancienne avec examen normal est un diagnostic positif.
  • Ne pas nommer ce diagnostic, c'est condamner le patient à chercher ailleurs.

En pratique

  • Réponse aux trois questions notée
  • Cause médicamenteuse envisagée
  • Infection profonde écartée si localisée et fébrile
  • Ceintures et inflammation après cinquante ans
  • Diagnostic positif formulé si douleur diffuse ancienne
  • Causes locales envisagées
  • Arguments positifs écrits

Urgence vitale

Trois urgences se cachent derrière une douleur musculaire, et aucune ne se présente comme une urgence.

⚠️ L'atteinte des artères crâniennes chez le sujet de plus de cinquante ans est la première. Elle accompagne la douleur des ceintures, et son urgence n'est pas vitale, elle est visuelle et définitive. Céphalées récentes, douleur du cuir chevelu, claudication de la mâchoire à la mastication, artères temporales indurées, et surtout tout trouble visuel, même transitoire. Une cécité constituée ne récupère pas, et le second œil est menacé.

⚠️ L'infection nécrosante des tissus mous est la seconde. Une douleur musculaire localisée, intense, disproportionnée par rapport à ce qu'on voit, avec fièvre, extension rapide et parfois une zone insensible dans la rougeur. C'est une urgence chirurgicale.

La rhabdomyolyse est la troisième. Douleurs musculaires diffuses après un effort inhabituel, une immobilisation prolongée, une intoxication ou sous certains traitements, avec des urines foncées. Elle menace le rein et le potassium, et son traitement est une hydratation précoce et abondante.

Les autres situations qui pressent : une douleur de mollet unilatérale, qui fait éliminer une thrombose ; une douleur musculaire fébrile chez un patient immunodéprimé.

Ce qui se fait : constantes, examen comparé, couleur des urines demandée, marqueurs et fonction rénale, et avis sans attendre les résultats devant l'un de ces tableaux.

Urgence

Douleur des ceintures après cinquante ans avec céphalées, mâchoires ou trouble visuel : prise en charge immédiate, sans attendre le bilan.

Le piège

Mettre des myalgies diffuses avec urines foncées sur le compte d'un effort. Le rein se dégrade pendant qu'on attend.

À retenir

  • L'urgence de l'atteinte des artères crâniennes est visuelle et définitive.
  • Une claudication de la mâchoire à la mastication est un signe à connaître.
  • Une douleur disproportionnée par rapport à ce qu'on voit fait craindre une infection profonde.
  • Des urines foncées après un effort ou une immobilisation font penser au rein.
  • Une douleur de mollet unilatérale fait éliminer une thrombose.

En pratique

  • Artères temporales palpées après cinquante ans
  • Signes visuels et mastication demandés
  • Douleur rapportée à ce qu'on voit
  • Extension d'une rougeur tracée
  • Couleur des urines demandée
  • Fonction rénale et potassium
  • Mollet unilatéral évalué

Stratégie de prise en charge

Le traitement dépend entièrement de la situation, et il n'y a rien de commun entre les quatre.

Devant une cause médicamenteuse : l'arrêt se discute avec le prescripteur. ⚠️ Une part importante des douleurs attribuées aux statines n'est pas due à la molécule, et une réintroduction encadrée, éventuellement d'une autre molécule ou à un autre rythme, permet souvent de reprendre un traitement utile. Arrêter définitivement sur une seule tentative prive certains patients d'un bénéfice réel.

Devant une cause endocrinienne ou électrolytique : la corriger, et prévenir que la régression est lente.

Devant une douleur des ceintures après cinquante ans : la corticothérapie transforme le tableau en quelques jours, et cette réponse fait partie du diagnostic. Elle s'accompagne d'une prévention osseuse, d'une surveillance et d'une décroissance écrite dès la prescription initiale.

⚠️ Devant une douleur diffuse ancienne : l'activité physique adaptée et progressive est le traitement dont l'effet est le mieux établi, et il faut le dire ainsi. S'y ajoutent le travail du sommeil, l'éducation sur le mécanisme, et une prise en charge non médicamenteuse. Les antalgiques usuels ont peu d'effet, et les opioïdes n'ont pas leur place.

Ce qui se prescrit dans tous les cas : un objectif fonctionnel, une réévaluation datée, et l'arrêt de la surenchère d'examens.

À retenir

Toute corticothérapie prolongée se prescrit avec sa décroissance écrite et sa prévention osseuse, dès la première ordonnance.

À retenir

  • Une part importante des douleurs attribuées aux statines n'est pas due à la molécule.
  • Arrêter définitivement sur une seule tentative prive d'un bénéfice réel.
  • La réponse à la corticothérapie fait partie du diagnostic de la douleur des ceintures.
  • Dans les douleurs diffuses anciennes, l'activité adaptée est le traitement le mieux établi.
  • Les opioïdes n'ont pas leur place dans ce champ.

En pratique

  • Prescripteur associé si cause médicamenteuse
  • Réintroduction encadrée envisagée
  • Cause endocrinienne ou électrolytique corrigée
  • Décroissance et prévention écrites si corticoïdes
  • Activité adaptée prescrite si douleur diffuse
  • Sommeil pris en charge
  • Objectif fonctionnel et réévaluation datée

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. La biopsie musculaire et la biopsie d'artère temporale relèvent de praticiens formés.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve. La façon de nommer une douleur diffuse ancienne et d'expliquer son mécanisme relève de la section consacrée à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Devant une douleur diffuse ancienne, ce qui se dit compte plus que ce qui se prescrit, et deux phrases décident de la suite.

La première : cette douleur est réelle, elle a un mécanisme, et il porte un nom. Expliquer que le système qui transmet la douleur s'est réglé trop haut, que ce n'est ni imaginaire ni une usure, change la consultation. Un patient à qui l'on ne nomme rien ira chercher un nom ailleurs.

La seconde : on ne va pas continuer à chercher. Le dire explicitement, en expliquant pourquoi répéter les examens fait plus de mal que de bien, évite des années d'exploration. ⚠️ Il faut l'annoncer, pas le laisser deviner : un patient qui comprend qu'on arrête d'examiner sans qu'on le lui explique conclut qu'on l'abandonne.

Ce qui s'enseigne : l'activité physique progressive, présentée comme un traitement et non comme un conseil d'hygiène ; la régularité du sommeil ; le fractionnement des efforts ; la reprise après les périodes de repos forcé.

Ce qui se corrige : l'idée que la douleur signifie une lésion qui s'aggrave, et donc qu'il faut se ménager. C'est cette croyance qui produit le déconditionnement, et le déconditionnement produit la douleur.

⚠️ Ce qui doit faire consulter : une fièvre, une faiblesse vraie, un amaigrissement, des urines foncées, une douleur localisée qui s'aggrave, et après cinquante ans un mal de tête inhabituel ou un trouble de la vue.

Le piège

Dire « tous vos examens sont normaux » et s'arrêter là. Le patient entend qu'on n'a pas trouvé, pas qu'il a un diagnostic.

À retenir

  • Un patient à qui l'on ne nomme rien ira chercher un nom ailleurs.
  • Annoncer qu'on arrête de chercher, et expliquer pourquoi.
  • Un arrêt d'examens non expliqué est vécu comme un abandon.
  • L'activité se présente comme un traitement, pas comme un conseil d'hygiène.
  • Croire que la douleur signifie une lésion produit le déconditionnement.

En pratique

  • Douleur reconnue comme réelle
  • Mécanisme expliqué et diagnostic nommé
  • Arrêt des explorations annoncé et justifié
  • Activité progressive prescrite
  • Sommeil travaillé
  • Croyance sur le repos corrigée
  • Signes devant faire consulter, ceux de plus de cinquante ans compris

Communication interprofessionnelle

⚠️ Dans ce champ, la cohérence entre soignants est un traitement, et son absence est la première cause d'errance.

Au prescripteur d'un traitement suspect se transmettent la chronologie exacte, les enzymes, et la proposition d'une réintroduction encadrée plutôt qu'un arrêt définitif. La décision lui appartient.

Au rhumatologue ou à l'interniste : la topographie, les trois réponses aux questions structurantes, les marqueurs, l'âge, et le degré d'urgence. ⚠️ Une suspicion d'atteinte des artères crâniennes se dit au téléphone, et elle ne se met pas dans une file d'attente.

Au laboratoire : les dosages demandés nommément, et surtout pas un panel large, dont les résultats limites ouvriront des explorations sans objet.

Au kinésithérapeute : l'objectif fonctionnel, la progressivité, et le fait que la douleur pendant l'exercice n'est pas un signal d'arrêt dans les douleurs diffuses anciennes. Sans cette précision, la rééducation s'arrête à la première séance douloureuse.

Au médecin traitant : le diagnostic retenu avec ses arguments positifs, et la décision d'arrêter les explorations, pour qu'elle ne soit pas défaite au prochain rendez-vous.

⚠️ Au patient : un message unique. Si l'un nomme la maladie et l'autre propose un scanner, c'est le scanner qui gagne.

Le piège

Transmettre un diagnostic de douleur diffuse sans ses arguments positifs. Le confrère suivant le prendra pour un diagnostic par défaut et rouvrira le dossier.

À retenir

  • La cohérence entre soignants est un traitement dans ce champ.
  • Une suspicion d'atteinte des artères crâniennes se dit au téléphone.
  • Un panel large de dosages ouvre des explorations sans objet.
  • Sans consigne, la rééducation s'arrête à la première séance douloureuse.
  • Si l'un nomme la maladie et l'autre propose un scanner, c'est le scanner qui gagne.

En pratique

  • Chronologie transmise au prescripteur
  • Réintroduction encadrée proposée
  • Trois réponses structurantes transmises
  • Appel si suspicion d'atteinte artérielle
  • Dosages nommés, aucun panel large
  • Consignes de progressivité au kinésithérapeute
  • Arguments positifs écrits au médecin traitant
  • Message unique au patient

S'entraîner sur cette situation

Aucune station ne couvre encore cette situation.

Sources

  • R2C, item 195 : Artérite à cellules géantes
  • R2C, item 134 : Bases neurophysiologiques, mécanismes physiopathologiques d'une douleur aiguë et d'une douleur chronique
  • R2C, item 223 : Dyslipidémies
  • Collège français des enseignants en rhumatologie, chapitres « Pseudopolyarthrite rhizomélique et artérite à cellules géantes » et « Douleurs diffuses », et collège des enseignants de la douleur, chapitre « Douleur chronique diffuse »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge de l'artérite à cellules géantes, sur les douleurs musculaires sous statine et sur la prise en charge des douleurs diffuses chroniques. La date de la version consultée fait partie de la source