Aller au contenu
Toutes les fiches

Fiche de révision

Hirsutisme

C'est le tempo qui trie et non l'abondance : une pilosité qui s'emballe en quelques mois n'a ni la même cause ni la même urgence qu'une pilosité ancienne.

Situation de départ 79Catégorie IItem R2C 42Item R2C 253

Entretien et interrogatoire

⚠️ La première question n'est pas « depuis quand » mais « qu'est-ce qui a changé, et quand ». Une pilosité présente depuis l'adolescence et stable n'appelle pas la même démarche qu'une pilosité qui s'est aggravée en quelques mois.

La deuxième porte sur la topographie : le visage, le cou, le thorax, la ligne médiane de l'abdomen, le dos, les cuisses. ⚠️ Ces zones sont dépendantes des androgènes, et il faut les distinguer d'une pilosité diffuse et fine, qui ne l'est pas et qui n'a rien à voir.

⚠️ La troisième question est celle des signes de virilisation, et elle se pose explicitement parce qu'ils ne se rapportent jamais spontanément : la voix qui devient plus grave, les cheveux qui se dégarnissent sur le dessus du crâne, une masse musculaire qui augmente sans sport, une augmentation du clitoris.

Les cycles : régularité, espacement, aménorrhée, et depuis quand.

Le terrain : poids et son évolution, acné, chute de cheveux, origine familiale et pilosité de la mère et des sœurs, désir de grossesse.

⚠️ Les traitements se déroulent : certains font pousser du poil sans être des androgènes, et une contraception hormonale en cours rend tout dosage ininterprétable, ce qui doit être su avant de prescrire le bilan.

Le retentissement : temps passé à s'épiler, coût, évitements, humeur. Il se demande, et il pèse dans la conduite.

À retenir

Trois questions : qu'est-ce qui a changé, où poussent les poils, et la voix ou les cheveux ont-ils changé.

À retenir

  • La question n'est pas depuis quand, mais qu'est-ce qui a changé et quand.
  • Les zones dépendantes des androgènes se distinguent d'une pilosité diffuse et fine.
  • Les signes de virilisation ne se rapportent jamais spontanément.
  • Une contraception hormonale en cours rend tout dosage ininterprétable.
  • Le retentissement se demande, et il pèse dans la conduite.

En pratique

  • Ancienneté et surtout changement récent
  • Topographie des zones concernées
  • Voix, cheveux, musculature, clitoris
  • Régularité des cycles
  • Poids et son évolution
  • Antécédents familiaux
  • Traitements et contraception hormonale
  • Retentissement vécu et désir de grossesse

Examen clinique

⚠️ La pilosité se chiffre, avec un score standardisé qui cote quelques zones du corps, et le chiffre se date. Sans lui, la consultation suivante comparera deux impressions.

Ce qui s'examine et se note : les zones atteintes, l'aspect des poils, et ce que la patiente a déjà épilé, qui modifie l'examen et doit être demandé.

⚠️ Les signes de virilisation se cherchent activement : timbre de la voix, dégarnissement du cuir chevelu au sommet, développement musculaire, et l'examen des organes génitaux externes lorsque le tableau l'impose, après l'avoir expliqué.

Les signes d'une autre endocrinopathie : vergetures larges et pourpres, répartition facio-tronculaire, comblement des creux sus-claviculaires, faiblesse à l'accroupissement, qui orientent vers un excès de cortisol ; extrémités et traits épaissis ; goitre.

Le métabolique : poids, indice de masse corporelle, tour de taille, pression artérielle avec un brassard adapté, et recherche d'un épaississement pigmenté des plis, qui accompagne l'insulinorésistance.

Le cutané : acné, séborrhée, chute de cheveux.

Ce qui se documente : le score chiffré, sa date, les zones, et la présence ou l'absence de chaque signe de virilisation. Une absence notée vaut un examen refait.

Urgence

Virilisation d'installation rapide chez une femme jeune : suspicion de tumeur sécrétante, exploration en jours et non en semaines.

À retenir

  • La pilosité se chiffre avec un score standardisé, et le chiffre se date.
  • Sans score, la consultation suivante comparera deux impressions.
  • Ce que la patiente a déjà épilé modifie l'examen et se demande.
  • Les signes de virilisation se cherchent, ils ne se signalent pas.
  • Une absence notée vaut un examen refait.

En pratique

  • Score de pilosité chiffré et daté
  • Zones atteintes et épilations récentes
  • Voix, cuir chevelu, musculature
  • Signes d'excès de cortisol
  • Poids, tour de taille, pression artérielle
  • Plis pigmentés recherchés
  • Acné et séborrhée
  • Absences notées explicitement

Synthèse paraclinique

⚠️ Le bilan ne se prescrit pas avant d'avoir vérifié deux conditions : que la patiente ne prend pas de contraception hormonale, et que le prélèvement se fera le matin et en début de cycle quand les cycles existent. Un bilan fait dans de mauvaises conditions rend un résultat faussement rassurant.

Ce qu'il comporte en première intention : un test de grossesse, la testostérone totale, la 17-hydroxyprogestérone prélevée le matin, et selon le contexte la prolactine et la thyréostimuline.

Ce que chaque ligne apporte : la testostérone quantifie l'excès et son niveau oriente, une valeur nettement au-dessus de ce qu'on attend faisant sortir des causes fonctionnelles ; la 17-hydroxyprogestérone dépiste un déficit enzymatique surrénalien, dont la forme tardive est une cause classique et méconnue.

Le bilan métabolique s'y ajoute quand un syndrome des ovaires polykystiques est retenu : glycémie, hémoglobine glyquée, lipides, parce que ce syndrome est une affaire métabolique autant qu'une affaire de pilosité.

⚠️ Ce qui ne se prescrit pas : un panel hormonal large devant une pilosité ancienne, modérée, familiale, avec des cycles réguliers. Il rend des résultats limites qui ouvrent des explorations sans objet.

Ce qui se répète : un dosage limite se contrôle dans de bonnes conditions avant de conclure.

Le piège

Doser les androgènes chez une patiente sous œstroprogestatif. Les valeurs seront abaissées, et un résultat normal ne voudra rien dire.

À retenir

  • Le bilan ne se prescrit pas sans vérifier la contraception et le moment du prélèvement.
  • Un bilan mal conditionné rend un résultat faussement rassurant.
  • Le niveau de la testostérone oriente autant que son élévation.
  • La forme tardive du déficit enzymatique surrénalien est classique et méconnue.
  • Un panel large devant une pilosité ancienne et familiale ouvre des explorations sans objet.

En pratique

  • Contraception hormonale vérifiée avant la prescription
  • Prélèvement du matin et en début de cycle
  • Test de grossesse
  • Testostérone totale
  • 17-hydroxyprogestérone
  • Prolactine et thyréostimuline selon le contexte
  • Bilan métabolique si syndrome retenu
  • Contrôle avant de conclure sur une valeur limite

Iconographie

⚠️ L'imagerie ne fait pas partie du bilan de première intention d'une pilosité excessive, et la demander pour tout le monde retarde celles qui en ont besoin.

Elle devient urgente dans une seule situation : une virilisation d'installation rapide, ou une testostérone nettement élevée. Il faut alors explorer les deux organes possibles, l'ovaire et la surrénale, parce qu'une lésion de l'un ne s'écarte pas en imageant l'autre.

L'échographie pelvienne, par voie endovaginale quand elle est possible et acceptée, explore les ovaires. L'imagerie en coupes des surrénales complète.

⚠️ Le délai fait partie de la prescription : dans cette situation, il se compte en jours.

Devant un syndrome des ovaires polykystiques, l'échographie a un rôle limité : elle n'est pas nécessaire quand les deux autres critères sont réunis, et l'aspect échographique seul ne fait pas le diagnostic, un grand nombre de femmes sans symptôme ayant des ovaires d'aspect comparable. Chez l'adolescente, ce critère n'est pas utilisable.

Ce qui figure sur la demande : la vitesse d'installation, les signes de virilisation, la valeur de la testostérone, et les deux organes à explorer.

À retenir

Deux organes sécrètent des androgènes : l'ovaire et la surrénale. Devant une virilisation rapide, on regarde les deux.

À retenir

  • L'imagerie ne fait pas partie du bilan de première intention.
  • Une virilisation rapide impose d'explorer l'ovaire et la surrénale, pas l'un ou l'autre.
  • Dans cette situation, le délai se compte en jours.
  • L'aspect échographique des ovaires seul ne fait pas le diagnostic.
  • Chez l'adolescente, le critère échographique n'est pas utilisable.

En pratique

  • Indication vérifiée avant la demande
  • Ovaires et surrénales explorés ensemble si suspicion
  • Délai en jours précisé
  • Échographie non systématique si syndrome typique
  • Critère échographique non retenu chez l'adolescente
  • Renseignements complets sur la demande

Stratégie diagnostique

La démarche répond à trois questions, et la première est la seule urgente.

⚠️ Première question : cela s'emballe-t-il ? Une installation rapide, sur quelques mois, avec des signes de virilisation, fait chercher une tumeur sécrétante de l'ovaire ou de la surrénale. C'est le tempo qui commande, pas l'abondance, et une pilosité importante depuis dix ans est moins inquiétante qu'une pilosité modérée apparue en huit mois.

Deuxième question : est-ce bien un hirsutisme ? Une pilosité fine et diffuse, y compris du visage, sans distribution androgénique, est autre chose et s'explore autrement, en particulier du côté des médicaments.

Troisième question : quelle cause fonctionnelle ? ⚠️ Le syndrome des ovaires polykystiques est de loin la première, avec des cycles espacés, une pilosité progressive depuis l'adolescence, souvent un surpoids et une insulinorésistance. Viennent ensuite la forme familiale sans anomalie hormonale, le déficit enzymatique surrénalien de forme tardive, et les causes médicamenteuses.

Les causes rares mais à connaître : excès de cortisol, hyperprolactinémie, acromégalie.

⚠️ Le piège de ce champ : un diagnostic ancien exact fait manquer un diagnostic nouveau. Avoir un syndrome des ovaires polykystiques n'empêche pas de développer autre chose, et c'est précisément ce diagnostic ancien qui explique le retard.

Ce qui se documente : le score chiffré, la vitesse, les signes de virilisation, et le diagnostic retenu.

À retenir

Trois questions : cela s'emballe-t-il, est-ce bien androgénique, et quelle cause fonctionnelle. Seule la première presse.

À retenir

  • C'est le tempo qui commande, pas l'abondance.
  • Une pilosité importante depuis dix ans inquiète moins qu'une modérée apparue en huit mois.
  • Une pilosité fine et diffuse n'est pas un hirsutisme et s'explore autrement.
  • Le syndrome des ovaires polykystiques est de loin la première cause.
  • Un diagnostic ancien exact fait manquer un diagnostic nouveau.

En pratique

  • Vitesse d'installation établie
  • Signes de virilisation recherchés
  • Distribution androgénique confirmée
  • Médicaments passés en revue
  • Critères du syndrome vérifiés
  • Causes rares envisagées
  • Diagnostic ancien réinterrogé

Urgence vitale

Sans objet pour cette situation : Un hirsutisme ne constitue jamais une urgence vitale. L'urgence de ce champ est diagnostique et se compte en jours devant une virilisation d'installation rapide, et elle est traitée dans les sections consacrées à la stratégie diagnostique et à l'imagerie.

Stratégie de prise en charge

⚠️ Le traitement demande d'annoncer un délai avant de commencer, et c'est ce qui décide de son succès : le poil pousse selon un cycle long, et aucun traitement hormonal ne fait de différence visible avant plusieurs mois. Une patiente qui ne le sait pas arrête à six semaines.

Le traitement hormonal de première intention est une contraception œstroprogestative, qui abaisse les androgènes et régularise les cycles.

Les anti-androgènes s'y ajoutent en cas d'insuffisance. ⚠️ Ils imposent une contraception efficace pendant toute leur durée, car ils exposent à un risque pour un fœtus masculin. Cette règle se dit, s'écrit et se vérifie.

Les méthodes locales ne sont pas un accessoire : épilation mécanique, traitements par lumière ou laser, traitement local, et elles agissent souvent plus vite que l'hormonal. Leur coût et leur accessibilité se discutent explicitement, sans quoi la prescription reste théorique.

La perte de poids, quand elle est pertinente, améliore les cycles et l'insulinorésistance.

Le volet métabolique se traite pour lui-même : glucose, lipides, pression artérielle, et un dépistage répété dans le temps.

Le désir de grossesse ouvre une prise en charge distincte, et il se demande avant de prescrire quoi que ce soit.

Devant une cause tumorale : le relais est chirurgical et spécialisé.

À retenir

Annoncer le délai avant de prescrire : c'est la mesure qui augmente le plus l'observance dans ce champ.

À retenir

  • Le poil suit un cycle long : aucun traitement ne fait de différence avant plusieurs mois.
  • Une patiente qui ne le sait pas arrête à six semaines.
  • Les anti-androgènes imposent une contraception efficace pendant toute leur durée.
  • Les méthodes locales agissent souvent plus vite que l'hormonal.
  • Le désir de grossesse se demande avant de prescrire quoi que ce soit.

En pratique

  • Délai d'action annoncé avant la première prescription
  • Contraception œstroprogestative en première intention
  • Contraception vérifiée si anti-androgène
  • Méthodes locales proposées et leur coût discuté
  • Poids abordé s'il est pertinent
  • Volet métabolique traité et surveillé
  • Désir de grossesse recueilli

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. Les traitements par laser et par lumière pulsée relèvent de praticiens formés et d'un matériel spécifique.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve. Ce qui se dit une fois une lésion tumorale établie dépasse le périmètre du deuxième cycle tel que le définit le cadrage de l'épreuve (D44).

Éducation et prévention

⚠️ Le motif est vécu comme esthétique par les soignants et comme identitaire par les patientes, et cet écart explique la plupart des consultations ratées. Une pilosité du visage chez une femme jeune coûte du temps chaque jour, de l'argent, et parfois des relations et des activités abandonnées. Le demander ouvre la consultation.

Ce qui se dit sur le délai : plusieurs mois avant de juger, et cette phrase se prononce avant la première prescription, jamais après.

Ce qui se dit sur les méthodes locales : elles sont légitimes, elles complètent le traitement hormonal, et leur coût est un sujet médical, pas un détail à laisser de côté.

⚠️ Ce qui se dit sur la contraception sous anti-androgène : elle est obligatoire, et pourquoi. Une consigne dont on n'explique pas la raison n'est pas suivie douze mois plus tard.

Ce qui s'explique sur le syndrome des ovaires polykystiques quand c'est le diagnostic : ce n'est pas seulement une histoire de poils et de règles, c'est une affaire métabolique qui se surveille dans le temps, et une fertilité qui se prépare plutôt qu'elle ne s'improvise.

Ce qui doit faire consulter sans attendre : une aggravation rapide, une voix qui change, une chute de cheveux, une aménorrhée nouvelle.

Ce qui se propose : un accompagnement psychologique quand le retentissement est important, sans le présenter comme une alternative au traitement.

Le piège

Traiter le motif comme esthétique. La patiente le sent, et elle ne reviendra pas dire que le traitement ne marche pas.

À retenir

  • Le motif est vécu comme esthétique par les soignants et comme identitaire par les patientes.
  • La phrase sur le délai se prononce avant la première prescription, jamais après.
  • Le coût des méthodes locales est un sujet médical, pas un détail.
  • Une consigne dont on n'explique pas la raison n'est pas suivie douze mois plus tard.
  • Ce syndrome n'est pas une histoire de poils : c'est une affaire métabolique qui se surveille.

En pratique

  • Retentissement réel demandé
  • Délai d'action annoncé avant la prescription
  • Méthodes locales et leur coût discutés
  • Obligation de contraception expliquée
  • Dimension métabolique expliquée
  • Fertilité abordée
  • Signes devant faire consulter
  • Soutien psychologique proposé si besoin

Communication interprofessionnelle

Ce dossier passe par le généraliste, le dermatologue, l'endocrinologue, le gynécologue et le laboratoire, et ce qui se perd est une condition de prélèvement.

⚠️ Au laboratoire et à la patiente : le prélèvement se fait le matin, en début de cycle, et à distance de toute contraception hormonale. Ces trois conditions figurent sur l'ordonnance elle-même, sinon elles ne sont pas respectées et le résultat ne vaut rien.

Au radiologue, devant une suspicion de tumeur : la vitesse d'installation, les signes de virilisation, la valeur de la testostérone, et la demande explicite d'explorer les ovaires et les surrénales. Le degré d'urgence se dit au téléphone.

À l'endocrinologue : le score chiffré et daté, les conditions du prélèvement, ce qui a déjà été dosé, et l'ancienneté comparée à l'évolution récente, qui est la donnée décisive.

Au gynécologue : le désir de grossesse, la contraception en cours, et le volet métabolique.

Au dermatologue et aux praticiens des méthodes locales : le diagnostic, le traitement hormonal en cours, et le calendrier.

⚠️ À la patiente : un message unique sur le délai. Si l'un annonce un résultat en quelques semaines et l'autre en plusieurs mois, elle conclura que le traitement a échoué.

Le piège

Prescrire un bilan androgénique sans écrire les conditions de prélèvement. Le résultat reviendra ininterprétable et personne ne le saura.

À retenir

  • Ce qui se perd est une condition de prélèvement.
  • Matin, début de cycle, sans contraception : trois conditions à écrire sur l'ordonnance.
  • Une demande d'imagerie doit nommer les deux organes à explorer.
  • L'ancienneté comparée à l'évolution récente est la donnée décisive.
  • Si l'un annonce des semaines et l'autre des mois, la patiente conclura à un échec.

En pratique

  • Conditions de prélèvement écrites sur l'ordonnance
  • Contraception vérifiée avant la prescription
  • Deux organes nommés sur la demande d'imagerie
  • Urgence dite au téléphone si suspicion
  • Score chiffré et daté transmis
  • Désir de grossesse transmis au gynécologue
  • Message unique sur le délai

Sources

  • R2C, item 42 : Aménorrhée
  • R2C, item 306 : Tumeurs de l'ovaire
  • R2C, item 253 : Obésité de l'enfant et de l'adulte
  • Collège des enseignants d'endocrinologie, diabète et maladies métaboliques, chapitres « Hirsutisme » et « Syndrome des ovaires polykystiques », et collège national des gynécologues et obstétriciens français, chapitre « Hyperandrogénies »
  • Recommandations en vigueur sur l'exploration et le traitement de l'hirsutisme, sur le diagnostic et le suivi du syndrome des ovaires polykystiques et sur les précautions d'emploi des anti-androgènes. La date de la version consultée fait partie de la source