Cette fiche vous apprend à séparer en quelques minutes une infection banale de la jambe d'une forme nécrosante, à lire un bilan en comptant ses anomalies, et à ne laisser aucun examen passer devant l'appel du chirurgien. Elle suit l'ordre de la décision : la question qui gouverne tout, l'entretien, l'examen, le bilan et ce qu'il ne lève pas, l'urgence et ce qui se transmet, puis le traitement de la forme banale et la prévention.
SommaireEnviron 17 min
- Nécrosante ou non : la seule question, et la peau y répond en dernier
- Le délai, la douleur et le traitement déjà reçu se demandent d'emblée
- Les constantes avant la jambe, et la main au-delà de la rougeur
- Devant la forme banale, aucun examen ; devant le doute, un bilan qui se compte
- Les créatine kinases, les lactates, et le bilan rassurant qui ne lève rien
- Appeler le chirurgien, traiter le sepsis, en même temps
- La forme banale se traite chez soi, avec sa porte d'entrée et une date de retour
- La prévention tient aux pieds, et à ce qui doit faire revenir
- À retenir pour la station
Nécrosante ou non : la seule question, et la peau y répond en dernier
Une seule question gouverne la conduite, et elle n'est pas « quel germe » : la forme est-elle nécrosante ou non ? Elle se tranche sur la clinique, avant toute question de germe, et tout le reste vient après.
La forme banale est une infection du derme et de l'hypoderme, le plus souvent à streptocoque. Elle donne un placard rouge, chaud, douloureux, à limites assez nettes, avec de la fièvre, une porte d'entrée, parfois une adénopathie et une traînée lymphangitique, et l'état général est conservé. C'est la présentation la plus fréquente, et elle se résume ainsi : « Placard chaud à limites nettes, fièvre, porte d'entrée, état général conservé : c'est une forme banale. »
La forme nécrosante détruit les tissus sous la peau, et la peau est le dernier organe à le montrer. Elle se reconnaît sur la douleur disproportionnée, l'anesthésie d'une zone, les taches bleutées ou les bulles hémorragiques, la crépitation, l'induration qui dépasse la rougeur, le sepsis, et l'absence d'amélioration sous antibiotique adapté. Son diagnostic est clinique et chirurgical : il se confirme au bloc, et attendre une preuve avant d'appeler est la faute qui coûte des membres et des vies.
Les diagnostics voisins s'écartent en nommant ce qui les distingue. Une thrombose veineuse profonde donne rarement de la fièvre et n'a pas de porte d'entrée ; un eczéma de contact démange, ne donne pas de fièvre et suit la zone d'application. Une poussée d'insuffisance veineuse est bilatérale et chronique, et une thrombose superficielle donne un cordon induré sur un trajet veineux.
Une thrombose peut coexister avec une infection, et l'une n'écarte pas l'autre. Cette coexistence s'évoque, et la mesure comparée des 2 mollets, au chapitre de l'examen, sert à la chercher.
« Je ne cherche pas le germe pour l'instant : je cherche à savoir si c'est nécrosant. »
« Il n'y a ni fièvre ni porte d'entrée, et le mollet est augmenté de circonférence : je pense aussi à une thrombose. »
Le délai, la douleur et le traitement déjà reçu se demandent d'emblée
3 questions décident du délai, et elles se posent d'emblée : depuis quand, avec quelle douleur, et avec quel traitement déjà reçu. Une installation en quelques heures avec une extension visible d'une heure à l'autre n'a pas le même sens qu'une rougeur stable depuis plusieurs jours. La vitesse d'extension se fait préciser depuis les premières heures, et faire tracer la limite au crayon est une réponse plus qu'une question.
La douleur se chiffre, puis se confronte à ce que l'on voit. Une douleur spontanée intense, qui empêche le contact du drap, sur une peau d'aspect modéré, est le signe d'alerte le plus important de cette situation. Le chiffre ne vaut que rapporté à l'aspect de la peau.
Le traitement déjà donné se date à l'heure près, avec sa durée. Une absence d'amélioration après 48 à 72 heures d'antibiotique adapté fait reprendre le diagnostic, et non changer d'antibiotique.
La porte d'entrée se cherche par des exemples concrets : le plus souvent un intertrigo entre les orteils, une plaie minime, une piqûre, un ulcère, une injection. Le terrain qui aggrave se cherche ensuite : un diabète, une obésité, une artériopathie, une insuffisance veineuse ou un lymphœdème, une immunodépression et un âge élevé favorisent les formes graves.
La prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens favorise aussi les formes graves, et elle se cherche explicitement, y compris en automédication. La question nomme ces médicaments, même achetés sans ordonnance.
Il reste à chercher ce qui n'est pas une infection et se présente pareil. Un contact récent avec un produit ou un pansement, un prurit au premier plan, une immobilisation ou un voyage récents et un antécédent de thrombose orientent vers autre chose qu'une infection.
« Sur une échelle de 0 à 10, où est votre douleur maintenant, sans que je vous touche ? »
« Avez-vous pris de l'ibuprofène ou un autre anti-inflammatoire, même acheté sans ordonnance ? »
Les constantes avant la jambe, et la main au-delà de la rougeur
L'examen commence par les constantes, et non par la jambe : fréquence cardiaque, pression artérielle, fréquence respiratoire, température, saturation, conscience, marbrures, temps de recoloration. Un sepsis se reconnaît loin de la lésion, et c'est lui qui fixe le délai. Les constantes se commentent donc avant la description de la lésion.
Le placard se décrit ensuite : ses limites, nettes ou floues, sa chaleur, sa couleur, et son extension tracée au crayon avec l'heure. Ce tracé est un temps de l'examen, et le chapitre des urgences dit à quel rythme il se recontrôle.
La palpation déborde franchement la zone rouge, ce que presque personne ne fait. Une induration ligneuse qui dépasse la zone rouge est un signe d'alerte majeur : l'infection est plus étendue que ce qu'on voit.
Les signes qui font sortir de la forme banale se cherchent un par un. La sensibilité du placard se teste à la piqûre et se compare d'une zone à l'autre.
Ces signes sont les suivants, chacun cherché pour lui-même :
- Une douleur spontanée intense et disproportionnée.
- Une hypoesthésie ou une anesthésie d'une zone du placard, cherchée à la piqûre.
- Des taches bleutées, un livedo, des bulles hémorragiques, une nécrose.
- Une crépitation à la palpation.
- Une induration qui dépasse l'érythème.
- L'état général.
La porte d'entrée se cherche en écartant les orteils et en regardant les plis. Les pouls du pied se palpent et sa chaleur s'apprécie, une artériopathie changeant le pronostic et la conduite. Les 2 mollets se mesurent au mètre ruban, et les signes d'une thrombose associée, qui peut coexister, se recherchent.
« Je prends d'abord votre tension et votre fréquence respiratoire, avant de regarder votre jambe. »
« Je vais piquer doucement ici puis là : dites-moi si vous sentez la même chose aux 2 endroits. »
Devant la forme banale, aucun examen ; devant le doute, un bilan qui se compte
Devant une forme banale chez une personne en bon état général, aucun examen complémentaire n'est nécessaire. Le diagnostic est clinique, le traitement l'est aussi, et prescrire un bilan ne change rien à la conduite chez quelqu'un qui va bien. Ne rien prescrire est alors une décision, qui s'annonce et se justifie.
Le bilan sert à reconnaître ce qui n'est pas banal. Il se prescrit devant un doute, un terrain fragile ou un état général altéré.
Ce que comporte le bilan, devant un doute :
- La numération et la protéine C réactive.
- L'ionogramme, la créatinine et la glycémie.
- Les créatine kinases et les lactates.
- Le bilan d'hémostase.
- Les hémocultures.
6 anomalies, prises ensemble, désignent une forme grave : une hyperleucocytose importante, une protéine C réactive très élevée, une natrémie basse, une créatinine élevée, une glycémie élevée, une hémoglobine abaissée. Aucune ne suffit seule, et c'est leur nombre qui compte. Le bilan se lit donc en comptant ses anomalies plutôt qu'en les interprétant une par une, et il existe des scores qui les combinent, pour aider la décision sans la remplacer.
« Je ne demande aucun examen : le diagnostic et le traitement sont cliniques, et un bilan ne changerait rien. »
Les créatine kinases, les lactates, et le bilan rassurant qui ne lève rien
2 résultats se cherchent spécifiquement, et ils se nomment. Des créatine kinases élevées signalent que le muscle est touché, et donc que l'infection dépasse la peau. Les lactates, eux, disent l'hypoperfusion.
Les hémocultures se prélèvent dès que possible et idéalement avant l'antibiotique, sans que leur prélèvement retarde le traitement. Vérifier qu'elles ont été prélevées avant l'antibiotique fait partie de la lecture du bilan. Le prélèvement de la porte d'entrée est de peu de valeur : ce sont les prélèvements profonds faits au bloc qui documentent.
La biologie confirme une inquiétude, elle ne la crée pas et elle ne la lève pas. Un bilan normal n'écarte pas une forme nécrosante : devant une douleur disproportionnée, un bilan rassurant ne dispense pas de l'avis chirurgical, et il ne se retient pas comme un argument contre lui.
« Les créatine kinases sont élevées : le muscle est touché, donc l'infection dépasse la peau. »
« Le bilan est presque normal, et cela ne me rassure pas : la douleur reste disproportionnée. »
Appeler le chirurgien, traiter le sepsis, en même temps
Une forme nécrosante est une urgence médico-chirurgicale, et son pronostic dépend d'une seule variable modifiable : le délai jusqu'au bloc. L'exploration chirurgicale est à la fois le diagnostic et le traitement, et aucun examen ne la remplace : aucune imagerie ne fait le diagnostic d'une forme nécrosante. 3 actions se mènent donc en même temps, et non l'une après l'autre.
Les 3 actions qui se mènent en même temps :
- Appeler le chirurgien, sans attendre d'examen ni l'effet d'un antibiotique.
- Débuter une antibiothérapie intraveineuse à large spectre après les hémocultures et sans attendre leur résultat, immédiatement devant un choc septique ou un sepsis probable, idéalement dans l'heure.
- Traiter le sepsis : oxygène, remplissage, surveillance rapprochée, et vasopresseurs en réanimation si la pression ne remonte pas.
Une hypoperfusion due au sepsis fait administrer au moins 30 mL/kg de cristalloïdes dans les 3 premières heures, en réévaluant souvent, avec une pression artérielle moyenne cible de 65 mmHg en cas de choc. Le choc septique se reconnaît sur la pression, les lactates, les marbrures et la conscience, et il ne se surveille pas dans un couloir.
Ni une imagerie, ni un avis dermatologique, ni un transfert pour examen, ni une seconde ligne d'antibiotique ne doivent retarder l'appel. L'appel au chirurgien s'énonce avant toute demande d'examen. L'ordre hémocultures puis antibiotique se dit aussi : « Je débute l'antibiotique par voie intraveineuse après les hémocultures, sans attendre leur résultat. »
La limite du placard se trace au crayon avec l'heure, et se contrôle toutes les heures : une extension visible en 1 heure est un argument de plus. Les anti-inflammatoires s'arrêtent, définitivement, et cet arrêt s'énonce comme une décision. Devant une forme banale, l'urgence n'existe pas, mais la réévaluation à quelques jours s'organise, et la personne doit savoir quoi faire si cela s'aggrave avant.
Devant une suspicion de forme nécrosante, la transmission est un acte thérapeutique, parce que c'est elle qui obtient le bloc. Au chirurgien se disent 4 éléments : la douleur chiffrée et le fait qu'elle est disproportionnée à l'aspect, les signes cutanés d'alerte présents, l'état hémodynamique, et l'heure de début du traitement déjà donné avec son inefficacité. Dire « érysipèle qui ne s'améliore pas » n'obtient pas de bloc ; chiffrer la douleur, nommer la zone insensible, donner la pression et le délai d'antibiotique en obtient un.
Au réanimateur se transmettent les constantes, les lactates, la diurèse, ce qui a été perfusé et à quelle heure, et l'heure de la première dose d'antibiotique. Le trait au crayon et son heure voyagent avec le patient, et permettent à l'équipe suivante de mesurer une extension sans avoir à croire quelqu'un sur parole. Écrire ce qui a été cherché et non trouvé, avec l'heure, date une absence et vaut autant qu'une présence.
« J'appelle le chirurgien maintenant : la douleur est disproportionnée et une zone du placard est insensible. »
« Je trace la limite et j'inscris l'heure : je la recontrôle dans 1 heure. »
La forme banale se traite chez soi, avec sa porte d'entrée et une date de retour
Une forme banale se traite le plus souvent à domicile, par un antibiotique oral actif sur le streptocoque, pendant une durée courte et définie. L'hospitalisation se discute devant un doute diagnostique, un terrain fragile, un état général altéré, un isolement, ou l'échec d'un traitement bien conduit. Le lieu du traitement se décide et se justifie.
La porte d'entrée se traite dans le même mouvement que l'infection, et c'est ce qu'on oublie : un intertrigo interorteils non traité fait récidiver. Elle reçoit une prescription propre, et cela se dit : « Je traite aussi la fissure entre vos orteils : sans cela, cela recommencera. »
Les anti-inflammatoires ne se prescrivent pas, et leur interdiction se dit, parce que la personne en prendra sinon d'elle-même contre la douleur. Le paracétamol suffit, et l'antalgie se réévalue.
L'anticoagulation ne se prescrit pas du seul fait de l'infection : elle se discute sur le risque thromboembolique propre. Le membre se surélève et la mobilisation est maintenue, l'alitement strict n'ayant pas de justification.
La réévaluation se fixe à 48 heures, en personne ou par téléphone selon le contexte. Ce qui doit faire revenir avant se donne par écrit : une douleur qui augmente, une extension de la rougeur au-delà du trait, une fièvre qui persiste, un malaise, des taches sombres. Le trait au crayon et la date de réévaluation valent mieux que le choix de la molécule, qui varie peu d'un cas à l'autre.
Devant une forme nécrosante, la prise en charge est chirurgicale, répétée, souvent mutilante, en réanimation, avec une antibiothérapie adaptée secondairement aux prélèvements du bloc. Devant une forme banale, la coordination est plus simple et tout aussi utile : le médecin traitant reçoit la durée du traitement et la date de réévaluation, l'infirmière qui passe reçoit ce qu'elle doit surveiller et le seuil à partir duquel elle appelle. Le pédicure-podologue prend en charge la porte d'entrée chez le diabétique.
« Je vous revois dans 48 heures, et voici par écrit ce qui doit vous faire revenir avant. »
« Ne prenez pas d'anti-inflammatoire pour cette douleur : le paracétamol, et vous m'appelez si cela ne suffit pas. »
La prévention tient aux pieds, et à ce qui doit faire revenir
La prévention tient en un mot : les pieds. La porte d'entrée se situe le plus souvent entre les orteils, et c'est le seul endroit que personne ne regarde. L'examen des pieds s'apprend, tous les jours chez le diabétique et l'artéritique : espaces entre les orteils, plante, talon, ongles.
Le séchage entre les orteils s'enseigne concrètement, après la douche, avec le traitement de tout intertrigo jusqu'au bout, le changement de chaussettes et la lutte contre la macération. La peau des jambes se soigne aussi : hydrater une peau sèche, traiter un eczéma, faire soigner un ulcère, ne pas gratter.
Ce qui fait stagner se traite : une contention adaptée en cas d'insuffisance veineuse ou de lymphœdème, la marche quotidienne, la surélévation. Un membre qui gonfle s'infecte plus facilement, et chaque infection abîme un peu plus le drainage, ce qui rend la suivante plus probable. Chez la personne qui récidive, la cause se cherche et se traite : porte d'entrée chronique, lymphœdème, obésité.
Ce qui doit faire consulter sans attendre se donne par écrit : une rougeur qui s'étend, une douleur qui augmente, de la fièvre, des taches sombres, un malaise. Le trait au crayon se montre au patient, avec ce qu'il sert à mesurer.
Ce qu'il ne faut pas faire se dit aussi, parce que les gens le font : ne pas prendre d'anti-inflammatoires contre la douleur d'une infection de la peau, ne pas percer les bulles, ne pas appliquer d'antiseptique coloré. L'interdiction de l'antiseptique coloré s'explique par ce qu'il masque : l'extension de la rougeur.
« Séchez bien entre les orteils après la douche : c'est par là que cela entre. »
« Ne mettez pas d'antiseptique coloré : cela cacherait l'extension de la rougeur. »
À retenir pour la station
Tranchez d'abord la seule question qui compte, nécrosante ou non, et tranchez-la sur la clinique. La peau est en retard sur la maladie : une douleur disproportionnée à l'aspect, une zone insensible, des taches bleutées ou une induration qui dépasse la rougeur l'emportent sur un placard rassurant. Prenez les constantes avant de regarder la jambe. Devant une forme banale, ne prescrivez aucun examen ; devant un doute, comptez les anomalies du bilan, cherchez les créatine kinases et les lactates, et ne vous rassurez pas sur un bilan normal. Une absence d'amélioration après 48 à 72 heures d'antibiotique adapté fait reprendre le diagnostic, non changer de molécule. Devant une suspicion de forme nécrosante, appelez le chirurgien avant tout examen, en même temps que l'antibiothérapie intraveineuse et le traitement du sepsis. Arrêtez les anti-inflammatoires, et traitez la porte d'entrée.
S'entraîner sur cette situation
Ce que chacune fait travailler, et le temps qu'elle prend.
Sources
Dermatologie
Collège des enseignants en dermatologie de France (CEDEF). 8e édition, Réussir son DFASM, Connaissances clés (Elsevier Masson, collection Les référentiels des Collèges).
- PILLY Étudiant 2023 (Ouvre un nouvel onglet)
Collège des universitaires de maladies infectieuses et tropicales (CMIT). 2e édition, réforme R2C (Alinéa Plus).
EDN référentiel de médecine vasculaire et de chirurgie vasculaire
Collège des enseignants de médecine vasculaire (CEMV) ; Collège français de chirurgie vasculaire et endovasculaire (CFCVE). 4e édition conforme à la R2C (Presses universitaires François-Rabelais, collection L'officiel EDN).
- Surviving Sepsis Campaign: International Guidelines for Management of Sepsis and Septic Shock 2026 (Ouvre un nouvel onglet)
Society of Critical Care Medicine et European Society of Intensive Care Medicine. Édition 2026, qui actualise celle de 2021.
Endocrinologie, diabétologie et maladies métaboliques
Collège des enseignants d'endocrinologie, diabète et maladies métaboliques (CEEDMM). 6e édition, Réussir ses EDN (Elsevier Masson, collection Les référentiels des Collèges).
Le bon usage du médicament et des thérapeutiques non médicamenteuses
Collège national de pharmacologie médicale (CNPM) ; Collège national des enseignants de thérapeutique (CNET). 6e édition actualisée, R2C (Éditions Med-Line, collection Référentiels EDN, R2C).
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