Fiche de révision
Purpura / ecchymose / hématome
La vitropression dit s'il s'agit d'un purpura, la palpation dit d'où il vient, et la numération des plaquettes partage le champ en deux.
Sommaire
Entretien et interrogatoire
⚠️ Trois lésions différentes portent le même motif de consultation, et elles ne posent pas la même question. Le purpura est une tache qui ne s'efface pas, l'ecchymose est un épanchement dans la peau, l'hématome est une collection qui fait masse et qui fait mal. La première chose à établir est laquelle des trois se trouve devant soi.
La disproportion est le signe le plus utile de l'interrogatoire : ⚠️ une lésion sans traumatisme, ou hors de proportion avec le choc rapporté, oriente d'emblée vers un trouble de l'hémostase, alors qu'une ecchymose proportionnée n'appelle rien.
Le reste du corps : saignements de nez, gencives qui saignent au brossage, règles abondantes, sang dans les selles ou les urines, saignement prolongé après une extraction dentaire ou une chirurgie. Un saignement des muqueuses ne se trouve que si on le demande.
⚠️ Les médicaments, et surtout ceux qu'on ne déclare pas : anticoagulants et antiagrégants viennent seuls, mais l'aspirine prise pour un rhume, un anti-inflammatoire d'automédication et les compléments de phytothérapie ne sont presque jamais cités spontanément. La question se pose en les nommant.
Les antécédents personnels et familiaux de saignement se recueillent de façon structurée, parce qu'un patient minimise ce à quoi il est habitué depuis l'enfance.
Le terrain : âge, corticothérapie prolongée, maladie du foie, alcool, alimentation.
⚠️ Ce qui interrompt l'interrogatoire : de la fièvre avec des lésions qui s'étendent pendant qu'on parle.
Une lésion dont le siège ou l'ancienneté ne concorde pas avec l'explication donnée fait poser d'autres questions, dans le cadre prévu pour cela.
À retenir
- Trois lésions portent le même motif et ne posent pas la même question.
- Une lésion hors de proportion avec le choc rapporté oriente vers l'hémostase.
- Un saignement des muqueuses ne se trouve que si on le demande.
- L'aspirine et les anti-inflammatoires d'automédication ne sont jamais cités spontanément.
- Un patient minimise ce à quoi il est habitué depuis l'enfance.
En pratique
- Purpura, ecchymose ou hématome
- Traumatisme, et proportion avec la lésion
- Saignements des muqueuses recherchés un par un
- Médicaments nommés, automédication comprise
- Antécédents personnels de saignement
- Antécédents familiaux de saignement
- Corticothérapie, foie, alcool, alimentation
- Fièvre et vitesse d'extension
Examen clinique
⚠️ Deux gestes, dans cet ordre, et ils décident du reste.
Le premier est la vitropression : une pression maintenue quelques secondes sur la lésion. Ce qui s'efface est un érythème, ce qui persiste est un purpura, et cette distinction se fait au lit du patient sans aucun matériel.
⚠️ Le second est la palpation, et c'est celui qu'on oublie. Un purpura plat, qu'on ne sent pas sous le doigt, vient des plaquettes ; un purpura infiltré, qui fait relief, vient de la paroi du vaisseau. Le même aspect à l'œil recouvre deux maladies différentes, et seule la pulpe du doigt les sépare.
La répartition dit la suite : déclive et symétrique aux membres inférieurs pour une atteinte des vaisseaux ; diffuse, avec des pétéchies partout, pour une atteinte des plaquettes.
⚠️ Les muqueuses sont le point de gravité : des bulles hémorragiques de la bouche accompagnent les baisses profondes des plaquettes et font craindre un saignement ailleurs.
Le reste de l'examen cherche une cause : pâleur, ganglions, rate palpable, foie, signes de maladie chronique du foie.
Chez le sujet âgé ou sous corticoïdes : des taches violacées des avant-bras et du dos des mains, sur une peau fine et parcourue de cicatrices blanches, sont bénignes et n'appellent aucun bilan.
Devant un hématome : mesurer le tour du membre, vérifier les pouls, la sensibilité et la motricité. ⚠️ Un hématome profond peut comprimer sans être visible, et une douleur qui augmente sous un pansement se réexamine.
Ce qui se documente : les limites tracées au stylo et datées.
À retenir
- Ce qui s'efface est un érythème, ce qui persiste est un purpura.
- Un purpura plat vient des plaquettes, un purpura infiltré vient du vaisseau.
- Le même aspect à l'œil recouvre deux maladies que seule la palpation sépare.
- Des bulles hémorragiques de la bouche annoncent un saignement ailleurs.
- Le purpura des avant-bras du sujet âgé est bénin et n'appelle aucun bilan.
En pratique
- Vitropression sur plusieurs lésions
- Palpation à la recherche d'un relief
- Répartition déclive ou diffuse
- Muqueuses buccales inspectées
- Ganglions, rate, foie
- Peau fine et cicatrices blanches chez le sujet âgé
- Pouls, sensibilité et motricité devant un hématome
- Limites tracées au stylo et datées
Synthèse paraclinique
⚠️ Le premier examen est l'hémogramme avec numération des plaquettes, et il partage le champ en deux. Aucun autre examen ne se prescrit avant de connaître ce chiffre.
⚠️ Une baisse des plaquettes ne se retient jamais sur un seul prélèvement. L'anticoagulant du tube fait parfois s'agréger les plaquettes et rend un chiffre faussement bas : le contrôle se fait sur un tube citraté, et le frottis regarde s'il y a des amas. Retenir une baisse sans avoir écarté cet artefact conduit à des hospitalisations inutiles.
Le frottis apporte le reste : cellules anormales, présence de plaquettes géantes, anomalies des autres lignées, schizocytes.
Si les plaquettes sont normales, l'exploration passe à la coagulation : temps de prothrombine, temps de céphaline activée, fibrinogène.
⚠️ Et ces deux résultats se lisent dans les deux sens. Une coagulation normale n'écarte pas une maladie de l'hémostase : la maladie de Willebrand et les anomalies de fonction des plaquettes s'accompagnent souvent de temps normaux, et se cherchent par des examens spécialisés quand l'histoire est évocatrice. Et devant un purpura infiltré, une hémostase normale est ce qu'on attend, parce que le sang sort par la paroi et non par défaut de coagulation. Sa normalité oriente, elle ne clôt pas.
⚠️ Devant un purpura infiltré, l'examen qui décide n'est pas sanguin : c'est la bandelette urinaire, complétée par la créatinine. Elle cherche l'atteinte de l'organe qui fait le pronostic.
Selon le contexte : bilan du foie, marqueurs de l'inflammation, sérologies.
À retenir
- Aucun examen ne se prescrit avant de connaître le chiffre des plaquettes.
- Une baisse des plaquettes ne se retient jamais sur un seul prélèvement.
- Une coagulation normale n'écarte pas une maladie de l'hémostase.
- Devant un purpura infiltré, une hémostase normale est ce qu'on attend.
- Devant un purpura infiltré, l'examen qui décide n'est pas sanguin.
En pratique
- Hémogramme avec numération des plaquettes en premier
- Contrôle sur tube citraté si baisse
- Frottis lu
- Coagulation si plaquettes normales
- Examens spécialisés si histoire évocatrice malgré des temps normaux
- Bandelette urinaire si purpura infiltré
- Créatinine
Iconographie
Ce champ sert ici à deux choses très différentes : documenter une surface, et chercher une collection qu'on ne voit pas.
Pour la surface, la photographie : une règle graduée dans le champ, une date, le même angle et le même éclairage d'une fois sur l'autre. ⚠️ Un éclairage frontal écrase le relief et fait paraître plat ce qui ne l'est pas. Une seconde vue prise en lumière rasante fait projeter à chaque lésion une ombre courte et rend le relief visible sur l'image, ce qui est le seul moyen de faire figurer sur un cliché un signe qui se cherche normalement au doigt.
⚠️ Le tracé au stylo autour des limites, daté, reste la mesure la plus fiable de l'extension, parce qu'il ne dépend ni du cadrage ni de l'éclairage. Une photographie sans tracé ne dit pas si la lésion progresse.
Pour la collection, l'échographie : elle confirme un hématome, dit son volume et guide la surveillance. Elle ne s'impose que si la conduite en dépend.
⚠️ Le cas qui se manque est l'hématome profond du patient sous anticoagulant. Il ne se voit pas et se palpe mal : le signe est une douleur du pli de l'aine ou de la cuisse avec une hanche que le patient garde fléchie, parfois une atteinte du nerf qui donne un déficit. Le diagnostic se fait au scanner, et l'évoquer est ce qui compte.
Ce qui ne se prescrit pas : aucune imagerie devant un purpura simple.
À retenir
- Un éclairage frontal fait paraître plat ce qui ne l'est pas.
- La lumière rasante rend visible sur l'image un signe qui se cherche au doigt.
- Le tracé au stylo daté reste la mesure la plus fiable de l'extension.
- Un hématome profond ne se voit pas et se palpe mal.
- Aucune imagerie ne se prescrit devant un purpura simple.
En pratique
- Règle, date, angle et éclairage constants
- Seconde vue en lumière rasante
- Limites tracées au stylo et datées
- Échographie si la conduite en dépend
- Hématome profond évoqué chez l'anticoagulé
- Aucune imagerie devant un purpura simple
Stratégie diagnostique
Trois questions, posées dans cet ordre, mènent au diagnostic sans jamais se croiser.
Première question : est-ce un purpura ? La vitropression répond. Ce qui s'efface sort du champ et relève d'une autre démarche.
Deuxième question : les plaquettes sont-elles normales ? ⚠️ Ce chiffre sépare le champ en deux moitiés qui n'ont ni les mêmes causes ni la même urgence. Une baisse ouvre les causes de destruction, de consommation et de production insuffisante, et impose de regarder les autres lignées.
Troisième question, si les plaquettes sont normales : le purpura est-il plat ou infiltré ? Un purpura infiltré désigne une atteinte de la paroi des petits vaisseaux, dont la forme la plus fréquente associe des lésions déclives, des douleurs des articulations et des douleurs du ventre, souvent après un épisode infectieux ou l'introduction d'un médicament. Chez l'adulte, l'atteinte du rein est plus fréquente et plus grave que chez l'enfant, et c'est elle qui commande la suite.
À côté de ces trois questions, deux situations se reconnaissent d'emblée : ⚠️ la fragilité de la peau du sujet âgé et du patient sous corticoïdes, dont le purpura siège aux avant-bras et au dos des mains, est bénigne et ne se bilante pas ; et une ecchymose isolée proportionnée à un choc n'ouvre aucune enquête.
Ce qui fait reconsidérer un diagnostic posé : une extension malgré l'arrêt de la cause supposée, une atteinte d'un autre organe, une baisse d'une autre lignée, et un dossier déjà conclu par un confrère sur un bilan qui ne répondait pas à la bonne question.
À retenir
- Le chiffre des plaquettes sépare le champ en deux moitiés d'urgence différente.
- Un purpura infiltré désigne une atteinte de la paroi des petits vaisseaux.
- Chez l'adulte, l'atteinte du rein est plus fréquente et plus grave que chez l'enfant.
- La fragilité cutanée du sujet âgé est bénigne et ne se bilante pas.
- Un dossier déjà conclu se relit avant d'être repris.
En pratique
- Vitropression faite
- Numération des plaquettes connue
- Relief cherché à la palpation
- Autres lignées regardées
- Épisode infectieux ou médicament récents recherchés
- Atteinte du rein cherchée si purpura infiltré
- Fragilité cutanée reconnue et non explorée
Urgence vitale
⚠️ Une seule situation de ce champ se traite avant d'être comprise.
Le purpura fébrile qui s'étend. Devant de la fièvre et un purpura comportant au moins une lésion nécrotique ou ecchymotique d'un diamètre égal ou supérieur à 3 mm, l'antibiotique se donne sur place, avant tout transfert et avant tout prélèvement. ⚠️ Attendre l'hôpital, attendre une ponction lombaire ou attendre une confirmation coûte des vies, et c'est la seule règle de cette fiche qui ne souffre aucune discussion. Chaque minute compte davantage que l'exactitude du diagnostic.
La baisse profonde des plaquettes. Des bulles hémorragiques de la bouche, un saignement du nez qui ne s'arrête pas, du sang dans les urines, et surtout un mal de tête inhabituel ou un trouble de la conscience, font craindre un saignement intracrânien. Le mal de tête d'un patient dont les plaquettes sont très basses n'est jamais banal.
L'hématome qui comprime. Un membre tendu, douloureux, avec des troubles de la sensibilité, relève d'un avis chirurgical sans attendre l'imagerie. ⚠️ Un hématome du cou menace les voies aériennes et un hématome profond de l'abdomen peut saigner en silence jusqu'au choc.
Le patient sous anticoagulant qui est tombé. Toute chute avec choc sur la tête impose une imagerie, même sans perte de connaissance et même s'il va bien, parce que le saignement peut se constituer en plusieurs heures.
Le choc hémorragique se reconnaît sur la fréquence cardiaque, la pression artérielle et la conscience.
À retenir
- Un purpura fébrile avec une lésion de 3 mm au moins se traite avant d'être compris.
- L'antibiotique se donne sur place, avant tout transfert et tout prélèvement.
- Le mal de tête d'un patient dont les plaquettes sont très basses n'est jamais banal.
- Un hématome profond de l'abdomen peut saigner en silence jusqu'au choc.
- Une chute sur la tête sous anticoagulant impose une imagerie même si le patient va bien.
En pratique
- Température et diamètre des lésions
- Antibiotique sur place si les deux critères sont réunis
- Muqueuses buccales inspectées
- Mal de tête et conscience évalués
- Membre tendu, sensibilité, motricité
- Imagerie après une chute sur la tête sous anticoagulant
- Constantes et signes de choc
Stratégie de prise en charge
La prise en charge tient en trois décisions, et la première est une soustraction.
⚠️ Ce qu'on arrête. Tout médicament qui gêne l'hémostase se remet en question, mais l'arrêt ne va jamais de soi : il se pèse contre ce pour quoi il a été prescrit, et un anticoagulant arrêté sans raison expose à ce qu'il prévenait. La question se pose, la réponse se justifie, et elle s'écrit dans le dossier. L'automédication par anti-inflammatoire ou aspirine, elle, s'arrête sans discussion.
⚠️ Ce qu'on ne fait pas. Aucune injection dans le muscle chez un patient dont l'hémostase est altérée : elle crée l'hématome qu'on redoute. Aucun massage d'un hématome, aucun anti-inflammatoire pour le soulager.
Ce qu'on fait localement : compression, surélévation, froid les premières heures, antalgique. La compression est utile et le repos ne l'est pas.
Selon la cause : une baisse des plaquettes se traite selon son mécanisme et relève d'un avis spécialisé ; un purpura des vaisseaux impose de chercher et d'arrêter ce qui l'a déclenché, et son traitement propre est spécialisé ; la fragilité cutanée du sujet âgé ne se traite pas, elle se protège.
⚠️ Ce qui se programme et qui s'oublie : devant un purpura infiltré, la bandelette urinaire et la pression artérielle se répètent pendant plusieurs semaines, parce que l'atteinte du rein peut apparaître alors que la peau est déjà guérie. Un rendez-vous fixé vaut mieux qu'une consigne donnée.
À retenir
- Un anticoagulant arrêté sans raison expose à ce qu'il prévenait.
- La question de l'arrêt se pose, la réponse se justifie et elle s'écrit.
- Aucune injection dans le muscle quand l'hémostase est altérée.
- L'atteinte du rein peut apparaître alors que la peau est déjà guérie.
- Un rendez-vous fixé vaut mieux qu'une consigne donnée.
En pratique
- Liste complète des médicaments revue
- Automédication arrêtée
- Arrêt d'un anticoagulant pesé et écrit
- Aucune injection dans le muscle
- Compression, surélévation, froid, antalgique
- Facteur déclenchant cherché et arrêté
- Bandelette et pression artérielle programmées sur plusieurs semaines
Procédure et geste technique
Annonce et information
Éducation et prévention
⚠️ La plus grande part du travail de ce champ consiste à défaire une peur, et l'autre à en installer une utile.
La peur à défaire est celle des ecchymoses du sujet âgé. Des taches violacées des avant-bras et du dos des mains, sur une peau fine, ⚠️ font souvent arrêter un traitement nécessaire, par le patient ou par son entourage. Expliquer qu'elles viennent de la peau et non du sang, qu'elles ne sont pas un signe de danger et qu'elles ne justifient pas d'arrêter quoi que ce soit évite une complication bien plus grave que ce qu'elles montrent.
La peur à installer : ⚠️ un purpura avec de la fièvre se voit sans attendre, quelle que soit l'heure, et ne se surveille pas à la maison.
Ce qui s'apprend au patient sous anticoagulant ou antiagrégant : ne pas prendre d'anti-inflammatoire ni d'aspirine sans avis, signaler son traitement avant tout soin dentaire ou toute intervention, consulter après toute chute sur la tête même s'il se sent bien, et garder sur soi le document qui nomme son traitement.
Ce qui se montre : le tracé au stylo autour des lésions, qui permet au patient lui-même de dire si cela s'étend, ce qu'aucune description de mémoire ne permet.
⚠️ Ce qui se dit sur la durée : après un purpura des vaisseaux, la surveillance des urines continue plusieurs semaines après la disparition des taches. Sans cette phrase, personne ne revient.
À retenir
- Les ecchymoses du sujet âgé font arrêter des traitements nécessaires.
- Expliquer qu'elles viennent de la peau et non du sang évite une complication plus grave.
- Un purpura avec de la fièvre se voit sans attendre, quelle que soit l'heure.
- Le tracé au stylo permet au patient de dire lui-même si cela s'étend.
- La surveillance des urines continue après la disparition des taches.
En pratique
- Origine cutanée des ecchymoses du sujet âgé expliquée
- Consigne de ne rien arrêter sans avis
- Purpura fébrile : consulter sans attendre
- Ni anti-inflammatoire ni aspirine sans avis
- Traitement signalé avant tout soin dentaire
- Consulter après toute chute sur la tête
- Tracé au stylo montré
- Durée de la surveillance des urines annoncée
Communication interprofessionnelle
⚠️ Un chiffre de plaquettes transmis sans sa date ne sert à rien, parce que ce champ évolue en quelques jours et que le correspondant ne saura pas s'il lit un résultat d'aujourd'hui ou de la semaine passée. La date fait partie du chiffre.
Au laboratoire : préciser qu'un contrôle sur tube citraté est demandé quand une baisse doit être confirmée, sinon le même artefact se reproduit et deux prélèvements ne valent pas mieux qu'un.
Au médecin qui reçoit le patient : la nature exacte de la lésion, le résultat de la vitropression et de la palpation, la répartition, les limites tracées et leur date, la liste des médicaments avec l'heure de la dernière prise, et le résultat de la bandelette urinaire.
⚠️ À celui qui assurera la suite : qui répète la bandelette et la pression artérielle, à quel rythme, et pendant combien de temps. Une surveillance qui n'a pas de nom et pas de date n'est faite par personne, et c'est ainsi qu'une atteinte du rein est découverte trop tard chez un patient qui avait été correctement diagnostiqué.
Au pharmacien : les médicaments à ne pas délivrer sans avis.
Au dentiste et au chirurgien : le traitement en cours et le chiffre le plus récent, avant l'intervention et non le matin même.
À l'équipe soignante : l'interdiction des injections dans le muscle, portée là où elle se lira.
À retenir
- Un chiffre de plaquettes transmis sans sa date ne sert à rien.
- Sans la mention du tube citraté, le même artefact se reproduit.
- L'heure de la dernière prise fait partie de la liste des médicaments.
- Une surveillance sans nom et sans date n'est faite par personne.
- L'interdiction des injections dans le muscle se porte là où elle se lira.
En pratique
- Chiffre des plaquettes avec sa date
- Tube citraté demandé au laboratoire
- Vitropression, palpation et répartition transmises
- Limites tracées et datées
- Médicaments avec l'heure de la dernière prise
- Résultat de la bandelette urinaire
- Surveillance nommée, rythmée et bornée
- Interdiction des injections dans le muscle portée au dossier