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Fiche de révision

Ulcère cutané

La compression guérit l'ulcère veineux et aggrave l'ulcère artériel : c'est la même bande, et ce sont les pouls et l'index de pression qui décident.

Situation de départ 92Catégorie IItem R2C 228Item R2C 227Item R2C 250

Entretien et interrogatoire

⚠️ La question la plus rentable de cet interrogatoire n'est pas sur la plaie, elle est sur ce qu'on a déjà fait : quel traitement, à quelle force, et pendant combien de temps. Un ulcère dit rebelle est le plus souvent un ulcère traité par des pansements sans compression, ou par une compression que le patient ne porte pas.

⚠️ La seconde question la plus rentable est la position qui soulage. Une douleur qui s'apaise jambe levée oriente vers les veines ; une douleur qui s'apaise jambe pendante, hors du lit, oriente vers les artères. Ce seul renseignement trie mieux que l'aspect de la plaie.

L'ancienneté et l'histoire : premier épisode ou récidive, plaie initiale, vitesse d'apparition.

La marche : distance parcourue avant de devoir s'arrêter, douleur du mollet à l'effort.

Le terrain : diabète, tabac, maladie du cœur ou des artères, antécédent de phlébite, chirurgie des veines, surpoids, station debout prolongée, immobilité.

L'autonomie, qui décide de la faisabilité : ⚠️ qui met la compression le matin, et le patient peut-il se baisser jusqu'à ses pieds. Prescrire un dispositif qu'il ne peut pas enfiler seul revient à ne rien prescrire.

La douleur pendant les soins se demande à part de la douleur de fond.

Et une ligne qui manque presque toujours : la vaccination contre le tétanos.

À retenir

Avant de conclure à un échec, faire préciser la force de la compression et le nombre d'heures par jour où elle est portée.

À retenir

  • Quel traitement, à quelle force, pendant combien de temps.
  • Un ulcère rebelle est le plus souvent un ulcère mal traité.
  • Une douleur qui s'apaise jambe levée et une qui s'apaise jambe pendante s'opposent.
  • Prescrire un dispositif que le patient ne peut pas enfiler revient à ne rien prescrire.
  • La ligne qui manque presque toujours est celle du tétanos.

En pratique

  • Traitements reçus, force et durée
  • Position qui soulage la douleur
  • Ancienneté et récidives
  • Distance de marche et douleur du mollet
  • Diabète, tabac, cœur, phlébite, chirurgie veineuse
  • Capacité à enfiler seul un dispositif
  • Douleur pendant les soins
  • Vaccination contre le tétanos

Examen clinique

⚠️ Les deux jambes s'examinent, pieds nus, debout puis allongé, et non la seule plaie sous son pansement.

La plaie : siège, taille mesurée, forme, bords, fond, exsudat, odeur, peau autour. Un ulcère de la face interne au-dessus de la malléole, large, à bords en pente douce, sur une jambe œdématiée, ne ressemble pas à un ulcère distal, creusé, à bords taillés à pic, sur un pied froid.

La jambe autour dit souvent plus que la plaie : œdème qui garde l'empreinte du doigt, pigmentation brune en nappe, petites plages blanches nacrées, veines dilatées, cicatrices d'ulcères anciens.

⚠️ Les pouls du pied se palpent dans tous les cas, des deux côtés, et leur résultat s'écrit. ⚠️ Et l'index de pression systolique se mesure avant toute compression : c'est un examen de sécurité, pas un examen de confirmation.

Le pied : température, coloration, pâleur à l'élévation, temps de recoloration.

Chez le diabétique : sensibilité au monofilament, déformations, zones d'appui, et la recherche d'un contact osseux au fond d'une plaie profonde.

⚠️ Un point rarement examiné et qui compte : la mobilité de la cheville. Une cheville enraidie supprime la pompe du mollet, et aucun traitement local ne compensera cela.

L'état général : poids, nutrition, autonomie.

Le piège

Examiner la plaie sans examiner la jambe. Les signes qui donnent la cause sont autour, pas dedans.

À retenir

  • Les deux jambes, pieds nus, debout puis allongé.
  • La jambe autour dit souvent plus que la plaie elle-même.
  • Les pouls se palpent dans tous les cas et leur résultat s'écrit.
  • L'index de pression est un examen de sécurité, pas de confirmation.
  • Une cheville enraidie supprime la pompe du mollet.

En pratique

  • Les deux jambes, pieds nus, debout puis allongé
  • Siège, taille mesurée, bords, fond, exsudat
  • Œdème, pigmentation, plages blanches, veines dilatées
  • Pouls du pied palpés et notés
  • Index de pression systolique avant toute compression
  • Température, coloration et recoloration du pied
  • Monofilament et appuis si diabète
  • Mobilité de la cheville

Synthèse paraclinique

⚠️ L'examen central de ce champ se fait au lit du patient avec un brassard et une sonde, et il conditionne le traitement : l'index de pression systolique à la cheville. Il dit si la compression est possible, et à quelle force.

⚠️ Il a un piège qu'il faut connaître : chez le diabétique ancien et chez l'insuffisant rénal, les artères sont rigides et l'index remonte faussement. Un index élevé chez ces patients n'écarte donc rien, et la mesure se complète par une pression au gros orteil ou par un avis vasculaire.

L'écho-Doppler complète : veineux pour préciser le mécanisme et discuter un geste, artériel quand l'index est anormal ou ininterprétable.

Le bilan général : glycémie, hémogramme, albumine, fonction rénale. La cicatrisation demande du matériau et un terrain.

⚠️ Ce qui ne se prescrit pas : un écouvillonnage de routine. Toute plaie chronique est colonisée, le résultat sera positif, il ne prouvera rien et il fera prescrire un antibiotique inutile. Le prélèvement suit une suspicion clinique d'infection, il ne la précède pas.

⚠️ Et l'examen qui décide du pronostic quand rien ne bouge : une biopsie des bords, après trois mois d'un traitement bien conduit sans cicatrisation, ou d'emblée devant un aspect atypique. Un ulcère chronique peut cacher un cancer, une vascularite ou une maladie inflammatoire de la peau.

Le piège

Se rassurer avec un index de pression élevé chez un diabétique ancien. Des artères rigides le font monter sans rien garantir.

À retenir

  • L'examen central se fait au lit du patient et conditionne le traitement.
  • Chez le diabétique ancien, l'index remonte faussement et n'écarte rien.
  • Toute plaie chronique est colonisée : le prélèvement suit la clinique, il ne la précède pas.
  • Trois mois sans cicatrisation malgré un traitement conduit : biopsie des bords.
  • Un ulcère chronique peut cacher autre chose qu'un ulcère.

En pratique

  • Index de pression systolique mesuré et daté
  • Pression au gros orteil si artères rigides suspectées
  • Écho-Doppler selon le résultat
  • Glycémie, hémogramme, albumine, fonction rénale
  • Aucun écouvillonnage systématique
  • Biopsie des bords à trois mois si absence de cicatrisation

Iconographie

⚠️ Deux clichés valent mieux qu'un, et ce ne sont pas deux fois le même : un cliché d'ensemble de la jambe et un gros plan de la plaie. Les signes qui donnent la cause, œdème, pigmentation, plages blanches, veines dilatées, ne figurent que sur le premier, et un dossier qui ne contient que des gros plans ne permet à personne de trancher à distance.

Ce qui fait un cliché utile : une règle graduée dans le champ, une date, le même angle et la même distance, le côté nommé.

⚠️ Un œdème se documente en photographie, ce qui paraît impossible : l'opérateur appuie quelques secondes sur le tibia, et l'empreinte du doigt reste visible sur le cliché suivant. Sans cette manœuvre, l'œdème n'apparaît sur aucune image.

La série est ce qui compte : deux mesures prises avec la même règle disent si le traitement fonctionne, ce qu'aucune impression ne dit.

L'imagerie proprement dite se limite à peu de choses : l'écho-Doppler, qui est l'examen d'imagerie utile de ce champ, et une radiographie devant une suspicion d'atteinte de l'os sous une plaie profonde du pied.

⚠️ Aucune imagerie ne remplace la mesure de pression à la cheville, et aucune image ne dit si une compression est autorisée.

À retenir

Un dossier qui ne contient que des gros plans ne permet à personne de conclure à distance. Le plan large porte la cause.

À retenir

  • Un cliché d'ensemble et un gros plan, jamais deux fois le même.
  • Les signes qui donnent la cause ne figurent que sur le cliché d'ensemble.
  • L'empreinte du doigt sur le cliché suivant est la seule façon de photographier un œdème.
  • Deux mesures à la même règle disent ce qu'aucune impression ne dit.
  • Aucune image ne dit si une compression est autorisée.

En pratique

  • Cliché d'ensemble de la jambe
  • Gros plan avec règle graduée
  • Date, angle, distance et côté constants
  • Manœuvre du doigt pour documenter l'œdème
  • Série comparée avec la même règle
  • Écho-Doppler demandé selon la question posée
  • Radiographie si suspicion d'atteinte osseuse

Stratégie diagnostique

Trois familles couvrent la grande majorité des ulcères de jambe, et chacune a une signature.

L'ulcère veineux : au-dessus de la malléole interne, large, superficiel, à bords en pente douce, peu douloureux, sur une jambe œdématiée, pigmentée, veineuse. Il s'améliore jambe levée.

L'ulcère artériel : plus distal, creusé, à bords taillés à pic, très douloureux, sur un pied froid, pâle à l'élévation, sans pouls. Il s'améliore jambe pendante.

Le mal perforant plantaire : sur un point d'appui de la plante, entouré de corne, indolore, chez un diabétique. L'absence de douleur est le signe, pas l'absence de gravité.

⚠️ Et la quatrième situation est la plus fréquente chez le sujet âgé : la forme mixte. Un ulcère d'aspect veineux sur une jambe dont les artères sont rétrécies. C'est elle qui justifie de mesurer l'index chez tout le monde, et non chez les seuls patients qui paraissent artériels.

Les causes plus rares se reconnaissent à ce qu'elles ne collent pas : une ulcération très douloureuse, à bords violacés et décollés, qui s'étend après avoir été nettoyée ; une ulcération sur une jambe sans œdème ni anomalie artérielle ; des ulcérations multiples chez un sujet jeune. ⚠️ Une plaie qui s'aggrave après un parage doit faire arrêter les parages et demander un avis.

Ce qui fait reconsidérer : trois mois sans progression sous un traitement correct.

À retenir

Trois signatures et une exception : veineux, artériel, neuropathique, et le mixte qui ressemble au premier sur les artères du second.

À retenir

  • Il s'améliore jambe levée, ou il s'améliore jambe pendante : deux maladies.
  • L'absence de douleur d'un mal perforant est le signe, pas l'absence de gravité.
  • La forme mixte est la plus fréquente chez le sujet âgé.
  • C'est elle qui justifie de mesurer l'index chez tout le monde.
  • Une plaie qui s'aggrave après un parage doit faire arrêter les parages.

En pratique

  • Siège rapporté aux trois signatures
  • Bords et profondeur décrits
  • Douleur et position qui soulage
  • État de la jambe autour
  • Pouls et index dans tous les cas
  • Aspect atypique recherché
  • Progression réévaluée à trois mois

Urgence vitale

Quatre situations sortent du cadre du suivi ordinaire, et la dernière est fabriquée par le soignant.

L'insuffisance artérielle sévère. Une douleur permanente qui empêche de dormir, obligeant à laisser la jambe pendante, une nécrose des orteils, un pied froid et pâle : le membre est menacé, et l'avis vasculaire se demande sans attendre. Le délai se compte en heures ou en jours, pas en semaines.

L'infection nécrosante des tissus. Une douleur disproportionnée, une extension rapide de la rougeur, un aspect livide, une crépitation, un état général altéré : c'est une urgence chirurgicale.

L'infection profonde du pied diabétique. Un contact osseux perçu au fond de la plaie, une rougeur qui s'étend, de la fièvre, et parfois seulement un déséquilibre inexpliqué du diabète, qui peut être le premier signe.

⚠️ La quatrième est une erreur de soin : une compression forte posée sur une jambe dont les artères sont rétrécies. Elle transforme une plaie qui cicatrisait mal en une plaie qui se nécrose, et elle est évitable par une mesure de deux minutes.

Signes d'alerte communs : fièvre, douleur nouvelle chez un patient qui ne se plaignait pas, extension de la rougeur au-delà des berges, écoulement de mauvaise odeur, dégradation de l'état général.

Urgence

Douleur permanente qui empêche le décubitus, pied froid, nécrose distale : le membre est menacé, avis vasculaire sans attendre.

Le piège

Poser une compression avant d'avoir la mesure. C'est la seule urgence de ce champ que le soignant crée lui-même.

À retenir

  • Une douleur qui oblige à laisser la jambe pendante la nuit menace le membre.
  • Le délai se compte alors en heures ou en jours, pas en semaines.
  • Un déséquilibre inexpliqué du diabète peut être le premier signe d'une infection profonde.
  • La quatrième urgence est une erreur de soin, et elle est évitable en deux minutes.
  • Une douleur nouvelle chez un patient qui ne se plaignait pas est un signe.

En pratique

  • Douleur de repos et position antalgique nocturne
  • Température et coloration du pied
  • Extension de la rougeur au-delà des berges
  • Douleur disproportionnée, crépitation, lividité
  • Contact osseux si plaie profonde du pied
  • Équilibre du diabète
  • Index connu avant toute compression

Stratégie de prise en charge

⚠️ La compression est le traitement de fond de l'ulcère veineux, et elle n'est possible qu'après la mesure. Une fois autorisée, sa force est adaptée au résultat, et elle se pose le matin avant le lever, quand la jambe est le moins gonflée.

⚠️ Ce qui décide de son efficacité n'est pas sa force, c'est le nombre d'heures où elle est portée. Un dispositif parfait laissé dans un tiroir vaut moins qu'un dispositif moins puissant que le patient enfile tous les jours, et ce choix se fait avec lui.

Ce qui l'accompagne et qui compte autant : marcher, mobiliser la cheville, surélever les pieds du lit la nuit. ⚠️ Dormir dans un fauteuil jambes pendantes entretient l'œdème, et cette habitude se cherche activement chez les patients qui ne cicatrisent pas.

Le pansement se choisit selon l'exsudat, protège la peau autour de la macération, et se change à un rythme adapté. ⚠️ Il occupe l'essentiel du temps de prescription et n'est pas ce qui fait cicatriser.

La douleur se traite, et un antalgique avant les soins se prescrit quand la réfection est douloureuse.

Le reste du plan : nutrition, équilibre du diabète, arrêt du tabac, vaccination contre le tétanos, avis vasculaire pour un geste sur les veines quand il est indiqué.

Et une date : la réévaluation, avec une mesure et une photographie.

À retenir

Mesurer, comprimer, faire marcher, surélever la nuit. Le pansement vient après ces quatre points, pas avant.

À retenir

  • Ce qui décide de l'efficacité n'est pas la force, c'est le nombre d'heures portées.
  • Un dispositif parfait laissé dans un tiroir vaut moins qu'un dispositif moindre porté.
  • Dormir dans un fauteuil jambes pendantes entretient l'œdème.
  • Le pansement occupe l'essentiel du temps de prescription sans faire cicatriser.
  • Un antalgique avant les soins se prescrit quand la réfection est douloureuse.

En pratique

  • Index connu avant la prescription
  • Force adaptée au résultat
  • Pose le matin avant le lever
  • Dispositif choisi selon ce que le patient peut enfiler
  • Marche et mobilisation de la cheville encouragées
  • Habitude de dormir jambes pendantes recherchée
  • Antalgique avant les soins si besoin
  • Réévaluation datée avec mesure et photographie

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué au titre de ce SDD. La mesure de l'index de pression systolique fait l'objet d'une station dédiée dans la situation consacrée à la claudication, et la pose des pansements relève de professionnels formés.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve. Ce qui se dit au patient sur la durée de la cicatrisation et sur le port prolongé de la compression relève de la section consacrée à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ La compression n'agit que portée, et elle est inconfortable. C'est le seul traitement de ce champ dont l'efficacité dépend entièrement de ce que le patient accepte de faire, et l'expliquer fait donc partie du traitement lui-même. Dire pourquoi elle serre, et ce qui se passe si elle n'est pas mise, obtient plus qu'une consigne répétée.

Ce qui se règle en consultation : le patient peut-il l'enfiler seul. Si la réponse est non, on change de dispositif ou on organise un passage, au lieu de conclure plus tard à un échec du traitement.

Ce qui s'explique en trois gestes : la mettre le matin avant de poser le pied par terre, marcher tous les jours, surélever les pieds du lit la nuit. ⚠️ Et ne pas dormir dans un fauteuil jambes pendantes, qui annule tout le reste.

Ce qui protège la peau : hydrater, ne pas gratter, éviter les chocs, porter des chaussures qui ne blessent pas, faire soigner les ongles.

⚠️ Ce qui se dit et qui n'est presque jamais dit : après la cicatrisation, la compression continue. C'est elle qui empêche la récidive, et un ulcère cicatrisé sans compression revient. L'arrêter le jour de la cicatrisation est la cause la plus fréquente de rechute.

Ce qui doit faire consulter : une douleur nouvelle, une rougeur qui s'étend, de la fièvre, une plaie qui s'agrandit, un pied froid.

Le piège

Arrêter la compression parce que l'ulcère est fermé. C'est le moment où elle devient une prévention, pas le moment de la retirer.

À retenir

  • C'est le seul traitement dont l'efficacité dépend entièrement de ce que le patient fait.
  • Régler en consultation la question de savoir s'il peut l'enfiler seul.
  • Sinon on conclura plus tard, à tort, à un échec du traitement.
  • Après la cicatrisation, la compression continue.
  • L'arrêter le jour de la cicatrisation est la cause la plus fréquente de rechute.

En pratique

  • Raison du serrage expliquée
  • Capacité à enfiler vérifiée en consultation
  • Dispositif adapté ou passage organisé
  • Pose le matin avant le lever
  • Marche quotidienne et surélévation nocturne
  • Consigne de ne pas dormir jambes pendantes
  • Poursuite de la compression après cicatrisation
  • Signes devant faire consulter

Communication interprofessionnelle

⚠️ L'index de pression systolique et sa date doivent figurer au dossier, écrits en clair. Tant qu'ils n'y sont pas, aucun soignant ne peut décider de comprimer, et la plupart s'abstiennent, ce qui explique des mois de pansements sans traitement de fond. Une ligne écrite débloque une prise en charge entière.

⚠️ Une prescription de compression se rédige avec sa force, son mode et son moment de pose. « Compression » seul n'est pas une prescription : le pharmacien ne sait pas quoi délivrer, l'infirmière ne sait pas quoi poser, et personne ne le fait.

À l'infirmière qui assure les soins : la mesure de la plaie à chaque réfection, la photographie avec la même règle, et les signes qui doivent faire appeler sans attendre le passage suivant.

Au pharmacien : le dispositif prescrit et l'aide au choix de la taille, qui conditionne le port autant que la force.

Au médecin vasculaire : la question posée, et non la seule demande d'examen. Un courrier qui dit ce qu'on veut savoir revient avec une réponse utilisable.

Au médecin traitant et à l'aval : qui renouvelle la prescription après la cicatrisation, parce que c'est le moment où la continuité se perd et où l'ulcère revient.

Et ce qui se transmet toujours : la date du dernier vaccin contre le tétanos.

À retenir

Trois éléments rendent une prescription de compression exécutable : la force, le mode de pose et le moment de la journée.

À retenir

  • Tant que l'index n'est pas écrit au dossier, personne ne décide de comprimer.
  • Une ligne écrite débloque une prise en charge entière.
  • Compression seul n'est pas une prescription.
  • La taille conditionne le port autant que la force.
  • La continuité se perd au moment de la cicatrisation, et c'est là que l'ulcère revient.

En pratique

  • Index et sa date écrits au dossier
  • Force, mode et moment de pose précisés
  • Consignes de mesure et de photographie à l'infirmière
  • Signes devant faire appeler entre deux passages
  • Taille du dispositif vue avec le pharmacien
  • Question explicite posée au médecin vasculaire
  • Renouvellement après cicatrisation attribué
  • Date du dernier vaccin contre le tétanos transmise

Sources

  • R2C, item 228 : Ulcère de jambe
  • R2C, item 227 : Insuffisance veineuse chronique et varices
  • R2C, item 250 : Dénutrition chez l'adulte et l'enfant
  • Collège des enseignants de médecine vasculaire et de chirurgie vasculaire, chapitre « Ulcère de jambe », et collège des enseignants de dermatologie de France, chapitre « Plaies chroniques »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge de l'ulcère de jambe à prédominance veineuse, sur la compression médicale et sur le pied du patient diabétique. La date de la version consultée fait partie de la source