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Fiche de révision

Vésicules, éruption vésiculeuse (cutanéomuqueuse)

Trois questions rangent presque tout le champ, et les deux urgences se reconnaissent à l'endroit où siègent les lésions, jamais à leur aspect.

Situation de départ 93Catégorie IItem R2C 168Item R2C 187Item R2C 115

Entretien et interrogatoire

L'interrogatoire de ce champ cherche trois choses : ce qui a précédé, ce qui gratte ou ce qui brûle, et qui est le patient.

⚠️ Ce qui a précédé est souvent le diagnostic. Une douleur ou une brûlure localisée quelques jours avant toute lésion visible oriente d'emblée, et c'est pendant cette phase que les diagnostics se portent à côté. Une récidive toujours au même endroit oriente ailleurs. Un contact avec un produit, un métal, un végétal ou un cosmétique oriente encore ailleurs, et la forme de l'éruption dessine alors la zone de contact.

Ce qui gratte et ce qui brûle ne sont pas la même maladie : le prurit va avec les causes allergiques et avec la varicelle, la brûlure va avec les atteintes des nerfs.

⚠️ Qui est le patient change tout le raisonnement : un nouveau-né, une femme enceinte, une personne dont l'immunité est diminuée, un patient qui a de l'eczéma. Ces quatre terrains transforment une éruption banale en situation urgente, et ils se demandent avant de regarder la peau.

Le reste : contage dans l'entourage, varicelle faite ou non, vaccinations, médicaments introduits récemment, fièvre.

⚠️ Trois questions ciblées à ne pas oublier : la vision et la gêne de l'œil ; une difficulté à uriner, qui accompagne certaines atteintes basses ; et une faiblesse d'un côté du visage, qui accompagne certaines atteintes de l'oreille.

À retenir

Nouveau-né, femme enceinte, immunité diminuée, eczéma connu : ces quatre réponses se cherchent avant de décrire la moindre lésion.

À retenir

  • Ce qui a précédé l'éruption est souvent le diagnostic.
  • La phase douloureuse sans lésion visible est celle où l'on se trompe.
  • Ce qui gratte et ce qui brûle ne sont pas la même maladie.
  • Quatre terrains transforment une éruption banale en situation urgente.
  • La forme d'une éruption de contact dessine la zone du contact.

En pratique

  • Douleur ou brûlure ayant précédé l'éruption
  • Récidive au même endroit
  • Contact avec un produit, un métal, un végétal
  • Prurit ou brûlure
  • Nouveau-né, grossesse, immunité, eczéma
  • Contage, varicelle faite, vaccinations
  • Médicaments récents et fièvre
  • Vision, miction, motricité du visage

Examen clinique

Le premier travail est de nommer la lésion élémentaire : une vésicule est un soulèvement clair de petite taille, à distinguer d'une bulle, plus large, et d'une pustule, trouble d'emblée. Se tromper de lésion élémentaire fait entrer dans le mauvais chapitre.

⚠️ La deuxième question est la disposition, et c'est elle qui trie : groupées en amas sur un fond rouge, ou disséminées une par une sur tout le corps.

⚠️ La troisième est la limite : une éruption strictement d'un côté, qui s'arrête net sur la ligne médiane, suit un territoire nerveux. Aucune autre cause ne dessine cette frontière, et il faut donc regarder les deux moitiés du corps ensemble.

L'âge des lésions se lit : dans un amas, elles évoluent ensemble ; disséminées et d'âges différents au même moment, elles disent autre chose.

Toutes les muqueuses s'examinent : bouche, yeux, région génitale. Une atteinte de plusieurs muqueuses fait sortir du cadre habituel.

⚠️ Deux endroits se regardent spécifiquement, parce qu'ils changent le plan : la pointe et l'aile du nez, et le conduit de l'oreille avec la motricité du visage.

⚠️ Chez un patient qui a de l'eczéma, chercher des vésicules creusées en leur centre sur les plaques.

Le reste : température, ganglions, état général.

Le piège

Examiner seulement la zone que le patient montre. La limite d'une éruption ne se voit qu'en regardant aussi ce qui est indemne.

À retenir

  • Se tromper de lésion élémentaire fait entrer dans le mauvais chapitre.
  • Groupées ou disséminées : la disposition trie avant l'aspect.
  • Aucune autre cause ne s'arrête net sur la ligne médiane.
  • Il faut donc regarder les deux moitiés du corps sur le même temps d'examen.
  • Deux endroits se regardent parce qu'ils changent le plan : le nez et l'oreille.

En pratique

  • Lésion élémentaire nommée
  • Groupées ou disséminées
  • Unilatérale et limite médiane vérifiées
  • Âge des lésions comparé
  • Bouche, yeux et région génitale examinés
  • Pointe et aile du nez regardées
  • Conduit de l'oreille et motricité du visage
  • Plaques d'eczéma inspectées si terrain atopique

Synthèse paraclinique

⚠️ Dans l'immense majorité des cas, il n'y a aucun examen à demander. Le diagnostic se fait sur la disposition, la limite et le terrain, et un examen prescrit par principe retarde le traitement sans rien ajouter.

Le prélèvement d'une lésion pour rechercher le virus a des indications précises : le nouveau-né, la femme enceinte, le patient dont l'immunité est diminuée, une forme atypique ou étendue, et toute situation où une décision lourde en dépend. Il se fait sur une lésion récente et non croûteuse, parce qu'un prélèvement tardif rend un résultat faussement négatif.

⚠️ La sérologie ne sert pas au diagnostic d'une éruption en cours. Elle renseigne sur un contact ancien, ce qui est utile pour savoir si une personne de l'entourage est protégée, et jamais pour dire ce qu'a le patient aujourd'hui.

Ce qui se prescrit selon le contexte : une recherche d'infection par le virus de l'immunodéficience humaine devant une atteinte étendue ou survenant à un âge inhabituel ; un bilan d'immunité devant des récidives répétées ; un prélèvement bactériologique seulement si une surinfection est suspectée cliniquement.

⚠️ Ce qui ne se fait plus : le diagnostic par examen des cellules d'un frottis n'est plus l'examen de référence, remplacé par la recherche directe du virus.

Et devant des signes neurologiques ou une atteinte respiratoire : le bilan est celui de la complication, en milieu hospitalier.

Le piège

Attendre une sérologie pour traiter. Elle répondra sur le passé du patient, pas sur son éruption.

À retenir

  • Dans l'immense majorité des cas, il n'y a aucun examen à demander.
  • Un prélèvement tardif sur une lésion croûteuse rend un résultat faussement négatif.
  • La sérologie dit un contact ancien, jamais ce qu'a le patient aujourd'hui.
  • Elle est utile pour savoir si un proche est protégé, pas pour le malade.
  • Un prélèvement bactériologique suit une suspicion clinique, il ne la précède pas.

En pratique

  • Aucun examen devant une forme typique
  • Prélèvement virologique si nouveau-né, grossesse, immunité, forme atypique
  • Lésion récente choisie pour le prélèvement
  • Sérologie réservée à l'entourage
  • Dépistage du virus de l'immunodéficience humaine si forme inhabituelle
  • Prélèvement bactériologique seulement si surinfection suspectée

Iconographie

⚠️ La règle de cadrage de ce champ est particulière et elle est constamment violée : il faut photographier ce qui est indemne en même temps que ce qui est atteint. C'est la limite qui porte le diagnostic, et un gros plan sur les vésicules la fait disparaître. Un cliché du visage entier, ou des deux moitiés du tronc, dit plus qu'un gros plan bien net.

Ce qui fait un cliché utile : la zone entière et un gros plan, une règle graduée, une date, le côté nommé, un éclairage qui ne noie pas le relief.

⚠️ Deux clichés supplémentaires se prennent quand la localisation le justifie : la pointe et l'aile du nez, et le conduit de l'oreille. Ce sont deux endroits où deux lésions de 2 mm changent la conduite, et où l'on ne pense pas à regarder si on ne s'est pas donné la consigne.

La série sert à dater : elle dit quand toutes les lésions sont devenues croûteuses, ce qui est la seule façon de fixer la fin de la contagiosité autrement qu'à l'estime.

L'imagerie proprement dite n'a pas sa place devant une éruption vésiculeuse, sauf devant une complication : une atteinte du cerveau se cherche par une imagerie et une ponction, en milieu hospitalier.

⚠️ Aucune image ne dit si l'œil est atteint, et une photographie d'un œil rouge ne remplace pas l'examen à la lampe.

À retenir

Un gros plan net et une zone entière : les deux, toujours. Le premier montre la lésion, le second montre la maladie.

À retenir

  • C'est la limite qui porte le diagnostic, et un gros plan la fait disparaître.
  • Photographier ce qui est indemne en même temps que ce qui est atteint.
  • Deux endroits où deux lésions de 2 mm changent la conduite : le nez et l'oreille.
  • La série est la seule façon de fixer la fin de la contagiosité autrement qu'à l'estime.
  • Une photographie d'un œil rouge ne remplace pas l'examen à la lampe.

En pratique

  • Cliché de la zone entière incluant le côté indemne
  • Gros plan avec règle graduée
  • Date et côté nommés
  • Cliché du nez si le visage est atteint
  • Cliché du conduit de l'oreille si besoin
  • Série suivie jusqu'à la croûte
  • Aucune imagerie hors complication

Stratégie diagnostique

Trois questions rangent presque tout, et elles se posent dans cet ordre.

Groupées ou disséminées ? Groupées en amas sur un fond rouge oriente vers les virus de la famille de l'herpès. Disséminées, une par une, sur tout le corps, avec des lésions d'âges différents au même moment et une atteinte du cuir chevelu, oriente vers la varicelle, avec un prurit au premier plan.

Groupées et ensuite ? ⚠️ Si l'éruption est unilatérale et respecte strictement un territoire, c'est un zona. Si elle récidive toujours au même endroit, c'est un herpès. Si elle survient sur les plaques d'un eczéma connu, c'est une complication et ce n'est plus une question de dermatologie tranquille.

Les muqueuses sont-elles prises ? Une atteinte isolée de la bouche chez l'enfant, avec des lésions des mains et des pieds, oriente vers une autre famille de virus. ⚠️ Une atteinte de plusieurs muqueuses avec fièvre et médicament récent fait sortir du champ et rejoint celui des réactions graves aux médicaments.

Ce qui reste se reconnaît à la forme : des vésicules sur un fond rouge mal limité, très prurigineuses, dessinant la zone d'un contact, sont un eczéma aigu ; des vésicules dures, enchâssées, des faces latérales des doigts, en sont une forme particulière.

⚠️ Ce qui fait reconsidérer : une éruption qui continue de s'étendre sous traitement, ou qui survient à un âge inhabituel.

À retenir

Groupées ou disséminées, un territoire ou non, muqueuses ou non. Trois questions, aucun examen, et presque tout le champ est rangé.

À retenir

  • Groupées ou disséminées : la première question, et elle se pose de loin.
  • Unilatérale et respectant un territoire, ou récidivante au même endroit.
  • Sur les plaques d'un eczéma, ce n'est plus une question de dermatologie tranquille.
  • Plusieurs muqueuses avec fièvre et médicament récent : on change de chapitre.
  • Une éruption qui s'étend sous traitement fait reconsidérer le terrain.

En pratique

  • Disposition établie
  • Unilatéralité et limite médiane vérifiées
  • Récidive au même endroit recherchée
  • Terrain atopique recherché
  • Muqueuses comptées
  • Zone de contact reconstituée si forme évocatrice
  • Âge du patient rapporté au tableau

Urgence vitale

⚠️ Les urgences de ce champ ne se reconnaissent pas à l'aspect des vésicules, qui est le même partout, mais à l'endroit où elles siègent et au terrain de celui qui les porte.

L'œil. Des lésions sur l'aile ou la pointe du nez au cours d'une atteinte du front annoncent une atteinte oculaire, parce que le même rameau nerveux dessert les deux. L'avis est urgent, et il l'est même si le patient ne se plaint de rien, l'atteinte pouvant être silencieuse au début.

⚠️ L'eczéma qui se couvre de vésicules. Chez un patient atopique, des vésicules creusées en leur centre sur les plaques, avec de la fièvre, une extension rapide et une altération de l'état général, constituent une urgence vitale. C'est la situation de ce champ où le retard coûte le plus cher, et elle est régulièrement prise pour une poussée d'eczéma surinfectée.

Le nouveau-né. Toute vésicule chez un nouveau-né est une urgence, sans exception et sans attendre d'autre signe.

La femme enceinte, en particulier près du terme, et le patient dont l'immunité est diminuée, chez qui les formes sont étendues et peuvent toucher des organes profonds.

Les signes neurologiques : fièvre, confusion, convulsion, ou une faiblesse d'un côté du visage avec des lésions dans l'oreille.

Et enfin l'extension d'une surinfection bactérienne, avec fièvre et rougeur qui dépasse les lésions.

Urgence

Patient atopique, plaques d'eczéma couvertes de vésicules creusées en leur centre, fièvre et extension rapide : hospitalisation.

Le piège

Traiter une poussée d'eczéma qui se couvre de vésicules par un corticoïde local plus fort. C'est l'inverse de ce qu'il faut faire.

À retenir

  • Les urgences se reconnaissent à la localisation et au terrain, jamais à l'aspect.
  • L'avis oculaire est urgent même si le patient ne se plaint de rien.
  • Des vésicules sur les plaques d'un eczéma sont une urgence vitale.
  • C'est la situation où le retard coûte le plus cher, et elle passe pour une surinfection.
  • Toute vésicule chez un nouveau-né est une urgence, sans exception.

En pratique

  • Aile et pointe du nez inspectées
  • Plaques d'eczéma inspectées chez tout atopique
  • Âge du patient et statut de grossesse
  • Immunité connue
  • Température, conscience, motricité du visage
  • Rougeur dépassant les lésions
  • Avis demandé sans attendre de plainte du patient

Stratégie de prise en charge

⚠️ Le traitement antiviral se juge sur le délai autant que sur l'indication : son bénéfice décroît avec le temps écoulé depuis l'apparition des lésions, et une décision prise vite vaut mieux qu'une décision parfaite prise tard. Les indications, les durées et les doses relèvent des recommandations en vigueur et de la situation.

⚠️ La douleur se traite d'emblée et se réévalue à chaque contact. Son contrôle initial pèse sur ce qui restera ensuite, et une douleur cotée une fois puis jamais reprise n'est pas une douleur suivie. Cette réévaluation se programme, elle ne s'improvise pas.

Les soins locaux tiennent en peu de choses : une toilette douce, des ongles courts, des lésions laissées à l'air ou protégées si elles frottent. ⚠️ Ce qu'on ne met pas dessus : un corticoïde local sur des vésicules, et rien de poudreux qui masque et macère.

⚠️ Deux interdits à connaître : l'aspirine chez l'enfant atteint de varicelle, et les anti-inflammatoires devant une éruption fébrile, qui favorisent les complications infectieuses.

Le prurit se traite selon la cause et selon l'âge.

L'éviction et la protection de l'entourage font partie du traitement, et elles se décident sur les personnes à risque autour du patient.

Et le suivi se fixe avec une date : revoir, chercher la douleur qui persiste, et vérifier que ce qui devait être vu ailleurs l'a été.

À retenir

Décider vite, traiter la douleur, protéger l'entourage, fixer une date. Le reste est du soin local et il est simple.

À retenir

  • Le bénéfice de l'antiviral décroît avec le temps écoulé.
  • Une décision prise vite vaut mieux qu'une décision parfaite prise tard.
  • Le contrôle initial de la douleur pèse sur ce qui restera ensuite.
  • Une douleur cotée une fois puis jamais reprise n'est pas une douleur suivie.
  • Deux interdits : l'aspirine chez l'enfant varicelleux et les anti-inflammatoires si fièvre.

En pratique

  • Date d'apparition des lésions établie
  • Indication et délai de l'antiviral évalués
  • Douleur traitée et réévaluation programmée
  • Toilette douce, ongles courts
  • Aucun corticoïde local sur des vésicules
  • Ni aspirine chez l'enfant varicelleux, ni anti-inflammatoire si fièvre
  • Entourage à risque identifié et protégé
  • Date de revue fixée

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. Le prélèvement d'une lésion et l'examen de l'œil à la lampe relèvent de professionnels formés et de matériel qui n'est pas celui du cabinet.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve. Ce qui se dit au patient sur la contagiosité, sur la durée et sur la douleur qui peut persister relève de la section consacrée à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ La question que le patient pose vraiment est celle de la contagion, et la réponse est précise : les lésions restent contagieuses tant qu'elles ne sont pas toutes recouvertes d'une croûte. Une date approximative ne sert à personne ; regarder les lésions et le dire est ce qu'on attend.

Qui protéger, et cela se nomme : les personnes qui n'ont jamais eu la varicelle, les femmes enceintes qui ne sont pas protégées, les nouveau-nés, les personnes dont l'immunité est diminuée. Le patient ne sait pas qui, dans son entourage, appartient à ces catégories : la question se pose pour lui.

Les gestes : ne pas gratter, ongles courts, mains lavées, lésions couvertes si elles frottent, linge de toilette personnel.

⚠️ Ce qu'il ne faut pas appliquer : une crème contenant un corticoïde, souvent présente dans l'armoire à pharmacie et souvent essayée avant la consultation.

⚠️ Ce qui se dit d'avance, et qui évite une consultation d'inquiétude : une douleur peut persister après la guérison de la peau, parfois longtemps. L'annoncer au moment du diagnostic la rend supportable ; la découvrir après la rend angoissante.

Ce qui doit faire consulter sans attendre : une gêne de l'œil ou une vision qui change, de la fièvre, une extension rapide, une confusion.

La prévention par la vaccination se discute selon l'âge et le terrain, dans le cadre des recommandations.

À retenir

La fin de la contagiosité se constate en regardant les lésions, elle ne se calcule pas en jours.

À retenir

  • Contagieuses tant que les lésions ne sont pas toutes recouvertes d'une croûte.
  • Le patient ne sait pas qui, autour de lui, est à risque : la question se pose pour lui.
  • La crème à corticoïde de l'armoire à pharmacie est souvent essayée avant la consultation.
  • Une douleur peut persister après la guérison de la peau.
  • Annoncée d'avance elle est supportable, découverte après elle est angoissante.

En pratique

  • Règle de la croûte expliquée
  • Personnes à risque de l'entourage identifiées avec le patient
  • Ongles courts, mains lavées, linge personnel
  • Aucune crème à corticoïde
  • Douleur qui peut persister annoncée d'avance
  • Signes devant faire consulter sans attendre
  • Vaccination discutée selon l'âge et le terrain

Communication interprofessionnelle

⚠️ La date d'apparition des lésions est la donnée la plus utile à transmettre, et c'est celle qui manque le plus souvent. Elle commande le délai du traitement, l'interprétation d'un prélèvement et la fin de la contagiosité. Une transmission qui dit « éruption vésiculeuse » sans dire depuis quand oblige le correspondant à tout reprendre.

⚠️ Une demande d'avis dit ce qu'on craint, pas seulement ce qu'on a vu. « Lésions sur la pointe du nez, je crains une atteinte oculaire, avis demandé aujourd'hui » obtient un rendez-vous ; « éruption du visage, avis » obtient un rendez-vous dans trois semaines. La différence tient à une phrase.

Ce qui se joint : les photographies datées, avec la zone entière et le gros plan.

À la maternité, à la crèche ou à l'établissement : la période de contagiosité et les personnes à protéger, écrites, parce que la consigne orale se perd entre deux équipes.

Au pharmacien : ce qui ne doit pas être délivré ni conseillé, en particulier les crèmes à corticoïde et les anti-inflammatoires.

Au médecin traitant : qui réévalue la douleur, quand, et jusqu'à quand. C'est le point de continuité qui se perd, parce que l'éruption guérit et que le dossier se referme avec elle.

Le piège

Demander un avis en décrivant seulement la lésion. Le correspondant hiérarchise sur ce qu'on craint, pas sur ce qu'on décrit.

À retenir

  • La date d'apparition est la donnée la plus utile, et celle qui manque le plus.
  • Elle commande le traitement, le prélèvement et la fin de la contagiosité.
  • Une demande d'avis dit ce qu'on craint, pas seulement ce qu'on a vu.
  • La différence entre un rendez-vous aujourd'hui et dans trois semaines tient à une phrase.
  • Le dossier se referme avec l'éruption, et c'est là que le suivi de la douleur se perd.

En pratique

  • Date d'apparition écrite
  • Crainte formulée explicitement dans la demande
  • Délai souhaité précisé
  • Photographies datées jointes
  • Contagiosité et personnes à protéger transmises par écrit
  • Consignes de non-délivrance au pharmacien
  • Réévaluation de la douleur attribuée et bornée

Sources

  • R2C, item 168 : Infections à herpès virus du sujet immunocompétent
  • R2C, item 187 : Hypersensibilités et allergies cutanéomuqueuses chez l'enfant et l'adulte. Urticaire, dermatites atopique et de contact, conjonctivite allergique
  • R2C, item 115 : Toxidermies
  • Collège des enseignants de dermatologie de France, chapitre « Infections à herpès virus », et collège des universitaires de maladies infectieuses et tropicales, chapitre « Varicelle et zona »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge du zona et de la varicelle, sur le zona du territoire ophtalmique et sur les vaccinations correspondantes. La date de la version consultée fait partie de la source