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Fiche de révision

Saignement génital durant la grossesse

Le trimestre change la question, le spéculum regarde l'organe d'où le sang sort, et une ligne administrative du dossier porte une prescription urgente.

Situation de départ 111Catégorie IItem R2C 43Item R2C 25Item R2C 300

Entretien et interrogatoire

⚠️ La première question n'est pas sur le sang, elle est sur le terme, parce que le même symptôme ne pose pas la même question selon le moment de la grossesse. Le terme se calcule à partir des dernières règles et de la première échographie, et ne s'estime pas.

Sur le saignement : depuis quand, abondance rapportée en protections, couleur, caillots, caractère continu ou par épisodes, et ce qui le déclenche.

⚠️ Une question que les patientes répondent volontiers et que personne ne pose : le saignement survient-il après les rapports. Un saignement provoqué par le contact vient d'un organe accessible au regard, et cette réponse réoriente tout l'examen.

⚠️ La douleur est le second axe, et elle se caractérise : absente, latéralisée, permanente, contractile. Un saignement indolore et un saignement douloureux n'appellent ni la même hypothèse ni le même délai.

Ce qui se cherche selon le terme : au premier, une notion de retard de règles et un traitement de l'infertilité ; au troisième, des contractions, une perte de liquide, une diminution des mouvements.

Les antécédents qui pèsent : grossesse hors de l'utérus, chirurgie des trompes, infection génitale haute, césarienne, chirurgie de l'utérus, tabac.

⚠️ Et deux lignes du dossier plutôt que de l'interrogatoire : le groupe sanguin avec le rhésus, et la date du dernier frottis du col.

À retenir

Le terme, la douleur, et le lien avec les rapports. Trois réponses et le champ des hypothèses se réduit de moitié.

À retenir

  • La première question n'est pas sur le sang, elle est sur le terme.
  • Un saignement après les rapports vient d'un organe accessible au regard.
  • Un saignement indolore et un saignement douloureux n'appellent pas le même délai.
  • Le groupe sanguin et la date du dernier frottis se lisent, ils ne se demandent pas.
  • Une chirurgie des trompes ou une infection génitale haute change les probabilités.

En pratique

  • Terme calculé et non estimé
  • Ancienneté, abondance, couleur, caillots
  • Lien avec les rapports
  • Caractère et siège de la douleur
  • Retard de règles au premier trimestre
  • Contractions, liquide, mouvements au troisième
  • Antécédents tubaires, infectieux et chirurgicaux
  • Groupe sanguin et date du dernier frottis relevés au dossier

Examen clinique

⚠️ L'examen au spéculum est le grand oublié de ce champ, et il est celui qui regarde l'organe d'où le sang sort. Il n'a aucun risque, il se fait à tous les termes, et il répond à une question qu'aucune imagerie ne pose : le sang vient-il de l'utérus, du col ou du vagin.

Ce qu'il montre : l'origine du saignement, son abondance réelle, ⚠️ et l'aspect du col : une lésion qui saigne au contact, un polype, un ectropion, une inflammation.

⚠️ Le toucher vaginal, lui, se retient. Au troisième trimestre, il ne se fait pas avant de savoir où est le placenta, un placenta bas pouvant saigner davantage sous les doigts. Savoir attendre est ici un geste.

La palpation de l'utérus : tonus de base, douleur provoquée, hauteur. ⚠️ Un utérus qui reste dur entre les douleurs ne se contracte pas, il est en contracture, et cela change complètement la situation.

Les constantes maternelles se prennent et se répètent, et elles se lisent ensemble : une fréquence qui monte avant que la pression ne baisse.

Le fœtus : les bruits du cœur au-delà du terme où on les entend, et leur enregistrement.

Ce qui se documente : l'abondance en protections, l'origine vue au spéculum, et le résultat du spéculum même quand il est normal.

Le piège

Chercher pendant des semaines l'origine d'un saignement sans avoir regardé le col. Le spéculum ne coûte rien et ne présente aucun risque.

À retenir

  • Le spéculum n'a aucun risque et répond à une question qu'aucune imagerie ne pose.
  • Il montre si le sang vient de l'utérus, du col ou du vagin.
  • Au troisième trimestre, le toucher attend de savoir où est le placenta.
  • Savoir attendre est ici un geste.
  • Un spéculum normal se note, sans quoi la consultation suivante recommence.

En pratique

  • Examen au spéculum réalisé
  • Origine du saignement identifiée
  • Aspect du col décrit
  • Toucher vaginal différé si placenta non localisé
  • Tonus et douleur de l'utérus
  • Constantes prises et répétées
  • Bruits du cœur fœtal et enregistrement
  • Résultat du spéculum noté même normal

Synthèse paraclinique

⚠️ Un examen prime sur tous les autres et il n'est pas biologique : c'est la carte de groupe. Chez une femme rhésus négatif, tout saignement pendant une grossesse impose une prévention de l'allo-immunisation, dans un délai court après l'épisode. ⚠️ C'est l'omission la plus fréquente et la plus silencieuse du champ : elle ne se voit pas ce jour-là, et elle se paie à la grossesse suivante.

Au premier trimestre, le raisonnement repose sur un couple : ⚠️ le dosage de l'hormone de grossesse et l'échographie, lus ensemble et jamais séparément. Au-dessus d'un certain taux, une grossesse normalement implantée doit être visible ; si elle ne l'est pas, il faut penser à une implantation ailleurs. ⚠️ Et un taux qui baisse n'écarte rien : il dit qu'une grossesse évolue mal, pas où elle se trouve.

Le dosage se répète à intervalle fixé quand la première image ne conclut pas, parce que c'est l'évolution du chiffre qui informe et non sa valeur isolée.

La numération apprécie le retentissement, et une numération normale au tout début d'un saignement abondant ne rassure pas.

Selon le contexte : bilan d'hémostase, groupe et recherche d'agglutinines, bilan préopératoire.

Ce qui ne se prescrit pas : un dosage isolé pour trancher une question que seule l'imagerie tranche.

Urgence

Femme rhésus négatif qui saigne pendant une grossesse : prévention de l'allo-immunisation, à chaque épisode et sans attendre le diagnostic.

À retenir

  • L'examen qui prime n'est pas biologique : c'est la carte de groupe.
  • L'omission de la prévention ne se voit pas ce jour-là et se paie à la grossesse suivante.
  • Le dosage et l'échographie se lisent ensemble et jamais séparément.
  • Un taux qui baisse dit qu'une grossesse évolue mal, pas où elle se trouve.
  • Une numération normale au début d'un saignement abondant ne rassure pas.

En pratique

  • Groupe et rhésus vérifiés au dossier
  • Prévention administrée si rhésus négatif
  • Dosage de l'hormone de grossesse au premier trimestre
  • Lecture couplée avec l'échographie
  • Répétition du dosage si l'image ne conclut pas
  • Numération et retentissement
  • Recherche d'agglutinines irrégulières
  • Bilan préopératoire si besoin

Iconographie

L'échographie répond à une question différente selon le trimestre, et c'est cette question qu'il faut écrire sur la demande.

Au premier trimestre : où est la grossesse. ⚠️ Un sac vu dans l'utérus n'est pas toujours une grossesse : une image liquidienne centrale peut accompagner une implantation ailleurs, et ce qui compte est de voir une structure embryonnaire et sa vitalité, pas une simple clarté. La voie endovaginale est celle qui répond.

Elle cherche aussi ce qui accompagne : un épanchement dans le pelvis, une masse à côté de l'utérus.

Au troisième trimestre : où est le placenta, y a-t-il un décollement, et comment va l'enfant. ⚠️ Une échographie qui ne montre pas de décollement ne l'écarte pas : le tableau clinique prime, et un décollement récent peut être invisible.

⚠️ Ce que l'imagerie ne fait jamais : elle ne regarde pas le col de l'extérieur. Une lésion qui saigne au contact ne se voit qu'au spéculum, et aucune échographie n'y supplée.

Ce qui se conserve : les comptes rendus avec leurs dates, et la position du placenta, parce que la question se reposera à chaque saignement et avant tout toucher.

À retenir

Écrire la question dans la demande : où est la grossesse au premier trimestre, où est le placenta au troisième.

À retenir

  • Un sac vu dans l'utérus n'est pas toujours une grossesse.
  • Ce qui compte est une structure embryonnaire, pas une simple clarté.
  • Une échographie qui ne montre pas de décollement ne l'écarte pas.
  • L'imagerie ne regarde jamais le col de l'extérieur.
  • La position du placenta se conserve, la question se reposera à chaque saignement.

En pratique

  • Question explicite écrite sur la demande
  • Voie endovaginale au premier trimestre
  • Structure embryonnaire cherchée et non une simple clarté
  • Épanchement et masse latéro-utérine
  • Position du placenta au troisième trimestre
  • Recherche d'un décollement, sans s'y fier pour écarter
  • Comptes rendus et dates conservés

Stratégie diagnostique

⚠️ Le trimestre pose la question, et il faut se la poser dans ses termes.

Au premier trimestre, la question n'est pas « est-ce une fausse couche » mais « est-ce une grossesse implantée ailleurs ». C'est celle qui tue, elle est la moins bruyante, et un saignement modéré avec des douleurs latéralisées chez une femme dont on n'a pas vu la grossesse dans l'utérus la pose entière. Les autres causes viennent après : arrêt de la grossesse, décollement débutant, causes locales.

Au troisième trimestre, deux tableaux s'opposent terme à terme : ⚠️ un saignement indolore sur un utérus souple, qui oriente vers un obstacle placentaire devant le col ; un saignement souvent minime avec un utérus dur en permanence et une souffrance de l'enfant, qui oriente vers un décollement. Le premier se surveille, le second se compte en minutes.

⚠️ Et une troisième famille, à tous les termes, que l'on ne trouve qu'en regardant : les causes du col et du vagin. Lésion qui saigne au contact, polype, ectropion, infection. Un saignement déclenché par les rapports y ramène presque toujours.

Ce qui doit faire reconsidérer : ⚠️ une conclusion « saignement d'origine indéterminée » écrite deux fois. Elle ne signale pas une énigme, elle signale un examen qui n'a pas été fait.

Ce qui se réévalue : l'abondance, la douleur, le tonus, et l'enfant.

À retenir

Trois familles seulement : la grossesse elle-même, le placenta, et ce qui se voit au spéculum. La troisième est la plus oubliée.

À retenir

  • Au premier trimestre, la question est de savoir si la grossesse est ailleurs.
  • Au troisième, un saignement indolore et un utérus dur s'opposent terme à terme.
  • Le premier se surveille, le second se compte en minutes.
  • Un saignement déclenché par les rapports ramène presque toujours au col.
  • Origine indéterminée écrit deux fois signale un examen qui n'a pas été fait.

En pratique

  • Terme établi
  • Douleur caractérisée
  • Tonus de l'utérus apprécié
  • Localisation de la grossesse au premier trimestre
  • Position du placenta au troisième
  • Causes cervicales et vaginales recherchées au spéculum
  • Conclusion antérieure d'origine indéterminée reprise
  • Réévaluation programmée

Urgence vitale

Deux hémorragies mettent la vie en jeu, et elles ne se ressemblent pas.

⚠️ Au premier trimestre, la rupture d'une grossesse implantée ailleurs. Le sang reste dans le ventre et ne sort pas, si bien que l'abondance du saignement extériorisé ne dit rien du saignement réel. Douleur brutale, pâleur, malaise, fréquence cardiaque qui monte avant que la pression ne baisse, épaule douloureuse : c'est une urgence chirurgicale, et le test de grossesse est le premier geste chez toute femme en âge de procréer.

⚠️ Au troisième trimestre, le décollement du placenta. Douleur permanente, utérus dur qui ne se relâche pas, saignement souvent minime, souffrance ou mort de l'enfant. Là encore le volume extériorisé trompe, parce que le sang reste derrière le placenta.

L'hémorragie abondante extériorisée sur un obstacle placentaire devant le col est plus rare et plus visible, et elle impose la même conduite immédiate.

Ce qui se fait sans attendre : constantes répétées, voie veineuse, groupe disponible, surveillance de l'enfant, et un appel passé avant les résultats.

⚠️ Et une urgence différée qui ne fait aucun bruit : l'absence de prévention chez une femme rhésus négatif. Elle ne coûte rien aujourd'hui et elle coûte une grossesse plus tard.

Urgence

Douleur brutale, pâleur et malaise chez une femme en âge de procréer : grossesse implantée ailleurs jusqu'à preuve du contraire.

Le piège

Se rassurer sur un saignement peu abondant. Le sang qui compte est celui qui ne sort pas.

À retenir

  • Le sang qui reste dans le ventre ne se voit pas : l'extériorisé ne dit rien du réel.
  • La fréquence cardiaque monte avant que la pression ne baisse.
  • Le test de grossesse est le premier geste chez toute femme en âge de procréer.
  • Le volume extériorisé trompe aussi au troisième trimestre.
  • Une urgence différée qui ne fait aucun bruit : la prévention non faite.

En pratique

  • Test de grossesse immédiat
  • Constantes prises et répétées
  • Pâleur, malaise, douleur de l'épaule
  • Tonus de l'utérus au troisième trimestre
  • Rythme cardiaque fœtal
  • Voie veineuse et groupe disponible
  • Appel passé avant les résultats
  • Prévention de l'allo-immunisation administrée

Stratégie de prise en charge

⚠️ Une décision se prend à chaque épisode et ne dépend d'aucun diagnostic : la prévention chez une femme rhésus négatif. Elle se donne dans un délai court, à chaque saignement, sans attendre de savoir d'où il vient.

Au premier trimestre : la conduite dépend de la localisation de la grossesse et de la stabilité de la patiente, et elle relève d'une équipe. ⚠️ Ce qui appartient au médecin qui reçoit est de ne pas laisser repartir une femme dont la grossesse n'a pas été localisée sans une consigne écrite et un rendez-vous daté.

Au troisième trimestre : hospitalisation, surveillance continue, et une décision de lieu. ⚠️ Transférer la mère avant la naissance vaut mieux que transférer l'enfant après, et cette décision se prend tôt.

Devant une cause du col : la conduite dépend de la lésion, et une lésion suspecte se prélève pendant la grossesse, ce qui est possible et ne se reporte pas.

⚠️ Ce qui ne se fait pas : conclure « origine indéterminée » et renvoyer avec du repos, ce qui donne une consigne sans contenu et referme le dossier. Le repos n'a jamais arrêté un saignement dont on ignore la cause.

Ce qui se programme avec une date : la réévaluation, le contrôle biologique, le rendez-vous, et le rattrapage du dépistage du col quand il est en retard.

Le piège

Renvoyer avec du repos et une origine indéterminée. La consigne n'a pas de contenu et le dossier se referme.

À retenir

  • Une décision ne dépend d'aucun diagnostic : la prévention chez la femme rhésus négatif.
  • Ne pas laisser repartir une femme dont la grossesse n'a pas été localisée.
  • Une lésion suspecte du col se prélève pendant la grossesse.
  • Le repos n'a jamais arrêté un saignement dont on ignore la cause.
  • Le rattrapage du dépistage du col se programme avec une date.

En pratique

  • Prévention administrée si rhésus négatif
  • Grossesse localisée avant toute sortie au premier trimestre
  • Consigne écrite et rendez-vous daté
  • Hospitalisation et surveillance au troisième trimestre
  • Transfert décidé tôt selon le terme et la distance
  • Lésion du col prélevée sans attendre l'accouchement
  • Dépistage du col rattrapé
  • Réévaluation et contrôles datés

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. L'examen au spéculum et le prélèvement du col sont réalisés par des professionnels formés, et le toucher vaginal fait l'objet d'une station dédiée dans une autre situation.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve : au moment du saignement, la cause n'est le plus souvent pas établie. Ce qui se dit à la patiente sur l'incertitude, sur la surveillance et sur ce qui doit la faire revenir relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ La phrase la plus utile de ce champ contredit une croyance répandue : un saignement pendant une grossesse n'est jamais « normal », même minime, même bref, même à un terme avancé. Beaucoup de femmes attendent parce qu'elles ont entendu que « ça arrive », et le délai qu'elles s'accordent est celui qu'on perd.

Ce qui se dit sur l'abondance : ⚠️ la quantité de sang que l'on voit ne mesure pas la gravité. Un saignement minime peut accompagner la situation la plus grave, et l'inverse est vrai aussi. La consigne est donc de consulter, pas d'évaluer.

Ce qui doit faire venir sans attendre : une douleur, un malaise, une pâleur, un ventre qui reste dur, une diminution des mouvements de l'enfant.

⚠️ Ce qui se dit à une femme rhésus négatif, et qui se dit une fois pour toutes : chaque saignement demande une injection dans un délai court, et elle doit pouvoir le dire elle-même si elle consulte ailleurs, parce que la carte de groupe n'est pas toujours regardée.

Ce qui se dit sur les rapports : qu'un saignement qui survient après n'est ni honteux ni sans importance, et que le dire oriente le médecin.

Ce qui se prépare : le rattrapage du dépistage du col, qui est plus facile pendant une grossesse qu'après, et le numéro à appeler la nuit.

À retenir

Consulter, pas évaluer. C'est la seule consigne qui fonctionne, parce que l'abondance ne dit rien de la gravité.

À retenir

  • Un saignement pendant une grossesse n'est jamais normal, même minime.
  • Le délai que les femmes s'accordent est celui qu'on perd.
  • La quantité de sang que l'on voit ne mesure pas la gravité.
  • La consigne est de consulter, pas d'évaluer.
  • Une femme rhésus négatif doit pouvoir le dire elle-même : la carte n'est pas toujours regardée.

En pratique

  • Caractère jamais normal d'un saignement expliqué
  • Abondance dissociée de la gravité
  • Signes imposant de venir sans attendre
  • Consigne du rhésus donnée et mémorisable
  • Saignement après les rapports dédramatisé et à signaler
  • Rattrapage du dépistage du col proposé
  • Numéro à appeler la nuit remis

Communication interprofessionnelle

⚠️ Une conclusion écrite « saignement d'origine indéterminée » est une transmission qui bloque la suivante. Le médecin qui la lit reprend le même raisonnement et s'arrête au même endroit. Écrire ce qui a été cherché, et surtout ce qui ne l'a pas été, vaut mieux qu'une conclusion qui n'en est pas une.

Ce qui se transmet : le terme, l'abondance en protections, la douleur, le tonus de l'utérus, le résultat du spéculum même normal, la position du placenta avec la date de l'échographie, l'état de l'enfant.

⚠️ Ce qui se transmet et qui manque presque toujours : le groupe sanguin et le fait que la prévention a été administrée, avec sa date et son heure. Sans cette ligne, le professionnel suivant ne peut ni la refaire ni s'en dispenser.

Au radiologue ou à l'échographiste : la question posée, qui n'est pas la même selon le trimestre.

Au médecin traitant et à la sage-femme : ce qui a été écarté, ce qui reste à faire, et à quelle date.

À l'équipe de garde, en cas de transfert : le dossier, les échographies avec leurs dates, le groupe, et la distance parcourue.

⚠️ Et une ligne pour la suite de la vie de la patiente : le rattrapage du dépistage du col, confié à quelqu'un et daté, faute de quoi il se perdra dans l'après-accouchement.

Le piège

Écrire une conclusion négative sans dire ce qui a été fait. Le lecteur suivant refera le même chemin et s'arrêtera au même endroit.

À retenir

  • Origine indéterminée est une transmission qui bloque la suivante.
  • Écrire ce qui n'a pas été cherché vaut mieux qu'une conclusion qui n'en est pas une.
  • La prévention transmise sans sa date et son heure ne sert à personne.
  • La question posée à l'échographiste n'est pas la même selon le trimestre.
  • Le rattrapage du dépistage se perd dans l'après-accouchement s'il n'est pas confié.

En pratique

  • Ce qui a été cherché et ce qui ne l'a pas été, écrit
  • Terme, abondance, douleur, tonus
  • Résultat du spéculum noté même normal
  • Position du placenta et date de l'échographie
  • Groupe sanguin transmis
  • Prévention notée avec sa date et son heure
  • Question posée explicitement à l'échographiste
  • Rattrapage du dépistage confié et daté

Sources

  • R2C, item 43 : Hémorragie génitale chez la femme
  • R2C, item 25 : Grossesse extra-utérine (GEU)
  • R2C, item 300 : Tumeurs du col utérin, tumeur du corps utérin
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français, chapitres « Hémorragies du premier trimestre », « Hémorragies du troisième trimestre » et « Dépistage du cancer du col utérin »
  • Recommandations en vigueur sur la conduite à tenir devant une hémorragie génitale de la grossesse, sur la prévention de l'allo-immunisation rhésus et sur le dépistage du cancer du col. La date de la version consultée fait partie de la source