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Fiche de révision

Saignement génital anormal (hors grossesse connue)

Après la ménopause tout saignement s'explore, une explication disponible n'est pas une exploration, et seul le spéculum dit d'où vient le sang.

Situation de départ 112Catégorie IItem R2C 43Item R2C 300Item R2C 216

Entretien et interrogatoire

⚠️ La première question est l'âge et le statut par rapport à la ménopause, parce que le même saignement n'appelle pas la même démarche avant et après. La date des dernières règles se demande à toute femme en âge d'en avoir.

Sur le saignement : depuis quand, abondance chiffrée en protections par jour et en nombre de jours, caillots, réveils nocturnes, ⚠️ et son rythme par rapport au cycle : pendant les règles, entre elles, après les rapports, en continu.

⚠️ Ce qui se demande et qui n'est jamais dit : le retentissement. Fatigue, essoufflement, arrêts de travail, sorties évitées. Beaucoup de femmes vivent des années avec une anémie qu'elles attribuent à leur rythme de vie.

Les traitements : contraception et sa forme, traitement hormonal, anticoagulant et antiagrégant, ⚠️ et le tamoxifène, qui appelle une vigilance propre.

Les antécédents : gestes sur l'utérus, stérilet, fibromes connus, infections génitales hautes, et surtout les saignements depuis les premières règles, qui orientent ailleurs.

Les facteurs de risque de l'endomètre : surpoids, diabète, hypertension, absence de grossesse, antécédents familiaux.

⚠️ Et deux lignes du dossier : la date du dernier frottis, et ce qui a déjà été dit à la patiente sur ces saignements.

À retenir

Ménopausée ou non, combien de protections par jour, et à quel moment du cycle. Trois réponses et la démarche est fixée.

À retenir

  • La première question est le statut par rapport à la ménopause.
  • L'abondance se chiffre en protections, pas en impressions.
  • Le rythme par rapport au cycle oriente autant que l'abondance.
  • Beaucoup de femmes attribuent leur anémie à leur rythme de vie.
  • Des saignements présents depuis les premières règles orientent ailleurs.

En pratique

  • Statut ménopausique et date des dernières règles
  • Ancienneté et abondance chiffrée
  • Rythme par rapport au cycle et aux rapports
  • Retentissement sur la vie quotidienne
  • Contraception, traitement hormonal, anticoagulant
  • Tamoxifène recherché explicitement
  • Saignements depuis les premières règles
  • Facteurs de risque et date du dernier frottis

Examen clinique

Sans objet pour cette situation : L'examen gynécologique est l'un des gestes techniques du référentiel et il fait l'objet d'une station de procédure dans cette situation. Sa technique, l'ordre de ses temps et ce qui s'y voit sont traités dans la section consacrée à la procédure, où ils sont développés en détail.

Synthèse paraclinique

⚠️ Chez toute femme en âge de procréer, le premier examen est un test de grossesse, quelles que soient la contraception déclarée et la conviction de l'intéressée. La situation est intitulée « hors grossesse connue », et c'est précisément ce que le test vérifie.

Le retentissement se mesure : hémogramme et ferritine. ⚠️ Une hémoglobine normale n'écarte pas une carence en fer, et c'est la ferritine qui la montre, souvent alors que la femme se croit en bonne santé.

⚠️ Une exploration de l'hémostase se justifie dans une situation précise et souvent manquée : des règles abondantes depuis les premières règles, avec ou sans autres saignements. Chez ces femmes, une maladie de l'hémostage est fréquente et le diagnostic est porté avec des années de retard.

Selon le contexte : bilan thyroïdien, prélèvement vaginal devant des signes d'infection, dosages hormonaux chez l'adolescente.

⚠️ Après la ménopause, aucun examen biologique ne conclut. Le diagnostic se fait sur un prélèvement de la muqueuse de l'utérus, et tout ce qui le retarde travaille contre la patiente.

Ce qui se vérifie et qui n'est pas un examen : la date du dernier frottis, et son rattrapage à la même consultation quand il est en retard.

Le piège

Se contenter d'une hémoglobine normale. La ferritine montre la carence bien avant que l'hémoglobine ne baisse.

À retenir

  • Le premier examen est un test de grossesse, même hors grossesse connue.
  • Une hémoglobine normale n'écarte pas une carence en fer.
  • Des règles abondantes depuis les premières règles font explorer l'hémostase.
  • Le diagnostic est alors porté avec des années de retard.
  • Après la ménopause, aucun examen biologique ne conclut.

En pratique

  • Test de grossesse en âge de procréer
  • Hémogramme et ferritine
  • Hémostase si saignements depuis les premières règles
  • Bilan thyroïdien selon le contexte
  • Prélèvement vaginal si signes d'infection
  • Prélèvement de la muqueuse après la ménopause
  • Date du dernier frottis vérifiée et rattrapée

Iconographie

L'échographie par voie vaginale est l'examen de ce champ, et elle répond à des questions différentes selon l'âge.

Avant la ménopause : elle cherche une cause visible, ⚠️ et elle se réalise au bon moment du cycle, juste après les règles, quand la muqueuse est la plus fine et qu'une anomalie s'y détache. Faite au mauvais moment, elle rend un examen ininterprétable.

Après la ménopause : ⚠️ elle mesure l'épaisseur de la muqueuse de l'utérus, et c'est un examen d'orientation et non de conclusion. Une muqueuse fine rend une atteinte tumorale improbable ; elle ne l'exclut pas, et une muqueuse épaissie impose un prélèvement.

⚠️ Ce qui ne se remplace pas : aucune image ne dit si le sang vient du col ou de l'utérus. Seul le spéculum le dit, et une échographie normale chez une femme qui saigne ne dispense pas de regarder le col.

L'hystéroscopie permet de voir la cavité et de prélever de façon dirigée, et elle est l'examen qui conclut quand l'échographie ne suffit pas.

Ce qui se conserve : la date de l'examen par rapport au cycle, les mesures, et l'aspect de la muqueuse, parce que la comparaison à distance fait partie du suivi.

À retenir

Une échographie normale chez une femme qui saigne ne dispense pas de regarder le col au spéculum.

À retenir

  • L'échographie se réalise juste après les règles, quand la muqueuse est la plus fine.
  • Faite au mauvais moment, elle rend un examen ininterprétable.
  • L'épaisseur mesurée oriente et ne conclut pas.
  • Une muqueuse fine rend une tumeur improbable et ne l'exclut pas.
  • Aucune image ne dit si le sang vient du col ou de l'utérus.

En pratique

  • Voie vaginale privilégiée
  • Moment du cycle choisi avant la ménopause
  • Épaisseur de la muqueuse mesurée après la ménopause
  • Prélèvement décidé sur l'épaisseur et sur la clinique
  • Spéculum réalisé quelle que soit l'image
  • Hystéroscopie si l'échographie ne suffit pas
  • Date par rapport au cycle notée sur le compte rendu

Stratégie diagnostique

⚠️ L'âge pose la question, et il y en a trois.

Chez l'adolescente, les cycles sans ovulation expliquent la majorité des saignements irréguliers des premières années. ⚠️ Mais des règles abondantes dès les premières font chercher une maladie de l'hémostase, et cette hypothèse est celle qu'on oublie parce que l'explication hormonale est disponible.

Chez la femme en période d'activité génitale : une grossesse d'abord, puis les causes visibles de l'utérus, les causes du col, les causes liées aux traitements, les causes infectieuses, et les causes fonctionnelles. ⚠️ Un fibrome connu ou un stérilet expliquent un saignement et n'excluent rien : une explication disponible n'est pas une exploration.

⚠️ Après la ménopause, la question n'a qu'une forme : est-ce un cancer de l'endomètre ? Tout saignement l'impose, quelle que soit son abondance, et même une seule fois. L'atrophie de la muqueuse en est la cause la plus fréquente, mais elle se retient après avoir prélevé, jamais avant.

⚠️ Une situation traverse les trois âges : un saignement provoqué par les rapports ramène au col, et il se voit au spéculum.

Ce qui doit faire reconsidérer : une explication reçue et jamais vérifiée, un saignement qui persiste sous un traitement bien conduit, et un frottis ancien chez une femme qui saigne.

À retenir

Trois âges, trois questions. Après la ménopause, la question n'a qu'une forme et elle ne se négocie pas.

À retenir

  • Des règles abondantes dès les premières font chercher une maladie de l'hémostase.
  • Cette hypothèse s'oublie parce que l'explication hormonale est disponible.
  • Un fibrome connu ou un stérilet expliquent un saignement et n'excluent rien.
  • Après la ménopause, un seul saignement suffit à imposer l'exploration.
  • L'atrophie se retient après avoir prélevé, jamais avant.

En pratique

  • Âge et statut ménopausique établis
  • Grossesse écartée en âge de procréer
  • Saignements depuis les premières règles recherchés
  • Causes liées aux traitements passées en revue
  • Explication déjà reçue reprise et vérifiée
  • Prélèvement de la muqueuse après la ménopause
  • Col examiné devant un saignement lié aux rapports

Urgence vitale

Deux urgences, l'une brutale et l'autre lente, et la seconde tue davantage parce qu'elle ne fait pas peur.

L'hémorragie abondante. Un saignement qui inonde, avec pâleur, fréquence cardiaque qui monte, malaise ou pression artérielle qui baisse : la conduite est celle de toute hémorragie, voie veineuse, groupe, numération, et appel sans attendre les résultats. ⚠️ Chez une femme en âge de procréer, le test de grossesse fait partie des premiers gestes, parce qu'une grossesse peut être méconnue.

⚠️ L'anémie installée est l'autre urgence, et elle est silencieuse. Une femme qui saigne abondamment depuis des mois s'habitue à son taux d'hémoglobine, et elle arrive avec un chiffre très bas en marchant. Le danger n'est pas le chiffre, c'est ce qui surviendra à la première autre cause de saignement, ou à la première anesthésie.

Le contexte qui aggrave : ⚠️ un traitement anticoagulant, où l'abondance change d'échelle, et où l'arrêt ne va pas de soi et se pèse contre ce qu'il prévenait.

L'infection génitale haute associée se reconnaît à la fièvre, à la douleur du bas du ventre et à la douleur à la mobilisation du col.

Ce qui se fait dans tous les cas : constantes, évaluation de l'abondance réelle, et une hémoglobine, même quand la patiente marche.

Urgence

Saignement abondant avec pâleur et fréquence cardiaque élevée : voie veineuse, groupe, numération et appel avant les résultats.

Le piège

Juger l'anémie sur l'aspect de la patiente. Elle marche, elle travaille, et son hémoglobine est effondrée.

À retenir

  • La seconde urgence tue davantage parce qu'elle ne fait pas peur.
  • Une femme qui saigne depuis des mois s'habitue à son taux d'hémoglobine.
  • Le danger est ce qui surviendra à la prochaine cause de saignement.
  • Sous anticoagulant, l'arrêt ne va pas de soi et se pèse.
  • Une hémoglobine se demande même quand la patiente marche.

En pratique

  • Constantes et signes de mauvaise tolérance
  • Test de grossesse en âge de procréer
  • Abondance réelle évaluée
  • Hémoglobine demandée quel que soit l'aspect
  • Traitement anticoagulant recherché
  • Fièvre et douleur à la mobilisation du col
  • Appel passé avant les résultats si instabilité

Stratégie de prise en charge

⚠️ Deux choses se traitent en parallèle et non l'une après l'autre : la cause et la carence. Le fer se corrige même quand le saignement continue, et attendre d'avoir réglé la cause pour traiter l'anémie laisse la patiente épuisée pendant des mois.

Selon la cause : les traitements médicaux du saignement fonctionnel, les gestes sur une lésion visible de la cavité, la chirurgie quand elle est indiquée. ⚠️ Les molécules, les doses et les indications relèvent des recommandations en vigueur, et le choix se fait avec la patiente selon son âge et son projet de grossesse.

⚠️ Après la ménopause, aucune prise en charge ne commence avant le prélèvement. Traiter un saignement post-ménopausique sans avoir prélevé revient à le faire disparaître sans savoir ce qu'il annonçait.

Devant un traitement en cause : la question de l'arrêt ou du changement se pose, ⚠️ et elle se pèse contre ce pour quoi il a été prescrit. Un anticoagulant ne s'arrête pas parce qu'il fait saigner ce qui saignait déjà.

Ce qui accompagne : la contraception si elle est souhaitée, la prise en charge de la douleur, et le rattrapage du dépistage du col.

Ce qui se programme avec une date : le contrôle de l'hémoglobine et de la ferritine, la réévaluation, et le rendez-vous spécialisé.

Le piège

Prescrire un traitement qui arrête le saignement chez une femme ménopausée sans avoir prélevé la muqueuse.

À retenir

  • La cause et la carence se traitent en parallèle, jamais l'une après l'autre.
  • Le fer se corrige même quand le saignement continue.
  • Après la ménopause, rien ne commence avant le prélèvement.
  • Traiter sans prélever fait disparaître un saignement sans savoir ce qu'il annonçait.
  • Un anticoagulant ne s'arrête pas parce qu'il fait saigner ce qui saignait déjà.

En pratique

  • Carence en fer traitée sans attendre
  • Prélèvement obtenu avant tout traitement après la ménopause
  • Traitement de la cause choisi avec la patiente
  • Projet de grossesse pris en compte
  • Traitement en cause pesé contre son indication
  • Contraception et douleur prises en charge
  • Dépistage du col rattrapé
  • Contrôles et rendez-vous datés

Procédure et geste technique

L'examen gynécologique se déroule dans un ordre fixe, et cet ordre est ce qui le rend informatif.

Avant : vérifier l'indication, expliquer, obtenir l'accord, et prévenir avant chaque temps plutôt qu'après.

Les conditions : porte fermée, patiente couverte et découverte le temps nécessaire, éclairage orienté, personne d'autre sans raison. Ce n'est pas une politesse : une patiente crispée contracte et l'examen devient impossible.

L'installation : position gynécologique, vessie vide, patiente installée avant que l'opérateur ne s'assoie. Hygiène des mains et gants.

L'inspection de la vulve précède tout contact.

Le spéculum : taille choisie parmi plusieurs, ⚠️ et le plus grand n'est pas le meilleur ; réchauffé ; introduit en suivant l'axe du vagin, qui est oblique en bas et en arrière. ⚠️ C'est l'erreur technique la plus fréquente, et elle rend l'examen douloureux et infructueux.

⚠️ Le spéculum précède le toucher : il montre sans rien déplacer, et un toucher fait d'abord ramène du sang qui empêche de voir.

Le retrait se fait en refermant progressivement et en regardant les parois.

⚠️ Le toucher vaginal se fait avec l'autre main posée sur l'abdomen : sans elle, les doigts touchent sans pouvoir situer.

Ce qui se note : l'aspect du col, l'origine du saignement, la taille, la mobilité et la sensibilité de l'utérus.

À retenir

Ce qui montre passe avant ce qui déplace. Un toucher fait en premier ramène de quoi empêcher de voir.

À retenir

  • Prévenir avant chaque temps de l'examen plutôt qu'après.
  • Le plus grand spéculum n'est pas le meilleur.
  • L'axe du vagin est oblique en bas et en arrière.
  • Le spéculum précède le toucher : il montre sans rien déplacer.
  • Sans main abdominale, les doigts touchent sans pouvoir situer.

En pratique

  • Indication vérifiée, examen expliqué, accord obtenu
  • Porte fermée, drap, éclairage
  • Position gynécologique, vessie vide
  • Hygiène des mains et gants
  • Inspection de la vulve avant tout contact
  • Spéculum de taille adaptée, réchauffé, introduit dans l'axe
  • Toucher réalisé après, avec main abdominale
  • Aspect du col et origine du saignement notés

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve : au moment du saignement, la cause n'est pas établie. Ce qui se dit à la patiente sur ce que l'on cherche et sur le délai relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Beaucoup de femmes ignorent ce qui est anormal, parce que personne ne le leur a jamais dit. Des règles qui obligent à changer de protection toutes les heures, qui durent plus d'une semaine, qui réveillent la nuit ou qui empêchent de sortir ne sont pas des règles abondantes : ce sont des règles pathologiques. Donner ces repères une fois vaut mieux que demander « est-ce que c'est abondant ».

⚠️ Ce qui se dit après la ménopause, et qui doit être dit à toutes : le moindre saignement, même une seule fois, même une trace, se fait voir. Beaucoup pensent que leurs règles reviennent, et cette confusion coûte des mois.

Ce qui se dit à celle qui prend un traitement susceptible de faire saigner : ⚠️ que le traitement explique peut-être, et qu'il ne dispense pas de regarder. Formulée ainsi, la phrase ne fait pas arrêter le traitement et fait revenir la patiente.

Ce qui s'apprend sur la fatigue : qu'une carence en fer se corrige, et qu'elle explique un essoufflement et une fatigue attribués à l'âge ou au travail.

Ce qui doit faire consulter sans attendre : un saignement qui inonde, un malaise, une pâleur, une fièvre avec une douleur du bas du ventre.

Et le dépistage du col, dont la date se vérifie à cette occasion, parce qu'une femme qui consulte pour un saignement est une femme qu'on tient.

À retenir

Changer de protection toutes les heures, saigner plus d'une semaine, se réveiller la nuit : trois repères concrets valent mieux qu'une question.

À retenir

  • Beaucoup de femmes ignorent ce qui est anormal parce que personne ne leur a dit.
  • Donner des repères vaut mieux que demander si c'est abondant.
  • Après la ménopause, le moindre saignement se fait voir.
  • Le traitement explique peut-être et ne dispense pas de regarder.
  • Une femme qui consulte pour un saignement est une femme qu'on tient.

En pratique

  • Repères concrets d'abondance donnés
  • Règle du saignement après la ménopause expliquée
  • Confusion avec un retour des règles levée
  • Rôle d'un traitement expliqué sans faire arrêter
  • Carence en fer et fatigue expliquées
  • Signes imposant de consulter sans attendre
  • Date du dépistage du col vérifiée

Communication interprofessionnelle

⚠️ L'information qui se perd le plus est celle que seul l'examen apporte : d'où vient le sang. Écrire « métrorragies » ne dit pas si le sang sortait du col ou du vagin, et le correspondant refera l'examen. Une ligne suffit à l'éviter.

Ce qui se transmet avec elle : le statut ménopausique, l'ancienneté, l'abondance chiffrée en protections, le rythme, l'aspect du col, la taille et la mobilité de l'utérus, l'hémoglobine et la ferritine.

⚠️ Ce qui se transmet et qui manque : la date du dernier frottis et celle de la dernière échographie, avec le moment du cycle où elle a été faite. Une échographie faite au mauvais moment sera refaite si personne ne dit quand elle a eu lieu.

Au médecin qui suit un cancer par ailleurs : ⚠️ quand une exploration gynécologique est déclenchée chez une patiente suivie pour une autre maladie, l'équipe qui la suit doit l'apprendre du médecin et non de la patiente.

Au médecin traitant : ce qui a été écarté, ce qui reste à faire, et à quelle date.

Au pharmacien : le traitement du fer et sa durée, souvent arrêté trop tôt.

⚠️ Et une ligne quand elle est vraie : la décision de ne pas explorer, avec sa raison. Une abstention muette se lit comme un oubli.

Le piège

Transmettre une conclusion sans l'origine du saignement. Le correspondant refera l'examen que la patiente vient de subir.

À retenir

  • Écrire métrorragies ne dit pas d'où venait le sang.
  • Une échographie sans son moment du cycle sera refaite.
  • L'équipe qui suit une autre maladie doit l'apprendre du médecin, pas de la patiente.
  • Le traitement du fer est souvent arrêté trop tôt.
  • Une abstention muette se lit comme un oubli.

En pratique

  • Origine du saignement écrite
  • Statut ménopausique et ancienneté
  • Abondance chiffrée en protections
  • Aspect du col et état de l'utérus
  • Hémoglobine et ferritine
  • Dates du frottis et de l'échographie avec le moment du cycle
  • Équipe d'une autre spécialité informée
  • Abstention et sa raison écrites

Sources

  • R2C, item 43 : Hémorragie génitale chez la femme
  • R2C, item 300 : Tumeurs du col utérin, tumeur du corps utérin
  • R2C, item 216 : Syndrome hémorragique d'origine hématologique
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français, chapitres « Hémorragies génitales de la femme », « Tumeurs du corps utérin » et « Examen gynécologique »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge des saignements utérins anormaux, sur la conduite à tenir devant une métrorragie post-ménopausique et sur la carence martiale. La date de la version consultée fait partie de la source