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Fiche de révision

Idées délirantes

Ce qui se valide est le vécu et jamais le contenu, et un premier épisode n'est pas psychiatrique tant qu'on n'a pas cherché ailleurs.

Situation de départ 124Catégorie IItem R2C 63Item R2C 351Item R2C 64

Entretien et interrogatoire

⚠️ La première décision de cet entretien n'est pas une question, c'est une posture. Adhérer conforte ce qui fait souffrir ; contredire ferme la conversation en une phrase. ⚠️ La troisième voie consiste à s'intéresser à ce que la personne vit plutôt qu'à ce qu'elle croit : « je ne mets pas en doute ce que vous ressentez, dites-moi comment vous le vivez ».

Ce qui se fait préciser sur ce que la personne décrit : ⚠️ le contenu, l'ancienneté, le degré de conviction, et surtout le retentissement. Le retentissement mesure la gravité mieux que le contenu : ce qui compte est qu'elle ait arrêté d'aller en cours, pas ce qu'elle pense de ses voisins.

Ce qui accompagne et se demande : des perceptions inhabituelles, un trouble du sommeil, un retrait des relations, une modification de l'humeur.

⚠️ Deux questions se posent toujours, calmement, et ne se devinent jamais : les idées suicidaires, et l'existence d'un projet dirigé contre quelqu'un. Les poser ne provoque rien, et c'est la seule façon de savoir.

⚠️ Les consommations se demandent sans jugement : cannabis, autres substances, alcool, et les médicaments, y compris ceux d'un proche. Interrogée avec jugement, une consommation se tait.

Ce qui se recueille auprès des proches : ⚠️ avec l'accord de la personne, et en le lui disant. Un avis pris dans son dos coûte la confiance de toute la suite.

À retenir

Je ne mets pas en doute ce que vous ressentez. Cette phrase ouvre l'entretien sans adhérer et sans contredire.

À retenir

  • La première décision n'est pas une question, c'est une posture.
  • Le retentissement mesure la gravité mieux que le contenu.
  • Deux questions se posent toujours et ne se devinent jamais.
  • Interrogée avec jugement, une consommation se tait.
  • Un avis pris dans le dos du patient coûte la confiance de toute la suite.

En pratique

  • Posture d'écoute du vécu établie
  • Contenu, ancienneté et conviction précisés
  • Retentissement sur la vie quotidienne évalué
  • Perceptions inhabituelles et sommeil
  • Idées suicidaires demandées
  • Projet dirigé contre autrui demandé
  • Consommations interrogées sans jugement
  • Proches sollicités avec l'accord du patient

Examen clinique

⚠️ L'examen physique est ce qu'on saute dans cette situation, et c'est précisément là qu'il rapporte le plus. Un patient adressé pour un motif psychiatrique est souvent moins bien examiné que les autres, et c'est ainsi que des causes traitables passent.

Les constantes se prennent toutes : température, fréquence cardiaque, pression artérielle, saturation, ⚠️ et la glycémie capillaire, qui est immédiate.

L'examen neurologique cherche ce qui ne devrait pas être là : un déficit, une asymétrie, une raideur de nuque, des mouvements anormaux, ⚠️ et surtout une fluctuation de la vigilance ou de l'attention, qui ferait sortir du cadre.

L'examen général cherche une cause : signes d'infection, de déshydratation, de sevrage, traces d'injection ou de traumatisme, un goitre.

⚠️ Ce qui s'observe et qui compte autant : l'état nutritionnel, l'hygiène, l'état des dents et des pieds. Un retrait de plusieurs semaines laisse des traces sur le corps, et elles disent la durée mieux que le récit.

Ce qui se respecte : ⚠️ prévenir avant chaque geste et demander l'autorisation. Un examen imposé à une personne méfiante n'est pas un examen, c'est une rupture.

Ce qui se documente : les constantes, l'examen neurologique, et l'état général, parce que le prochain intervenant les cherchera.

Le piège

Ne pas examiner parce que le motif est psychiatrique. C'est le biais le mieux documenté de ce champ.

À retenir

  • Un patient adressé pour un motif psychiatrique est souvent moins bien examiné.
  • C'est ainsi que des causes traitables passent.
  • Une fluctuation de la vigilance ferait sortir du cadre.
  • Un retrait de plusieurs semaines laisse des traces qui disent la durée.
  • Un examen imposé à une personne méfiante est une rupture, pas un examen.

En pratique

  • Constantes complètes
  • Glycémie capillaire
  • Examen neurologique et raideur de nuque
  • Fluctuation de la vigilance recherchée
  • Signes d'infection, de sevrage, de traumatisme
  • État nutritionnel, hygiène, dents, pieds
  • Autorisation demandée avant chaque geste
  • Constantes et examen consignés

Synthèse paraclinique

⚠️ Devant un premier épisode, le bilan n'est pas une formalité : il cherche des causes qui se traitent autrement et dont certaines sont urgentes.

Le bilan de première intention : glycémie, ionogramme, calcémie, fonction rénale et hépatique, hémogramme, marqueurs de l'inflammation, ⚠️ fonction thyroïdienne, et une recherche de toxiques quand le contexte l'évoque.

⚠️ La recherche de toxiques se prescrit en l'expliquant et non en cachette. Un résultat obtenu sans que la personne sache pourquoi ne se discute pas ensuite avec elle, et il détruit la relation au moment où elle est la plus fragile.

Selon le contexte : sérologies, dosage d'un médicament, gaz du sang, ⚠️ et une ponction lombaire devant une fièvre, des signes méningés ou une confusion, qui ne se discute pas.

Avant un traitement : le bilan qui précède la prescription relève des recommandations en vigueur, et il se fait sans retarder le traitement quand la situation l'impose.

⚠️ Ce qui ne se prescrit pas : un bilan large répété à chaque consultation chez une personne déjà explorée. Il n'apporte rien, il coûte du temps, et il entretient l'idée qu'on cherche encore une cause qu'on ne trouvera pas.

Ce qui se répète : le poids et les constantes, surtout sous traitement.

Urgence

Fièvre, signes méningés ou fluctuation de la vigilance : ce n'est plus un tableau psychiatrique, et la démarche change immédiatement.

À retenir

  • Le bilan cherche des causes qui se traitent autrement, dont certaines sont urgentes.
  • La recherche de toxiques se prescrit en l'expliquant et non en cachette.
  • Un résultat obtenu à l'insu du patient détruit la relation au pire moment.
  • Une ponction lombaire devant une fièvre ou des signes méningés ne se discute pas.
  • Un bilan large répété entretient l'idée qu'on cherche une cause introuvable.

En pratique

  • Glycémie, ionogramme, calcémie
  • Fonction rénale, hépatique et thyroïdienne
  • Hémogramme et marqueurs de l'inflammation
  • Recherche de toxiques expliquée au patient
  • Ponction lombaire si fièvre ou signes méningés
  • Bilan préthérapeutique selon les recommandations
  • Aucun bilan large répété sans hypothèse

Iconographie

Sans objet pour cette situation : Aucune imagerie n'intervient dans l'évaluation initiale d'idées délirantes, qui repose sur l'entretien, l'examen clinique et un bilan biologique. L'imagerie du cerveau se discute devant un signe neurologique, une présentation atypique ou un âge inhabituel, et relève alors du bilan spécialisé conduit en milieu hospitalier.

Stratégie diagnostique

⚠️ La première question n'est pas « quel trouble » mais « est-ce bien un trouble psychiatrique ». Un premier épisode n'est pas psychiatrique tant qu'on n'a pas cherché ailleurs, et les causes non psychiatriques ont en commun d'être plus urgentes.

Ce qui doit faire sortir du cadre : ⚠️ une fluctuation de la vigilance ou de l'attention, une fièvre, un signe neurologique, un début brutal, un âge inhabituel dans un sens ou dans l'autre, une consommation récente, un médicament introduit.

Une fois le cadre confirmé, les questions qui ordonnent : ⚠️ depuis quand, parce qu'un épisode bref et un trouble installé ne relèvent pas de la même conduite ; l'humeur, parce qu'un épisode peut appartenir à un trouble de l'humeur et se traiter autrement ; et le retentissement, qui décide de l'urgence et du lieu.

⚠️ Ce que le contenu n'apporte pas : le thème de ce qui est décrit n'oriente pas le diagnostic et n'a aucune valeur pronostique. On l'écoute pour comprendre la personne, pas pour classer la maladie.

Ce qui doit faire reconsidérer : une évolution qui ne suit pas, l'apparition d'un signe physique, et une aggravation après l'introduction d'un traitement.

Ce qui ne se fait pas : ⚠️ poser une étiquette diagnostique lourde à la première consultation. Décrire ce qu'on observe et organiser l'évaluation vaut mieux qu'un mot qui suivra la personne pendant vingt ans.

À retenir

Fluctuation, fièvre, signe neurologique, début brutal, âge inhabituel, consommation, médicament : sept raisons de sortir du cadre.

À retenir

  • Un premier épisode n'est pas psychiatrique tant qu'on n'a pas cherché ailleurs.
  • Les causes non psychiatriques ont en commun d'être plus urgentes.
  • Le thème de ce qui est décrit n'oriente pas le diagnostic.
  • On l'écoute pour comprendre la personne, pas pour classer la maladie.
  • Un mot posé à la première consultation suivra la personne pendant vingt ans.

En pratique

  • Causes non psychiatriques recherchées en premier
  • Vigilance et attention testées
  • Ancienneté établie
  • Humeur évaluée
  • Retentissement chiffré
  • Contenu écouté sans être utilisé pour classer
  • Aucune étiquette posée à la première consultation

Urgence vitale

Trois situations imposent une prise en charge immédiate, et deux d'entre elles ne se voient pas si on ne les demande pas.

⚠️ Le risque suicidaire. Il se demande à toute personne, systématiquement et calmement, et il s'évalue sur l'existence d'idées, d'un projet, d'un moyen envisagé et d'un passage à l'acte antérieur. Poser la question ne l'induit pas : c'est l'inverse qui est démontré.

Le danger pour autrui. ⚠️ Il se demande aussi, et il s'évalue sur l'existence d'une menace précise et d'une personne désignée. Il est rare, et son évaluation ne se délègue pas à une impression.

Le retentissement vital direct. ⚠️ Un refus de boire et de manger, un épuisement, un isolement complet chez une personne qui ne s'alimente plus mettent la vie en jeu sans qu'aucun geste violent n'intervienne.

⚠️ Et la situation qui n'est pas psychiatrique du tout : fièvre, fluctuation de la vigilance, signe neurologique, début brutal. Un tableau psychiatrique qui s'installe en quelques heures est une atteinte du cerveau jusqu'à preuve du contraire.

Ce qui se fait dans tous les cas : constantes, glycémie, examen neurologique, et une orientation décidée sur le risque et non sur le diagnostic.

Les cadres de soins sans consentement existent et relèvent de textes précis : leur mise en œuvre appartient au psychiatre et se prépare, elle ne s'improvise pas dans un cabinet.

Urgence

Idées suicidaires avec un projet, danger pour autrui, refus de s'alimenter, ou début brutal avec fièvre : prise en charge immédiate.

Le piège

Ne pas poser la question du risque suicidaire par crainte de l'induire. Elle ne l'induit pas, et son absence laisse ignorer l'essentiel.

À retenir

  • Le risque suicidaire se demande systématiquement et calmement.
  • Poser la question ne l'induit pas : c'est l'inverse qui est démontré.
  • Un refus de boire et de manger met la vie en jeu sans aucun geste violent.
  • Un tableau psychiatrique installé en heures est une atteinte du cerveau.
  • L'orientation se décide sur le risque, pas sur le diagnostic.

En pratique

  • Idées suicidaires, projet, moyen envisagé, antécédent
  • Menace précise et personne désignée
  • Alimentation, hydratation, épuisement
  • Constantes et glycémie
  • Fièvre, vigilance, signe neurologique
  • Orientation décidée sur le risque
  • Avis psychiatrique organisé et non improvisé

Stratégie de prise en charge

⚠️ Le seul chiffre de pronostic que le médecin de premier recours puisse modifier est le délai entre le début des troubles et le premier traitement. Il se compte en mois, il dépend de qui a regardé, et il pèse sur l'évolution des années suivantes.

⚠️ Ce qui obtient l'adhésion et qui n'est pas intuitif : partir de ce que la personne demande. Elle ne demande pas qu'on la soigne d'un trouble qu'elle ne reconnaît pas ; elle demande souvent à pouvoir dormir, à être moins fatiguée, à être tranquille. Traiter cela d'abord n'est pas une ruse : c'est une porte d'entrée et c'est un vrai soin.

Le traitement médicamenteux relève des recommandations en vigueur et du psychiatre, et il ne se commence pas sans avoir cherché une cause non psychiatrique.

⚠️ Ce qui compte autant que la molécule : la continuité. Un rendez-vous rapproché et nommé vaut mieux qu'une orientation vers un service qui rappellera dans six semaines, et la rupture de suivi est la première cause de rechute.

Ce qui s'organise autour : l'entourage, le logement, les études ou le travail, les ressources, ⚠️ et l'arrêt ou la réduction du cannabis, qui change l'évolution.

Ce qui se dit à la personne : ce qui est proposé, pourquoi, et ce qu'elle peut refuser.

Ce qui se programme avec une date : la réévaluation, et un moyen de joindre quelqu'un entre deux rendez-vous.

À retenir

Commencer par ce que la personne demande, souvent le sommeil. C'est ce qui rend le deuxième rendez-vous possible.

À retenir

  • Le délai avant le premier traitement est le seul pronostic que le premier recours modifie.
  • Partir de ce que la personne demande n'est pas une ruse, c'est un vrai soin.
  • Un rendez-vous rapproché et nommé vaut mieux qu'une orientation lointaine.
  • La rupture de suivi est la première cause de rechute.
  • L'arrêt ou la réduction du cannabis change l'évolution.

En pratique

  • Cause non psychiatrique cherchée avant tout traitement
  • Demande du patient identifiée et traitée
  • Traitement discuté avec le psychiatre
  • Rendez-vous rapproché fixé avec une date
  • Personne nommée pour le suivi
  • Entourage, logement, études, ressources
  • Consommation de cannabis abordée
  • Moyen de joindre quelqu'un entre deux rendez-vous

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. L'évaluation clinique et l'entretien sont traités dans les sections correspondantes, et les soins relevant de cadres particuliers appartiennent au psychiatre.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve : à la première consultation aucun diagnostic n'est établi, et poser une étiquette à ce stade est précisément ce qu'il ne faut pas faire. Ce qui se dit à la personne et à ses proches relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Ce qui s'explique en premier ne s'adresse pas au patient mais à ses proches, et cela défait un reproche : la personne ne fait pas semblant, elle n'est pas paresseuse et elle ne cherche pas à manipuler. Ce qu'elle décrit est réel pour elle, et le lui contester n'a jamais fait disparaître quoi que ce soit.

⚠️ Ce qui s'apprend aux proches et qui fonctionne : ne pas discuter le contenu, ne pas confirmer non plus, et ramener la conversation sur le concret et sur le présent. « Je vois que ça te fait peur, qu'est-ce qui t'aiderait maintenant » remplace utilement une discussion qui ne finit jamais.

Ce qui se dit sur le cannabis, sans moraliser : ⚠️ il aggrave et il entretient, et son arrêt ou sa réduction change l'évolution. Dit comme un fait et non comme un reproche, ce message passe.

Ce qui se dit sur les traitements : que l'effet demande du temps, ⚠️ et que l'arrêt brutal est la cause la plus fréquente de rechute. Le dire avant que la personne ne se sente mieux vaut mieux que de le dire après l'arrêt.

⚠️ Ce qui se dit sur le pronostic, et il faut oser le dire : beaucoup de personnes vont mieux, reprennent des études, travaillent et vivent seules. L'idée d'une évolution inéluctable est fausse et elle décourage les soins.

Ce qui doit faire consulter sans attendre : des idées suicidaires, un refus de s'alimenter, une aggravation rapide, une fièvre.

À retenir

Je vois que ça te fait peur, qu'est-ce qui t'aiderait maintenant. Une phrase à donner aux proches, qui remplace une discussion sans fin.

À retenir

  • La personne ne fait pas semblant : ce qu'elle décrit est réel pour elle.
  • Ne pas discuter le contenu, ne pas le confirmer, ramener au concret.
  • Le cannabis aggrave et entretient, dit comme un fait et non comme un reproche.
  • L'arrêt brutal du traitement est la cause la plus fréquente de rechute.
  • L'idée d'une évolution inéluctable est fausse et elle décourage les soins.

En pratique

  • Absence de simulation expliquée aux proches
  • Attitude à adopter face au contenu enseignée
  • Cannabis abordé comme un fait
  • Délai d'action des traitements expliqué
  • Risque de l'arrêt brutal dit à l'avance
  • Pronostic présenté sans fatalisme
  • Signes devant faire consulter sans attendre

Communication interprofessionnelle

⚠️ Un mot écrit dans un courrier de psychiatrie suit la personne pendant des années, et il est lu par des gens qui ne l'ont jamais vue. Décrire ce qu'on observe vaut mieux que nommer ce qu'on suppose : « décrit une surveillance par ses voisins depuis trois mois, a arrêté ses cours, dort deux heures par nuit » est utile ; une étiquette posée au premier contact ne l'est pas.

Ce qui se transmet : l'ancienneté, le retentissement chiffré, l'évaluation du risque suicidaire et du danger pour autrui, les consommations, ce qui a été éliminé sur le plan somatique, et ce qui a été dit à la personne.

⚠️ Ce qui se transmet et qui manque toujours : ce que la personne accepte. Un patient qui a accepté un rendez-vous et refusé un traitement n'est pas dans la même situation qu'un patient qui a tout refusé, et cette nuance décide de la suite.

Au psychiatre ou au service : ⚠️ le délai souhaité, écrit. « Avis » obtient un rendez-vous dans six semaines ; « premier épisode, retentissement majeur, avis souhaité dans la semaine » en obtient un autre.

Aux proches, avec l'accord de la personne : qui appeler, quand, et ce qui doit les faire appeler.

⚠️ Et une règle qui vaut pour tout ce champ : la personne doit savoir ce qui est transmis et à qui. Une transmission faite dans son dos se découvre toujours, et elle coûte le suivi.

Le piège

Poser une étiquette diagnostique dans un premier courrier. Elle sera reprise telle quelle par tous les lecteurs suivants.

À retenir

  • Un mot écrit dans un courrier suit la personne pendant des années.
  • Décrire ce qu'on observe vaut mieux que nommer ce qu'on suppose.
  • Ce que la personne accepte manque toujours et décide de la suite.
  • Avis obtient six semaines, une demande datée obtient autre chose.
  • Une transmission faite dans le dos du patient se découvre toujours.

En pratique

  • Observations décrites plutôt que nommées
  • Ancienneté et retentissement chiffrés
  • Évaluation du risque transmise
  • Consommations et causes somatiques éliminées
  • Ce que la personne accepte précisé
  • Délai souhaité écrit sur la demande d'avis
  • Proches informés avec accord
  • Patient informé de ce qui est transmis

Sources

  • R2C, item 63 : Trouble schizophrénique
  • R2C, item 351 : Agitation et délire aiguë
  • R2C, item 64 : Trouble bipolaire
  • Collège national des universitaires de psychiatrie, chapitres « Trouble schizophrénique », « Agitation et délire aigu » et « Conduite suicidaire »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge des premiers épisodes psychotiques, sur l'évaluation du risque suicidaire et sur les cadres de soins psychiatriques. La date de la version consultée fait partie de la source