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Fiche de révision

Troubles de conduites alimentaires (anorexie ou boulimie)

Ce trouble ne se déclare pas, il se repère, et sa gravité se lit sur la personne alors que son bilan paraît normal.

Situation de départ 132Catégorie IItem R2C 71Item R2C 250Item R2C 251

Entretien et interrogatoire

⚠️ Personne ne consulte pour cela. On consulte pour de la fatigue, un arrêt des règles, une constipation, des malaises, une baisse de performance, un certificat de sport. La question ne sera posée que par celui qui a décidé de la poser.

⚠️ Une question générale reçoit une réponse générale. « Comment mangez-vous » appelle « équilibré », et cette réponse ne se discute pas. ⚠️ Ce qui casse le récit est un inventaire concret : ce qui a été mangé la veille, repas par repas. Personne ne résiste à une question précise, et presque personne ne la pose.

Ce qui se fait préciser ensuite : ⚠️ le poids le plus élevé et le plus bas, avec les dates, la vitesse de la variation ; les repas pris avec d'autres, dont l'évitement est un des signes les plus précoces ; les aliments écartés et depuis quand.

⚠️ Ce qui se demande sans jugement et jamais en premier : les conduites destinées à compenser, nommées par catégorie, et ce que la personne ressent quand elle estime avoir trop mangé.

Ce qui fait le diagnostic autant que les conduites : ⚠️ la façon dont la personne voit son corps, la crainte de prendre du poids, et la place que le poids occupe dans l'estime qu'elle a d'elle-même.

Ce qui se cherche systématiquement : l'humeur, l'anxiété, ⚠️ les idées noires, par une question directe, les consommations, et ce que l'entourage a dit.

Le piège

Se contenter de « je mange équilibré ». Cette phrase est vraie pour celui qui la dit et ne décrit rien.

À retenir

  • Personne ne consulte pour cela, la question ne sera posée que par qui décide de la poser.
  • Une question générale sur l'alimentation reçoit une réponse générale.
  • L'inventaire de la veille, repas par repas, casse le récit et se demande rarement.
  • L'évitement des repas partagés est un des signes les plus précoces.
  • La place du poids dans l'estime de soi fait le diagnostic autant que les conduites.

En pratique

  • Motif réel de consultation identifié
  • Inventaire de la veille repas par repas
  • Poids extrêmes avec leurs dates
  • Repas partagés ou évités
  • Conduites de compensation abordées sans jugement
  • Rapport au corps et crainte de prendre du poids
  • Humeur et idées noires par question directe
  • Remarques de l'entourage

Examen clinique

⚠️ L'examen est ce qui décide de l'orientation, et il tient dans des mesures que tout le monde sait faire.

Les mesures, toutes indispensables : ⚠️ le poids et la taille, mesurés et non déclarés, la fréquence cardiaque, la pression artérielle couchée puis debout, la température. ⚠️ Le poids se reporte sur une courbe avec les poids antérieurs : la vitesse de la perte pèse autant que le chiffre atteint.

Ce qui se cherche sur la personne : ⚠️ des extrémités froides et bleutées, un duvet fin sur le dos et les avant-bras, une peau sèche, des cheveux qui tombent, ⚠️ une fonte des muscles appréciée en faisant se relever de la position accroupie sans les mains.

⚠️ Deux régions qui parlent quand la personne ne parle pas : les mains, où des marques peuvent exister sur le dos des doigts, et la bouche, où l'état des dents et des gencives peut être altéré.

L'examen général : le cœur, l'abdomen, l'état d'hydratation, et un examen neurologique simple.

⚠️ Ce qui se fait avec précaution : la pesée. Elle se prépare, elle s'explique, et le chiffre n'est pas toujours annoncé à la personne selon ce qui a été convenu avec elle. Une pesée conduite sans égard suffit à faire perdre une consultation, et parfois le suivi.

À retenir

Poids, taille, fréquence cardiaque, pression artérielle couchée puis debout, température. Ces cinq mesures orientent.

À retenir

  • L'examen décide de l'orientation et tient dans des mesures simples.
  • Le poids se mesure et ne se déclare pas.
  • La vitesse de la perte pèse autant que le chiffre atteint.
  • Les mains et la bouche parlent quand la personne ne parle pas.
  • Une pesée conduite sans égard fait perdre une consultation et parfois le suivi.

En pratique

  • Poids et taille mesurés
  • Courbe de poids reconstituée
  • Fréquence cardiaque
  • Pression artérielle couchée puis debout
  • Température
  • Extrémités, peau, duvet, cheveux
  • Force musculaire testée au relever
  • Mains et bouche examinées

Synthèse paraclinique

⚠️ Le bilan ne fait pas le diagnostic et ne mesure pas la gravité. Il cherche des complications et prépare la renutrition, et un bilan presque normal est la règle, y compris dans les formes sévères.

Ce qui se demande : ⚠️ un ionogramme complet avec le potassium, le phosphore, le magnésium et le calcium ; la fonction rénale ; une numération ; les enzymes du foie ; et un électrocardiogramme.

⚠️ Quatre résultats se lisent à l'envers de l'intuition. L'albumine reste normale longtemps et n'exclut aucune dénutrition. Le cholestérol est souvent élevé et ne se traite pas. Les hormones thyroïdiennes basses avec une thyréostimuline normale sont une adaptation à la privation, et donner une hormone thyroïdienne serait une faute. ⚠️ Une créatinine dans la norme, chez quelqu'un qui n'a plus de muscle, peut correspondre à une fonction rénale déjà altérée.

⚠️ Et un résultat normal qui est la vraie information : le phosphore. Il est normal parce que la personne ne mange pas. C'est à la reprise alimentaire qu'il chute, en quelques jours, et cette chute est ce qui met en danger.

Ce qui se surveille au début de la reprise : ⚠️ phosphore, potassium, magnésium, fréquence cardiaque et poids, à un rythme rapproché fixé par l'équipe qui renourrit.

Urgence

Le danger d'une dénutrition sévère commence au moment où on la corrige. La reprise se fait progressivement et sous surveillance.

À retenir

  • Le bilan ne fait pas le diagnostic et ne mesure pas la gravité.
  • Un bilan presque normal est la règle, y compris dans les formes sévères.
  • L'albumine normale n'exclut aucune dénutrition.
  • Les hormones thyroïdiennes basses sont une adaptation, pas une maladie.
  • Le phosphore est normal parce qu'on ne mange pas, et il chute quand on renourrit.

En pratique

  • Ionogramme avec phosphore, magnésium et calcium
  • Fonction rénale interprétée selon la masse musculaire
  • Numération et enzymes du foie
  • Électrocardiogramme
  • Albumine non utilisée comme marqueur de sévérité
  • Cholestérol non traité
  • Aucune hormone thyroïdienne donnée
  • Surveillance rapprochée organisée avant toute reprise

Iconographie

⚠️ Aucune imagerie n'intervient dans le diagnostic, qui est clinique. Elle intervient dans deux situations, et pas ailleurs.

⚠️ La première est une complication silencieuse et durable : la perte de densité osseuse. Elle s'installe dès les premiers mois d'arrêt des règles, elle est en partie irréversible, ⚠️ et elle ne donne aucun signe jusqu'à la fracture. Une mesure de la densité osseuse se propose après plusieurs mois d'aménorrhée, et elle se répète à un rythme fixé par le spécialiste. Le résultat ne change pas la conduite immédiate : il change ce qu'on dit à la personne, et c'est parfois le premier argument qui l'atteint.

La seconde est le doute diagnostique : ⚠️ un amaigrissement dont les conduites alimentaires n'expliquent pas l'ampleur, ou accompagné de signes qui n'appartiennent pas au tableau, impose de chercher ailleurs. L'imagerie relève alors de cette recherche et non de cette situation.

⚠️ Ce qui ne se demande pas : une imagerie du cerveau devant une aménorrhée avec restriction alimentaire typique. Elle se discute devant des maux de tête, un trouble visuel, ou un tableau qui ne concorde pas.

Un document que personne ne produit et qui vaut pour le suivi : ⚠️ la courbe de poids, tracée et datée. Elle montre une vitesse, ce qu'aucune valeur isolée ne fait.

À retenir

Après plusieurs mois d'aménorrhée, proposer une mesure de la densité osseuse. La complication est silencieuse et en partie définitive.

À retenir

  • Aucune imagerie ne fait le diagnostic, qui est clinique.
  • La perte osseuse s'installe dès les premiers mois d'aménorrhée.
  • Elle ne donne aucun signe jusqu'à la fracture.
  • Le résultat osseux change ce qu'on dit à la personne, pas la conduite immédiate.
  • La courbe de poids montre une vitesse, une valeur isolée non.

En pratique

  • Aucune imagerie demandée pour le diagnostic
  • Densité osseuse proposée après plusieurs mois d'aménorrhée
  • Rythme de répétition fixé par le spécialiste
  • Imagerie réservée au tableau discordant
  • Imagerie cérébrale seulement sur signe d'appel
  • Courbe de poids tracée et datée

Stratégie diagnostique

⚠️ Le diagnostic est clinique et repose sur trois axes, qui se cherchent tous les trois : une restriction ou un contrôle des apports, un rapport au poids et à la forme du corps qui occupe une place démesurée, et un retentissement. Les conduites de compensation, quand elles existent, s'ajoutent au tableau et ne le définissent pas seules.

⚠️ Les formes qu'on ne reconnaît pas sont celles qui ne ressemblent pas à l'image attendue. Un homme, repéré des années plus tard quand il l'est ; ⚠️ un sportif, chez qui chaque signe a une explication acceptable ; une personne de poids normal ou élevé, dont la restriction et les crises passent inaperçues ; une personne âgée, dont l'amaigrissement est attribué à l'âge.

Ce qui se cherche en même temps, parce que c'est fréquent : un trouble de l'humeur, un trouble anxieux, ⚠️ et un risque suicidaire, dont la fréquence dans ce champ est élevée.

⚠️ Ce qui doit faire chercher une autre cause : un amaigrissement sans préoccupation du poids ni du corps, une diarrhée, des douleurs, une fièvre, un début tardif dans la vie, un signe neurologique.

Ce qui ne fait pas le diagnostic : ⚠️ le poids. Une personne peut être gravement malade à un poids normal, et c'est le motif de retard le plus fréquent.

Le piège

Écarter le diagnostic parce que le poids est normal. C'est le motif de retard le plus fréquent du champ.

À retenir

  • Trois axes se cherchent tous les trois, les conduites de compensation s'ajoutent.
  • Les formes non reconnues sont celles qui ne ressemblent pas à l'image attendue.
  • Chez un sportif, chaque signe a une explication acceptable.
  • Un amaigrissement sans préoccupation du poids fait chercher ailleurs.
  • Une personne peut être gravement malade à un poids normal.

En pratique

  • Restriction ou contrôle des apports documenté
  • Place du poids dans l'estime de soi explorée
  • Retentissement évalué
  • Conduites de compensation recherchées
  • Formes atypiques envisagées
  • Trouble de l'humeur et anxiété recherchés
  • Risque suicidaire évalué
  • Causes non psychiatriques envisagées si discordance

Urgence vitale

⚠️ Ce champ tue, et il tue de deux façons : par le corps et par le suicide. Les deux se recherchent à chaque consultation.

⚠️ Ce qui impose une hospitalisation sans délai relève de la clinique : une fréquence cardiaque très basse ou au contraire rapide, une pression artérielle basse avec des malaises au lever, une température basse, ⚠️ une vitesse de perte de poids élevée, un refus alimentaire total, un trouble de la conscience, et un risque suicidaire.

⚠️ Ce qui impose une hospitalisation et qui n'est pas clinique : un trouble du rythme cardiaque, un potassium ou un phosphore effondré, une hypoglycémie.

⚠️ Le danger le plus mal connu est celui de la correction. Renourrir vite une personne très dénutrie provoque une chute brutale du phosphore et d'autres sels, avec un risque cardiaque et neurologique dans les premiers jours. La reprise se fait progressivement, sous surveillance rapprochée, et par une équipe qui en a l'habitude. ⚠️ Un patient qui recommence à manger n'est pas un patient hors de danger : c'est le contraire.

Ce qui se fait dans tous les cas : constantes complètes, ⚠️ glycémie capillaire, électrocardiogramme, et la question du risque suicidaire posée directement.

Urgence

Fréquence cardiaque très basse, pression artérielle basse avec malaises, température basse, refus alimentaire total : hospitalisation.

À retenir

  • Ce champ tue par le corps et par le suicide, et les deux se recherchent.
  • Ce qui impose l'hospitalisation relève surtout de la clinique.
  • Le danger le plus mal connu est celui de la correction.
  • Un patient qui recommence à manger n'est pas un patient hors de danger.
  • La reprise se fait progressivement, par une équipe qui en a l'habitude.

En pratique

  • Constantes complètes
  • Vitesse de perte de poids calculée
  • Électrocardiogramme
  • Potassium, phosphore, glycémie
  • Refus alimentaire total recherché
  • Risque suicidaire évalué directement
  • Reprise alimentaire jamais improvisée

Stratégie de prise en charge

⚠️ La première décision n'est pas un traitement, c'est un lien. Un rendez-vous accepté et une date fixée valent davantage qu'une prescription, parce que la personne reviendra ou ne reviendra pas, et que tout le reste en dépend.

La prise en charge est nécessairement à plusieurs : ⚠️ un soin somatique, un soin psychique, et un accompagnement nutritionnel, coordonnés, et un professionnel qui reste le référent.

⚠️ Sur ce qui se négocie et ce qui ne se négocie pas : le rythme de la reprise se discute, la surveillance non. Fixer avec la personne un objectif atteignable, écrit, et une date de réévaluation, est ce qui fait tenir un suivi.

Sur les médicaments : ⚠️ aucun ne traite le trouble lui-même dans la forme restrictive. Ils s'adressent aux troubles associés, sur indication, et ils ne remplacent aucun des trois soins.

⚠️ Sur les compléments à ne pas oublier : une supplémentation en vitamines est habituelle avant et pendant la renutrition, selon les protocoles en vigueur.

Sur l'entourage : ⚠️ il est un allié et il est épuisé. Le recevoir, lui expliquer ce qui aide et ce qui n'aide pas, fait partie du traitement, et la surveillance des repas par la famille ne s'improvise pas.

Sur le sport : ⚠️ son arrêt ne se décide pas dans l'urgence d'une consultation, mais il se pose, avec un critère médical et non moral.

À retenir

Trois soins coordonnés, somatique, psychique et nutritionnel, et un référent qui ne change pas.

À retenir

  • La première décision n'est pas un traitement, c'est un lien.
  • Un rendez-vous avec une date vaut davantage qu'une prescription.
  • Le rythme de la reprise se discute, la surveillance non.
  • Aucun médicament ne traite la forme restrictive elle-même.
  • L'entourage est un allié et il est épuisé.

En pratique

  • Rendez-vous rapproché avec une date
  • Trois soins organisés et coordonnés
  • Référent identifié
  • Objectif écrit et atteignable
  • Surveillance non négociable expliquée
  • Médicaments réservés aux troubles associés
  • Supplémentation vitaminique envisagée avant la reprise
  • Entourage reçu et informé

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. La pesée et la mesure des constantes sont des temps de l'examen clinique, et la renutrition relève d'équipes spécialisées qui la conduisent selon des protocoles.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve dans cette situation : le diagnostic se construit sur plusieurs consultations et se nomme progressivement. Ce qui se dit à la personne et à son entourage relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Ce qui se dit en premier n'est pas un diagnostic, et surtout pas une étiquette. Nommer le trouble trop tôt ferme la porte, et le mot employé compte moins que le fait de décrire ce qu'on observe : la fatigue, les malaises, le froid, la performance qui baisse.

⚠️ Le levier qui atteint quelqu'un est rarement le poids. C'est ce qu'il perd : la course, la concentration, les règles, la solidité des os, le sommeil, la vie sociale. Chercher ce levier chez la personne qu'on a en face fait plus qu'une explication générale.

Ce qui s'explique et qui est mal connu : ⚠️ la restriction produit elle-même une partie des symptômes attribués au caractère, l'irritabilité, l'obsession de la nourriture, le repli. Le dire soulage, parce que la personne croit que cela vient d'elle.

⚠️ Ce qui s'explique sur les os : la perte s'installe tôt, elle ne se sent pas, et elle n'est pas entièrement rattrapable. C'est l'argument qui atteint le plus souvent une personne jeune.

Ce qui se dit à l'entourage : ⚠️ surveiller les repas n'est pas leur rôle et abîme la relation, sauf cadre convenu ; ce qui aide est de maintenir le lien et les invitations.

⚠️ Ce qui doit faire consulter sans attendre : un malaise, un cœur qui ralentit, des idées noires, un arrêt complet de l'alimentation.

Le piège

Poser l'étiquette avant que la personne l'accepte. L'entretien se ferme et le suivi se perd.

À retenir

  • Nommer le trouble trop tôt ferme la porte.
  • Le levier qui atteint quelqu'un est rarement le poids, c'est ce qu'il perd.
  • La restriction produit elle-même une partie des symptômes attribués au caractère.
  • La perte osseuse ne se sent pas et n'est pas entièrement rattrapable.
  • Surveiller les repas n'est pas le rôle de l'entourage et abîme la relation.

En pratique

  • Observations décrites plutôt qu'étiquette posée
  • Levier personnel recherché
  • Origine des symptômes expliquée
  • Conséquence osseuse expliquée
  • Entourage informé de son rôle
  • Objectifs convenus ensemble
  • Signes devant faire consulter sans attendre

Communication interprofessionnelle

⚠️ Ce qui se transmet en premier n'est pas un diagnostic, c'est une courbe. Le poids, la taille, les poids antérieurs avec leurs dates, et la vitesse qui s'en déduit. Un chiffre isolé ne permet à personne de décider.

Ce qui se transmet ensuite : ⚠️ les constantes complètes, le résultat de l'électrocardiogramme, les résultats du bilan avec leurs normes, ce qui a été cherché et non trouvé, et l'évaluation du risque suicidaire.

⚠️ Ce qui manque presque toujours et qui vaut une consultation : ce que la personne a accepté. Un objectif convenu, une date, un rythme de pesée : le professionnel suivant reprend là où on s'est arrêté au lieu de renégocier tout.

Au professionnel de la nutrition et au professionnel de la santé mentale : ⚠️ la même information, en même temps. Deux versions séparées font deux prises en charge parallèles, et la personne circule entre les deux.

Au médecin scolaire, au médecin du sport ou du travail : ce qui est nécessaire, et rien de plus.

⚠️ Et une précaution qui protège : ne pas faire figurer de chiffre cible ni de détail de conduites dans un document que la personne lira. Un document de soin peut devenir un support du trouble, et cela se sait peu.

À retenir

Transmettre la courbe, les constantes, et ce qui a été convenu. Les trois ensemble évitent de tout reprendre à zéro.

À retenir

  • Ce qui se transmet en premier est une courbe, pas un diagnostic.
  • Un chiffre isolé ne permet à personne de décider.
  • Ce que la personne a accepté manque presque toujours dans les courriers.
  • Deux versions séparées font deux prises en charge parallèles.
  • Un document de soin peut devenir un support du trouble.

En pratique

  • Courbe de poids avec dates transmise
  • Constantes complètes
  • Électrocardiogramme joint
  • Bilan avec ses normes
  • Risque suicidaire évalué et transmis
  • Objectifs convenus précisés
  • Information partagée simultanément entre professionnels
  • Aucun chiffre cible ni détail de conduites dans les documents

Sources

  • R2C, item 71 : Troubles des conduites alimentaires (TCA)
  • R2C, item 251 : Amaigrissement à tous les âges
  • R2C, item 250 : Dénutrition chez l'adulte et l'enfant
  • Collège national des universitaires de psychiatrie, chapitre « Troubles des conduites alimentaires »
  • Recommandations en vigueur sur le repérage précoce, les critères d'hospitalisation et la prévention du syndrome de renutrition inappropriée dans l'anorexie mentale. La date de la version consultée fait partie de la source