Cette fiche vous apprend à situer une plainte de sommeil, de nuit ou de jour, à mesurer une somnolence en situations jusqu'au volant, puis à lire un agenda du sommeil qui dit ce que l'interrogatoire seul ne restitue pas. Elle suit l'ordre de la consultation : la nuit, puis la journée, l'examen, l'agenda, le diagnostic, le traitement, ce qui se dit au patient et ce qui se transmet.
SommaireEnviron 16 min
- Situer la plainte, puis faire décrire la nuit d'un jour libre
- Mesurer la somnolence en situations, jusqu'au volant
- Examiner ce qui rétrécit les voies aériennes, et ce qui empêche de dormir
- Lire l'agenda du sommeil en séparant jours travaillés et jours libres
- Nommer le trouble, avec l'élément qui le porte
- Traiter le trouble nommé, et borner l'hypnotique
- Parler du volant dès la première consultation, puis de quelques règles écrites
- Joindre l'agenda lui-même, et rédiger la demande comme une hypothèse
- À retenir pour la station
Situer la plainte, puis faire décrire la nuit d'un jour libre
La première question est de savoir si la plainte porte sur la nuit ou sur la journée. Mal dormir et être somnolent le jour ne conduisent ni aux mêmes causes ni aux mêmes examens, et cette question se pose avant toute autre.
Faites ensuite décrire une nuit entière, du coucher au lever : l'heure du coucher, le délai d'endormissement, les réveils et leur durée, l'heure du réveil final, l'heure du lever. Puis faites décrire séparément une nuit de jour libre : les nuits des jours libres s'explorent à part de celles des jours travaillés.
Quelqu'un qui dort bien quand il est libre n'a pas un mauvais sommeil, il a un mauvais horaire. Un sommeil de bonne durée et de bonne qualité les jours libres, contrastant avec des nuits courtes les jours travaillés, désigne un décalage du rythme veille-sommeil et non une insomnie. Conclure à une insomnie sans avoir demandé comment se passent les nuits des jours libres est l'erreur que cette question évite.
Ce qui accompagne une insomnie oriente : des ruminations, des douleurs, des jambes impatientes, un reflux, des envies d'uriner, l'environnement, les écrans, les horaires de travail. Les substances et l'ordonnance se reprennent avec leur horaire : la caféine, l'alcool, le cannabis, les corticoïdes et certains traitements perturbent le sommeil, et leur horaire de prise compte autant que leur quantité. Les hypnotiques déjà pris se notent avec leur ancienneté.
« Votre problème, c'est de mal dormir la nuit, ou de vous endormir dans la journée ? »
« Et les jours où vous ne travaillez pas, à quelle heure vous endormez-vous et à quelle heure vous levez-vous ? »
Mesurer la somnolence en situations, jusqu'au volant
La somnolence se mesure en situations, pas en adjectifs. Demandez si la personne s'endort en lisant, devant la télévision, en réunion, comme passager, à l'arrêt dans un embouteillage, au volant. Mesurer la somnolence par un adjectif plutôt que par les situations où la personne s'endort est une erreur.
La dernière de ces questions engage la sécurité, et elle se pose à tout le monde. L'endormissement au volant se demande explicitement, en toutes lettres. Repousser cette question à une consultation ultérieure, chez quelqu'un qui conduit chaque jour, est l'autre erreur de cet entretien.
Ce qui accompagne une somnolence oriente : un ronflement, des pauses respiratoires rapportées par le conjoint, des réveils en sursaut, des sueurs nocturnes, une nycturie, une céphalée matinale, une bouche sèche, le tour de cou, le poids. Un ronflement, des pauses respiratoires rapportées par l'entourage, une nycturie, une céphalée matinale et une bouche sèche au réveil font évoquer un syndrome d'apnées obstructives du sommeil.
Le conjoint est mobilisé comme source d'information sur la nuit. C'est lui qui rapporte les pauses respiratoires, et un ronflement avec pauses rapportées, une nycturie et une céphalée matinale font demander un enregistrement du sommeil.
« Vous arrive-t-il de vous endormir au volant, ou de piquer du nez à un feu rouge ? »
« Votre compagne vous a-t-elle déjà dit que vous arrêtiez de respirer pendant la nuit ? »
Examiner ce qui rétrécit les voies aériennes, et ce qui empêche de dormir
L'examen d'un patient somnolent cherche d'abord ce qui rétrécit les voies aériennes : l'indice de masse corporelle, le tour de cou, la taille des amygdales, la position de la langue, un rétrognathisme, une obstruction nasale. Une obésité, un tour de cou augmenté, des amygdales volumineuses, un rétrognathisme et une obstruction nasale favorisent le syndrome d'apnées obstructives du sommeil. Ces mesures se prennent, elles ne s'estiment pas.
La pression artérielle fait partie de cet examen, souvent mal contrôlée dans un trouble respiratoire du sommeil. Une hypertension artérielle résistante au traitement accompagne fréquemment un syndrome d'apnées obstructives du sommeil, fait rechercher ce dernier, et conduit parfois seule au diagnostic.
Les causes endocriniennes se cherchent, de l'hypothyroïdie à l'acromégalie. Une hypothyroïdie et une acromégalie s'accompagnent de troubles respiratoires du sommeil, expliquent à la fois la somnolence et les apnées, et se cherchent à l'examen devant une somnolence inexpliquée. Les signes d'insuffisance cardiaque se cherchent aussi.
Devant une insomnie, l'examen cherche ce qui empêche de dormir : des douleurs, un reflux, une prostate, une dermatose prurigineuse, les signes d'un syndrome des jambes sans repos. L'humeur ne s'oublie pas : une dépression donne une insomnie, et une insomnie ancienne favorise une dépression ; l'ordre entre les 2 se discute à chaque consultation.
« Je vais mesurer votre tour de cou : c'est une mesure qui compte pour le sommeil. »
« Ouvrez grand la bouche et tirez la langue : je regarde la place qu'il reste au fond de la gorge. »
Lire l'agenda du sommeil en séparant jours travaillés et jours libres
L'agenda du sommeil est l'examen de première intention devant une plainte de sommeil, et il ne coûte rien. Rempli chaque jour sur 2 à 3 semaines, il note l'heure du coucher, le délai d'endormissement estimé, les réveils, l'heure du lever, les siestes et les traitements.
Il montre ce qu'aucun interrogatoire ne restitue : la régularité, la différence entre jours travaillés et jours libres, et le décalage éventuel du rythme. Un patient reparti sans agenda revient sans information nouvelle.
Énoncez la nature du document et sa durée avant toute interprétation : sur combien de jours consécutifs il a été rempli, et ce qu'il enregistre. Quantifiez ensuite le temps de sommeil des jours travaillés, puis celui des jours libres, séparément. Comparez l'heure d'endormissement et l'heure du lever entre les 2 types de jours, et relevez la présence ou l'absence de réveils nocturnes sur l'ensemble du relevé.
Ce qui se lit d'abord est le contraste entre les 2 types de jours. Une heure d'endormissement identique toute la semaine, avec un lever contraint les jours travaillés et spontané les jours libres, désigne un décalage : le sommeil est bon, c'est l'horaire qui ne l'est pas. L'absence de réveil nocturne sur tout le relevé va dans le même sens.
Un sommeil de durée normale et de bonne qualité les jours libres, sans réveil nocturne, écarte l'insomnie. Il rapporte la somnolence à une dette de sommeil imposée par les horaires, et non à une maladie du sommeil.
Une échelle de somnolence ne remplace pas ce relevé. Elle mesure une propension déclarée à s'endormir, ne fait aucun diagnostic, et se compare surtout à elle-même d'une consultation à l'autre.
« L'agenda couvre plusieurs semaines consécutives, et il note le coucher, l'endormissement, les réveils et le lever. »
« Il dort moitié moins les jours travaillés que les jours libres, alors qu'il s'endort à la même heure. »
Nommer le trouble, avec l'élément qui le porte
3 questions ouvrent l'arbre : nuit ou jour, depuis quand, et que donne l'agenda. Une plainte de nuit, répétée et ancienne, avec retentissement diurne, est une insomnie chronique, dont les causes se cherchent : anxiété, dépression, douleur, substances, environnement. Ses critères se vérifient plutôt qu'ils ne se supposent : des difficultés de sommeil survenant au moins 3 fois par semaine depuis plus de 3 mois, avec un retentissement diurne, malgré des conditions de sommeil adéquates.
Une plainte de nuit chez quelqu'un qui dort bien quand il est libre n'est pas une insomnie, c'est un décalage du rythme. Le sujet jeune qui s'endort tard et se lève difficilement a un retard de phase ; la personne âgée qui s'endort très tôt et se réveille avant l'aube a une avance de phase. Une heure d'endormissement stable et tardive, avec un lever contraint les jours travaillés et spontanément tardif les jours libres, définit un retard de phase : l'agenda le montre, et l'interrogatoire seul le manque.
Une plainte de jour, avec ronflement et pauses respiratoires, est un trouble respiratoire du sommeil, à confirmer par un enregistrement. Un syndrome d'apnées obstructives du sommeil se confirme par un index d'apnées-hypopnées élevé, la forme sévère se définissant au-delà de 30 événements par heure de sommeil. Une polygraphie ventilatoire suffit devant un tableau typique, la polysomnographie étant réservée aux cas douteux ou aux autres hypothèses.
Les causes à part se reconnaissent à un signe. Une somnolence sévère du sujet jeune, avec des accès de sommeil irrésistibles, fait chercher une cataplexie, c'est-à-dire une perte brutale du tonus déclenchée par une émotion. Des sensations désagréables des jambes le soir, soulagées par le mouvement, définissent un syndrome des jambes sans repos, dont le bilan comprend un dosage de la ferritine. Des comportements anormaux pendant la nuit orientent vers une parasomnie, dont certaines annoncent une maladie neurologique.
L'insomnie chronique et le décalage de phase ne demandent aucun enregistrement du sommeil. Le diagnostic de l'insomnie est clinique, et un enregistrement prescrit pour rassurer coûte cher, retarde le traitement et revient le plus souvent normal. L'enregistrement se demande sur une suspicion précise : trouble respiratoire du sommeil, mouvements périodiques des membres, hypersomnie centrale, comportements anormaux nocturnes. Le bilan biologique reste court : numération, ferritine devant des jambes impatientes, thyréostimuline, glycémie.
Le diagnostic est nommé, et l'élément du relevé qui le porte est cité. Les hypothèses écartées le sont avec l'argument qui les écarte, et l'examen non demandé est nommé avec la raison de ne pas le demander.
« Je conclus à un décalage du rythme veille-sommeil, en retard de phase, et non à une insomnie. »
« Je ne demande pas d'enregistrement du sommeil : l'agenda suffit à ce diagnostic. »
Traiter le trouble nommé, et borner l'hypnotique
Le traitement de référence de l'insomnie chronique n'est pas un médicament. La thérapie cognitive et comportementale associe la restriction du temps passé au lit, le contrôle du stimulus, la correction des croyances sur le sommeil et la relaxation, et elle reste peu prescrite. Elle est proposée nommément.
Les hypnotiques ont une place courte et bornée : quelques jours, une situation aiguë, une durée écrite sur l'ordonnance, une réévaluation prévue. La durée est annoncée en même temps que la prescription. Prolongés, ils entretiennent le trouble et exposent à une dépendance, dont l'arrêt se prépare comme un sevrage.
Chez la personne âgée, la balance est plus défavorable encore. Les hypnotiques y exposent aux chutes, à la confusion et à l'aggravation cognitive, ce qui fait traiter d'abord une insomnie du sujet âgé par le rythme, la lumière et l'activité.
Un décalage de phase se traite par la lumière et par les horaires, et non par un hypnotique : une exposition lumineuse au bon moment, une avance progressive des horaires, une régularité du lever, et parfois de la mélatonine à heure fixe. Proposez une avance progressive des horaires et une exposition à la lumière le matin. Le suivi de l'agenda se propose comme mesure de l'effet du traitement.
Le syndrome d'apnées obstructives du sommeil se traite par pression positive continue dans les formes qui le justifient, avec un accompagnement de l'observance. S'y ajoutent une réduction pondérale, une correction de la position, et l'arrêt des sédatifs qui aggravent les apnées.
« Nous allons avancer votre heure de lever par petits pas, et vous exposer à la lumière dès le matin. »
« Si je vous prescris un somnifère, ce sera pour quelques jours, et la date d'arrêt sera écrite sur l'ordonnance. »
Parler du volant dès la première consultation, puis de quelques règles écrites
La conduite automobile s'aborde à la première consultation, pas à la troisième. Une personne qui s'endort au volant doit être informée du risque et de ses obligations. Le syndrome d'apnées obstructives du sommeil et les hypersomnies figurent dans la liste des affections médicales fixée par l'arrêté du 28 mars 2022, l'aptitude à la conduite y étant subordonnée au contrôle de la somnolence.
Cette conversation est désagréable, et elle protège des vies. Le retentissement professionnel se demande aussi, du travail posté à la conduite professionnelle.
Les règles d'hygiène du sommeil se donnent par écrit et se limitent à l'essentiel, à ce qui change quelque chose. Les règles données sont écrites et tiennent en quelques lignes.
Les règles d'hygiène du sommeil, données par écrit :
- Des horaires réguliers.
- Un lever à heure fixe, y compris les jours libres.
- La lumière du jour le matin.
- Une activité physique en journée.
- L'arrêt de la caféine après le début d'après-midi.
- Une chambre fraîche et sombre.
- Des écrans éloignés du coucher.
2 conseils contre-intuitifs comptent plus que les autres : ne pas rester au lit sans dormir, et ne pas allonger le temps passé au lit pour compenser. Les 2 entretiennent l'insomnie, et le contrôle du stimulus consiste à quitter le lit quand le sommeil ne vient pas.
L'alcool n'aide pas à dormir : il raccourcit le délai d'endormissement et fragmente la seconde partie de la nuit, ce qui en fait un faux somnifère. Beaucoup le découvrent sans le relier à leur plainte.
Chez l'adolescent et le jeune adulte, expliquez le retard physiologique du rythme et l'effet des écrans le soir. Proposez des horaires réalistes plutôt que des interdits.
« Tant que la somnolence n'est pas contrôlée, conduire vous expose et expose les autres : c'est encadré par la réglementation, et je dois vous en parler. »
« Si vous ne dormez pas, levez-vous et sortez de la chambre : rester au lit éveillé entretient l'insomnie. »
Joindre l'agenda lui-même, et rédiger la demande comme une hypothèse
Ce qui se transmet en premier est l'agenda du sommeil lui-même, joint en entier et non résumé. Un relevé de plusieurs semaines dit en un coup d'œil ce qu'un paragraphe décrit mal, et le spécialiste peut le lire autrement.
Ce qui se transmet avec : la plainte située de nuit ou de jour, l'ancienneté, le score de somnolence avec sa date, le poids et le tour de cou, les traitements essayés avec leurs durées. La réponse à la question de l'endormissement au volant figure dans le courrier, parce qu'elle conditionne l'aptitude à la conduite prévue par l'arrêté du 28 mars 2022.
La demande d'enregistrement se rédige comme une hypothèse nommée. L'hypothèse posée décide du délai et de l'examen : « suspicion de trouble respiratoire du sommeil chez un patient somnolent et ronfleur » obtient l'examen adapté, alors qu'une demande libellée « bilan de fatigue » obtient surtout un délai.
Le médecin du travail reçoit le retentissement et les aménagements souhaitables, avec l'accord de la personne, et non le contenu des consultations. Le pharmacien voit la répétition des délivrances d'hypnotiques, et il est souvent le premier à repérer une prescription qui dure depuis des années.
« Je vous adresse l'agenda tel qu'il a été rempli : l'endormissement est stable, seul le lever change. »
« Suspicion de syndrome d'apnées obstructives du sommeil chez un patient somnolent, ronfleur, avec pauses rapportées. »
À retenir pour la station
Situez d'abord la plainte, de nuit ou de jour, puis faites décrire une nuit de jour libre : quelqu'un qui dort bien quand il est libre a un mauvais horaire, pas un mauvais sommeil. Mesurez la somnolence en situations, et posez la question du volant en toutes lettres. Lisez l'agenda en séparant jours travaillés et jours libres : un endormissement stable avec un lever qui seul change désigne un décalage de phase, qui ne demande aucun enregistrement. L'échec d'hypnotiques successifs tient au diagnostic, pas à la dose. L'insomnie chronique se traite d'abord par une thérapie cognitive et comportementale ; une plainte de jour avec ronflement et pauses respiratoires fait demander un enregistrement, rédigé comme une hypothèse.
S'entraîner sur cette situation
Ce que chacune fait travailler, et le temps qu'elle prend.
Sources
EDN Référentiel de Psychiatrie et addictologie
Collège national des universitaires de psychiatrie (CNUP) ; Collège universitaire national des enseignants d'addictologie (CUNEA) ; Association pour l'enseignement de la sémiologie psychiatrique (AESP). 4e édition conforme à la R2C (Presses universitaires François-Rabelais, collection L'officiel EDN).
- Référentiel du Collège des enseignants de pneumologie (Ouvre un nouvel onglet)
Collège des enseignants de pneumologie (CEP). 9e édition, pour la préparation des épreuves dématérialisées nationales (S-Editions).
- Neurologie (Ouvre un nouvel onglet)
Collège des enseignants de neurologie (CEN). 7e édition, Réussir ses EDN (Elsevier Masson, collection Les référentiels des Collèges).
Endocrinologie, diabétologie et maladies métaboliques
Collège des enseignants d'endocrinologie, diabète et maladies métaboliques (CEEDMM). 6e édition, Réussir ses EDN (Elsevier Masson, collection Les référentiels des Collèges).
Gériatrie
Collège national des enseignants de gériatrie (CNEG). 5e édition, Réussir son DFASM, Connaissances clés (Elsevier Masson, collection Les référentiels des Collèges).
Le bon usage du médicament et des thérapeutiques non médicamenteuses
Collège national de pharmacologie médicale (CNPM) ; Collège national des enseignants de thérapeutique (CNET). 6e édition actualisée, R2C (Éditions Med-Line, collection Référentiels EDN, R2C).
- Arrêté du 28 mars 2022 fixant la liste des affections médicales incompatibles ou compatibles avec ou sans aménagements ou restrictions pour l'obtention, le renouvellement ou le maintien du permis de conduire ou pouvant donner lieu à la délivrance de permis de conduire de durée de validité limitée (refonte) (Ouvre un nouvel onglet)
Ministère de l'intérieur. Version en vigueur au 15 septembre 2026, JORF n°0079 du 3 avril 2022 (NOR INTS2206503A).
Médecine légale, Médecine du travail
Collège national des enseignants de médecine légale (CNEML) ; Société française de médecine légale et d'expertise médicale (SFML) ; Collège des enseignants hospitalo-universitaires de médecine et santé au travail (CEHUMT). 3e édition, Réussir ses EDN (Elsevier Masson, collection Les référentiels des Collèges).
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