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Fiche de révision

Dysphonie

Une voix modifiée qui dure impose de voir le larynx, et ce délai sépare une lésion traitée d'une lésion étendue.

Situation de départ 146Catégorie IItem R2C 88Item R2C 298Item R2C 241

Entretien et interrogatoire

⚠️ La question qui décide est l'ancienneté, et elle se demande en semaines, pas en « ça fait un moment ». Une voix modifiée depuis quelques jours après une infection n'appartient pas au même monde qu'une voix modifiée depuis deux mois.

Ce qui se fait préciser : ⚠️ le mode d'installation, brutal ou progressif ; le caractère continu ou fluctuant ; ⚠️ l'évolution, une voix qui s'aggrave régulièrement étant un signal ; et ce qui l'améliore, en particulier le repos vocal.

⚠️ Les deux consommations à quantifier, jamais à supposer : le tabac et l'alcool, en cumul, ⚠️ y compris arrêtés depuis des années, le risque persistant longtemps.

⚠️ Les signes qui font sortir du cadre bénin : une gêne à avaler, une douleur qui remonte vers l'oreille d'un seul côté, une gêne respiratoire, un amaigrissement, une masse du cou, un crachat sanglant.

Le contexte professionnel : ⚠️ la voix est-elle l'outil du métier, combien d'heures par jour, dans quel bruit, et depuis quand la gêne empêche de travailler.

Les antécédents : ⚠️ une intubation, une chirurgie du cou ou du thorax récente, un reflux, une maladie de la thyroïde, et un traitement inhalé pris au long cours.

⚠️ Chez l'enfant : l'ancienneté, un cri fréquent, et une gêne respiratoire associée.

À retenir

Deux questions ouvrent tout : depuis combien de semaines, et combien de tabac au total.

À retenir

  • L'ancienneté se demande en semaines, pas en « ça fait un moment ».
  • Le tabac et l'alcool se quantifient même arrêtés depuis des années.
  • Une gêne à avaler ou une douleur d'oreille d'un seul côté fait sortir du cadre bénin.
  • Une chirurgie récente du cou ou du thorax est une cause directe.
  • Un traitement inhalé pris au long cours modifie la voix.

En pratique

  • Ancienneté chiffrée en semaines
  • Mode d'installation et évolution
  • Tabac et alcool cumulés
  • Gêne à avaler, otalgie unilatérale, dyspnée
  • Amaigrissement et masse du cou
  • Usage professionnel de la voix
  • Intubation, chirurgie du cou ou du thorax
  • Traitements inhalés et reflux

Examen clinique

⚠️ La voix s'examine en écoutant, et ce temps se saute presque toujours. On fait parler, on fait compter, on fait tenir un son, et on décrit : voix soufflée, rauque, éteinte, bitonale, ⚠️ et le temps pendant lequel un son peut être tenu, qui se mesure et se compare d'une consultation à l'autre.

⚠️ Ce qui se cherche en premier et qui change tout : un bruit respiratoire à l'inspiration, un tirage, une position assise obligatoire. Une voix modifiée avec un bruit respiratoire est une urgence des voies aériennes, pas un problème de voix.

Ce qui se palpe : ⚠️ les aires ganglionnaires du cou, méthodiquement, ⚠️ et la thyroïde, dont une atteinte peut modifier la voix ou signer une extension.

Ce qui s'inspecte : la bouche, la langue, ⚠️ le plancher de la bouche, et l'état dentaire, dans un contexte de tabac et d'alcool.

⚠️ Ce que le médecin généraliste ne peut pas faire et doit demander : voir les cordes vocales. Aucune palpation, aucune auscultation, aucun examen général ne remplace ce regard, et c'est le seul examen qui conclut.

Le reste : l'examen des nerfs crâniens, l'auscultation des poumons, ⚠️ et la recherche d'une cicatrice de chirurgie du cou.

⚠️ Ce qui se note : la description de la voix, datée, et non le mot dysphonie.

Urgence

Bruit inspiratoire, tirage, position assise obligatoire : ce n'est plus un problème de voix.

À retenir

  • La voix s'examine en écoutant, et ce temps se saute presque toujours.
  • Le temps de tenue d'un son se mesure et se compare.
  • Une voix modifiée avec un bruit respiratoire est une urgence des voies aériennes.
  • Aucun autre examen ne remplace le regard sur les cordes vocales.
  • On note la description de la voix, pas le mot dysphonie.

En pratique

  • Voix écoutée et décrite
  • Temps de tenue d'un son mesuré
  • Bruit respiratoire et tirage recherchés
  • Aires ganglionnaires palpées
  • Thyroïde palpée
  • Bouche, langue et plancher inspectés
  • Cicatrice de chirurgie du cou recherchée
  • Examen du larynx organisé

Synthèse paraclinique

⚠️ Le seul examen qui conclut n'est pas un examen de laboratoire, c'est un examen visuel du larynx. Il est simple, rapide, réalisé en consultation par le spécialiste, ⚠️ et le délai pour l'obtenir est la principale variable du pronostic dans ce champ.

Ce qui se demande en complément selon le contexte : ⚠️ une exploration de la thyroïde, une atteinte thyroïdienne pouvant modifier la voix ; une numération et un bilan général devant une altération de l'état général.

Ce qui relève du spécialiste et répond à une question précise : ⚠️ une analyse instrumentale de la voix, et une exploration électrique des muscles du larynx devant une immobilité d'une corde vocale, pour distinguer une atteinte du nerf d'un blocage mécanique.

⚠️ Ce qui ne se demande pas : un bilan biologique devant un enrouement de quelques jours après une infection, qui se surveille et se réévalue à une date fixée.

⚠️ Ce qui n'est pas un examen et vaut mieux que plusieurs : un enregistrement de la voix, daté, fait dans les mêmes conditions. Il documente une aggravation qu'aucun compte rendu ne documente, et il tient dans un téléphone.

⚠️ Et une donnée à consigner : la date à laquelle le larynx a été vu, et par qui. Sans elle, personne ne sait si l'examen a eu lieu.

À retenir

Écrire au dossier la date de l'examen du larynx et le nom de qui l'a fait. Sinon personne ne sait s'il a eu lieu.

À retenir

  • Le seul examen qui conclut est visuel et se fait en consultation.
  • Le délai pour l'obtenir est la principale variable du pronostic.
  • Une exploration électrique distingue une atteinte du nerf d'un blocage mécanique.
  • Un enregistrement daté documente une aggravation, un compte rendu non.
  • La date à laquelle le larynx a été vu se consigne.

En pratique

  • Examen du larynx demandé avec un délai
  • Thyroïde explorée selon le contexte
  • Bilan général si altération de l'état général
  • Exploration électrique si immobilité d'une corde
  • Aucun bilan devant un enrouement récent
  • Enregistrement vocal daté
  • Date et auteur de l'examen du larynx consignés

Iconographie

⚠️ L'imagerie ne fait jamais le diagnostic d'une dysphonie, et elle ne remplace jamais l'examen direct du larynx. Elle répond à deux questions.

⚠️ La première, et elle est méconnue : une corde vocale immobile impose d'explorer tout le trajet du nerf qui la commande. Ce nerf descend jusque dans le thorax du côté gauche, ⚠️ et une exploration limitée au cou laisse hors champ une partie des causes, dont certaines sont thoraciques. Le champ demandé va de la base du crâne au thorax.

La seconde : ⚠️ le bilan d'extension d'une lésion vue au larynx, qui complète l'examen direct et le prélèvement sans les remplacer.

⚠️ Ce qui ne se demande pas : une imagerie devant un enrouement récent d'allure infectieuse, une imagerie avant que le larynx ait été vu, ⚠️ et une imagerie destinée à rassurer. Une image normale chez un fumeur enroué depuis deux mois est le pire des résultats : elle rassure et le larynx reste invisible.

Chez l'enfant : ⚠️ une dysphonie avec un bruit respiratoire impose une exploration des voies aériennes, et l'imagerie vient après l'endoscopie, jamais avant.

Ce qui vaut comme document de suivi : ⚠️ les images de l'examen du larynx, conservées et datées.

Le piège

Demander une imagerie pour rassurer un fumeur enroué. Elle rassure, et le larynx reste invisible.

À retenir

  • L'imagerie ne remplace jamais l'examen direct du larynx.
  • Une corde immobile impose d'explorer le nerf jusque dans le thorax.
  • Une exploration limitée au cou laisse hors champ des causes thoraciques.
  • Une image normale chez un fumeur enroué est le pire des résultats.
  • Chez l'enfant, l'imagerie vient après l'endoscopie, jamais avant.

En pratique

  • Larynx vu avant toute imagerie
  • Champ complet demandé si corde immobile
  • Bilan d'extension après examen direct
  • Aucune imagerie devant un enrouement récent
  • Endoscopie avant imagerie chez l'enfant
  • Images du larynx conservées et datées

Stratégie diagnostique

⚠️ La démarche se règle sur une horloge et sur un terrain.

Une voix modifiée depuis quelques jours, dans un contexte infectieux, sans autre signe : ⚠️ elle se surveille avec une date de réévaluation, et cette date s'écrit.

⚠️ Une voix modifiée qui dure au-delà de quelques semaines : le larynx doit être vu, quel que soit le terrain. ⚠️ Chez un fumeur, la première hypothèse est une lésion des cordes vocales, et elle est curable quand elle est vue tôt.

Les causes selon le tableau : ⚠️ une lésion tumorale ; une lésion liée à l'usage de la voix, nodules, polype, chez les professionnels et les enfants qui crient ; une inflammation chronique, favorisée par le tabac, le reflux et les traitements inhalés ; ⚠️ une immobilité d'une corde vocale, qui impose de chercher sur tout le trajet du nerf, du crâne au thorax, et dont une chirurgie récente du cou ou du thorax est une cause directe ; une atteinte neurologique ; une cause hormonale ; ⚠️ une dysphonie sans lésion, liée au forçage, qui est un diagnostic d'élimination et non un diagnostic de première intention.

⚠️ Chez l'enfant : une dysphonie ancienne évoque des nodules ; une dysphonie avec gêne respiratoire est une urgence ; une dysphonie qui s'aggrave chez un jeune enfant impose une endoscopie.

⚠️ Ce qui ne se conclut jamais sans avoir vu : rien.

À retenir

Une voix modifiée qui dure au-delà de quelques semaines : le larynx se voit. Sans exception liée au terrain.

À retenir

  • La démarche se règle sur une horloge et sur un terrain.
  • Au-delà de quelques semaines, le larynx doit être vu quel que soit le terrain.
  • Une lésion des cordes vocales est curable quand elle est vue tôt.
  • Une dysphonie de forçage est un diagnostic d'élimination.
  • Chez l'enfant, une dysphonie avec gêne respiratoire est une urgence.

En pratique

  • Ancienneté confrontée au seuil
  • Terrain tabagique et alcoolique quantifié
  • Signes d'extension recherchés
  • Chirurgie récente du cou ou du thorax recherchée
  • Traitements inhalés et reflux envisagés
  • Forçage retenu seulement après examen
  • Gêne respiratoire recherchée chez l'enfant

Urgence vitale

Trois situations sortent du champ de la consultation ordinaire.

⚠️ Une voix modifiée avec un bruit inspiratoire, un tirage ou une position assise obligatoire est une obstruction des voies aériennes. Elle peut s'aggraver en minutes, ⚠️ et l'examen de la gorge ne se fait alors ni n'importe où ni par n'importe qui. L'orientation se fait vers une structure capable de sécuriser les voies aériennes.

⚠️ Chez l'enfant, une voix modifiée d'installation rapide avec fièvre, gêne à avaler, salivation et position assise penchée en avant impose la même conduite, et l'examen de la gorge est proscrit en dehors d'un environnement adapté.

⚠️ Une immobilité des deux cordes vocales expose au même risque, et elle peut se révéler après une chirurgie du cou ou de la thyroïde, parfois à distance du geste.

Ce qui n'est pas une urgence et qui devrait être traité comme prioritaire : ⚠️ un enrouement de plus de quelques semaines chez un fumeur. Le délai avant l'examen du larynx est ce qui décide du pronostic, et il se compte en mois dans la réalité des parcours.

Ce qui se fait devant tout tableau aigu : ⚠️ évaluer la respiration avant la voix, mesurer la saturation, ne pas allonger un patient qui a choisi sa position, et prévenir tôt.

Urgence

Évaluer la respiration avant la voix. La voix attend, la respiration non.

À retenir

  • Une voix modifiée avec bruit inspiratoire est une obstruction des voies aériennes.
  • L'examen de la gorge ne se fait alors ni n'importe où ni par n'importe qui.
  • Chez l'enfant fébrile en position penchée en avant, l'examen est proscrit.
  • Une immobilité des deux cordes peut se révéler après une chirurgie du cou.
  • On n'allonge pas un patient qui a choisi sa position.

En pratique

  • Respiration évaluée en premier
  • Bruit inspiratoire et tirage
  • Position spontanée respectée
  • Saturation mesurée
  • Aucun examen de gorge hors environnement adapté
  • Antécédent de chirurgie du cou recherché
  • Alerte donnée tôt

Stratégie de prise en charge

⚠️ Le premier traitement de la voix est l'arrêt du tabac, et le moment où quelqu'un consulte pour sa voix est un des rares où cette proposition est entendue. Elle se fait à cette consultation, pas à la suivante.

Ce qui se corrige et qui améliore vite : ⚠️ le forçage vocal, ⚠️ le chuchotement, qui force davantage que la voix normale, la déshydratation, un reflux quand il est documenté, et la technique d'un traitement inhalé, souvent mal utilisé.

Ce qui a une efficacité établie : ⚠️ la rééducation orthophonique de la voix, dans les troubles liés à l'usage, et elle est prescrite trop rarement. ⚠️ Elle demande la participation active de la personne, et son objectif se transmet.

Ce qui relève de la chirurgie : une lésion des cordes vocales, ⚠️ après examen et prélèvement, et jamais sur une simple impression.

⚠️ Ce qui ne se prescrit pas : des cures répétées de traitement local ou général devant un enrouement qui dure, ⚠️ qui repoussent le seul examen qui conclut ; un corticoïde donné pour retrouver la voix avant une échéance professionnelle, qui masque et retarde.

Le volet professionnel : ⚠️ un aménagement du poste, une sonorisation, une reconnaissance en maladie professionnelle quand elle est justifiée, et un arrêt quand la voix ne peut pas se reposer autrement.

Ce qui se programme : une date, et le délai maximal avant que le larynx soit vu.

À retenir

Proposer l'arrêt du tabac à cette consultation, pas à la suivante. La fenêtre est ouverte aujourd'hui.

À retenir

  • Le moment où quelqu'un consulte pour sa voix est un des rares où l'arrêt du tabac est entendu.
  • Le chuchotement force la voix davantage que la voix normale.
  • La rééducation vocale est efficace et prescrite trop rarement.
  • Des cures répétées repoussent le seul examen qui conclut.
  • Un corticoïde donné pour une échéance professionnelle masque et retarde.

En pratique

  • Arrêt du tabac proposé et accompagné
  • Forçage vocal et chuchotement expliqués
  • Hydratation et environnement revus
  • Technique des traitements inhalés vérifiée
  • Rééducation vocale prescrite avec son objectif
  • Aucune cure répétée sans examen du larynx
  • Volet professionnel abordé
  • Délai maximal avant examen du larynx fixé

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. L'examen du larynx et les gestes chirurgicaux sont réalisés par le spécialiste avec un matériel dédié, et la rééducation vocale est conduite par un professionnel formé.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve à ce stade, et l'annonce d'une maladie grave est hors du périmètre du deuxième cycle. Ce qui se dit sur le délai, sur la rééducation et sur le travail relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ La phrase la plus utile est un seuil, et elle se donne à tout le monde : une voix modifiée qui dure plus de quelques semaines se fait examiner. Elle ne dépend ni de l'âge ni du tabac, et elle évite qu'un enrouement soit toléré pendant six mois.

⚠️ Ce qui se dit sur le chuchotement : il force la voix davantage que la voix normale, ⚠️ et c'est le conseil le plus souvent donné et le plus contre-productif. Ce qui repose la voix est de moins parler, pas de parler plus bas.

Ce qui s'apprend et qui change le quotidien d'un professionnel de la voix : ⚠️ boire régulièrement, ne pas parler dans le bruit, utiliser une sonorisation plutôt que forcer, faire des pauses vocales, et se taire complètement pendant une extinction de voix aiguë.

⚠️ Ce qui se dit sur l'environnement : l'air sec, la climatisation, la poussière et la fumée abîment la muqueuse, et une pièce humidifiée change la journée d'un enseignant.

Chez l'enfant : ⚠️ les nodules viennent de l'usage, non d'une maladie, et le traitement passe par la façon de parler et non par une opération.

⚠️ Ce qui doit faire consulter sans attendre : une gêne à respirer, une gêne à avaler, une douleur d'oreille d'un seul côté, un crachat sanglant, une masse du cou, une voix modifiée qui dure.

Le piège

Conseiller de chuchoter. C'est le conseil le plus donné et le plus contre-productif du champ.

À retenir

  • Une voix modifiée qui dure plus de quelques semaines se fait examiner.
  • Le seuil ne dépend ni de l'âge ni du tabac.
  • Le chuchotement force davantage que la voix normale.
  • Ce qui repose la voix est de moins parler, pas de parler plus bas.
  • Les nodules de l'enfant viennent de l'usage et non d'une maladie.

En pratique

  • Seuil de durée énoncé clairement
  • Chuchotement déconseillé et expliqué
  • Repos vocal vrai expliqué
  • Hydratation et environnement abordés
  • Sonorisation proposée aux professionnels
  • Arrêt du tabac proposé
  • Explication aux parents pour l'enfant
  • Signes devant faire consulter sans attendre

Communication interprofessionnelle

⚠️ Une demande d'examen du larynx doit porter en tête ce qui décide du délai : l'ancienneté en semaines, le tabac et l'alcool cumulés, et l'existence de signes d'extension. Sans ces trois lignes, un enrouement de deux mois chez un fumeur obtient le même rendez-vous qu'un enrouement de quatre jours.

Ce qui se transmet ensuite : ⚠️ la description de la voix, datée, le temps de tenue d'un son, l'usage professionnel, les traitements reçus avec leurs durées, et les antécédents de chirurgie du cou ou du thorax.

⚠️ Ce qui manque presque toujours : la date à laquelle le larynx a été vu, et par qui. Sans elle, chaque intervenant suppose que l'examen a eu lieu, et c'est exactement ainsi qu'une lésion évolue pendant huit mois.

À l'orthophoniste : ⚠️ le diagnostic, l'objectif, et ce qui est attendu de la personne, et non une demande de bilan.

Au médecin du travail : l'usage vocal, les aménagements souhaités, avec l'accord de la personne.

⚠️ Et une ligne qui protège : le délai maximal accepté avant l'examen du larynx, écrit et daté, avec le nom de celui qui vérifiera qu'il a eu lieu. Un délai qui n'appartient à personne n'est pas tenu.

À retenir

Ancienneté, tabac cumulé, signes d'extension. Trois lignes en tête, et le tri se fait bien.

À retenir

  • Trois lignes en tête décident du délai de rendez-vous.
  • Sans elles, deux mois chez un fumeur et quatre jours reçoivent le même rendez-vous.
  • La date à laquelle le larynx a été vu manque presque toujours.
  • Chacun suppose alors que l'examen a eu lieu.
  • Un délai qui n'appartient à personne n'est pas tenu.

En pratique

  • Ancienneté en semaines en tête du courrier
  • Tabac et alcool cumulés
  • Signes d'extension mentionnés
  • Description de la voix datée
  • Usage professionnel précisé
  • Antécédents de chirurgie du cou ou du thorax
  • Date de l'examen du larynx consignée
  • Responsable de la vérification nommé

S'entraîner sur cette situation

Aucune station ne couvre encore cette situation.

Sources

  • R2C, item 88 : Trouble aigu de la parole et dysphonie
  • R2C, item 298 : Tumeurs de la cavité buccale, naso-sinusiennes et du cavum, et des voies aérodigestives supérieures
  • R2C, item 241 : Goitre, nodules thyroïdiens et cancers thyroïdiens
  • Collège français d'ORL et de chirurgie cervico-faciale, chapitres « Dysphonie » et « Tumeurs des voies aérodigestives supérieures »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge de la dysphonie chronique de l'adulte et sur les délais d'accès à la laryngoscopie. La date de la version consultée fait partie de la source