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Fiche de révision

Rhinorrhée

Un nez qui coule des deux côtés est presque toujours banal, un nez qui coule d'un seul côté ne l'est jamais.

Situation de départ 155Catégorie IItem R2C 148Item R2C 188Item R2C 298

Entretien et interrogatoire

⚠️ La première question est la latéralité, et elle ne se pose presque jamais : des deux côtés ou d'un seul. Cette seule réponse divise le champ entre le banal et le suspect.

Ce qui se fait préciser : ⚠️ l'ancienneté, l'aspect, clair, épais, coloré, ⚠️ strié de sang, la présence d'une odeur, ⚠️ et le caractère permanent ou saisonnier.

⚠️ Ce qui se demande devant un écoulement clair : un traumatisme du crâne, même de quelques jours, ⚠️ et si l'écoulement augmente quand la tête se penche en avant. Cette question est simple et elle n'est presque jamais posée.

Ce qui accompagne et qui oriente : ⚠️ des éternuements en salves et des démangeaisons du nez et des yeux, qui orientent vers l'allergie ; une perte de l'odorat ; une obstruction ; des maux de tête ; une gêne à respirer.

⚠️ Ce qui se demande et qui est une cause fabriquée : l'usage de pulvérisations nasales qui débouchent, ⚠️ leur durée réelle et le nombre de flacons, souvent achetés sans ordonnance et employés depuis des mois.

⚠️ Le contexte qui change tout chez l'adulte : une exposition professionnelle aux poussières de bois, ⚠️ qui expose à une lésion rare, d'un seul côté, reconnue comme maladie professionnelle, et dont le délai d'apparition se compte en décennies.

Chez l'enfant : ⚠️ un geste de l'enfant vers son nez, et la notion d'un objet.

À retenir

Des deux côtés ou d'un seul. Une question, et le champ se divise entre le banal et le suspect.

À retenir

  • La latéralité est la première question et elle ne se pose presque jamais.
  • Un écoulement clair qui augmente en penchant la tête fait penser au liquide du cerveau.
  • Des éternuements en salves et des démangeaisons orientent vers l'allergie.
  • Les pulvérisations qui débouchent sont une cause fabriquée et se quantifient.
  • L'exposition aux poussières de bois expose à une lésion reconnue comme professionnelle.

En pratique

  • Latéralité établie
  • Ancienneté et aspect
  • Présence de sang et d'odeur
  • Caractère saisonnier
  • Traumatisme du crâne et effet de la position
  • Éternuements, démangeaisons, odorat
  • Pulvérisations nasales et durée réelle
  • Exposition professionnelle et contexte de l'enfant

Examen clinique

⚠️ Le nez s'examine, et il s'examine mal. Un simple relèvement de la pointe du nez ne montre presque rien : ⚠️ il faut un spéculum et une source de lumière, et regarder les deux fosses nasales, même quand une seule coule.

Ce qui se regarde : ⚠️ la couleur et l'aspect de la muqueuse, pâle et gonflée dans l'allergie, rouge dans l'infection ; la cloison ; ⚠️ la présence de formations molles, grisâtres, indolores, qui sont des polypes ; un corps étranger ; une lésion bourgeonnante ou saignante ; et l'origine de l'écoulement.

⚠️ Ce qui se cherche et qui manque toujours : le fond de la gorge. Un écoulement postérieur s'y voit, ⚠️ et il explique une toux chronique que personne ne rattache au nez.

Ce qui s'examine en plus : ⚠️ les yeux, conjonctives et paupières ; la palpation des points douloureux du visage ; ⚠️ les aires ganglionnaires du cou chez l'adulte ; l'auscultation des poumons, une rhinite allergique s'accompagnant souvent d'un asthme.

⚠️ Ce qui se fait devant un écoulement clair d'un seul côté : on ne bouche pas, on ne mèche pas, et on adresse.

Ce qui se note : ⚠️ le côté, l'aspect, l'état de la muqueuse, et ce qui a été vu dans chaque fosse.

Le piège

Examiner un nez sans spéculum ni lumière. Les polypes, les corps étrangers et les lésions ne se voient pas ainsi.

À retenir

  • Relever la pointe du nez ne montre presque rien.
  • On regarde les deux fosses nasales, même quand une seule coule.
  • Une muqueuse pâle et gonflée oriente vers l'allergie.
  • L'écoulement postérieur explique une toux que personne ne rattache au nez.
  • Devant un écoulement clair d'un seul côté, on ne bouche pas et on ne mèche pas.

En pratique

  • Spéculum et lumière utilisés
  • Les deux fosses examinées
  • Aspect de la muqueuse
  • Polypes, corps étranger, lésion
  • Fond de gorge et écoulement postérieur
  • Yeux et points du visage
  • Aires ganglionnaires chez l'adulte
  • Auscultation des poumons

Synthèse paraclinique

⚠️ Une rhinorrhée aiguë des deux côtés ne demande aucun examen, et la plupart des rhinorrhées chroniques non plus.

Ce qui se demande devant une suspicion d'allergie : ⚠️ des tests cutanés ou un dosage des anticorps dirigés contre des allergènes ciblés, ⚠️ orientés par l'interrogatoire et non en dépistage large. Un test positif sans symptôme concordant ne prouve rien, et c'est l'erreur la plus fréquente de ce champ.

⚠️ Ce qui se demande devant un écoulement clair d'un seul côté après un traumatisme : une analyse du liquide à la recherche d'un marqueur spécifique, ⚠️ qui affirme qu'il s'agit du liquide entourant le cerveau. L'aspect clair ne suffit pas.

Ce qui se demande sur un terrain particulier : ⚠️ devant une polypose associée à un asthme et à une intolérance aux anti-inflammatoires, un bilan respiratoire ; devant des infections répétées, un bilan immunitaire.

⚠️ Ce qui ne se demande pas : un prélèvement bactériologique de l'écoulement dans une rhinite banale, ⚠️ qui trouve des germes de passage et fait prescrire un antibiotique inutile.

⚠️ Ce qui n'est pas un examen et remplace beaucoup d'entre eux : la liste des pulvérisations employées, avec leur durée réelle. Elle explique à elle seule une part des obstructions chroniques.

Le piège

Prescrire un dépistage allergologique large. Les résultats positifs sans concordance clinique créent des évictions inutiles.

À retenir

  • La plupart des rhinorrhées ne demandent aucun examen.
  • Un test allergologique positif sans symptôme concordant ne prouve rien.
  • L'aspect clair d'un écoulement ne suffit pas à affirmer son origine.
  • Un prélèvement dans une rhinite banale trouve des germes de passage.
  • La liste des pulvérisations explique à elle seule une part des obstructions.

En pratique

  • Aucun examen devant une rhinite aiguë banale
  • Tests allergologiques ciblés par l'interrogatoire
  • Concordance clinique exigée
  • Analyse spécifique si écoulement clair post-traumatique
  • Bilan respiratoire si polypose et asthme
  • Bilan immunitaire si infections répétées
  • Aucun prélèvement bactériologique de routine
  • Pulvérisations recensées avec leurs durées

Iconographie

⚠️ Aucune imagerie devant une rhinorrhée aiguë, et aucune imagerie pour confirmer une sinusite banale. Les images des sinus montrent des anomalies chez une grande part des personnes qui n'ont aucun symptôme, ⚠️ et une image anormale sans concordance clinique fait traiter des gens qui vont bien.

Ce qui justifie une imagerie : ⚠️ une rhinorrhée d'un seul côté persistante chez l'adulte, surtout avec du sang, une obstruction et une exposition professionnelle ; une complication d'une infection des sinus, ⚠️ avec œdème de la paupière, atteinte des mouvements de l'œil, maux de tête intenses ou signes neurologiques, où elle est urgente ; un écoulement clair post-traumatique, pour chercher la brèche ; un bilan avant chirurgie.

⚠️ Ce qui doit accompagner la demande : la question posée. Une demande sans question reçoit une description d'anomalies banales, et le compte rendu devient un motif de traitement.

⚠️ Ce qui ne remplace pas l'imagerie et qui la précède : l'examen des fosses nasales par le spécialiste, qui voit ce qu'aucune coupe ne montre, et qui permet un prélèvement dirigé.

⚠️ Et une règle absolue déjà posée ailleurs dans le corpus : une masse du nez ne se biopsie jamais avant d'avoir été imagée, le risque hémorragique étant majeur.

Urgence

Œdème de la paupière, mouvements de l'œil atteints, maux de tête intenses : imagerie sans délai.

À retenir

  • Les images des sinus sont anormales chez beaucoup de gens sans symptôme.
  • Une image anormale sans concordance fait traiter des gens qui vont bien.
  • Une demande sans question reçoit une description d'anomalies banales.
  • L'examen direct des fosses nasales précède l'imagerie et voit ce qu'elle ne montre pas.
  • Une masse du nez ne se biopsie jamais avant d'avoir été imagée.

En pratique

  • Aucune imagerie devant une forme aiguë
  • Concordance clinique exigée avant tout traitement
  • Imagerie si écoulement unilatéral persistant de l'adulte
  • Imagerie urgente si complication orbitaire ou neurologique
  • Recherche de brèche si écoulement clair post-traumatique
  • Question posée écrite sur la demande
  • Examen direct organisé avant l'imagerie
  • Aucune biopsie de masse avant imagerie

Stratégie diagnostique

⚠️ La latéralité commande, et l'âge oriente.

Des deux côtés, aigu : ⚠️ une infection virale, dont l'écoulement devient épais et coloré au fil des jours sans que cela signifie une infection bactérienne ; une allergie, avec éternuements en salves, démangeaisons et yeux qui piquent.

Des deux côtés, chronique : ⚠️ une allergie persistante ; une rhinite non allergique, ⚠️ dont une forme survient en mangeant et une autre chez la personne âgée, sans démangeaison ; ⚠️ une rhinite fabriquée par des pulvérisations qui débouchent, ⚠️ et le cercle s'installe en quelques jours d'usage ; une polypose, ⚠️ à évoquer devant une obstruction des deux côtés avec perte de l'odorat, souvent associée à un asthme et à une intolérance aux anti-inflammatoires ; une cause médicamenteuse.

⚠️ D'un seul côté, et c'est là qu'est le risque : chez l'enfant, un corps étranger jusqu'à preuve du contraire, surtout si l'écoulement est épais et sent mauvais ; ⚠️ chez l'adulte, une lésion des fosses nasales, surtout avec du sang, une obstruction, une exposition professionnelle ancienne ; ⚠️ après un traumatisme, un écoulement clair qui augmente en penchant la tête.

⚠️ Ce qui doit faire reconsidérer dans tous les cas : une perte de l'odorat qui persiste, des maux de tête inhabituels, un saignement répété du même côté.

À retenir

Un seul côté : enfant, on cherche un objet ; adulte, on cherche une lésion ; après un choc, on cherche une brèche.

À retenir

  • Un écoulement qui devient coloré au fil des jours ne signifie pas une infection bactérienne.
  • Une rhinite peut être fabriquée par des pulvérisations en quelques jours.
  • Une obstruction bilatérale avec perte de l'odorat évoque une polypose.
  • Chez l'enfant, un écoulement unilatéral fétide est un corps étranger.
  • Chez l'adulte, un écoulement unilatéral sanglant fait chercher une lésion.

En pratique

  • Latéralité déterminée
  • Ancienneté et évolution de l'aspect
  • Éternuements et démangeaisons
  • Odorat évalué
  • Pulvérisations recherchées
  • Asthme et intolérance médicamenteuse
  • Objet recherché chez l'enfant
  • Exposition professionnelle chez l'adulte

Urgence vitale

Le champ est banal et il contient trois situations qui ne le sont pas.

⚠️ Un écoulement clair d'un seul côté après un traumatisme du crâne : il peut s'agir du liquide qui entoure le cerveau. ⚠️ La communication ouverte expose à une méningite, ⚠️ et rien ne doit être introduit ni bouché dans le nez, le mouchage fort étant proscrit. L'avis est immédiat.

⚠️ Une complication d'une infection des sinus : un œdème de la paupière avec fièvre, une douleur à la mobilisation de l'œil, une saillie de l'œil, une vision double, des maux de tête intenses, des vomissements, une somnolence. ⚠️ L'infection peut passer dans l'orbite et vers l'intérieur du crâne, et elle est plus fréquente chez l'enfant. Hospitalisation immédiate.

⚠️ Une rhinorrhée fébrile chez un immunodéprimé ou un diabétique déséquilibré, ⚠️ avec une douleur du visage, une zone noirâtre dans le nez ou sur le palais : infection grave et rapidement extensive, dont le pronostic dépend du délai.

Ce qui n'est pas une urgence : un écoulement coloré au cinquième jour d'un rhume, chez quelqu'un qui va bien.

Ce qui se fait devant tout tableau fébrile : ⚠️ regarder les yeux, leurs mouvements et la paupière, prendre la température, et examiner la conscience.

Urgence

Regarder les yeux devant toute rhinorrhée fébrile. La complication se voit là, pas dans le nez.

À retenir

  • Un écoulement clair unilatéral après un choc expose à une méningite.
  • On ne bouche pas, on n'introduit rien, on ne mouche pas fort.
  • Une infection des sinus peut passer dans l'orbite, surtout chez l'enfant.
  • Une zone noirâtre du nez chez un immunodéprimé est une urgence.
  • Un écoulement coloré au cinquième jour d'un rhume n'est pas une urgence.

En pratique

  • Traumatisme récent recherché
  • Aucune obturation ni instillation si écoulement clair
  • Paupières, mouvements des yeux, vision
  • Température et conscience
  • Terrain immunodéprimé ou diabétique
  • Lésion noirâtre recherchée
  • Maux de tête et vomissements

Stratégie de prise en charge

⚠️ Le traitement le plus efficace de ce champ ne se prescrit pas, il se montre : le lavage du nez au sérum salé, ⚠️ fait correctement, en quantité suffisante, plusieurs fois par jour. Mal fait, il ne sert à rien, et il est presque toujours mal fait.

⚠️ Ce qui ne se prescrit pas : un antibiotique devant un écoulement coloré sans autre signe ; ⚠️ une pulvérisation qui débouche au-delà de quelques jours, et jamais renouvelée ; un traitement local dont on n'a pas vérifié la durée d'usage antérieure.

Devant une allergie : ⚠️ l'éviction quand elle est possible, un traitement local adapté, ⚠️ dont l'efficacité dépend d'une prise régulière et non à la demande, et une orientation spécialisée pour discuter une désensibilisation.

⚠️ Devant une rhinite fabriquée par les pulvérisations : le sevrage, et il faut prévenir de l'aggravation transitoire, ⚠️ sans quoi le patient reprend le flacon le lendemain.

Devant une polypose : ⚠️ un traitement local prolongé, et un avis spécialisé, avec la recherche d'un asthme associé.

⚠️ Devant un écoulement d'un seul côté chez l'enfant : on cherche un objet, et on ne traite pas une rhinite.

Ce qui se programme : ⚠️ une date de réévaluation, et un délai avant l'examen spécialisé quand l'écoulement est unilatéral.

À retenir

Montrer le lavage du nez une fois en consultation. C'est le geste le plus rentable du champ.

À retenir

  • Le lavage du nez est presque toujours mal fait, et mal fait il ne sert à rien.
  • Un écoulement coloré sans autre signe ne justifie pas un antibiotique.
  • Une pulvérisation qui débouche ne se renouvelle jamais.
  • Un traitement local d'allergie agit s'il est pris régulièrement, pas à la demande.
  • Sans prévenir de l'aggravation transitoire, le sevrage échoue dès le lendemain.

En pratique

  • Lavage du nez montré et quantifié
  • Aucun antibiotique sur la seule couleur
  • Pulvérisations limitées et non renouvelées
  • Éviction et traitement régulier si allergie
  • Sevrage expliqué avec l'aggravation transitoire
  • Avis spécialisé si polypose
  • Objet recherché chez l'enfant
  • Date de réévaluation et délai spécialisé

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. L'examen des fosses nasales par voie endoscopique, le prélèvement dirigé et la chirurgie relèvent du spécialiste, et le lavage du nez est un soin enseigné au patient.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve dans cette situation. Ce qui se dit au patient sur les lavages, sur les pulvérisations et sur l'évolution naturelle relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Le message qui évite le plus de prescriptions inutiles est une description de l'évolution normale : un rhume dure une bonne semaine, ⚠️ l'écoulement devient épais et coloré au bout de quelques jours, et ce changement de couleur fait partie de la guérison et non d'une complication. Le dire à l'avance évite la consultation du cinquième jour.

⚠️ Ce qui s'explique et se montre sur le lavage du nez : la position, le volume, la fréquence, ⚠️ et le fait que quelques pulvérisations ne servent à rien. Ce geste montré une fois change son efficacité.

⚠️ Ce qui se dit sur les pulvérisations qui débouchent : elles soulagent en une minute et rebouchent davantage à l'arrêt ; ⚠️ le cercle s'installe en quelques jours ; et une aggravation à l'arrêt est attendue et transitoire.

Chez l'allergique : ⚠️ l'éviction concrète, literie, animaux, aération, et la prise régulière du traitement plutôt qu'à la demande.

Chez l'enfant : ⚠️ le mouchage s'apprend, et les rhumes répétés en collectivité sont normaux ; ⚠️ ce qui ne l'est pas est un écoulement d'un seul côté.

⚠️ Ce qui doit faire consulter sans attendre : un écoulement d'un seul côté qui dure, du sang répété du même côté, un œil gonflé avec de la fièvre, des maux de tête inhabituels, une perte de l'odorat qui persiste.

Le piège

Laisser croire qu'un écoulement jaune ou vert appelle un antibiotique. Cette croyance est très répandue et elle se corrige en une phrase.

À retenir

  • Le changement de couleur d'un rhume fait partie de la guérison.
  • Le dire à l'avance évite la consultation du cinquième jour.
  • Quelques pulvérisations de sérum ne servent à rien.
  • Les pulvérisations qui débouchent rebouchent davantage à l'arrêt.
  • Les rhumes répétés en collectivité sont normaux, un écoulement d'un seul côté non.

En pratique

  • Évolution naturelle décrite à l'avance
  • Lavage du nez montré
  • Volume et fréquence précisés
  • Cercle des pulvérisations expliqué
  • Aggravation transitoire du sevrage annoncée
  • Éviction concrète chez l'allergique
  • Traitement régulier plutôt qu'à la demande
  • Signes devant faire consulter sans attendre

Communication interprofessionnelle

⚠️ La première ligne d'un courrier décide du délai, et c'est la latéralité : un seul côté ou les deux. Sans elle, une rhinite banale et une lésion se ressemblent sur le papier.

Ce qui se transmet ensuite : ⚠️ l'ancienneté, l'aspect et la présence de sang, l'état de l'odorat, ⚠️ les traitements employés avec leur durée réelle, pulvérisations comprises, et l'exposition professionnelle.

⚠️ Ce qui manque presque toujours : la durée réelle d'usage des pulvérisations qui débouchent. Elle explique le tableau dans une part des cas, ⚠️ et elle n'apparaît pas dans les ordonnances parce que le produit s'achète sans.

Au spécialiste : ⚠️ la question posée en une phrase, ⚠️ et la mention explicite de ce qui a été vu dans chaque fosse nasale, ou du fait qu'elles n'ont pas pu être examinées correctement.

Au médecin du travail : ⚠️ l'exposition aux poussières de bois quand elle existe, avec l'accord de la personne, et la mention du suivi auquel elle donne droit.

⚠️ Et une ligne qui protège : quand l'écoulement est d'un seul côté, écrire la date avant laquelle l'examen spécialisé doit avoir eu lieu. Une rhinorrhée unilatérale sans date d'avis reste traitée comme une rhinite pendant des années.

À retenir

Écrire la latéralité en première ligne. C'est la donnée qui distingue le banal du suspect.

À retenir

  • La latéralité décide du délai et se met en première ligne.
  • La durée d'usage des pulvérisations manque toujours et explique une part des cas.
  • Elle n'apparaît pas dans les ordonnances parce que le produit s'achète sans.
  • On écrit ce qui a été vu dans chaque fosse, ou qu'on n'a pas pu regarder.
  • Une rhinorrhée unilatérale sans date d'avis reste traitée comme une rhinite.

En pratique

  • Latéralité en première ligne
  • Ancienneté, aspect, présence de sang
  • État de l'odorat
  • Traitements et durées réelles
  • Pulvérisations achetées sans ordonnance
  • Exposition professionnelle signalée
  • Constatations de chaque fosse nasale
  • Date limite de l'examen spécialisé

S'entraîner sur cette situation

Aucune station ne couvre encore cette situation.

Sources

  • R2C, item 148 : Infections naso-sinusiennes de l'adulte et de l'enfant
  • R2C, item 188 : Hypersensibilité et allergies respiratoires chez l'enfant et chez l'adulte. Asthme, rhinite
  • R2C, item 298 : Tumeurs de la cavité buccale, naso-sinusiennes et du cavum, et des voies aérodigestives supérieures
  • Collège français d'ORL et de chirurgie cervico-faciale, chapitres « Rhinites » et « Infections naso-sinusiennes »
  • Recommandations en vigueur sur la rhinite allergique, sur les sinusites aiguës de l'adulte et de l'enfant et sur les cancers professionnels des fosses nasales. La date de la version consultée fait partie de la source