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Fiche de révision

Bradycardie

La fréquence ne dit rien du mécanisme, et la relation entre les ondes dit tout.

Situation de départ 159Catégorie IItem R2C 236Item R2C 231Item R2C 325

Entretien et interrogatoire

⚠️ La question qui commande n'est pas le chiffre, c'est la tolérance : est-ce que cette lenteur produit des symptômes. Un cœur lent et muet et un cœur lent qui fait tomber n'appellent pas la même conduite.

⚠️ Ce qui se fait décrire avec précision : un malaise, une perte de connaissance, ⚠️ avec ou sans signe annonciateur, la durée, le retour à la conscience, les circonstances, et l'existence de témoins. ⚠️ Une perte de connaissance brutale, sans prodrome, avec un retour immédiat à un état normal, oriente vers le cœur.

Ce qui se cherche autour : ⚠️ un essoufflement d'effort récent, une fatigue inhabituelle, une baisse des capacités, des chutes, une confusion chez la personne âgée.

⚠️ L'ordonnance, ligne par ligne, avec les dates de modification : ⚠️ les médicaments qui ralentissent le cœur sont nombreux, ils s'additionnent, et une augmentation récente de dose est une information capitale. ⚠️ Les collyres employés pour l'œil comptent aussi, ce que presque personne ne demande.

Ce qui se demande sur le terrain : ⚠️ une maladie du rein, qui modifie l'élimination ; une maladie de la thyroïde ; une maladie cardiaque connue ; un sportif entraîné.

⚠️ Et deux questions rares qui changent un diagnostic : une piqûre de tique et une éruption en anneau dans les mois précédents, et un séjour en montagne ou une exposition au froid.

À retenir

Demander les collyres. Ils n'apparaissent pas sur l'ordonnance du cœur et ils ralentissent.

À retenir

  • La question qui commande n'est pas le chiffre, c'est la tolérance.
  • Une perte de connaissance brutale sans prodrome oriente vers le cœur.
  • Une augmentation récente de dose est une information capitale.
  • Les collyres pour l'œil ralentissent aussi le cœur et personne ne les demande.
  • Une piqûre de tique dans les mois précédents peut expliquer un bloc.

En pratique

  • Tolérance et symptômes
  • Description précise des malaises
  • Prodromes, durée, témoins
  • Essoufflement et baisse des capacités
  • Ordonnance complète avec dates de modification
  • Collyres et automédication
  • Fonction rénale et thyroïde
  • Piqûre de tique et exposition au froid

Examen clinique

⚠️ Le premier temps est de juger la tolérance, et il se fait en regardant : coloration, sueurs, conscience, respiration, marbrures.

Ce qui se mesure : ⚠️ la fréquence comptée à l'auscultation et non lue sur un appareil, ⚠️ le pouls comparé à cette fréquence, la pression artérielle couchée puis debout, la saturation, et la température. ⚠️ Une différence entre la fréquence auscultée et le pouls perçu est une information, et un appareil peut compter faux devant certains rythmes.

Ce qui s'ausculte : ⚠️ la régularité, l'intensité variable du premier bruit, un souffle, des crépitants.

Ce qui se cherche : ⚠️ des signes d'insuffisance cardiaque, des marbrures, des extrémités froides, ⚠️ et des signes de maladie de la thyroïde, peau sèche, ralentissement, prise de poids.

⚠️ Ce qui ne s'oublie pas devant une chute : l'examen du crâne et du rachis, et la recherche d'une fracture, le malaise ayant produit un traumatisme.

⚠️ Ce qui se note et qui manque toujours : l'heure de chaque série de constantes. Une bradycardie se juge sur une évolution, et une seule mesure ne dit rien de sa stabilité.

Le piège

Lire la fréquence sur un moniteur sans ausculter. Le chiffre affiché peut être faux devant un rythme lent et irrégulier.

À retenir

  • La tolérance se juge en regardant avant de mesurer.
  • La fréquence se compte à l'auscultation, pas sur un appareil.
  • Un appareil peut compter faux devant certains rythmes.
  • Une différence entre fréquence auscultée et pouls perçu est une information.
  • Une bradycardie se juge sur une évolution, pas sur une mesure.

En pratique

  • Coloration, conscience, sueurs, marbrures
  • Fréquence comptée à l'auscultation
  • Pouls comparé à l'auscultation
  • Pression artérielle couchée puis debout
  • Signes d'insuffisance cardiaque
  • Signes de maladie de la thyroïde
  • Recherche de traumatisme après chute
  • Constantes répétées et horodatées

Synthèse paraclinique

⚠️ Le bilan sert à trouver ce qui se corrige, et quatre causes se corrigent vite.

Ce qui se demande sans attendre : ⚠️ un ionogramme avec le potassium, ⚠️ une créatinine avec l'estimation de la fonction rénale, une glycémie, ⚠️ une exploration de la thyroïde, et des marqueurs cardiaques selon le contexte.

⚠️ Le potassium mérite d'être souligné : une élévation du potassium ralentit le cœur, élargit les complexes et peut mimer un trouble de conduction, ⚠️ et elle se corrige en urgence. Elle est fréquente chez une personne âgée qui prend plusieurs médicaments et dont le rein va moins bien.

⚠️ La fonction rénale mérite la même attention : elle conditionne l'élimination de plusieurs médicaments qui ralentissent le cœur, ⚠️ et une dose inchangée peut devenir une surdose quand le rein baisse.

Ce qui se demande selon le contexte : ⚠️ un dosage d'un médicament quand il existe, une recherche d'infection, ⚠️ et une sérologie de la maladie transmise par les tiques chez un sujet jeune avec un trouble de conduction, cause réversible et régulièrement manquée.

⚠️ Ce qui n'est pas un examen et vaut mieux que plusieurs : une surveillance continue du rythme. Elle montre les pauses, ⚠️ qu'aucun tracé de quelques secondes ne montrera.

Urgence

Doser le potassium devant tout cœur lent à complexes larges. La cause peut se corriger en une heure.

À retenir

  • Quatre causes se corrigent vite et se cherchent d'emblée.
  • Une élévation du potassium peut mimer un trouble de conduction.
  • Une dose inchangée devient une surdose quand le rein baisse.
  • Un trouble de conduction du sujet jeune fait chercher une infection transmise par les tiques.
  • Une surveillance continue montre les pauses qu'un tracé court ne montre pas.

En pratique

  • Ionogramme avec potassium
  • Créatinine et fonction rénale estimée
  • Glycémie
  • Exploration de la thyroïde
  • Marqueurs cardiaques selon contexte
  • Dosage médicamenteux si disponible
  • Sérologie transmise par les tiques chez le sujet jeune
  • Surveillance continue du rythme

Iconographie

⚠️ Le document de ce champ est un tracé électrique, et il se lit dans un ordre.

⚠️ Premier temps, la fréquence des complexes. Deuxième temps, et c'est celui qu'on saute : trouver les ondes P et compter leur propre fréquence. ⚠️ Troisième temps, la relation entre les deux : chaque onde P est-elle suivie d'un complexe, toujours, avec le même intervalle.

Ce que ces trois temps séparent : ⚠️ un stimulateur naturel lent, où chaque onde P reste suivie d'un complexe ; un allongement constant de l'intervalle ; un allongement progressif jusqu'à un complexe manquant ; ⚠️ et une indépendance complète des deux rythmes, qui est un bloc complet.

⚠️ La largeur des complexes change le pronostic : un rythme de secours à complexes fins naît haut et reste relativement fiable ; ⚠️ un rythme de secours à complexes larges naît bas, il est lent, instable, et il peut s'arrêter.

Ce qui se regarde ensuite : ⚠️ le segment ST et les ondes T, une atteinte récente du muscle cardiaque pouvant se révéler par une bradycardie ; ⚠️ des ondes T pointues et amples, qui évoquent une élévation du potassium.

⚠️ Ce qu'un tracé ne montre pas : les pauses. ⚠️ Un tracé normal chez quelqu'un qui a des malaises n'écarte rien, et l'enregistrement prolongé est ce qui tranche.

À retenir

Trois temps : fréquence des complexes, fréquence des ondes P, relation entre les deux. Dans cet ordre.

À retenir

  • Le deuxième temps de lecture est celui qu'on saute : compter les ondes P.
  • L'indépendance complète des deux rythmes est un bloc complet.
  • Un rythme de secours à complexes larges naît bas et peut s'arrêter.
  • Des ondes T pointues et amples évoquent une élévation du potassium.
  • Un tracé normal chez quelqu'un qui a des malaises n'écarte rien.

En pratique

  • Fréquence des complexes mesurée
  • Ondes P repérées et comptées séparément
  • Relation entre P et complexes analysée
  • Largeur des complexes évaluée
  • Segment ST et ondes T examinés
  • Signes d'élévation du potassium recherchés
  • Enregistrement prolongé si tracé normal et symptômes
  • Tracés antérieurs comparés

Stratégie diagnostique

⚠️ Deux questions, dans cet ordre : est-ce toléré, et où est le problème.

⚠️ La lenteur physiologique existe et ne se traite pas : un sportif entraîné, le sommeil, un moment de repos. Elle est asymptomatique, elle s'accélère à l'effort, ⚠️ et l'absence d'accélération à l'effort est ce qui la distingue d'une maladie.

Les causes qui ne viennent pas du cœur : ⚠️ les médicaments, de loin les premiers, ⚠️ une élévation du potassium, une maladie de la thyroïde, une hypothermie, une élévation de la pression dans le crâne, un malaise réflexe, ⚠️ des apnées du sommeil, une infection.

Les causes qui viennent du cœur : ⚠️ une défaillance du stimulateur naturel, fréquente avec l'âge ; un trouble de la conduction, ⚠️ dont le degré se lit sur la relation entre les ondes ; une atteinte récente du muscle cardiaque, en particulier de sa face inférieure ; une atteinte infiltrative ou inflammatoire.

⚠️ Le raisonnement qui coûte cher : s'arrêter à la cause médicamenteuse. ⚠️ Elle est presque toujours présente, elle est rarement seule, et un trouble de conduction de haut degré à complexes larges ne s'explique pas par elle.

⚠️ Ce qui doit faire chercher chez un sujet jeune : une infection transmise par les tiques, une maladie inflammatoire, une cause génétique familiale.

Le piège

S'arrêter à la cause médicamenteuse. Elle est presque toujours présente et rarement suffisante.

À retenir

  • L'absence d'accélération à l'effort distingue une lenteur physiologique d'une maladie.
  • Les médicaments sont la première cause et rarement la seule.
  • Un trouble de haut degré à complexes larges ne s'explique pas par l'ordonnance.
  • Une atteinte de la face inférieure du cœur peut se révéler par une bradycardie.
  • Chez un sujet jeune, une cause infectieuse réversible se cherche.

En pratique

  • Tolérance évaluée en premier
  • Accélération à l'effort recherchée
  • Ordonnance complète relue
  • Potassium et fonction rénale
  • Thyroïde et température
  • Mécanisme localisé sur le tracé
  • Atteinte myocardique récente envisagée
  • Causes du sujet jeune envisagées

Urgence vitale

⚠️ Ce qui rend une bradycardie urgente n'est pas le chiffre, c'est ce qu'elle produit.

⚠️ Les signes de mauvaise tolérance : une perte de connaissance, une pression artérielle basse, des marbrures et des extrémités froides, une confusion, une douleur thoracique, une insuffisance cardiaque aiguë. Un seul suffit.

⚠️ Les signes qui annoncent un arrêt même sans symptôme actuel : un bloc complet, ⚠️ un rythme de secours à complexes larges, des pauses prolongées, une fréquence très basse.

Ce qui se fait immédiatement : ⚠️ surveillance continue, voie veineuse, oxygène si besoin, ⚠️ arrêt de tout médicament qui ralentit, correction d'un trouble du potassium, et appel du cardiologue. ⚠️ Le patient ne reste jamais seul, y compris pendant un transfert.

Ce qui se prépare : ⚠️ le matériel d'entraînement externe du cœur, et le traitement médicamenteux d'attente, selon les protocoles en vigueur.

⚠️ L'erreur de conduite du champ : attendre l'élimination du médicament en surveillant. ⚠️ Devant un bloc complet mal toléré, l'attente n'est pas une conduite, et la surveillance sans moyen d'agir n'en est pas une non plus.

Ce qui se fait devant toute perte de connaissance avec bradycardie : ⚠️ hospitaliser, et poser la question de la conduite automobile.

Urgence

Bloc complet à complexes larges : l'attente n'est pas une conduite, même si un médicament peut l'expliquer.

À retenir

  • Ce qui rend une bradycardie urgente n'est pas le chiffre, c'est ce qu'elle produit.
  • Un seul signe de mauvaise tolérance suffit.
  • Certains tracés annoncent un arrêt sans symptôme actuel.
  • Le patient ne reste jamais seul, y compris pendant un transfert.
  • Une surveillance sans moyen d'agir n'est pas une surveillance.

En pratique

  • Tolérance évaluée
  • Surveillance continue mise en place
  • Voie veineuse et oxygène
  • Médicaments ralentisseurs arrêtés
  • Potassium corrigé
  • Matériel d'entraînement externe préparé
  • Cardiologue appelé sans délai
  • Question de la conduite posée

Stratégie de prise en charge

⚠️ La première décision est un retrait, et elle est toujours juste : arrêter ce qui ralentit. ⚠️ Elle n'est jamais suffisante à elle seule pour renoncer à explorer.

Ce qui se corrige ensuite : ⚠️ le potassium, la thyroïde, une infection, une hypothermie, ⚠️ et une posologie devenue excessive parce que le rein a baissé.

⚠️ Ce qui décide de la stimulation définitive : le caractère symptomatique, le degré du trouble, et son caractère réversible ou non, selon les recommandations en vigueur. ⚠️ Un trouble de haut degré, symptomatique et non réversible, relève d'un stimulateur, et le retard à poser cette indication expose à une mort subite.

⚠️ Ce qui se discute avec le patient : la réintroduction éventuelle du médicament après implantation, ⚠️ car un stimulateur permet parfois de reprendre un traitement nécessaire au cœur. Cette perspective se dit, elle rassure, et elle est rarement expliquée.

Ce qui se met à jour : ⚠️ la liste des médicaments interdits ou à surveiller, écrite et remise, et le dossier partagé.

Ce qui se programme : ⚠️ un contrôle du dispositif, une réévaluation de la fonction rénale, ⚠️ et une décision écrite sur la conduite automobile.

À retenir

Dire au patient qu'un stimulateur peut lui rendre un traitement dont il a besoin. Cette perspective n'est presque jamais expliquée.

À retenir

  • Le retrait de ce qui ralentit est toujours juste et jamais suffisant.
  • Une posologie devient excessive quand le rein baisse.
  • Un trouble de haut degré symptomatique et non réversible relève d'un stimulateur.
  • Le retard à poser cette indication expose à une mort subite.
  • Un stimulateur permet parfois de reprendre un traitement nécessaire au cœur.

En pratique

  • Médicaments ralentisseurs arrêtés
  • Causes réversibles corrigées
  • Posologies revues selon la fonction rénale
  • Indication de stimulation évaluée
  • Réintroduction discutée après implantation
  • Liste des médicaments à éviter remise
  • Dossier partagé mis à jour
  • Décision écrite sur la conduite

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. L'entraînement externe du cœur, la pose d'une sonde temporaire et l'implantation d'un stimulateur relèvent d'équipes spécialisées.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve dans cette situation. Ce qui se dit au patient sur le stimulateur, sur les médicaments et sur la conduite relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ La première information porte sur ce qui doit alerter, et elle se dit en termes concrets : un malaise sans signe annonciateur, une perte de connaissance, un essoufflement nouveau à l'effort, une chute inexpliquée. ⚠️ Ces événements se signalent, ils ne s'attribuent pas à l'âge.

⚠️ Ce qui se dit sur les médicaments et qui protège : plusieurs traitements ralentissent le cœur et s'additionnent, ⚠️ y compris des collyres pour les yeux, et toute nouvelle prescription doit tenir compte de cela. Une liste écrite, gardée et montrée à chaque soignant, évite un accident.

⚠️ Ce qui se dit sur les épisodes de déshydratation : une gastro-entérite, une forte chaleur ou un diurétique augmenté font baisser le rein, ⚠️ et un médicament bien toléré depuis des années peut alors devenir dangereux. Savoir consulter dans ces circonstances évite un passage aux urgences.

Ce qui se dit à qui porte un stimulateur : ⚠️ les contrôles réguliers, la carte à garder sur soi, et les situations à signaler, sans dramatiser l'usage des appareils du quotidien.

⚠️ Ce qui se dit sur la conduite : une perte de connaissance impose des règles, ⚠️ elles existent, elles se disent clairement, et le traitement permet souvent de reprendre.

⚠️ Ce qui doit faire appeler sans attendre : une perte de connaissance, un malaise avec pâleur et sueurs, un essoufflement au repos, une douleur de poitrine.

À retenir

Expliquer les situations de déshydratation. C'est là qu'une dose stable devient une surdose.

À retenir

  • Un malaise sans signe annonciateur ne s'attribue pas à l'âge.
  • Plusieurs traitements ralentissent le cœur et s'additionnent, collyres compris.
  • Une liste écrite montrée à chaque soignant évite un accident.
  • Une déshydratation rend dangereux un médicament bien toléré depuis des années.
  • Une perte de connaissance impose des règles de conduite qui se disent clairement.

En pratique

  • Signes d'alerte décrits concrètement
  • Liste des médicaments ralentisseurs remise
  • Collyres inclus dans la liste
  • Conduite en cas de déshydratation expliquée
  • Contrôles du stimulateur et carte
  • Règles de conduite expliquées
  • Perspective de reprise du traitement expliquée
  • Signes devant faire appeler sans attendre

Communication interprofessionnelle

⚠️ Une transmission commence par la tolérance et non par le chiffre : le patient est-il conscient, quelle est sa pression, a-t-il perdu connaissance. Ces trois données décident du délai.

Ce qui se transmet ensuite : ⚠️ la description du tracé et non sa conclusion, la fréquence des complexes et celle des ondes P, la largeur des complexes, ⚠️ l'ordonnance complète avec les dates de modification, la fonction rénale, et le potassium.

⚠️ Ce qui se joint et qui vaut mieux qu'une description : le tracé lui-même, ⚠️ et les tracés antérieurs quand ils existent. Un tracé de comparaison change une interprétation en quelques secondes.

⚠️ Ce qui manque presque toujours : la date d'augmentation de la dose du médicament suspect. Elle relie un traitement à un symptôme, et sans elle le lien reste une hypothèse.

Au pharmacien : ⚠️ les molécules arrêtées et pourquoi, pour qu'un équivalent ne soit pas délivré.

Au médecin traitant : ce qui a été corrigé, ⚠️ ce qui doit être surveillé, la date du contrôle de la fonction rénale, et la décision prise sur la conduite.

⚠️ Et une ligne qui protège : quand un médicament a été retenu comme responsable, l'écrire en clair au dossier et sur un document remis. Sinon il sera repris ailleurs.

À retenir

Joindre les tracés antérieurs. Ils valent plus que tout ce qu'on écrira sur le tracé du jour.

À retenir

  • Une transmission commence par la tolérance, pas par le chiffre.
  • On transmet la description du tracé, pas sa conclusion.
  • Un tracé de comparaison change une interprétation en quelques secondes.
  • La date d'augmentation de dose relie un traitement à un symptôme.
  • Un médicament responsable non écrit sera repris ailleurs.

En pratique

  • Tolérance et pression en tête
  • Perte de connaissance signalée
  • Description du tracé transmise
  • Fréquences des complexes et des ondes P
  • Largeur des complexes
  • Ordonnance avec dates de modification
  • Fonction rénale et potassium
  • Médicament responsable écrit et remis au patient

S'entraîner sur cette situation

Sources

  • R2C, item 236 : Troubles de la conduction intracardiaque
  • R2C, item 231 : Électrocardiogramme (ECG) : indications et interprétations
  • R2C, item 325 : Identification et gestion des risques liés aux médicaments et aux biomatériaux, risque iatrogène, erreur médicamenteuse
  • Collège national des enseignants de cardiologie, chapitres « Troubles de la conduction » et « Électrocardiogramme »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge des bradycardies, sur les indications de stimulation cardiaque et sur l'aptitude à la conduite après syncope. La date de la version consultée fait partie de la source