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Fiche de révision

Tachycardie

Sans tracé pendant la crise il n'y a rien à conclure, et deux questions ordonnent ensuite tout le champ.

Situation de départ 166Catégorie IItem R2C 237Item R2C 231Item R2C 232

Entretien et interrogatoire

⚠️ La première question n'est pas la cause, c'est la description du rythme par la personne elle-même : ⚠️ on lui demande de taper le rythme qu'elle ressent sur la table. Régulier ou non, rapide ou non, cette information est obtenue en dix secondes et elle oriente.

Ce qui se fait préciser : ⚠️ le mode de début et de fin, ⚠️ brutal ou progressif, la durée d'un accès, la fréquence des accès, ⚠️ et ce qui les déclenche et ce qui les arrête. Un début et une fin brutaux orientent différemment d'une accélération progressive.

⚠️ Ce qui se cherche et qui décide de l'urgence : une perte de connaissance, un malaise, une douleur thoracique, un essoufflement, ⚠️ et une mauvaise tolérance pendant les crises.

Ce qui se cherche comme cause : ⚠️ de la fièvre, un saignement, une déshydratation, une douleur, ⚠️ une maladie de la thyroïde, une anxiété, un sevrage.

⚠️ Ce qui se quantifie et qu'on suppose au lieu de demander : le café, l'alcool, le cannabis et les autres produits, ⚠️ les compléments alimentaires et les produits pour maigrir ou pour le sport, et les médicaments, dont ceux achetés sans ordonnance.

⚠️ Et une question moderne et rentable : avez-vous un téléphone ou une montre qui enregistre. ⚠️ Un enregistrement fait pendant une crise vaut tous les récits.

À retenir

Faire taper le rythme sur la table. Régulier ou non, c'est déjà la moitié du raisonnement.

À retenir

  • Faire taper le rythme sur la table donne en dix secondes une information qui oriente.
  • Un début et une fin brutaux orientent différemment d'une accélération progressive.
  • Les produits pour maigrir et les compléments se demandent, ils ne se supposent pas.
  • Un enregistrement fait pendant une crise vaut tous les récits.
  • La question de la montre ou du téléphone est rentable et rarement posée.

En pratique

  • Rythme tapé par la personne
  • Mode de début et de fin
  • Durée et fréquence des accès
  • Facteurs déclenchants et manœuvres d'arrêt
  • Malaise, syncope, douleur, essoufflement
  • Fièvre, saignement, déshydratation, thyroïde
  • Café, alcool, produits, compléments
  • Enregistrement disponible sur un appareil personnel

Examen clinique

⚠️ La première chose à établir est la tolérance, et elle se juge en regardant : conscience, coloration, sueurs, marbrures, capacité à parler, respiration.

Ce qui se mesure : ⚠️ la fréquence comptée à l'auscultation, ⚠️ le pouls comparé à cette fréquence, la pression artérielle, la saturation, la température. ⚠️ Un pouls plus lent que les battements entendus signe une inefficacité de certains battements, et un appareil peut compter faux.

Ce qui s'ausculte : ⚠️ la régularité, un souffle, des crépitants, et un galop.

Ce qui se cherche comme cause : ⚠️ une pâleur, une déshydratation, un goitre et des signes d'hyperfonctionnement de la thyroïde, un foyer infectieux, ⚠️ une jambe douloureuse et gonflée.

⚠️ Ce qui se cherche comme conséquence : des signes d'insuffisance cardiaque, une douleur thoracique, des marbrures.

⚠️ Ce qui ne se fait pas sans précaution : les manœuvres destinées à ralentir le cœur. ⚠️ Elles ne se pratiquent pas devant une tachycardie à complexes larges, ni sans surveillance du rythme, ni chez quelqu'un dont on n'a pas ausculté les artères du cou.

⚠️ Ce qui se note : la fréquence, la pression, l'heure, et l'évolution sous surveillance.

Le piège

Pratiquer une manœuvre de ralentissement sans avoir regardé la largeur des complexes.

À retenir

  • La tolérance se juge en regardant avant de mesurer.
  • Un pouls plus lent que les battements entendus signe des battements inefficaces.
  • Une jambe douloureuse et gonflée se cherche devant une tachycardie inexpliquée.
  • Les manœuvres de ralentissement ne se font pas devant des complexes larges.
  • Elles ne se font pas non plus sans surveillance du rythme.

En pratique

  • Tolérance jugée à l'inspection
  • Fréquence comptée à l'auscultation
  • Pouls comparé
  • Pression artérielle et saturation
  • Température et foyer infectieux
  • Signes de maladie de la thyroïde
  • Membres inférieurs examinés
  • Précautions avant toute manœuvre

Synthèse paraclinique

⚠️ Le bilan ne fait pas le diagnostic du trouble du rythme, il cherche ce qui l'a provoqué et ce qu'il a provoqué.

Ce qui se demande devant une tachycardie mal expliquée : ⚠️ une numération, ⚠️ un ionogramme avec le potassium et le magnésium, une créatinine, une glycémie, ⚠️ une exploration de la thyroïde, et des marqueurs cardiaques selon le contexte.

⚠️ Le point qui fait manquer un diagnostic grave : une tachycardie sinusale sans cause évidente, ou qui ne cède pas quand la cause supposée est corrigée, ⚠️ doit faire évoquer une embolie pulmonaire. La tachycardie en est parfois le seul signe, et cette hypothèse se pose activement.

Ce qui se demande selon le contexte : ⚠️ une recherche de toxique, un dosage d'un médicament, ⚠️ et un bilan d'anémie ou de saignement.

⚠️ Ce qui documente le trouble lui-même et qui n'est pas un examen de laboratoire : l'enregistrement du rythme. ⚠️ Un enregistrement prolongé, ou un dispositif porté plusieurs jours, ou un appareil déclenché par le patient, selon la fréquence des crises. Plus les crises sont rares, plus l'enregistrement doit être long.

⚠️ Ce qui ne sert à rien : un enregistrement de vingt-quatre heures chez quelqu'un qui a une crise par mois.

Urgence

Tachycardie qui ne cède pas malgré la correction de la cause supposée : penser à l'embolie pulmonaire.

À retenir

  • Le bilan cherche ce qui a provoqué le trouble et ce qu'il a provoqué.
  • Une tachycardie sinusale inexpliquée doit faire évoquer une embolie pulmonaire.
  • La tachycardie en est parfois le seul signe.
  • Plus les crises sont rares, plus l'enregistrement doit être long.
  • Un enregistrement de vingt-quatre heures pour une crise par mois ne sert à rien.

En pratique

  • Numération et ionogramme complet
  • Potassium et magnésium
  • Créatinine et glycémie
  • Thyroïde explorée
  • Marqueurs cardiaques selon contexte
  • Embolie pulmonaire envisagée activement
  • Toxiques et dosages médicamenteux
  • Durée d'enregistrement adaptée à la fréquence des crises

Iconographie

⚠️ Le document de ce champ est un tracé pris pendant la crise, et il n'y a pas de substitut. ⚠️ Un tracé normal entre les crises n'écarte rien, et un récit, même précis, ne remplace pas un tracé.

La lecture suit deux questions, dans cet ordre : ⚠️ le rythme est-il régulier, et les complexes sont-ils fins ou larges. Ces deux questions font quatre cases, ⚠️ et chaque case a sa conduite.

⚠️ Fins et réguliers : tachycardie sinusale ou d'origine supraventriculaire ; on cherche les ondes P et leur relation aux complexes.

⚠️ Fins et irréguliers : le plus souvent une fibrillation atriale ; on cherche l'absence d'ondes P organisées.

⚠️ Larges et réguliers : ventriculaire jusqu'à preuve du contraire. ⚠️ On cherche des ondes P dissociées, un battement de capture, un battement de fusion, qui sont des arguments forts et qui se trouvent en parcourant tout le tracé.

⚠️ Larges et irréguliers : situation dangereuse, qui peut correspondre à une fibrillation conduite par une voie accessoire, ⚠️ et où certains traitements ralentisseurs sont formellement contre-indiqués.

⚠️ Le document qui tranche le plus vite et qu'on ne va pas chercher : un tracé ancien. Il dit si un élargissement était déjà présent en rythme normal, et il change une conclusion en une seconde.

À retenir

Régulier ou non, fin ou large. Deux questions, quatre cases, et le champ est ordonné.

À retenir

  • Un tracé normal entre les crises n'écarte rien.
  • Deux questions font quatre cases, et chaque case a sa conduite.
  • Larges et réguliers : ventriculaire jusqu'à preuve du contraire.
  • Larges et irréguliers : certains traitements ralentisseurs sont contre-indiqués.
  • Un tracé ancien change une conclusion en une seconde et personne ne va le chercher.

En pratique

  • Tracé obtenu pendant la crise
  • Régularité déterminée
  • Largeur des complexes déterminée
  • Ondes P cherchées et situées
  • Battements de capture et de fusion cherchés
  • Tracé parcouru en entier
  • Tracé ancien recherché et comparé
  • Tracé après réduction conservé

Stratégie diagnostique

⚠️ La première distinction n'est pas entre les troubles du rythme, elle est entre un rythme rapide et une réaction rapide.

⚠️ Une tachycardie sinusale est un symptôme et non un diagnostic : ⚠️ elle a une cause, et la traiter en ralentissant le cœur revient à supprimer un signal. Les causes : fièvre, douleur, anémie, saignement, déshydratation, ⚠️ embolie pulmonaire, hyperfonctionnement de la thyroïde, sevrage, anxiété, ⚠️ produits et médicaments.

Les troubles du rythme à complexes fins : ⚠️ réguliers, souvent d'origine supraventriculaire, à début et fin brutaux, chez des sujets parfois jeunes et sans maladie du cœur ; ⚠️ irréguliers, le plus souvent une fibrillation atriale, ⚠️ dont la conséquence principale n'est pas la fréquence mais le risque de caillot.

⚠️ Les troubles à complexes larges : ventriculaires jusqu'à preuve du contraire, ⚠️ surtout après quarante ans, avec une maladie du cœur ou un antécédent d'infarctus. ⚠️ La tolérance n'est pas un argument, et l'ancienneté d'un bloc de branche se vérifie sur un tracé ancien.

⚠️ Ce qui doit faire chercher une cause qui menace : une syncope pendant la crise, une histoire familiale de mort subite, une crise à l'effort, une maladie du cœur connue, ⚠️ une anomalie de la repolarisation sur un tracé de repos.

Le piège

Traiter une tachycardie sinusale comme un trouble du rythme. Elle est un signal, et le signal a une cause.

À retenir

  • La première distinction est entre un rythme rapide et une réaction rapide.
  • Ralentir une tachycardie sinusale revient à supprimer un signal.
  • Dans une fibrillation, la conséquence principale n'est pas la fréquence mais le caillot.
  • La tolérance n'est pas un argument devant des complexes larges.
  • Une syncope pendant la crise et une mort subite familiale font chercher une cause qui menace.

En pratique

  • Sinusale ou non déterminée
  • Cause de la tachycardie sinusale recherchée
  • Embolie pulmonaire envisagée
  • Régularité et largeur des complexes
  • Terrain et antécédent d'infarctus
  • Tracé ancien comparé
  • Syncope pendant la crise recherchée
  • Antécédents familiaux de mort subite

Urgence vitale

⚠️ Une seule question décide de la conduite immédiate : le patient tolère-t-il.

⚠️ Les signes de mauvaise tolérance : une perte de connaissance ou un état de conscience altéré, une pression artérielle effondrée, une douleur thoracique, un œdème du poumon, des marbrures. ⚠️ Un seul suffit, et il impose une réduction électrique sans attendre, quelle que soit l'analyse du tracé.

⚠️ Ce qui doit être prêt avant d'en avoir besoin : le défibrillateur auprès du patient, une voie veineuse, une surveillance continue, ⚠️ et un patient qui n'est jamais laissé seul, y compris pendant un transfert ou un examen.

⚠️ Les erreurs qui tuent dans ce champ, et elles sont médicamenteuses : ⚠️ donner un traitement destiné aux tachycardies à complexes fins devant une tachycardie à complexes larges ; ⚠️ donner un ralentisseur du nœud devant une tachycardie irrégulière à complexes larges, qui peut accélérer la conduction par une voie accessoire.

⚠️ Ce qui trompe : la bonne tolérance. ⚠️ Elle rassure, elle fait prendre du temps, et elle ne dit rien de l'origine du trouble.

Ce qui se fait devant toute tachycardie mal expliquée : ⚠️ un tracé complet, des constantes répétées, une glycémie, un potassium, et une réévaluation rapprochée.

Urgence

Mauvaise tolérance : réduction électrique sans attendre l'analyse du tracé.

À retenir

  • Une seule question décide de la conduite immédiate : le patient tolère-t-il.
  • Un seul signe de mauvaise tolérance impose une réduction électrique sans attendre.
  • Le matériel doit être prêt avant d'en avoir besoin.
  • Les erreurs qui tuent dans ce champ sont médicamenteuses.
  • La bonne tolérance rassure et ne dit rien de l'origine du trouble.

En pratique

  • Tolérance évaluée en premier
  • Défibrillateur auprès du patient
  • Voie veineuse et surveillance continue
  • Patient jamais laissé seul
  • Largeur des complexes vérifiée avant tout traitement
  • Régularité vérifiée avant tout ralentisseur
  • Glycémie et potassium
  • Réévaluation rapprochée

Stratégie de prise en charge

⚠️ Devant une tachycardie sinusale, on ne traite pas le chiffre, on traite la cause : ⚠️ remplir, réchauffer, traiter la douleur, traiter l'infection, corriger l'anémie, arrêter le produit en cause. Le cœur ralentit alors seul.

Devant une tachycardie à complexes fins et régulière, bien tolérée : ⚠️ des manœuvres de ralentissement, réalisées sous surveillance du rythme et avec un tracé qui tourne, ⚠️ puis un traitement médicamenteux selon les recommandations en vigueur. ⚠️ Le tracé pendant la manœuvre est aussi précieux que son résultat.

Devant une fibrillation atriale : ⚠️ la question de l'anticoagulation se pose avant celle du rythme, et elle se pose selon le risque évalué, non selon la gêne ressentie.

⚠️ Devant une tachycardie à complexes larges : on ne tente pas de manœuvre, on ne donne pas de traitement destiné aux complexes fins, et on appelle.

⚠️ Ce qui se prépare pour la suite, quel que soit le trouble : la remise au patient d'une copie du tracé, ⚠️ et l'explication de ce qu'il doit faire à la prochaine crise, ce qui inclut d'enregistrer si son appareil le permet.

Ce qui se programme : ⚠️ un avis spécialisé, une réévaluation datée, et la correction des facteurs favorisants.

À retenir

Faire tourner le tracé pendant la manœuvre. Ce qu'on voit alors vaut souvent plus que le résultat.

À retenir

  • Devant une tachycardie sinusale, le cœur ralentit seul quand la cause est traitée.
  • Le tracé pendant la manœuvre est aussi précieux que son résultat.
  • Dans une fibrillation, l'anticoagulation se pose avant la question du rythme.
  • Elle se pose selon le risque évalué, non selon la gêne ressentie.
  • Remettre au patient une copie de son tracé change sa prise en charge suivante.

En pratique

  • Cause traitée si tachycardie sinusale
  • Manœuvres sous surveillance et tracé continu
  • Traitement adapté au type de trouble
  • Anticoagulation évaluée si fibrillation
  • Aucune manœuvre ni ralentisseur si complexes larges
  • Copie du tracé remise au patient
  • Conduite à la prochaine crise expliquée
  • Avis spécialisé et réévaluation datés

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. Les manœuvres de ralentissement et la réduction électrique sont réalisées dans un environnement de surveillance, et l'exploration électrophysiologique relève du spécialiste.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve dans cette situation. Ce qui se dit au patient sur la conduite à tenir en crise, sur les facteurs favorisants et sur les traitements relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ La consigne la plus utile est celle qui permettra le diagnostic : à la prochaine crise, faire enregistrer le rythme. ⚠️ Un passage aux urgences pendant la crise, un enregistrement avec un appareil personnel, un tracé fait par un professionnel : n'importe lequel vaut mieux que dix consultations à distance.

⚠️ Ce qui s'explique sur les appareils personnels : ils enregistrent réellement quelque chose d'exploitable, ⚠️ et l'enregistrement doit être conservé et apporté, non décrit de mémoire.

Ce qui se dit sur les facteurs favorisants : ⚠️ le café, l'alcool, le manque de sommeil, le cannabis, les produits pour maigrir ou pour le sport, ⚠️ et certains médicaments achetés sans ordonnance. Cette liste se donne par écrit.

⚠️ Ce qui s'apprend et qui rend autonome : les manœuvres simples de ralentissement, quand elles ont été jugées adaptées à ce patient, ⚠️ avec leurs limites et les situations où il ne faut pas les tenter.

⚠️ Ce qui se dit sur ce qui doit faire appeler pendant une crise : un malaise, une perte de connaissance, une douleur de poitrine, un essoufflement au repos, une crise qui dure au-delà du temps convenu.

⚠️ Et ce qui rassure sans mentir : beaucoup de ces troubles sont bénins et se traitent bien, ⚠️ et certains se guérissent définitivement par un geste, ce que les patients ignorent presque toujours.

À retenir

Dire comment obtenir un tracé pendant la crise. C'est ce qui fera le diagnostic, pas la consultation suivante.

À retenir

  • La consigne la plus utile est de faire enregistrer le rythme à la prochaine crise.
  • Un enregistrement personnel doit être conservé et apporté, non décrit de mémoire.
  • La liste des facteurs favorisants se donne par écrit.
  • Les manœuvres s'apprennent avec leurs limites et leurs contre-indications.
  • Certains de ces troubles se guérissent définitivement, et les patients l'ignorent.

En pratique

  • Conduite pour obtenir un tracé en crise expliquée
  • Usage des appareils personnels expliqué
  • Conservation des enregistrements
  • Liste écrite des facteurs favorisants
  • Manœuvres enseignées avec leurs limites
  • Situations où ne pas les tenter
  • Signes devant faire appeler pendant une crise
  • Perspective de guérison expliquée quand elle existe

Communication interprofessionnelle

⚠️ Une transmission commence par la tolérance : conscience, pression artérielle, douleur, essoufflement. Ces quatre données décident de l'heure de la prise en charge, et elles passent avant la description du tracé.

Ce qui se transmet ensuite : ⚠️ la description du tracé et non sa conclusion, la régularité, la largeur des complexes, la fréquence, ⚠️ l'heure de début de la crise, et les traitements déjà administrés avec leur effet.

⚠️ Ce qui se joint et qui vaut plus que tout le reste : le tracé lui-même, ⚠️ et le tracé ancien s'il existe. Un tracé ancien répond en une seconde à une question qui prend dix minutes autrement.

⚠️ Ce qui manque presque toujours : la mention d'un traitement administré sans effet. ⚠️ Un traitement sans effet n'est pas une information neutre : il oriente, et il peut avoir été dangereux.

Au cardiologue : ⚠️ la question posée, le terrain, et les enregistrements disponibles, y compris ceux du patient.

Au médecin traitant : ⚠️ ce qui a été retenu, la copie des tracés, les facteurs favorisants identifiés, et la conduite convenue pour la prochaine crise.

⚠️ Et une ligne qui protège : quand une hypothèse a été écartée, écrire sur quel argument. Sans cela, elle sera reprise telle quelle par le suivant.

À retenir

Joindre le tracé ancien. Il vaut plus que tout ce qu'on écrira sur le tracé du jour.

À retenir

  • Une transmission commence par la tolérance, avant la description du tracé.
  • On transmet la description du tracé, pas sa conclusion.
  • Un tracé ancien répond en une seconde à une question qui prend dix minutes.
  • Un traitement sans effet n'est pas une information neutre.
  • Une hypothèse écartée sans argument écrit sera reprise telle quelle.

En pratique

  • Tolérance en tête
  • Description du tracé transmise
  • Régularité, largeur, fréquence
  • Heure de début de la crise
  • Traitements administrés et effet
  • Tracés joints, dont le tracé ancien
  • Enregistrements du patient signalés
  • Arguments d'exclusion écrits

S'entraîner sur cette situation

Sources

  • R2C, item 237 : Palpitations
  • R2C, item 231 : Électrocardiogramme (ECG) : indications et interprétations
  • R2C, item 232 : Fibrillation atriale (FA)
  • Collège national des enseignants de cardiologie, chapitres « Palpitations » et « Troubles du rythme »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge des tachycardies supraventriculaires, des tachycardies à complexes larges et de la fibrillation atriale. La date de la version consultée fait partie de la source