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Fiche de révision

Traumatisme crânien

Un patient qui va bien après un choc sur la tête peut aller mal deux heures plus tard.

Situation de départ 172Catégorie IItem R2C 334Item R2C 108Item R2C 57

Entretien et interrogatoire

⚠️ Trois informations décident, et deux d'entre elles viennent d'un témoin : le mécanisme, l'existence et la durée d'une perte de connaissance, ⚠️ et l'existence d'une amnésie de l'accident. ⚠️ Un patient qui ne se souvient pas ne peut pas répondre à ces questions, et le témoin repart vite.

Ce qui se fait préciser sur le mécanisme : ⚠️ la hauteur de la chute, la surface d'impact, la vitesse, le port d'un casque, ⚠️ et ce qui a précédé la chute, qui est une question différente de celle du traumatisme.

⚠️ Ce qui se demande et qui change l'indication d'imagerie : un traitement anticoagulant ou antiagrégant, ⚠️ y compris pris depuis longtemps et considéré comme banal, un trouble de la coagulation, une consommation d'alcool.

Ce qui se cherche comme signes : ⚠️ des vomissements et leur nombre, des maux de tête et leur évolution, une somnolence, une confusion, un trouble visuel, une convulsion.

⚠️ Ce qui se demande à distance d'un traumatisme ancien : un changement de comportement, des chutes, une confusion, ⚠️ chez une personne âgée dont on a oublié qu'elle était tombée il y a six semaines.

⚠️ Chez l'enfant : la cohérence entre le mécanisme raconté et la lésion constatée, et l'âge de l'enfant rapporté à sa capacité motrice.

À retenir

Interroger le témoin avant qu'il parte. Le patient amnésique ne pourra jamais répondre à sa place.

À retenir

  • Deux des trois informations décisives viennent d'un témoin qui repart vite.
  • Ce qui a précédé la chute est une question différente de celle du traumatisme.
  • Un anticoagulant pris depuis longtemps est considéré comme banal et il ne l'est pas.
  • Un traumatisme vieux de six semaines est oublié de tout le monde.
  • Chez l'enfant, la cohérence entre le récit et la lésion se vérifie.

En pratique

  • Mécanisme détaillé auprès d'un témoin
  • Perte de connaissance et sa durée
  • Amnésie de l'accident
  • Cause de la chute recherchée
  • Anticoagulants et antiagrégants
  • Vomissements, céphalées, somnolence, convulsion
  • Traumatisme ancien recherché chez la personne âgée
  • Cohérence du récit chez l'enfant

Examen clinique

⚠️ L'examen d'un traumatisé du crâne n'a de valeur que répété, et la première évaluation ne sert qu'à créer la référence.

Ce qui se cote et se répète : ⚠️ l'état de conscience, évalué avec un score standardisé qui explore l'ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice, ⚠️ et dont chaque composante se note séparément, une somme identique pouvant recouvrir des états différents.

Ce qui se compare : ⚠️ les deux pupilles, leur taille et leur réactivité, ⚠️ la motricité des quatre membres, et la symétrie de tout.

Ce qui se cherche sur le crâne : ⚠️ une plaie, une embarrure, ⚠️ un écoulement clair par le nez ou l'oreille, un hématome derrière l'oreille, une ecchymose autour des yeux, qui évoquent une fracture de la base.

⚠️ Ce qui ne se sépare jamais de l'examen du crâne : le rachis cervical. ⚠️ Il est immobilisé tant qu'il n'a pas été évalué, et son évaluation clinique n'est possible que chez un patient conscient, non intoxiqué et sans lésion douloureuse ailleurs.

⚠️ Ce qui ne s'attribue jamais à l'alcool : une altération de la conscience chez un traumatisé. ⚠️ C'est une cause classique de retard, et l'alcool ne se retient qu'après avoir écarté le reste.

Le piège

Attribuer une somnolence à l'alcool chez un traumatisé. C'est une cause classique de retard diagnostique.

À retenir

  • La première évaluation ne sert qu'à créer la référence.
  • Chaque composante du score se note séparément.
  • Une somme identique peut recouvrir des états différents.
  • Le rachis cervical ne se sépare jamais de l'examen du crâne.
  • Une altération de la conscience ne s'attribue jamais à l'alcool.

En pratique

  • Score de conscience coté par composantes
  • Évaluation répétée et horodatée
  • Pupilles comparées
  • Motricité des quatre membres
  • Plaies, embarrure, signes de fracture de la base
  • Écoulement clair recherché
  • Rachis cervical immobilisé et évalué
  • Alcool non retenu comme explication

Synthèse paraclinique

⚠️ Aucun examen biologique ne fait le diagnostic d'un traumatisme crânien, et deux se demandent pour des raisons précises.

Ce qui se demande selon le contexte : ⚠️ un bilan de coagulation chez un patient traité ou porteur d'une maladie du foie, ⚠️ qui conditionne une éventuelle correction ; une numération ; une glycémie, ⚠️ une hypoglycémie pouvant être la cause de la chute et non sa conséquence ; un ionogramme ; et une alcoolémie ou une recherche de toxiques quand elle change la conduite.

⚠️ Le point de méthode le plus important : un résultat qui explique la conscience altérée n'écarte pas une lésion du crâne. ⚠️ Une alcoolémie élevée et un hématome coexistent souvent, et l'un ne dispense pas de chercher l'autre.

Ce qui se demande devant une cause de chute : ⚠️ un électrocardiogramme, un ionogramme, une glycémie, ⚠️ et la relecture de l'ordonnance, une chute chez une personne âgée étant souvent médicamenteuse.

⚠️ Ce qui n'a pas sa place : un bilan biologique large qui retarde une imagerie indiquée. ⚠️ Chez un patient dont l'indication est posée, on prélève et on descend, on n'attend pas.

Le piège

Se satisfaire d'une explication biologique de la somnolence. Elle n'écarte pas la lésion.

À retenir

  • Aucun examen biologique ne fait le diagnostic d'un traumatisme crânien.
  • Une hypoglycémie peut être la cause de la chute et non sa conséquence.
  • Un résultat qui explique la conscience altérée n'écarte pas une lésion.
  • Une alcoolémie élevée et un hématome coexistent souvent.
  • Chez un patient dont l'indication est posée, on prélève et on descend.

En pratique

  • Bilan de coagulation si traitement ou maladie du foie
  • Numération
  • Glycémie
  • Ionogramme
  • Toxiques si la conduite en dépend
  • Explication biologique non retenue comme exclusive
  • Recherche d'une cause de chute
  • Aucun retard à l'imagerie indiquée

Iconographie

⚠️ L'indication d'imagerie ne se déduit pas d'une impression, elle se lit sur des critères, et ces critères existent, sont validés et sont écrits.

Ce qui impose l'imagerie chez l'adulte : ⚠️ une altération de la conscience, un déficit neurologique, une convulsion, des vomissements répétés, des signes de fracture de la base, un mécanisme violent, ⚠️ un âge avancé, une amnésie de l'accident, ⚠️ et un traitement anticoagulant ou antiagrégant, qui suffit à lui seul.

⚠️ Le point que la conclusion d'un compte rendu ne dit pas : le délai entre le choc et l'examen. ⚠️ Un saignement de constitution progressive peut ne pas être visible sur un examen précoce, et cette phrase figure souvent en note plutôt qu'en conclusion.

⚠️ Ce que cela impose : une imagerie normale chez un patient sous anticoagulant ne clôt pas la surveillance, ⚠️ et une aggravation impose une nouvelle imagerie sans rediscuter l'indication.

Ce qui s'explore en même temps : ⚠️ le rachis cervical, selon les critères propres à cette région.

⚠️ Chez l'enfant : les critères sont différents et l'irradiation compte. ⚠️ Une surveillance encadrée peut remplacer une imagerie dans certaines situations, et cette décision suit un protocole, non une impression.

⚠️ À distance : devant une confusion ou des chutes chez une personne âgée, une imagerie se demande même sans traumatisme récent rapporté.

Urgence

Toute aggravation impose une nouvelle imagerie, sans rediscuter l'indication.

À retenir

  • L'indication se lit sur des critères validés, pas sur une impression.
  • Un anticoagulant suffit à lui seul à poser l'indication.
  • Le délai entre le choc et l'examen figure en note et non en conclusion.
  • Une imagerie normale sous anticoagulant ne clôt pas la surveillance.
  • Chez la personne âgée confuse, l'imagerie se demande sans traumatisme rapporté.

En pratique

  • Critères d'imagerie appliqués et non estimés
  • Traitements anticoagulants recherchés
  • Délai entre choc et examen noté
  • Note du compte rendu lue
  • Surveillance maintenue malgré une image normale
  • Rachis cervical exploré selon ses critères
  • Protocole pédiatrique suivi chez l'enfant
  • Imagerie envisagée devant une confusion différée

Stratégie diagnostique

⚠️ La gravité se juge sur la conscience, et la conscience se juge dans le temps.

Les lésions à connaître et leur tempo : ⚠️ un saignement entre l'os et l'enveloppe du cerveau, ⚠️ qui donne classiquement un intervalle où le patient parle normalement avant de s'aggraver brutalement ; ⚠️ un saignement sous cette enveloppe, plus fréquent chez la personne âgée et sous anticoagulant, d'installation plus lente ; une contusion du cerveau ; une hémorragie diffuse ; une lésion des fibres.

⚠️ La forme chronique, et c'est un diagnostic entier : un saignement lentement constitué se révèle des semaines après, ⚠️ par une confusion, des chutes, un changement de caractère, une faiblesse d'un côté, chez une personne âgée dont personne ne rattache le tableau à un choc oublié. ⚠️ Il est traitable, et il se manque parce qu'on ne l'évoque pas.

Ce qui se cherche en même temps : ⚠️ une lésion du rachis cervical, une cause de la chute, ⚠️ et d'autres lésions chez un traumatisé sévère.

⚠️ Chez l'enfant : une lésion sans mécanisme expliqué, ou un mécanisme incompatible avec le développement de l'enfant, ⚠️ impose d'évoquer une maltraitance, et cette hypothèse se pose sans accusation et sans certitude.

⚠️ Le raisonnement qui coûte le plus cher : conclure sur un patient qui va bien.

À retenir

Devant une confusion de la personne âgée, demander s'il y a eu une chute dans les semaines précédentes.

À retenir

  • La gravité se juge sur la conscience, et la conscience se juge dans le temps.
  • Un saignement peut laisser un intervalle où le patient parle normalement.
  • Un saignement lentement constitué se révèle des semaines après.
  • Il est traitable et il se manque parce qu'on ne l'évoque pas.
  • Un mécanisme incompatible avec l'âge de l'enfant impose d'évoquer une maltraitance.

En pratique

  • Conscience cotée et suivie
  • Intervalle libre connu et attendu
  • Terrain anticoagulé pris en compte
  • Forme chronique évoquée à distance
  • Rachis cervical exploré
  • Cause de la chute recherchée
  • Autres lésions cherchées
  • Cohérence du récit chez l'enfant

Urgence vitale

⚠️ Ce qui tue rapidement dans ce champ est une compression du cerveau par un saignement, et elle se reconnaît sur trois signes.

⚠️ Les signes d'engagement : une aggravation de la conscience, ⚠️ une pupille qui se dilate d'un côté et cesse de réagir, un déficit moteur qui apparaît ou s'aggrave, une respiration irrégulière, une élévation de la pression artérielle avec un ralentissement du cœur. ⚠️ Ces signes imposent un appel immédiat et une imagerie sans délai.

⚠️ Ce qui aggrave une lésion du cerveau et qui se prévient : le manque d'oxygène, ⚠️ la baisse de la pression artérielle, l'hypoglycémie, la fièvre, et la douleur non traitée. ⚠️ Protéger le cerveau consiste d'abord à maintenir la pression et l'oxygénation, avant tout geste spécifique.

Ce qui se fait dans tous les cas chez un traumatisé sévère : ⚠️ immobilisation du rachis cervical, maintien de la tête surélevée selon le protocole, oxygénation, maintien de la pression artérielle, glycémie, et prévention de l'hypothermie.

⚠️ Ce qui se fait chez un patient anticoagulé avec un saignement : ⚠️ une antagonisation discutée en urgence avec un référent, et elle ne se retarde pas.

Ce qui n'est pas une urgence et qui le devient : ⚠️ un patient qui va bien et qui se dégrade pendant la surveillance. C'est pour lui que la surveillance existe.

Urgence

Une pupille asymétrique chez un traumatisé du crâne est une urgence immédiate, sans autre examen préalable.

À retenir

  • Une pupille qui se dilate d'un côté et cesse de réagir impose un appel immédiat.
  • Protéger le cerveau consiste d'abord à maintenir la pression et l'oxygénation.
  • L'hypoglycémie et la fièvre aggravent une lésion du cerveau.
  • Une antagonisation se discute en urgence et ne se retarde pas.
  • La surveillance existe pour le patient qui va bien et qui se dégradera.

En pratique

  • Conscience et pupilles réévaluées régulièrement
  • Déficit moteur recherché
  • Oxygénation et pression artérielle maintenues
  • Glycémie contrôlée
  • Fièvre traitée
  • Rachis cervical immobilisé
  • Antagonisation discutée si anticoagulé
  • Appel immédiat en cas d'aggravation

Stratégie de prise en charge

⚠️ La décision principale n'est pas un traitement, c'est une durée : combien de temps ce patient doit-il être surveillé, où, et par qui.

Ce qui décide de la surveillance hospitalière : ⚠️ une anomalie à l'imagerie, une conscience non revenue à son état de base, ⚠️ un traitement anticoagulant, des vomissements persistants, une intoxication, ⚠️ et l'absence d'un accompagnant fiable à domicile.

Ce qui se surveille et se note : ⚠️ la conscience, les pupilles, la motricité, les vomissements, les maux de tête, ⚠️ à un rythme défini et horodaté, et non « régulièrement ».

⚠️ Ce qui se traite en parallèle : la douleur, ⚠️ une douleur non traitée agitant le patient et rendant la surveillance impossible ; les plaies ; la vaccination antitétanique ; et la cause de la chute.

⚠️ Ce qui se décide avec un référent : la conduite sur l'anticoagulant, ⚠️ dont l'arrêt et la reprise ont chacun leur risque, et qui ne se tranche pas seul.

Ce qui se prépare pour la sortie : ⚠️ des consignes écrites, ⚠️ remises à une personne qui restera avec le patient, et une conduite claire en cas de signe d'alerte.

⚠️ Ce qui se dit sur la suite : des maux de tête, une fatigue, des difficultés de concentration et une irritabilité sont fréquents après un choc, ⚠️ ils durent parfois des semaines, et le dire à l'avance évite l'inquiétude et les consultations répétées.

À retenir

Écrire les horaires de surveillance. Le mot régulièrement ne se vérifie pas et ne se transmet pas.

À retenir

  • La décision principale est une durée, pas un traitement.
  • L'absence d'accompagnant fiable est un critère de surveillance hospitalière.
  • Une surveillance se note à un rythme horodaté, pas régulièrement.
  • Une douleur non traitée rend la surveillance impossible.
  • Les symptômes qui suivent un choc durent parfois des semaines et se disent à l'avance.

En pratique

  • Durée et lieu de surveillance décidés
  • Critères d'hospitalisation appliqués
  • Accompagnant à domicile vérifié
  • Surveillance horodatée
  • Douleur traitée
  • Plaies et vaccination
  • Conduite sur l'anticoagulant discutée avec un référent
  • Consignes écrites remises à un tiers

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. L'immobilisation du rachis, la protection des voies aériennes et les gestes neurochirurgicaux relèvent d'équipes formées, et la cotation de la conscience est un temps de l'examen clinique.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve dans cette situation, et l'annonce d'une maladie grave ou d'un décès est hors du périmètre du deuxième cycle. Ce qui se dit au patient et à ses proches sur la surveillance et sur les suites relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ La consigne de sortie est le traitement principal des formes légères, et elle est presque toujours donnée oralement à quelqu'un qui ne retiendra rien. ⚠️ Elle s'écrit, et elle se remet à un tiers.

Ce qui doit y figurer : ⚠️ les signes qui imposent de revenir immédiatement, des maux de tête qui augmentent, des vomissements, une somnolence anormale, une confusion, une faiblesse, un trouble de la vue ou de la parole, une convulsion, ⚠️ et le fait que ces signes peuvent apparaître plusieurs heures après.

⚠️ Ce qui s'explique et rassure sans mentir : une fatigue, des maux de tête, des difficultés de concentration, une irritabilité et des troubles du sommeil sont fréquents après un choc, ⚠️ et ils régressent le plus souvent en quelques semaines.

⚠️ Ce qui se dit sur la reprise : le retour au sport, à l'école ou au travail se fait progressivement, ⚠️ et un nouveau choc avant récupération complète est plus grave qu'un premier.

Ce qui se dit sur la prévention : ⚠️ le casque, et chez la personne âgée l'évaluation du domicile et la relecture de l'ordonnance après une chute.

⚠️ Ce qui se dit aux proches d'une personne âgée : un changement de comportement, des chutes ou une confusion dans les semaines qui suivent doivent faire reconsulter, ⚠️ même si le choc paraissait sans gravité.

Le piège

Donner les consignes oralement au patient. Il vient de recevoir un choc sur la tête.

À retenir

  • La consigne de sortie est le traitement principal des formes légères.
  • Elle s'écrit et se remet à un tiers.
  • Les signes peuvent apparaître plusieurs heures après.
  • Un nouveau choc avant récupération complète est plus grave qu'un premier.
  • Un changement de comportement dans les semaines qui suivent doit faire reconsulter.

En pratique

  • Consignes écrites remises
  • Tiers identifié pour la surveillance
  • Signes d'alerte listés
  • Délai d'apparition expliqué
  • Symptômes post-traumatiques annoncés
  • Reprise progressive expliquée
  • Risque d'un nouveau choc expliqué
  • Message spécifique donné aux proches d'une personne âgée

Communication interprofessionnelle

⚠️ Une transmission commence par trois données : le mécanisme, l'heure du choc, ⚠️ et l'état de conscience coté, avec son évolution. Une valeur unique ne permet aucune décision.

Ce qui se transmet ensuite : ⚠️ la perte de connaissance et l'amnésie, les traitements dont les anticoagulants, ⚠️ le délai entre le choc et l'imagerie, les résultats et leurs limites, et l'évolution sous surveillance.

⚠️ Ce qui manque presque toujours : le rythme réel de la surveillance. ⚠️ « Surveillance neurologique » ne dit rien ; des évaluations horodatées disent tout, et elles seules permettent de voir une pente.

Au neurochirurgien : ⚠️ l'évolution plutôt que l'état, les pupilles, le traitement anticoagulant et sa dernière prise, et le délai depuis le choc.

Au médecin traitant : ⚠️ ce qui a été surveillé, pendant combien de temps, ce qui a été remis au patient, et la conduite tenue sur l'anticoagulant.

⚠️ Et une ligne qui protège : quand un patient sort, écrire à quelle heure il est sorti, avec qui, et ce qui doit le faire revenir. ⚠️ Une sortie sans accompagnant identifié est une sortie qui se discutera mal.

À retenir

Transmettre une pente, pas un chiffre. Deux évaluations valent mieux qu'une description.

À retenir

  • Une valeur unique de conscience ne permet aucune décision.
  • Surveillance neurologique ne dit rien, des évaluations horodatées disent tout.
  • Elles seules permettent de voir une pente.
  • Au neurochirurgien, on transmet une évolution plutôt qu'un état.
  • Une sortie sans accompagnant identifié se discutera mal.

En pratique

  • Mécanisme et heure du choc
  • Conscience cotée avec son évolution
  • Perte de connaissance et amnésie
  • Traitements et dernière prise
  • Délai entre choc et imagerie
  • Résultats et limites de l'imagerie
  • Rythme réel de surveillance transmis
  • Conditions de sortie documentées

Sources

  • R2C, item 334 : Prise en charge pré-hospitalière et à l'hôpital : brûlé, traumatisé sévère, traumatisé thoracique, traumatisé abdominal, traumatisé des membres et/ou du bassin, traumatisé du rachis ou vertébromédullaire, traumatisé crânien
  • R2C, item 108 : Confusion, démences
  • R2C, item 57 : Maltraitance, enfants en danger, protection maternelle et infantile
  • Collège français de médecine d'urgence, chapitre « Traumatisme crânien »
  • Recommandations en vigueur sur les indications d'imagerie après traumatisme crânien léger, sur la surveillance des patients sous anticoagulant et sur la reprise du sport après commotion. La date de la version consultée fait partie de la source