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Fiche de révision

Traumatisme des membres

Avant l'os il y a la peau, les nerfs et les vaisseaux, et ce qui met un membre en danger n'est presque jamais le trait de fracture.

Situation de départ 173Catégorie IItem R2C 334Item R2C 361Item R2C 363

Entretien et interrogatoire

⚠️ Le mécanisme précis vaut mieux qu'un examen approximatif : la direction du choc, l'énergie, la position du membre au moment de l'impact ⚠️ désignent la lésion avant qu'on ait touché le patient.

Ce qui se fait préciser : ⚠️ l'heure du traumatisme, ⚠️ la possibilité de continuer l'activité après le choc, un craquement perçu, une déformation constatée puis disparue, ⚠️ qui signe une luxation réduite spontanément, et l'existence d'une plaie même minime.

⚠️ Ce qui se demande et qui change tout : la douleur est-elle proportionnée, ⚠️ et augmente-t-elle malgré l'immobilisation et les antalgiques. Cette question se pose et se repose.

Ce qui se cherche sur le terrain : ⚠️ la latéralité et le métier, un traitement anticoagulant, une maladie osseuse, ⚠️ une fracture survenue pour un traumatisme minime, la dernière vaccination antitétanique, et l'heure du dernier repas.

⚠️ Chez la personne âgée : la cause de la chute, ⚠️ et la capacité à marcher avant le traumatisme, qui est la référence à laquelle on comparera la récupération.

⚠️ Chez l'enfant : la cohérence entre le récit et la lésion, et l'âge rapporté à la capacité motrice.

À retenir

Demander si le patient a pu continuer après le choc. La réponse oriente plus que bien des examens.

À retenir

  • Le mécanisme désigne la lésion avant qu'on ait touché le patient.
  • Une déformation constatée puis disparue signe une luxation réduite spontanément.
  • La question de la douleur disproportionnée se pose et se repose.
  • Une fracture pour un traumatisme minime fait chercher une maladie osseuse.
  • La marche avant le traumatisme est la référence de la récupération.

En pratique

  • Mécanisme et énergie précisés
  • Heure du traumatisme
  • Poursuite de l'activité possible ou non
  • Déformation transitoire recherchée
  • Plaie même minime
  • Caractère proportionné de la douleur
  • Anticoagulants, vaccination, dernier repas
  • Autonomie antérieure chez la personne âgée

Examen clinique

⚠️ L'examen suit un ordre qui ne se discute pas : la peau, les vaisseaux, les nerfs, puis l'os. ⚠️ Les trois premiers décident du délai, le quatrième décide du traitement.

La peau : ⚠️ toute plaie en regard d'un foyer de fracture est une fracture ouverte jusqu'à preuve du contraire, quelle que soit sa taille, ⚠️ et une piqûre de quelques millimètres suffit.

Les vaisseaux : ⚠️ les pouls en aval, comparés au côté opposé, la coloration, la chaleur, le remplissage.

Les nerfs : ⚠️ la sensibilité et la motricité de chaque territoire, testées et notées séparément, ⚠️ avant toute manipulation et après toute réduction ou immobilisation.

L'os et l'articulation : ⚠️ la déformation, le point douloureux exquis, la mobilité, ⚠️ et l'articulation au-dessus et celle au-dessous, qui ne s'examinent jamais parce que le patient ne s'en plaint pas.

⚠️ Ce qui se cherche activement et se manque : une douleur disproportionnée, ⚠️ une douleur à l'étirement passif des doigts ou des orteils, une tension anormale d'une loge, des fourmillements. ⚠️ Les pouls sont présents dans cette situation, et les chercher pour se rassurer est l'erreur du champ.

⚠️ Ce qui se note : l'état neurologique et vasculaire avant et après chaque geste, avec l'heure.

Urgence

Douleur disproportionnée et douleur à l'étirement passif : penser aux loges, pouls présents ou non.

À retenir

  • La peau, les vaisseaux et les nerfs décident du délai, l'os décide du traitement.
  • Une plaie de quelques millimètres suffit à faire une fracture ouverte.
  • L'examen neurologique se note avant toute manipulation et après toute immobilisation.
  • L'articulation au-dessus et celle au-dessous ne s'examinent jamais.
  • Dans un syndrome des loges les pouls sont présents, et les chercher rassure à tort.

En pratique

  • Peau inspectée sur tout le membre
  • Plaie en regard d'un foyer recherchée
  • Pouls comparés et coloration
  • Sensibilité et motricité par territoire
  • Examen noté avant et après chaque geste
  • Articulations sus et sous-jacentes
  • Douleur disproportionnée recherchée
  • Étirement passif testé

Synthèse paraclinique

⚠️ Un traumatisme isolé d'un membre chez un patient qui va bien ne demande aucun examen biologique.

Ce qui se demande quand une chirurgie est probable : ⚠️ une numération, un bilan de coagulation, un groupe sanguin, un ionogramme avec la fonction rénale, ⚠️ et l'heure du dernier repas, qui n'est pas un examen mais qui conditionne le programme.

Ce qui se demande selon le contexte : ⚠️ une recherche de rhabdomyolyse devant une compression prolongée, ⚠️ avec une surveillance de la fonction rénale ; une glycémie et un ionogramme devant une chute inexpliquée ; des marqueurs de l'inflammation devant une plaie ancienne.

⚠️ Ce qui se cherche chez la personne âgée après une fracture : une cause de la chute, ⚠️ une anémie, une carence en vitamine D, et un bilan de fragilité osseuse, ⚠️ une fracture pour un traumatisme minime étant en elle-même un signal, et l'occasion de prévenir la suivante.

⚠️ Ce qui n'est pas un examen et qui vaut mieux qu'un dosage : la comparaison de l'état neurologique avant et après. ⚠️ Sans note initiale, un déficit constaté après un geste ne peut être attribué ni au traumatisme ni au geste, et cette incertitude est définitive.

À retenir

Noter l'examen neurologique avant le geste. Après, la question ne pourra plus être tranchée.

À retenir

  • Un traumatisme isolé chez un patient qui va bien ne demande aucun examen biologique.
  • L'heure du dernier repas n'est pas un examen et conditionne le programme.
  • Une compression prolongée impose de chercher une atteinte musculaire et rénale.
  • Une fracture pour un traumatisme minime est un signal et une occasion de prévention.
  • Sans note initiale, un déficit constaté après un geste reste inattribuable pour toujours.

En pratique

  • Aucun bilan si traumatisme isolé simple
  • Bilan préopératoire si chirurgie probable
  • Heure du dernier repas notée
  • Recherche d'atteinte musculaire si compression
  • Fonction rénale surveillée
  • Cause de la chute explorée
  • Bilan de fragilité osseuse envisagé
  • Examen neurologique initial consigné

Iconographie

⚠️ Trois règles gouvernent l'imagerie osseuse, et elles se transgressent tous les jours.

⚠️ Première règle : jamais une seule incidence. ⚠️ Une fracture invisible sur un plan peut être évidente sur l'autre, et un cliché unique ne permet pas de conclure.

⚠️ Deuxième règle : on image l'articulation au-dessus et celle au-dessous. ⚠️ Une lésion associée à distance du point douloureux est fréquente, et elle ne se cherche que si on la prévoit.

⚠️ Troisième règle : un cliché normal n'écarte pas une fracture. ⚠️ Deux situations sont classiques : une fracture d'un os du poignet chez un adulte jeune tombé sur la main, ⚠️ invisible au premier jour et visible après un délai ; et une fracture de l'extrémité supérieure du fémur chez une personne âgée qui ne peut plus marcher, ⚠️ qui impose un examen complémentaire malgré des clichés lus comme normaux.

Ce qui se demande selon la question : ⚠️ un examen en coupes pour préciser une fracture articulaire ; un examen explorant l'os et les parties molles pour une fracture non visible ou une lésion ligamentaire ; une exploration vasculaire devant une suspicion de lésion artérielle.

⚠️ Ce qui doit figurer sur la demande : le mécanisme, le point douloureux exact, ⚠️ et l'hypothèse. Une demande sans hypothèse reçoit une lecture générale.

⚠️ Ce qui ne se demande pas : une imagerie qui retarde la réduction d'une luxation ou le traitement d'une ischémie.

Le piège

Renvoyer chez elle une personne âgée qui ne peut pas marcher parce que la radiographie est normale.

À retenir

  • Jamais une seule incidence.
  • On image l'articulation au-dessus et celle au-dessous.
  • Un cliché normal n'écarte pas une fracture du poignet chez le jeune.
  • Ni une fracture de hanche chez une personne âgée qui ne peut plus marcher.
  • Une demande sans hypothèse reçoit une lecture générale.

En pratique

  • Deux incidences au minimum
  • Articulations sus et sous-jacentes imagées
  • Hypothèse écrite sur la demande
  • Point douloureux précisé
  • Examen complémentaire si doute persistant
  • Imagerie ne retardant pas une réduction
  • Comparaison avec des clichés antérieurs si disponibles

Stratégie diagnostique

⚠️ La première question n'est pas « quelle fracture », c'est « ce membre est-il menacé ».

Ce qui menace un membre : ⚠️ une atteinte artérielle, une luxation non réduite, ⚠️ un syndrome des loges, une fracture ouverte, une compression nerveuse. Chacune se compte en heures.

Ce qui se cherche ensuite : ⚠️ la fracture, sa localisation, son déplacement, son caractère articulaire, ⚠️ et sa stabilité, qui décide du traitement.

⚠️ Les pièges par âge. Chez l'enfant : ⚠️ le cartilage de croissance, des fractures qui déforment l'os sans le rompre, ⚠️ et une lésion du cartilage qui peut retentir sur la croissance des années après. Chez la personne âgée : ⚠️ une fracture pour un traumatisme minime, ⚠️ une fracture de hanche avec des clichés normaux, et un tassement vertébral qui se manifeste par une simple douleur.

Les lésions non osseuses fréquentes et sous-estimées : ⚠️ une rupture tendineuse, une lésion ligamentaire, ⚠️ et une luxation réduite spontanément, qui laisse un examen presque normal et une instabilité durable.

⚠️ Ce qui doit toujours être reconsidéré : une douleur qui ne diminue pas malgré un traitement bien conduit, ⚠️ et un patient qui ne récupère pas la fonction attendue au délai attendu.

À retenir

Cinq menaces se comptent en heures : artère, luxation, loges, fracture ouverte, nerf comprimé.

À retenir

  • La première question est de savoir si le membre est menacé.
  • Chacune des menaces se compte en heures.
  • Une lésion du cartilage de croissance retentit des années après.
  • Une luxation réduite spontanément laisse un examen presque normal.
  • Un patient qui ne récupère pas au délai attendu fait rouvrir le dossier.

En pratique

  • Menace vasculaire écartée
  • Luxation recherchée et réduite sans délai
  • Syndrome des loges recherché activement
  • Ouverture cutanée recherchée
  • Atteinte nerveuse documentée
  • Caractère articulaire et stabilité évalués
  • Pièges de l'enfant et de la personne âgée envisagés
  • Évolution comparée au délai attendu

Urgence vitale

Cinq situations se comptent en heures, et une seule met la vie en jeu.

⚠️ Une ischémie du membre : absence de pouls, pâleur, froideur, douleur, déficit sensitif puis moteur. ⚠️ Une luxation du genou impose de rechercher une lésion artérielle même avec des pouls présents, la lésion pouvant être différée.

⚠️ Un syndrome des loges : ⚠️ une douleur disproportionnée qui augmente, une douleur à l'étirement passif, une loge tendue, des troubles sensitifs. ⚠️ Les pouls sont présents, ⚠️ il survient sous plâtre et sur des fractures non déplacées, et le seul geste utile en attendant est d'ouvrir complètement toute contention.

⚠️ Une fracture ouverte : elle impose un lavage, une couverture, une antibiothérapie, la vérification de la vaccination antitétanique et une prise en charge chirurgicale dans un délai court.

⚠️ Une luxation : elle se réduit rapidement, ⚠️ la souffrance de la peau et des nerfs augmentant avec le temps.

⚠️ Et ce qui met la vie en jeu : une fracture du fémur ou du bassin qui saigne, ⚠️ une compression prolongée avec atteinte musculaire et rénale, et une embolie graisseuse après fracture d'un os long.

Ce qui se fait dans tous les cas : ⚠️ traiter la douleur, immobiliser, ⚠️ noter l'état neurologique et vasculaire avant et après, et réévaluer.

Urgence

Devant une douleur qui augmente sous plâtre, on ouvre le plâtre. Aucune autre décision ne précède celle-là.

À retenir

  • Une luxation du genou fait chercher une lésion artérielle même avec des pouls présents.
  • Le syndrome des loges survient sous plâtre et sur des fractures non déplacées.
  • Le seul geste utile en attendant est d'ouvrir complètement toute contention.
  • Une luxation se réduit vite car la souffrance de la peau augmente avec le temps.
  • Une fracture du fémur ou du bassin peut saigner assez pour tuer.

En pratique

  • Pouls et perfusion du membre
  • Douleur disproportionnée recherchée
  • Contention ouverte en cas de doute
  • Ouverture cutanée traitée sans délai
  • Vaccination antitétanique vérifiée
  • Luxation réduite rapidement
  • Saignement d'une fracture majeure évalué
  • Examen neurologique avant et après tout geste

Stratégie de prise en charge

⚠️ Le premier traitement est la douleur, et il ne se discute pas : ⚠️ une douleur non traitée empêche l'examen, empêche l'imagerie et empêche la surveillance. Elle se traite avant le diagnostic.

Ce qui suit : ⚠️ une immobilisation adaptée qui prend l'articulation au-dessus et celle au-dessous, ⚠️ posée sans serrer, et surveillée.

⚠️ Ce qui s'explique à chaque patient immobilisé, et qui évite une catastrophe : une douleur qui augmente, des fourmillements, des doigts ou des orteils froids ou blancs, imposent de revenir immédiatement, ⚠️ et de ne pas attendre le rendez-vous prévu.

Ce qui se décide selon la lésion : ⚠️ un traitement sans chirurgie avec une immobilisation et un suivi radiologique, ou une chirurgie, ⚠️ la décision tenant compte de l'âge, de la fonction attendue et du métier.

⚠️ Ce qui s'oublie et qui change le résultat final : la rééducation, ⚠️ et la surélévation du membre, qui réduit l'œdème et la douleur mieux que bien des traitements.

Ce qui se met en place selon le contexte : ⚠️ la prévention des complications de l'immobilisation, selon les recommandations en vigueur.

⚠️ Chez la personne âgée : l'objectif n'est pas la consolidation, c'est la marche, ⚠️ et tout ce qui retarde la remise debout aggrave le pronostic.

À retenir

Expliquer les signes d'alerte sous plâtre avant de laisser partir. C'est la consigne la plus rentable du champ.

À retenir

  • Une douleur non traitée empêche l'examen, l'imagerie et la surveillance.
  • Une immobilisation prend l'articulation au-dessus et celle au-dessous.
  • Les consignes sous immobilisation évitent une catastrophe et prennent trente secondes.
  • La surélévation du membre réduit l'œdème mieux que bien des traitements.
  • Chez la personne âgée, l'objectif n'est pas la consolidation, c'est la marche.

En pratique

  • Douleur traitée avant le diagnostic
  • Immobilisation adaptée et non serrée
  • Articulations sus et sous-jacentes prises
  • Consignes d'alerte expliquées et écrites
  • Décision thérapeutique adaptée au patient
  • Surélévation du membre expliquée
  • Rééducation programmée
  • Remise debout précoce chez la personne âgée

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. La réduction d'une luxation, la pose d'une immobilisation rigide et la chirurgie relèvent d'opérateurs formés, et l'examen neurologique et vasculaire est un temps de l'examen clinique.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve dans cette situation. Ce qui se dit au patient sur l'immobilisation, sur les signes d'alerte et sur la récupération relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ La consigne la plus rentable de ce champ tient en trois signes, et elle se donne à toute personne qui repart immobilisée : ⚠️ une douleur qui augmente malgré les antalgiques, des fourmillements ou une perte de sensibilité, des doigts ou des orteils froids, blancs ou bleus. ⚠️ Ces signes imposent de revenir immédiatement, de jour comme de nuit, et non d'attendre le rendez-vous.

Ce qui s'explique et qui améliore la suite : ⚠️ surélever le membre, ⚠️ mobiliser ce qui n'est pas immobilisé, doigts, orteils, épaule, et ne pas glisser d'objet sous le plâtre pour se gratter.

⚠️ Ce qui se dit sur la durée et qui évite la déception : la consolidation d'un os prend des semaines, ⚠️ la récupération de la force et de la souplesse prend souvent plus longtemps que la consolidation, et la rééducation en fait partie.

⚠️ Ce qui se dit après une fracture survenue pour un traumatisme minime : cette fracture est un signal, ⚠️ et elle ouvre une évaluation de la solidité osseuse et du risque de chute, qui prévient la fracture suivante.

Ce qui se dit sur la prévention : ⚠️ les protections adaptées au sport, l'aménagement du domicile chez la personne âgée, et la relecture de l'ordonnance après une chute.

⚠️ Ce qui doit faire consulter sans attendre : les trois signes sous immobilisation, une fièvre, un écoulement sous le plâtre, une odeur.

Le piège

Laisser partir quelqu'un avec un plâtre sans lui dire quand revenir en urgence.

À retenir

  • Trois signes se donnent à toute personne qui repart immobilisée.
  • Ils imposent de revenir immédiatement, pas d'attendre le rendez-vous.
  • La récupération de la force prend souvent plus longtemps que la consolidation.
  • Une fracture pour un traumatisme minime ouvre une évaluation de la solidité osseuse.
  • Elle prévient la fracture suivante.

En pratique

  • Trois signes d'alerte expliqués et écrits
  • Surélévation du membre
  • Mobilisation de ce qui n'est pas immobilisé
  • Interdiction de gratter sous le plâtre
  • Durée de consolidation annoncée
  • Rééducation présentée comme faisant partie du traitement
  • Évaluation osseuse proposée si traumatisme minime
  • Prévention adaptée au terrain

Communication interprofessionnelle

⚠️ La donnée la plus importante d'une transmission de traumatologie est celle qu'on ne peut plus reconstituer : l'état neurologique et vasculaire avant tout geste, ⚠️ avec l'heure. Sans elle, un déficit constaté ensuite ne sera jamais attribuable.

Ce qui se transmet ensuite : ⚠️ le mécanisme et l'heure du traumatisme, l'existence d'une plaie et son aspect, ⚠️ les gestes réalisés, les immobilisations posées et leur heure, les antalgiques donnés, l'heure du dernier repas, et la vaccination antitétanique.

⚠️ Ce qui manque presque toujours : le caractère proportionné ou non de la douleur. ⚠️ C'est le seul signe précoce d'une complication qui menace le membre, et il ne figure dans aucune case de formulaire.

Au chirurgien : ⚠️ l'hypothèse, les incidences réalisées, et ce qui n'a pas pu être fait.

Au médecin traitant : ⚠️ la date de contrôle, ce qui a été dit au patient, et les signes qui doivent faire revenir.

⚠️ Et une ligne qui protège : quand une fracture est suspectée malgré un cliché normal, l'écrire en clair. ⚠️ Une hypothèse qui n'est pas écrite disparaît avec le médecin qui l'avait, et le patient repart avec une entorse.

À retenir

Écrire l'hypothèse maintenue malgré un cliché normal. Sans elle, le patient repart avec une entorse.

À retenir

  • La donnée la plus importante est celle qu'on ne peut plus reconstituer.
  • Sans note initiale, un déficit ne sera jamais attribuable.
  • Le caractère proportionné de la douleur ne figure dans aucune case de formulaire.
  • C'est pourtant le seul signe précoce d'une complication qui menace le membre.
  • Une hypothèse non écrite disparaît avec le médecin qui l'avait.

En pratique

  • État neurologique et vasculaire initial horodaté
  • Mécanisme et heure du traumatisme
  • Plaie décrite
  • Gestes et immobilisations avec heures
  • Antalgiques et dernier repas
  • Vaccination antitétanique
  • Caractère proportionné de la douleur
  • Hypothèse maintenue écrite en clair

S'entraîner sur cette situation

Sources

  • R2C, item 334 : Prise en charge pré-hospitalière et à l'hôpital : brûlé, traumatisé sévère, traumatisé thoracique, traumatisé abdominal, traumatisé des membres et/ou du bassin, traumatisé du rachis ou vertébromédullaire, traumatisé crânien
  • R2C, item 361 : Lésions péri-articulaires et ligamentaires du genou, de la cheville et de l'épaule
  • R2C, item 363 : Fractures fréquentes de l'adulte et du sujet âgé
  • Collège français des chirurgiens orthopédistes et traumatologues, chapitres « Traumatologie des membres » et « Complications des fractures »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge des fractures ouvertes, du syndrome des loges et des fractures de l'extrémité supérieure du fémur. La date de la version consultée fait partie de la source