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Fiche de révision

Traumatisme rachidien

Immobiliser sans raison coûte quelques heures, ne pas immobiliser un rachis instable coûte une vie entière.

Situation de départ 175Catégorie IItem R2C 334Item R2C 93Item R2C 94

Entretien et interrogatoire

⚠️ La première question porte sur le mécanisme et sur l'énergie, et elle décide de l'immobilisation avant tout examen : ⚠️ une chute d'une hauteur importante, un accident à vitesse élevée, une chute sur la tête, une éjection, un plongeon.

Ce qui se fait préciser : ⚠️ la position au moment du choc, le point d'impact, ⚠️ la capacité à bouger et à marcher juste après, ⚠️ et l'existence de fourmillements ou d'une faiblesse transitoire, même régressifs. ⚠️ Un déficit qui a existé puis disparu a la même valeur qu'un déficit persistant.

Ce qui se demande sur les symptômes actuels : ⚠️ une douleur du rachis et son siège précis, des troubles sensitifs, une faiblesse, ⚠️ une difficulté à uriner ou une incontinence, une sensation anormale du périnée.

⚠️ Ce qui se demande et qui invalide toute règle clinique : une consommation d'alcool ou de produits, ⚠️ un traumatisme du crâne, et une autre lésion très douloureuse.

Le terrain : ⚠️ un rachis déjà raide ou opéré, une maladie rhumatismale ankylosante, ⚠️ une ostéoporose, un cancer connu, ⚠️ un âge avancé, une fracture pour un traumatisme minime.

⚠️ Chez la personne âgée : une chute banale peut fracturer un rachis raide, et la douleur est parfois modeste.

À retenir

Un fourmillement transitoire après le choc compte autant qu'un déficit présent. Il se demande.

À retenir

  • Le mécanisme décide de l'immobilisation avant tout examen.
  • Un déficit qui a existé puis disparu a la même valeur qu'un déficit persistant.
  • Les troubles urinaires et périnéaux se demandent explicitement.
  • L'alcool, le traumatisme crânien et une lésion douloureuse invalident les règles.
  • Une chute banale peut fracturer un rachis raide, avec une douleur modeste.

En pratique

  • Mécanisme et énergie
  • Position et point d'impact
  • Capacité à bouger juste après
  • Déficit transitoire recherché
  • Douleur rachidienne localisée
  • Troubles urinaires et périnéaux
  • Alcool, produits, traumatisme crânien
  • Terrain rachidien et osseux

Examen clinique

⚠️ L'examen se fait sur un patient immobilisé, et l'immobilisation ne se retire pas pour examiner.

Ce qui s'examine sans mobiliser : ⚠️ la force des quatre membres, testée segment par segment, ⚠️ la sensibilité par territoire, comparée des deux côtés, les réflexes, et le tonus.

⚠️ Ce qui ne se fait jamais et qui décide du pronostic : la sensibilité du périnée et le tonus du sphincter. ⚠️ Une sensibilité périnéale conservée chez un patient par ailleurs déficitaire signifie que l'atteinte n'est pas complète, ⚠️ et cette distinction commande tout le pronostic.

Ce qui se palpe : ⚠️ la ligne médiane postérieure du rachis, de haut en bas, à la recherche d'un point douloureux exquis ou d'un décalage, ⚠️ lors d'un retournement en bloc réalisé à plusieurs.

Ce qui se cherche comme signes de gravité : ⚠️ une respiration paradoxale ou superficielle, qui signe une atteinte haute, ⚠️ une pression basse avec un cœur lent et une peau chaude, et un priapisme.

⚠️ Le piège hémodynamique du champ : une pression basse chez un traumatisé est une hémorragie jusqu'à preuve du contraire. ⚠️ On ne retient une origine neurologique qu'après avoir écarté un saignement, et les deux peuvent coexister.

⚠️ Ce qui se note : l'examen complet, horodaté, et répété.

Urgence

Tester la sensibilité du périnée. C'est l'examen le moins fait et le plus décisif du champ.

À retenir

  • L'immobilisation ne se retire pas pour examiner.
  • La sensibilité périnéale distingue une atteinte complète d'une atteinte incomplète.
  • Cette distinction commande tout le pronostic et l'examen ne se fait jamais.
  • Une respiration superficielle signe une atteinte haute.
  • Une pression basse chez un traumatisé est une hémorragie jusqu'à preuve du contraire.

En pratique

  • Immobilisation maintenue pendant l'examen
  • Force des quatre membres par segment
  • Sensibilité par territoire comparée
  • Réflexes et tonus
  • Sensibilité périnéale et tonus sphinctérien
  • Palpation du rachis en retournement à plusieurs
  • Respiration et hémodynamique évaluées
  • Examen horodaté et répété

Synthèse paraclinique

⚠️ Aucun examen biologique ne fait le diagnostic d'une lésion du rachis, et le bilan sert au patient, pas au rachis.

Ce qui se demande chez un traumatisé : ⚠️ un groupe sanguin, une numération, un bilan de coagulation, un ionogramme avec la fonction rénale, et un lactate.

⚠️ Ce qui se demande devant une pression basse : tout ce qui cherche un saignement. ⚠️ Attribuer une hypotension à une atteinte neurologique sans avoir cherché une hémorragie est une faute classique, et les deux coexistent souvent chez un polytraumatisé.

Ce qui se demande devant une compression prolongée : ⚠️ une recherche d'atteinte musculaire, avec surveillance de la fonction rénale.

⚠️ Ce qui se demande chez la personne âgée après une fracture : un bilan de fragilité osseuse à distance, ⚠️ une fracture vertébrale pour un traumatisme minime étant un signal, et l'occasion d'éviter la suivante.

⚠️ Ce qui n'est pas un examen et qui vaut mieux que tous : l'examen neurologique initial, écrit et daté. ⚠️ Il est la seule référence qui permettra de dire qu'un patient s'aggrave, et son absence est irrattrapable.

Le piège

Expliquer une hypotension par la moelle. Elle s'explique par le sang jusqu'à preuve du contraire.

À retenir

  • Le bilan sert au patient, pas au rachis.
  • Attribuer une hypotension au neurologique sans chercher un saignement est une faute.
  • Les deux coexistent souvent chez un polytraumatisé.
  • Une fracture vertébrale pour un traumatisme minime est un signal.
  • L'examen neurologique initial écrit est la seule référence, et son absence est irrattrapable.

En pratique

  • Groupe sanguin et numération
  • Coagulation et fonction rénale
  • Lactate
  • Recherche d'hémorragie devant toute hypotension
  • Atteinte musculaire si compression prolongée
  • Bilan osseux à distance chez la personne âgée
  • Examen neurologique initial écrit et daté

Iconographie

⚠️ Les règles de décision qui permettent de se passer d'imagerie sont validées et elles ont un domaine d'emploi strict : ⚠️ elles supposent un patient conscient, non intoxiqué, sans déficit et sans lésion douloureuse détournant l'attention. ⚠️ En dehors de ce domaine, elles ne concluent pas, et les appliquer quand même n'est pas les appliquer.

⚠️ Ce que les clichés simples ne montrent pas : les derniers étages du cou, masqués par les épaules, ⚠️ les lésions purement ligamentaires, et une part des fractures sur un rachis raide ou ostéoporotique. ⚠️ Une conclusion « pas d'anomalie sur les étages analysables » est une information et non une formule.

⚠️ L'examen en coupes est l'examen de référence chez un traumatisé sévère, un patient non examinable, ou dès qu'une lésion est suspectée.

⚠️ L'examen explorant les parties molles : il montre la moelle, les ligaments et les disques, ⚠️ et il est indispensable devant un déficit neurologique, y compris avec un examen osseux normal.

⚠️ Une situation propre à l'enfant : une atteinte de la moelle peut exister sans anomalie visible sur l'os, ⚠️ et un déficit chez un enfant impose l'exploration des parties molles.

⚠️ Ce qui ne se demande pas : une imagerie qui retarde la prise en charge d'une détresse ou d'une hémorragie.

À retenir

Vérifier d'abord si la règle s'applique. Cocher des cases hors du domaine d'emploi n'est pas appliquer une règle.

À retenir

  • Une règle validée hors de son domaine d'emploi ne conclut pas.
  • Les clichés simples ne montrent ni les derniers étages ni les lésions ligamentaires.
  • Pas d'anomalie sur les étages analysables est une information, pas une formule.
  • Un déficit impose d'explorer les parties molles, même avec un os normal.
  • Chez l'enfant, une atteinte de la moelle peut exister sans anomalie osseuse.

En pratique

  • Domaine d'emploi de la règle vérifié
  • Patient examinable ou non
  • Limites des clichés simples connues
  • Examen en coupes si patient non examinable
  • Exploration des parties molles si déficit
  • Exploration chez l'enfant malgré un os normal
  • Aucune imagerie retardant une urgence vitale

Stratégie diagnostique

⚠️ Deux questions, et la seconde est celle qui compte : y a-t-il une lésion osseuse, et y a-t-il une atteinte neurologique. ⚠️ Les deux sont indépendantes : on peut avoir une fracture sans déficit, et un déficit sans fracture visible.

⚠️ Ce qui définit la gravité neurologique : le caractère complet ou incomplet de l'atteinte, ⚠️ déterminé par la sensibilité périnéale et le tonus du sphincter, et le niveau atteint.

Ce qui définit la gravité osseuse : ⚠️ la stabilité, qui dépend des éléments lésés et non de l'importance apparente du trait.

Les tableaux par étage : ⚠️ une atteinte haute du cou met en jeu la respiration ; une atteinte plus basse du cou touche les membres supérieurs ; ⚠️ une atteinte de la charnière entre le thorax et les lombes est la localisation la plus fréquente des fractures ; une atteinte basse touche les racines et le périnée.

Les terrains où tout change : ⚠️ un rachis raide par une maladie ankylosante, ⚠️ où un traumatisme minime provoque des fractures très instables et souvent méconnues ; un rachis ostéoporotique ; un cancer connu.

⚠️ Ce qui doit faire reconsidérer : une douleur qui ne cède pas, ⚠️ un déficit qui apparaît ou s'aggrave, et une difficulté urinaire nouvelle.

Le piège

Rassurer un patient au rachis ankylosé après un traumatisme minime. C'est le terrain où les fractures sont les plus graves et les plus manquées.

À retenir

  • Lésion osseuse et atteinte neurologique sont deux questions indépendantes.
  • On peut avoir un déficit sans fracture visible.
  • Le caractère complet ou incomplet se détermine au périnée.
  • La stabilité dépend des éléments lésés, pas de l'importance apparente du trait.
  • Sur un rachis ankylosé, un traumatisme minime donne des fractures très instables.

En pratique

  • Lésion osseuse recherchée
  • Atteinte neurologique recherchée séparément
  • Sensibilité périnéale testée
  • Niveau atteint déterminé
  • Stabilité évaluée par le spécialiste
  • Terrain rachidien pris en compte
  • Réévaluation en cas de déficit nouveau

Urgence vitale

⚠️ Le geste qui protège le plus est le plus simple : immobiliser en rectitude, et ne pas mobiliser.

⚠️ Ce qui menace la vie : une atteinte haute du cou avec paralysie des muscles respiratoires, ⚠️ une inhalation, et une hémorragie associée.

⚠️ Le tableau hémodynamique particulier : une pression basse avec un cœur lent et des extrémités chaudes oriente vers une atteinte neurologique, ⚠️ mais elle ne se retient qu'après avoir écarté un saignement, et les deux coexistent souvent.

⚠️ Ce qui menace la fonction : une aggravation neurologique, ⚠️ qui impose un avis et une imagerie immédiats, et dont la détection suppose un examen initial écrit.

Ce qui se fait dans tous les cas : ⚠️ immobilisation en rectitude, retournement en bloc à plusieurs, ⚠️ maintien de la pression artérielle et de l'oxygénation, prévention de l'hypothermie, et traitement de la douleur.

⚠️ Ce qui se fait aussi et qu'on oublie : retirer le plan dur dès que possible. ⚠️ Une immobilisation prolongée sur un plan rigide provoque des lésions cutanées en quelques heures, chez des patients qui ne peuvent pas se plaindre.

⚠️ Ce qui n'est pas une urgence et le devient : un patient stable qui se dégrade pendant la surveillance.

Urgence

Retirer le plan dur dès que possible. Il protège le rachis et il abîme la peau.

À retenir

  • Le geste qui protège le plus est le plus simple : immobiliser et ne pas mobiliser.
  • Une hypotension avec cœur lent et peau chaude n'exclut pas une hémorragie.
  • Détecter une aggravation suppose un examen initial écrit.
  • Un plan dur provoque des lésions cutanées en quelques heures.
  • Ces patients ne peuvent pas se plaindre de ce qui les blesse.

En pratique

  • Immobilisation en rectitude
  • Retournement en bloc à plusieurs
  • Respiration surveillée si atteinte haute
  • Hémorragie écartée avant toute autre explication
  • Pression et oxygénation maintenues
  • Hypothermie prévenue
  • Plan dur retiré dès que possible
  • Examen neurologique répété et daté

Stratégie de prise en charge

⚠️ La décision initiale n'est pas un traitement, c'est une posture : on immobilise jusqu'à preuve du contraire, ⚠️ et la preuve du contraire est un examen adapté chez un patient examinable, ou une imagerie.

Ce qui se met en place : ⚠️ une immobilisation adaptée, un traitement de la douleur, ⚠️ une surveillance neurologique horodatée, et un avis spécialisé selon le tableau.

⚠️ Ce qui relève du spécialiste : la décision de stabiliser ou non, ⚠️ et le délai, qui dépend du caractère instable et de l'existence d'une compression.

⚠️ Ce qui commence dès le premier jour et qui change la vie : la prévention des complications de l'alitement. ⚠️ Les lésions cutanées, les complications urinaires, les complications thromboemboliques et l'enraidissement se préviennent dès la première heure, et non quand le rachis est réglé.

Ce qui s'organise tôt : ⚠️ la rééducation, l'évaluation de l'autonomie, ⚠️ et l'accompagnement de la personne et de ses proches, le retentissement d'une atteinte médullaire dépassant largement le champ moteur.

⚠️ Chez la personne âgée : l'objectif est la remise debout, ⚠️ et une immobilisation prolongée coûte souvent plus que la fracture elle-même.

Ce qui se programme : ⚠️ un contrôle radiologique, une réévaluation neurologique, et un bilan osseux à distance.

À retenir

Commencer la prévention de l'alitement le premier jour. Les complications, elles, commencent le premier jour.

À retenir

  • La décision initiale est une posture : on immobilise jusqu'à preuve du contraire.
  • La prévention des complications de l'alitement commence à la première heure.
  • Elle ne commence pas quand le rachis est réglé.
  • Le retentissement d'une atteinte médullaire dépasse largement le champ moteur.
  • Chez la personne âgée, une immobilisation prolongée coûte plus que la fracture.

En pratique

  • Immobilisation maintenue jusqu'à preuve du contraire
  • Douleur traitée
  • Surveillance neurologique horodatée
  • Avis spécialisé selon le tableau
  • Prévention cutanée dès la première heure
  • Prévention urinaire et thromboembolique
  • Rééducation et accompagnement organisés
  • Remise debout précoce chez la personne âgée

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. L'immobilisation, le retournement en bloc et la stabilisation chirurgicale relèvent d'équipes formées, et l'examen neurologique est un temps de l'examen clinique.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : L'annonce d'un handicap figure explicitement hors du périmètre du deuxième cycle, et aucun pronostic n'est établi à ce stade. Ce qui se dit au patient et à ses proches sur l'immobilisation et sur la surveillance relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Ce qui se dit au patient immobilisé et qui rend l'attente supportable : pourquoi il ne doit pas bouger, ⚠️ combien de temps cela va durer, et ce qui sera fait ensuite. Une immobilisation expliquée est acceptée ; une immobilisation subie est arrachée.

⚠️ Ce qui se dit à l'entourage sur place : ne pas relever une personne tombée d'une hauteur ou éjectée, ⚠️ ne pas retirer un casque, et attendre les secours en parlant à la personne.

Ce qui se dit après une fracture stable traitée sans chirurgie : ⚠️ les signes qui doivent faire revenir immédiatement, une faiblesse, des fourmillements, une difficulté à uriner, une douleur qui augmente, ⚠️ et le fait que ces signes peuvent apparaître à distance.

Ce qui se dit sur la reprise : ⚠️ la reprise du port de charges, du sport et de la conduite se décide selon la lésion, et le délai s'annonce.

⚠️ Ce qui se dit après une fracture vertébrale pour un traumatisme minime : cette fracture annonce les suivantes si rien n'est fait, ⚠️ et l'évaluation de la solidité osseuse et du risque de chute fait partie du traitement.

Ce qui relève de la prévention : ⚠️ le casque et les protections, ⚠️ la profondeur avant de plonger, et l'aménagement du domicile chez la personne âgée.

À retenir

Expliquer pourquoi le patient ne doit pas bouger. C'est ce qui fait tenir l'immobilisation.

À retenir

  • Une immobilisation expliquée est acceptée, une immobilisation subie est arrachée.
  • On ne relève pas une personne tombée d'une hauteur et on ne retire pas un casque.
  • Les signes d'alerte peuvent apparaître à distance.
  • Une fracture vertébrale pour un traumatisme minime annonce les suivantes.
  • Vérifier la profondeur avant de plonger est une consigne de prévention rachidienne.

En pratique

  • Raison et durée de l'immobilisation expliquées
  • Consignes aux témoins sur place
  • Signes d'alerte écrits et remis
  • Délai possible d'apparition expliqué
  • Reprise des activités annoncée
  • Évaluation osseuse proposée si traumatisme minime
  • Prévention adaptée au contexte

Communication interprofessionnelle

⚠️ La donnée centrale d'une transmission de ce champ est l'examen neurologique initial, écrit et horodaté, ⚠️ et elle est irremplaçable : sans elle, une aggravation ne peut être ni affirmée ni datée, et la question restera ouverte pour toujours.

Ce qui se transmet ensuite : ⚠️ le mécanisme et l'énergie, ⚠️ les déficits transitoires rapportés, l'état de conscience et les facteurs qui limitent l'examen, ⚠️ la sensibilité périnéale et le tonus sphinctérien, les immobilisations posées et leur heure, et les limites des examens réalisés.

⚠️ Ce qui manque presque toujours : la mention explicite qu'un patient n'était pas examinable. ⚠️ Elle change la valeur de tout le reste du dossier, et elle disparaît quand elle n'est pas écrite.

Au chirurgien : ⚠️ l'évolution neurologique plutôt que l'état, le niveau, le caractère complet ou incomplet, et le délai depuis le traumatisme.

Au radiologue : ⚠️ la question posée et les zones suspectes, pour que les acquisitions soient adaptées.

⚠️ Et une ligne qui protège : quand l'immobilisation est levée, écrire sur quel argument et par qui. ⚠️ Une levée d'immobilisation sans auteur ni argument est la décision la plus difficile à défendre du champ.

À retenir

Écrire qui a levé l'immobilisation et sur quel argument. C'est la décision la plus difficile à défendre après coup.

À retenir

  • L'examen neurologique initial horodaté est irremplaçable.
  • Sans lui, une aggravation ne peut être ni affirmée ni datée.
  • La mention qu'un patient n'était pas examinable change la valeur du dossier.
  • Au chirurgien, on transmet une évolution plutôt qu'un état.
  • Une levée d'immobilisation sans auteur ni argument est indéfendable.

En pratique

  • Examen neurologique initial horodaté
  • Mécanisme et énergie
  • Déficits transitoires rapportés
  • Facteurs limitant l'examen mentionnés
  • Sensibilité périnéale documentée
  • Immobilisations et leurs heures
  • Limites des examens réalisés
  • Levée d'immobilisation argumentée et signée

S'entraîner sur cette situation

Sources

  • R2C, item 334 : Prise en charge pré-hospitalière et à l'hôpital : brûlé, traumatisé sévère, traumatisé thoracique, traumatisé abdominal, traumatisé des membres et/ou du bassin, traumatisé du rachis ou vertébromédullaire, traumatisé crânien
  • R2C, item 93 : Compression médullaire non traumatique et syndrome de la queue de cheval
  • R2C, item 94 : Rachialgie
  • Collège français de médecine d'urgence, chapitre « Traumatisme du rachis »
  • Recommandations en vigueur sur l'immobilisation du rachis traumatique, sur les règles de décision clinique et sur la prise en charge des lésions médullaires. La date de la version consultée fait partie de la source