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Fiche de révision

Traumatisme thoracique

Les côtes comptent moins que ce qu'il y a dessous, et la lésion la plus mortelle ne se diagnostique pas par l'image.

Situation de départ 177Catégorie IItem R2C 334Item R2C 360Item R2C 359

Entretien et interrogatoire

⚠️ Le mécanisme oriente vers les organes : un choc direct localisé fracture des côtes ; ⚠️ une décélération brutale menace les gros vaisseaux ; un écrasement menace les deux poumons ; un choc du volant menace le cœur.

Ce qui se fait préciser : ⚠️ la hauteur de la chute ou la vitesse, le point d'impact, le port de la ceinture, ⚠️ et la position au moment du choc.

Ce qui se demande sur les symptômes : ⚠️ une gêne à respirer et son évolution, une douleur et ce qui l'augmente, ⚠️ une difficulté à parler par phrases complètes, une toux avec du sang, une douleur à l'épaule.

⚠️ Ce qui se demande et qui change le pronostic : l'âge, ⚠️ une maladie respiratoire chronique, un tabagisme, une maladie du cœur, ⚠️ et un traitement anticoagulant. Un même nombre de côtes cassées n'a pas la même gravité à trente ans et à quatre-vingts.

Ce qui se demande sur le contexte : ⚠️ la cause de la chute, et le lieu de survenue, une chute de hauteur au travail relevant d'une déclaration.

⚠️ Et ce qui se demande chez l'enfant : la cohérence du récit, ⚠️ les fractures de côtes de l'enfant étant rares dans les traumatismes ordinaires et devant faire évoquer une maltraitance.

À retenir

Demander si le patient peut parler par phrases complètes. La réponse vaut une mesure.

À retenir

  • Le mécanisme oriente vers les organes menacés.
  • Une décélération brutale menace les gros vaisseaux.
  • Un même nombre de côtes cassées n'a pas la même gravité à trente ans et à quatre-vingts.
  • Une chute de hauteur au travail relève d'une déclaration.
  • Des fractures de côtes chez un enfant doivent faire évoquer une maltraitance.

En pratique

  • Mécanisme et énergie
  • Point d'impact et position
  • Gêne respiratoire et son évolution
  • Capacité à parler par phrases complètes
  • Toux avec du sang
  • Âge, maladies respiratoires et cardiaques
  • Traitement anticoagulant
  • Cause de la chute et contexte professionnel

Examen clinique

⚠️ L'examen commence sans toucher : la fréquence respiratoire comptée sur une minute, ⚠️ le tirage, la position choisie, la coloration, la capacité à finir une phrase. ⚠️ La fréquence respiratoire est la constante la plus prédictive et la plus souvent sautée.

Ce qui se regarde : ⚠️ la symétrie des mouvements du thorax, ⚠️ un segment qui s'enfonce à l'inspiration, des marques cutanées, une plaie soufflante.

Ce qui se palpe : ⚠️ les côtes une à une, le sternum, les clavicules, ⚠️ et un crépitement sous la peau, qui signe la présence d'air dans les tissus.

Ce qui s'ausculte et se percute : ⚠️ la comparaison des deux côtés, ⚠️ une diminution du murmure d'un côté, une matité qui évoque du liquide, un tympanisme qui évoque de l'air.

⚠️ Ce qui doit être reconnu sans aucun examen complémentaire : ⚠️ une détresse respiratoire avec un côté qui ne ventile pas, un thorax distendu, des veines du cou dilatées et une pression qui s'effondre. ⚠️ Ce tableau se traite immédiatement et l'imagerie viendra après.

Ce qui se cherche en plus : ⚠️ l'abdomen, ⚠️ le rachis, et les pouls aux quatre membres.

⚠️ Ce qui se note : la fréquence respiratoire, la saturation, l'auscultation par côté, et leur évolution.

Urgence

Détresse, côté qui ne ventile pas, veines du cou dilatées : on agit, on n'image pas.

À retenir

  • La fréquence respiratoire est la constante la plus prédictive et la plus sautée.
  • Un segment du thorax qui s'enfonce à l'inspiration est un signe de gravité.
  • Un crépitement sous la peau signe la présence d'air dans les tissus.
  • Un tableau de détresse avec veines du cou dilatées se traite avant toute image.
  • On palpe aussi l'abdomen et le rachis chez un traumatisé du thorax.

En pratique

  • Fréquence respiratoire comptée
  • Tirage, position, coloration
  • Symétrie des mouvements du thorax
  • Segment paradoxal recherché
  • Palpation des côtes et du sternum
  • Emphysème sous-cutané recherché
  • Auscultation et percussion comparatives
  • Abdomen, rachis et pouls

Synthèse paraclinique

⚠️ Un traumatisme thoracique simple chez un patient jeune et bien portant ne demande aucun examen biologique.

Ce qui se demande chez un traumatisé : ⚠️ un groupe sanguin, une numération, un bilan de coagulation, un ionogramme, ⚠️ et des gaz du sang devant une gêne respiratoire ou une saturation limite.

⚠️ Ce qui se demande devant un choc direct du sternum ou du volant : un électrocardiogramme, ⚠️ et des marqueurs cardiaques selon le contexte, une contusion du cœur pouvant se manifester par un trouble du rythme.

⚠️ Ce qui s'interprète avec prudence : une saturation normale. ⚠️ Elle peut rester normale alors que le patient s'épuise, et c'est la fréquence respiratoire qui se dégrade en premier.

Ce qui se surveille : ⚠️ une numération répétée devant un épanchement de sang, et la fonction rénale.

⚠️ Ce qui n'est pas un examen et vaut mieux qu'un dosage : une mesure répétée de la fréquence respiratoire et de la saturation, horodatée. ⚠️ Une pente se voit, un chiffre ne dit rien.

Le piège

Se rassurer d'une saturation normale. C'est la fréquence respiratoire qui alerte en premier.

À retenir

  • Un traumatisme simple chez un patient jeune ne demande aucun examen biologique.
  • Un choc du sternum fait faire un électrocardiogramme.
  • Une saturation normale peut coexister avec un patient qui s'épuise.
  • La fréquence respiratoire se dégrade en premier.
  • Une pente se voit, un chiffre ne dit rien.

En pratique

  • Aucun bilan si traumatisme simple
  • Groupe, numération, coagulation si traumatisé
  • Gaz du sang si gêne respiratoire
  • Électrocardiogramme si choc sternal
  • Marqueurs cardiaques selon le contexte
  • Numération répétée si épanchement
  • Fréquence respiratoire et saturation horodatées

Iconographie

⚠️ Le cliché de thorax se lit dans un ordre, et jamais en partant de ce qui saute aux yeux : ⚠️ une fracture visible attire l'œil et fait manquer le reste.

Le parcours : ⚠️ la trame des deux poumons, ⚠️ les bords du poumon et la plèvre, les culs-de-sac, le médiastin et sa largeur, les coupoles, et enfin les os.

⚠️ Ce qui limite un cliché et qui figure rarement en conclusion : la position. ⚠️ Un décollement pleural se répartit différemment chez un patient allongé et s'y voit mal, et l'absence d'anomalie sur un cliché couché a une valeur limitée.

⚠️ L'échographie au lit : elle détecte un décollement et un épanchement liquidien mieux qu'un cliché couché, ⚠️ elle se fait sans déplacer le patient, et elle est sous-utilisée.

⚠️ L'examen en coupes avec injection : il est l'examen de référence chez un traumatisé sévère ou après une décélération, ⚠️ et il montre ce que le cliché ne montre pas : contusions, petits décollements, lésions des gros vaisseaux, lésions du rachis et de l'abdomen.

⚠️ Ce qui doit être cherché sur le cliché et qui oriente : une fracture des premières côtes, ⚠️ signe d'énergie très élevée ; des fractures basses, qui font chercher une lésion sous le diaphragme ; un médiastin élargi, qui fait chercher une lésion vasculaire.

⚠️ Ce qui ne se demande jamais : une imagerie avant de traiter une détresse.

À retenir

Lire dans l'ordre et finir par les os. Les os sont ce qui attire, et ce qui compte le moins.

À retenir

  • Une fracture visible attire l'œil et fait manquer le reste du cliché.
  • La position dans laquelle le cliché a été pris limite ce qu'il montre.
  • L'échographie au lit détecte mieux qu'un cliché couché et reste sous-utilisée.
  • Une fracture des premières côtes signe une énergie très élevée.
  • On n'image jamais avant de traiter une détresse.

En pratique

  • Lecture ordonnée du cliché
  • Position du cliché relevée
  • Plèvre et culs-de-sac analysés
  • Médiastin et sa largeur
  • Échographie au lit envisagée
  • Examen en coupes si décélération ou traumatisme sévère
  • Premières côtes et côtes basses regardées
  • Aucune imagerie avant traitement d'une détresse

Stratégie diagnostique

⚠️ La démarche se fait en deux temps qui ne se mélangent pas : d'abord ce qui tue en minutes et se reconnaît sans examen, ensuite ce qui se cherche.

Ce qui tue en minutes : ⚠️ un décollement pleural sous tension, ⚠️ un épanchement de sang massif, une plaie soufflante du thorax, un volet costal étendu, un épanchement autour du cœur qui le comprime. ⚠️ Ces tableaux se reconnaissent cliniquement.

Ce qui se cherche ensuite : ⚠️ des fractures de côtes, une contusion du poumon, ⚠️ qui s'aggrave dans les vingt-quatre premières heures, un décollement de petite taille, une contusion du cœur, ⚠️ une lésion des gros vaisseaux après décélération, une rupture du diaphragme, et une lésion de l'abdomen associée.

⚠️ Ce qui définit la gravité et qui n'est pas le nombre de côtes : l'âge, ⚠️ les maladies respiratoires préexistantes, le nombre de côtes chez une personne fragile, et l'existence d'un volet.

⚠️ La lésion qui se révèle en retard : une contusion du poumon, ⚠️ peu visible au premier cliché et maximale un jour plus tard, ce qui impose une surveillance.

⚠️ Ce qui doit toujours faire reconsidérer : une aggravation respiratoire, une douleur qui augmente, ⚠️ et une fièvre à distance, qui évoque une complication pulmonaire.

À retenir

Deux temps : ce qui tue en minutes et se voit sans examen, puis ce qui se cherche.

À retenir

  • Ce qui tue en minutes se reconnaît cliniquement.
  • Une contusion du poumon s'aggrave dans les vingt-quatre premières heures.
  • Elle est peu visible sur le premier cliché et maximale un jour plus tard.
  • La gravité n'est pas le nombre de côtes, c'est l'âge et le terrain.
  • Une fièvre à distance évoque une complication pulmonaire.

En pratique

  • Tableaux immédiatement mortels écartés
  • Fractures de côtes comptées
  • Contusion pulmonaire envisagée
  • Décélération et lésion vasculaire envisagées
  • Abdomen et diaphragme évalués
  • Terrain et âge pris en compte
  • Surveillance des vingt-quatre premières heures
  • Fièvre à distance recherchée

Urgence vitale

⚠️ Ce champ contient la seule situation du corpus où demander une imagerie est une faute : un décollement pleural sous tension.

⚠️ Il se reconnaît sans examen : une détresse respiratoire, un côté du thorax qui ne ventile pas et sonne creux, ⚠️ des veines du cou dilatées, une pression artérielle qui s'effondre, parfois un déplacement de la trachée. ⚠️ Le traitement est une décompression immédiate, et il précède toute image.

⚠️ Les autres urgences immédiates : un épanchement de sang massif, ⚠️ où le drainage et la transfusion se préparent ensemble ; une plaie soufflante, qui se couvre d'un pansement laissant échapper l'air ; un volet costal étendu avec détresse ; ⚠️ une compression du cœur par un épanchement, avec veines du cou dilatées et bruits du cœur assourdis.

⚠️ Ce qui aggrave et qui se prévient : le manque d'oxygène, la douleur non traitée, ⚠️ et l'immobilité.

Ce qui se fait devant tout traumatisé du thorax : ⚠️ compter la fréquence respiratoire, mesurer la saturation, ausculter les deux côtés, poser une voie veineuse, ⚠️ et réévaluer.

⚠️ Ce qui n'est pas une urgence et le devient : une contusion du poumon, ⚠️ qui atteint son maximum le lendemain, chez un patient qu'on aurait pu laisser partir.

Urgence

Décollement sous tension : on décomprime. Demander un cliché d'abord est une faute.

À retenir

  • C'est la seule situation où demander une imagerie est une faute.
  • Le traitement d'une tension précède toute image.
  • Une plaie soufflante se couvre d'un pansement laissant échapper l'air.
  • Une compression du cœur donne des veines du cou dilatées et des bruits assourdis.
  • Une contusion du poumon atteint son maximum le lendemain.

En pratique

  • Détresse respiratoire reconnue
  • Ventilation et sonorité comparées
  • Veines du cou observées
  • Pression artérielle mesurée
  • Décompression immédiate si tension
  • Drainage et transfusion préparés si épanchement massif
  • Douleur traitée et oxygène donné
  • Surveillance des vingt-quatre premières heures

Stratégie de prise en charge

⚠️ Le traitement des fractures de côtes est le traitement de la douleur, et il ne s'agit pas d'un traitement de confort : ⚠️ une douleur mal contrôlée empêche d'inspirer profondément et de tousser, ce qui conduit à un encombrement, à un affaissement des alvéoles puis à une pneumonie. ⚠️ C'est ainsi que ces fractures tuent.

Ce qui compose le traitement : ⚠️ une antalgie efficace, évaluée et réajustée, ⚠️ et pouvant relever de techniques régionales chez les patients fragiles ou les formes étendues, selon les recommandations en vigueur.

⚠️ Ce qui va avec et qui conditionne le résultat : la kinésithérapie respiratoire précoce, ⚠️ les exercices d'inspiration profonde, et la mobilisation. ⚠️ Un patient qui respire mal parce qu'il a mal ne guérit pas par le repos.

⚠️ Ce qui ne se fait pas : bander le thorax, ⚠️ ce qui limite l'expansion et aggrave ; prescrire un traitement qui bloque la toux ; laisser partir sans évaluer la douleur.

Ce qui décide de l'hospitalisation : ⚠️ l'âge, le nombre de côtes, une maladie respiratoire, ⚠️ une douleur non contrôlée par voie orale, et l'isolement.

Ce qui se surveille : ⚠️ la fréquence respiratoire, la saturation, la température, et l'efficacité de la toux.

Ce qui se programme : ⚠️ une réévaluation à quelques jours, et la déclaration s'il s'agit d'un accident du travail.

Le piège

Laisser partir un patient âgé avec des côtes cassées et un antalgique simple sans réévaluation.

À retenir

  • Le traitement de la douleur n'est pas un traitement de confort.
  • C'est par la pneumonie que ces fractures tuent.
  • Un patient qui respire mal parce qu'il a mal ne guérit pas par le repos.
  • Bander le thorax limite l'expansion et aggrave.
  • Une douleur non contrôlée par voie orale est un critère d'hospitalisation.

En pratique

  • Antalgie évaluée et réajustée
  • Technique régionale envisagée si fragilité
  • Kinésithérapie respiratoire précoce
  • Exercices d'inspiration profonde
  • Aucun bandage thoracique
  • Aucun blocage de la toux
  • Critères d'hospitalisation appliqués
  • Réévaluation datée et déclaration si accident du travail

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué chez le candidat. La décompression pleurale, le drainage et les techniques d'analgésie régionale relèvent d'opérateurs formés, et l'examen du thorax est un temps de l'examen clinique.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve dans cette situation. Ce qui se dit au patient sur la douleur, sur la respiration et sur la surveillance relève des sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Ce qui se dit au patient qui rentre avec des côtes cassées tient en une phrase contre-intuitive : ⚠️ il faut respirer profondément et tousser, même si cela fait mal, et le traitement de la douleur est là pour rendre cela possible. ⚠️ Un patient qui respire superficiellement pour éviter la douleur fabrique sa complication.

Ce qui s'explique concrètement : ⚠️ prendre les antalgiques avant que la douleur revienne et non quand elle est installée, ⚠️ faire plusieurs inspirations profondes toutes les heures, serrer un coussin contre le thorax pour tousser, ⚠️ et se lever et marcher.

⚠️ Ce qui se déconseille formellement : bander le thorax, ⚠️ et rester couché toute la journée.

Ce qui se dit sur la durée : ⚠️ la douleur dure plusieurs semaines, ⚠️ elle est maximale dans les premiers jours puis diminue, et l'annoncer évite les consultations d'inquiétude.

⚠️ Ce qui doit faire revenir sans attendre : une gêne à respirer, une douleur qui augmente au lieu de diminuer, ⚠️ de la fièvre, des crachats colorés, un malaise.

Ce qui relève de la prévention : ⚠️ la sécurité des échelles et des travaux en hauteur, la ceinture, ⚠️ et chez la personne âgée, la prévention des chutes et l'évaluation osseuse après une fracture pour un traumatisme minime.

À retenir

Serrer un coussin contre le thorax pour tousser. Le geste est simple et il permet de tousser.

À retenir

  • Il faut respirer profondément et tousser, même si cela fait mal.
  • Le traitement de la douleur est là pour rendre cela possible.
  • Un patient qui respire superficiellement fabrique sa complication.
  • On prend les antalgiques avant que la douleur revienne.
  • Bander le thorax et rester couché sont formellement déconseillés.

En pratique

  • Nécessité de respirer profondément expliquée
  • Prise anticipée des antalgiques
  • Exercices horaires d'inspiration
  • Technique du coussin pour tousser
  • Lever et marche encouragés
  • Bandage et alitement déconseillés
  • Durée de la douleur annoncée
  • Signes devant faire revenir sans attendre

Communication interprofessionnelle

⚠️ Une transmission commence par la respiration et non par les os : la fréquence respiratoire, la saturation, la capacité à parler, ⚠️ et leur évolution. Le nombre de côtes vient après.

Ce qui se transmet ensuite : ⚠️ le mécanisme et l'énergie, ⚠️ la position dans laquelle le cliché a été réalisé, les résultats et leurs limites, le terrain respiratoire, et l'antalgie donnée avec son efficacité.

⚠️ Ce qui manque presque toujours et qui compte : l'évaluation de la douleur et son effet sur la respiration. ⚠️ Une douleur cotée sans dire si le patient peut inspirer profondément ne renseigne pas, et c'est cette capacité qui prédit la complication.

Au médecin traitant : ⚠️ la consigne de respirer profondément, la date de réévaluation, ⚠️ et les signes qui doivent faire revenir.

Au kinésithérapeute : ⚠️ l'objectif et le nombre de côtes atteintes, et non une simple demande de séances.

⚠️ Et une ligne administrative qui protège le patient : quand le traumatisme est survenu au travail, le dire et engager la déclaration. ⚠️ Une déclaration non faite au moment des faits est difficile à obtenir ensuite.

À retenir

Transmettre non pas l'intensité de la douleur mais ce qu'elle empêche de faire.

À retenir

  • Une transmission commence par la respiration et non par les os.
  • La position du cliché se transmet avec le résultat.
  • Une douleur cotée sans dire si le patient peut inspirer ne renseigne pas.
  • C'est cette capacité qui prédit la complication.
  • Une déclaration d'accident du travail non faite au moment des faits s'obtient mal ensuite.

En pratique

  • Fréquence respiratoire et saturation en tête
  • Évolution transmise
  • Mécanisme et énergie
  • Position du cliché précisée
  • Limites des examens
  • Terrain respiratoire
  • Antalgie et effet sur l'inspiration
  • Déclaration engagée si accident du travail

Sources

  • R2C, item 334 : Prise en charge pré-hospitalière et à l'hôpital : brûlé, traumatisé sévère, traumatisé thoracique, traumatisé abdominal, traumatisé des membres et/ou du bassin, traumatisé du rachis ou vertébromédullaire, traumatisé crânien
  • R2C, item 360 : Pneumothorax
  • R2C, item 359 : Détresse et insuffisance respiratoire aigüe du nourrisson, de l'enfant et de l'adulte
  • Collège français de médecine d'urgence, chapitre « Traumatisme thoracique »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge des traumatismes thoraciques fermés, sur l'analgésie des fractures de côtes et sur la décompression pleurale. La date de la version consultée fait partie de la source