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Fiche de révision

Syndrome inflammatoire aigu ou chronique

Un ensemble d'anomalies biologiques qui dit qu'il se passe quelque chose, et jamais quoi.

Situation de départ 186Catégorie IIItem R2C 185Item R2C 211Item R2C 159

Entretien et interrogatoire

⚠️ C'est l'interrogatoire qui donne la cause, pas le bilan. ⚠️ Un syndrome inflammatoire isolé sans orientation clinique conduit à une cascade d'examens, et cette cascade commence par une histoire mal prise.

La durée d'abord : ⚠️ quelques jours oriente vers une cause aiguë, ⚠️ plusieurs semaines change entièrement la liste, et la date de début se fait préciser par un repère de la vie du patient plutôt que par une estimation.

Les signes généraux : ⚠️ une fièvre et son horaire, des sueurs nocturnes, ⚠️ une perte de poids chiffrée et non ressentie, une fatigue et ce qu'elle empêche de faire.

Puis une revue par appareil, ⚠️ parce qu'une cause locale muette est la règle : douleur d'un segment du squelette, toux, trouble du transit, brûlure urinaire, éruption, sécheresse, douleur des tempes chez une personne âgée.

Les expositions : ⚠️ un voyage, un contact avec un malade contagieux, un contact avec des animaux, ⚠️ un geste dentaire ou chirurgical récent, un matériel implanté.

⚠️ Et les traitements : ceux qui donnent de la fièvre, ⚠️ et ceux qui abaissent les défenses et masquent le tableau.

Le piège

Lancer des examens avant d'avoir daté le début. La durée change la liste des causes plus que tout autre élément.

À retenir

  • C'est l'interrogatoire qui donne la cause, pas le bilan.
  • La date de début se fixe sur un repère de la vie du patient.
  • Une perte de poids se chiffre, elle ne se ressent pas.
  • Une cause locale muette est la règle, d'où la revue par appareil.
  • Un traitement qui abaisse les défenses masque le tableau.

En pratique

  • Date de début précisée
  • Fièvre et son horaire
  • Sueurs nocturnes recherchées
  • Perte de poids chiffrée
  • Revue par appareil menée
  • Voyage et contages recherchés
  • Geste ou matériel implanté recherchés
  • Traitements en cours listés

Examen clinique

⚠️ L'examen d'un syndrome inflammatoire est un examen complet, et il l'est parce que la cause est le plus souvent silencieuse ailleurs qu'à un seul endroit.

⚠️ Ce qui se cherche partout : les aires ganglionnaires, toutes, ⚠️ la taille du foie et de la rate, la peau et les muqueuses, ⚠️ les articulations une par une, et les points douloureux du squelette.

⚠️ Ce qui se cherche selon l'âge : chez une personne de plus de 50 ans, la palpation des artères temporales et l'interrogatoire sur la mâchoire et sur la vision, ⚠️ parce qu'un retard là engage la vue.

⚠️ Ce qui se cherche quand un matériel est implanté : la cicatrice, le trajet, et la zone en regard, toute douleur locale prenant une autre valeur.

⚠️ Ce qui se cherche sur le cœur : un souffle nouveau, ⚠️ dont la découverte chez un patient fébrile change immédiatement la conduite.

Ce qui se mesure et se répète : ⚠️ la température, la fréquence cardiaque, la pression artérielle, le poids, ⚠️ le poids étant la mesure la plus utile et la moins faite.

⚠️ Ce qui se conclut d'un examen normal : rien. Un examen normal n'écarte pas une cause, il oriente la suite.

Urgence

Fièvre et souffle nouveau : la question de l'endocardite se pose avant tout autre examen.

À retenir

  • L'examen est complet parce que la cause est silencieuse ailleurs.
  • Après 50 ans, les artères temporales et la vision font partie de l'examen.
  • Un souffle nouveau chez un patient fébrile change la conduite.
  • Le poids est la mesure la plus utile et la moins faite.
  • Un examen normal n'écarte pas une cause, il oriente la suite.

En pratique

  • Toutes les aires ganglionnaires palpées
  • Foie et rate palpés
  • Peau et muqueuses examinées
  • Articulations examinées une par une
  • Points osseux recherchés
  • Artères temporales palpées après 50 ans
  • Auscultation cardiaque
  • Température, pouls, pression, poids notés

Synthèse paraclinique

⚠️ Un syndrome inflammatoire est un ensemble d'anomalies, et chacune s'explique par la même réaction.

⚠️ Les protéines de la phase aiguë montent : la protéine C réactive, le fibrinogène, ⚠️ et la ferritine, qui en fait partie. Les plaquettes montent aussi. ⚠️ L'albumine baisse, et cette baisse n'est pas une dénutrition.

⚠️ L'anémie de l'inflammation : modérée, normocytaire au début, parfois microcytaire ensuite, ⚠️ avec un fer sérique bas et une ferritine haute ou normale. ⚠️ Elle ne se corrige pas par un apport de fer, et la traiter ainsi est l'erreur la plus répandue du champ.

⚠️ Deux marqueurs, deux horaires, et c'est le point qui se retient : ⚠️ la protéine C réactive monte en heures et retombe en jours, elle dit le moment présent ; ⚠️ la vitesse de sédimentation monte en jours et reste haute des semaines après la guérison, elle dit ce qui s'est passé. ⚠️ Leur discordance après une infection guérie est attendue, pas anormale.

⚠️ Ce que la vitesse de sédimentation subit et qui n'a rien à voir avec l'inflammation : l'âge, le sexe, l'anémie, la grossesse, ⚠️ et un excès d'immunoglobulines. Une vitesse très élevée avec une protéine C réactive normale et sans infection récente fait chercher ailleurs.

⚠️ Et une règle de prescription : la ferritine ne s'interprète pas tant que l'inflammation dure, elle se redose à distance.

Le piège

Conclure à une carence en fer sur une ferritine normale en pleine inflammation. Le dosage se refait à distance.

À retenir

  • La ferritine est une protéine de l'inflammation avant d'être un reflet des réserves.
  • L'anémie de l'inflammation ne se corrige pas par un apport de fer.
  • Un marqueur dit le moment présent, l'autre dit ce qui s'est passé.
  • Une discordance après une infection guérie est attendue.
  • Une albumine basse dans ce contexte n'est pas une dénutrition.

En pratique

  • Protéine C réactive interprétée sur sa cinétique
  • Vitesse de sédimentation interprétée sur la sienne
  • Discordance expliquée et non corrigée
  • Anémie caractérisée
  • Ferritine replacée dans l'inflammation
  • Albumine non lue comme une dénutrition
  • Plaquettes et fibrinogène rattachés à la réaction
  • Causes non inflammatoires d'accélération recherchées

Iconographie

⚠️ L'imagerie ne cherche pas l'inflammation, elle cherche sa cause, ⚠️ et elle ne se prescrit utilement qu'après un examen complet.

Ce qui se demande en première intention selon l'orientation : ⚠️ une radiographie du thorax devant toute inflammation prolongée, ⚠️ une échographie de l'abdomen devant un point d'appel digestif ou une masse, une imagerie du segment douloureux du squelette.

⚠️ Ce qui se demande quand rien n'oriente et que cela dure : une imagerie du corps entier, ⚠️ dont l'intérêt tient au fait qu'elle regarde là où l'examen ne va pas. Sa place est encadrée et elle ne remplace pas la démarche.

⚠️ Ce qui se vérifie sur une imagerie normale : la question posée sur la demande. ⚠️ Un examen prescrit sans question donne un compte rendu qui ne répond pas, et un compte rendu normal ne vaut que pour ce qui a été cherché.

Ce qui se confronte : ⚠️ une image ancienne et une image récente, une lésion stable depuis des années n'expliquant pas une inflammation d'apparition récente.

⚠️ Ce qui ne se fait pas : enchaîner les examens d'imagerie en espérant qu'un d'entre eux trouve. ⚠️ Chaque examen produit des découvertes sans rapport, et chacune ouvre une nouvelle branche à explorer.

À retenir

Écrire la question sur la demande. Sans elle, le compte rendu répond à une autre.

À retenir

  • L'imagerie cherche la cause, pas l'inflammation.
  • Un compte rendu normal ne vaut que pour ce qui a été cherché.
  • Une lésion stable depuis des années n'explique pas une inflammation récente.
  • Chaque examen produit des découvertes sans rapport avec la question.
  • Enchaîner les imageries au hasard ouvre plus de branches qu'il n'en ferme.

En pratique

  • Examen clinique complet avant toute imagerie
  • Radiographie du thorax devant une forme prolongée
  • Imagerie orientée par le point d'appel
  • Question écrite sur la demande
  • Images antérieures comparées
  • Découvertes sans rapport identifiées comme telles
  • Indication d'une exploration étendue discutée
  • Compte rendu confronté à la question posée

Stratégie diagnostique

⚠️ La question n'est jamais « d'où vient cette inflammation » mais « que cherche-t-on d'abord ». ⚠️ Quatre familles de causes se partagent le champ, et l'ordre dans lequel on les explore dépend de la durée et de l'orientation.

⚠️ Les infections, avec une attention particulière aux formes profondes et prolongées : ⚠️ une infection sur matériel implanté, une infection du cœur, une infection osseuse, une tuberculose.

⚠️ Les maladies inflammatoires, articulaires, digestives, vasculaires, ⚠️ la maladie des artères temporales étant celle qu'un retard rend irréversible.

⚠️ Les tumeurs, solides ou du sang, ⚠️ où la perte de poids et les sueurs nocturnes pèsent plus que la valeur du marqueur.

Et les causes médicamenteuses, ⚠️ qui se retrouvent en relisant l'ordonnance et non en ajoutant un examen.

⚠️ La règle de conduite quand rien n'oriente : ne pas tout demander en même temps. ⚠️ Un examen se prescrit pour répondre à une hypothèse, et un bilan large sans hypothèse produit des anomalies mineures qui détournent la démarche.

⚠️ Et une règle de temps : réexaminer à distance est un acte diagnostique. Beaucoup de causes se déclarent en quelques semaines, ⚠️ et attendre en surveillant vaut mieux qu'explorer au hasard, à condition de le dire et de fixer le rendez-vous.

Urgence

Après 50 ans, céphalée et douleur de mâchoire avec inflammation : la vision est en jeu, l'avis est immédiat.

À retenir

  • La question est ce que l'on cherche d'abord, pas d'où vient l'inflammation.
  • Quatre familles se partagent le champ : infection, maladie inflammatoire, tumeur, médicament.
  • La cause médicamenteuse se retrouve en relisant l'ordonnance.
  • Un bilan large sans hypothèse produit des anomalies qui détournent la démarche.
  • Réexaminer à distance est un acte diagnostique, à condition de fixer le rendez-vous.

En pratique

  • Durée établie
  • Cause infectieuse profonde envisagée
  • Maladie inflammatoire envisagée
  • Tumeur envisagée
  • Ordonnance relue
  • Hypothèse formulée avant chaque examen
  • Surveillance rapprochée organisée
  • Rendez-vous de réévaluation fixé

Urgence vitale

⚠️ Un syndrome inflammatoire n'est pas une urgence, et quelques tableaux qui le comportent en sont. Ils se cherchent dès la première lecture.

⚠️ Le premier est le retentissement : une fièvre avec une pression basse, une accélération du pouls, une marbrure, une confusion, une baisse de la diurèse. ⚠️ Ce n'est plus une question de bilan mais de délai, et l'antibiothérapie s'administre après les prélèvements et sans attendre leur résultat.

⚠️ Le deuxième est la localisation : une infection du système nerveux central, ⚠️ une infection sur matériel implanté, une infection du cœur avec un souffle nouveau, un foyer profond qui ne peut être traité sans être drainé.

⚠️ Le troisième est le terrain : un patient dont les défenses sont diminuées peut avoir une infection grave avec peu de signes, ⚠️ et une fièvre chez lui se traite comme une urgence jusqu'à preuve du contraire.

⚠️ Le quatrième n'est pas infectieux : une atteinte des artères temporales chez une personne âgée, ⚠️ où le délai se compte en heures et où l'enjeu est la vision.

Ce qui se fait dans tous les cas : ⚠️ prélever avant de traiter quand cela ne retarde pas, ⚠️ noter l'heure des prélèvements et celle du traitement, et réévaluer à un horaire fixé.

Urgence

Fièvre avec pression basse, marbrures ou confusion : prélèvements puis traitement immédiat, sans attendre les résultats.

À retenir

  • L'urgence tient au retentissement, à la localisation ou au terrain, pas au chiffre.
  • Une fièvre chez un patient aux défenses diminuées est une urgence jusqu'à preuve du contraire.
  • Un foyer profond ne se traite pas sans être drainé.
  • L'atteinte des artères temporales se compte en heures et engage la vision.
  • Prélever avant de traiter, sans retarder le traitement.

En pratique

  • Pression artérielle et pouls mesurés
  • Marbrures et confusion recherchées
  • Diurèse évaluée
  • Localisation profonde recherchée
  • Matériel implanté vérifié
  • Terrain et immunodépression évalués
  • Prélèvements avant traitement
  • Heure des gestes notée

Stratégie de prise en charge

⚠️ On traite une cause, jamais un marqueur. ⚠️ Un traitement engagé pour faire baisser un chiffre chez un patient qui va bien est une faute de raisonnement, et il expose sans bénéfice.

⚠️ Ce qui se décide devant une inflammation sans cause identifiée et sans gravité : surveiller. ⚠️ Un intervalle est fixé, une consultation est programmée, et les signes qui doivent faire revenir plus tôt sont écrits. Sans ces trois éléments, surveiller veut dire abandonner.

⚠️ Ce qui ne se fait pas : prescrire une corticothérapie d'épreuve pour voir. ⚠️ Elle fait baisser tous les marqueurs quelle que soit la cause, efface le tableau, ⚠️ et rend le diagnostic ultérieur plus difficile, y compris celui d'une infection ou d'une tumeur.

⚠️ Ce qui se contrôle et à quel rythme : une seule fois à distance suffit le plus souvent. ⚠️ Répéter un bilan chaque semaine chez un patient asymptomatique fabrique de l'inquiétude et des examens en cascade.

⚠️ Ce qui se réévalue à chaque étape : la liste des hypothèses, ⚠️ et ce qui a été écarté et sur quel argument, une hypothèse écartée sans argument revenant toujours.

Ce qui se documente : ⚠️ la date de début, les valeurs successives, les traitements reçus, et la décision de ne pas traiter quand c'est la décision prise.

Le piège

Reprendre un antibiotique parce qu'un chiffre reste haut chez un patient guéri cliniquement.

À retenir

  • On traite une cause, jamais un marqueur.
  • Surveiller signifie un intervalle, une consultation et des signes écrits.
  • Une corticothérapie d'épreuve efface le tableau et retarde le diagnostic.
  • Un contrôle unique à distance suffit le plus souvent.
  • Une hypothèse écartée sans argument revient toujours.

En pratique

  • Cause traitée et non marqueur
  • Intervalle de surveillance fixé
  • Consultation programmée
  • Signes d'alerte écrits
  • Corticothérapie d'épreuve écartée
  • Rythme des contrôles limité
  • Hypothèses écartées argumentées
  • Décision de ne pas traiter documentée

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué qui lui soit propre. Les prélèvements microbiologiques et leurs conditions relèvent des situations de départ consacrées aux hémocultures et aux prélèvements bactériologiques.

Annonce et information

⚠️ Annoncer qu'on ne sait pas encore est un acte médical, et il se fait mal presque toujours. ⚠️ Un patient à qui l'on dit « votre bilan montre une inflammation » sans autre phrase entend qu'il a quelque chose de grave, et il rentre chez lui avec cela.

Ce qui se dit : ⚠️ que ce résultat signale une réaction et ne nomme pas de maladie, ⚠️ que la cause se cherche par étapes, et que ces étapes ont un ordre et un calendrier.

⚠️ Ce qui se dit sur ce qui a été écarté : les hypothèses éliminées et sur quel argument. ⚠️ Une personne inquiète retient mieux ce qui a été exclu que ce qui reste ouvert.

⚠️ Ce qui se dit quand on décide d'attendre : que l'attente est une décision et non un renoncement, avec la date du contrôle et les signes qui font revenir plus tôt.

⚠️ Ce qui ne se dit pas : un mot de maladie non confirmée, ⚠️ et une réassurance qui interdit au patient de revenir. « Ce n'est rien » ferme la porte que la consigne de retour doit garder ouverte.

Ce qui se remet : ⚠️ un écrit avec les valeurs, la date, le plan et le numéro à appeler, ⚠️ et une copie au médecin traitant.

Le piège

Prononcer un nom de maladie non confirmée. Il restera, même démenti ensuite.

À retenir

  • Annoncer qu'on ne sait pas encore est un acte, et il se prépare.
  • Un résultat signale une réaction, il ne nomme pas une maladie.
  • Une personne inquiète retient mieux ce qui a été écarté.
  • L'attente est une décision, et elle se dit comme telle.
  • Ce n'est rien ferme la porte que la consigne de retour doit garder ouverte.

En pratique

  • Signification du résultat expliquée
  • Absence de diagnostic dite clairement
  • Étapes et calendrier annoncés
  • Hypothèses écartées expliquées
  • Attente présentée comme une décision
  • Signes de retour donnés
  • Écrit remis avec valeurs et plan
  • Copie au médecin traitant

Éducation et prévention

Sans objet pour cette situation : Cette situation porte sur l'exploration d'une anomalie biologique. La prévention relève des maladies identifiées à l'issue de la démarche, et l'éducation à la surveillance est traitée dans les sections consacrées à la prise en charge et à l'information.

Communication interprofessionnelle

⚠️ Une exploration d'inflammation traverse plusieurs consultations et plusieurs médecins, ⚠️ et ce qui se perd n'est pas le résultat, c'est le raisonnement. Chacun recommence là où il croit que l'autre s'est arrêté.

Ce qui se transmet et qui manque toujours : ⚠️ les hypothèses déjà écartées et l'argument qui les a écartées. ⚠️ Sans elles, le confrère refait les mêmes examens, et le patient les subit deux fois.

Ce qui se transmet au biologiste : ⚠️ le contexte et la question, ⚠️ notamment le délai depuis l'épisode aigu, sans lequel une valeur ne s'interprète pas.

Ce qui se transmet au spécialiste : ⚠️ les valeurs successives avec leurs dates et non la dernière seule, ⚠️ une courbe disant ce qu'un chiffre ne dit pas.

Ce qui se transmet au médecin traitant : ⚠️ le plan, le calendrier, et ce que le patient a compris.

⚠️ Et ce qui s'écrit dans le dossier à chaque étape : la liste des hypothèses ouvertes, la prochaine échéance, et qui en a la charge. ⚠️ Une exploration sans propriétaire s'arrête sans que personne ne le décide, et c'est ainsi que des mois passent.

À retenir

Écrire à chaque étape : hypothèses ouvertes, prochaine échéance, et qui en a la charge.

À retenir

  • Ce qui se perd n'est pas le résultat, c'est le raisonnement.
  • Les hypothèses écartées et leur argument se transmettent.
  • Le délai depuis l'épisode aigu fait partie de la demande.
  • Une courbe de valeurs dit ce qu'un chiffre ne dit pas.
  • Une exploration sans propriétaire s'arrête sans que personne ne le décide.

En pratique

  • Hypothèses écartées transmises
  • Arguments d'exclusion joints
  • Contexte et délai transmis au laboratoire
  • Valeurs successives datées
  • Plan transmis au médecin traitant
  • Compréhension du patient transmise
  • Prochaine échéance écrite
  • Responsable de la suite nommé

Sources

  • R2C, item 185 : Réaction inflammatoire : aspects biologiques et cliniques. Conduite à tenir
  • R2C, item 211 : Sarcoïdose
  • R2C, item 159 : Tuberculose de l'adulte et de l'enfant
  • Collège des enseignants de médecine interne, chapitre « Syndrome inflammatoire et fièvre prolongée »
  • Recommandations en vigueur sur l'exploration d'un syndrome inflammatoire prolongé et sur l'interprétation des marqueurs de l'inflammation. La date de la version consultée fait partie de la source