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Fiche de révision

Bactérie multirésistante à l'antibiogramme

Porter une bactérie n'est pas en être malade, et un antibiogramme ne dit jamais qu'il faut traiter.

Situation de départ 187Catégorie IIItem R2C 177Item R2C 4Item R2C 157

Entretien et interrogatoire

⚠️ Deux questions décident du sens d'un résultat de laboratoire, ⚠️ et elles se posent avant de le lire : le patient est-il malade, et pourquoi a-t-on prélevé.

Ce qui se cherche pour répondre à la première : ⚠️ une fièvre et des frissons, une douleur nouvelle ou qui augmente, ⚠️ un signe local qui s'étend, une altération de l'état général, et depuis quand.

⚠️ Ce qui se cherche pour répondre à la seconde : qui a demandé l'examen et pour quelle raison. ⚠️ Un prélèvement fait par habitude, sur une odeur ou sur un aspect trouble, produit un résultat qui n'aurait pas dû exister, et ce résultat crée ensuite une pression à traiter.

Ce qui se recherche comme facteurs de portage : ⚠️ une hospitalisation récente, en France ou à l'étranger, ⚠️ un séjour en établissement de long séjour, des antibiothérapies répétées, ⚠️ un matériel implanté, une sonde, un cathéter, et un portage déjà connu.

Ce qui se demande au patient et qui change tout : ⚠️ ce qu'on lui a déjà dit de ce portage, ⚠️ et ce qu'il en a compris. Beaucoup ont retenu qu'ils étaient dangereux pour leurs proches, ce qui est faux et se corrige.

⚠️ Et ce qui se relit systématiquement : la liste des antibiotiques déjà reçus, et les allergies.

Le piège

Lire un résultat sans savoir pourquoi le prélèvement a été fait. Le motif détermine ce que le résultat vaut.

À retenir

  • Deux questions avant de lire un résultat : le patient est-il malade, et pourquoi a-t-on prélevé.
  • Un prélèvement fait par habitude produit un résultat qui crée une pression à traiter.
  • Hospitalisation à l'étranger, matériel implanté et antibiothérapies répétées orientent vers un portage.
  • Beaucoup de patients ont retenu qu'ils étaient dangereux pour leurs proches, ce qui est faux.
  • La liste des antibiotiques déjà reçus se relit avant toute décision.

En pratique

  • Fièvre et frissons recherchés
  • Douleur nouvelle recherchée
  • Signe local qui s'étend recherché
  • Motif du prélèvement retrouvé
  • Hospitalisations récentes précisées
  • Matériel implanté recherché
  • Antibiothérapies antérieures listées
  • Compréhension du patient explorée

Examen clinique

⚠️ C'est l'examen qui tranche entre porter et être infecté, pas le laboratoire. ⚠️ Un résultat identique conduit à deux conduites opposées selon ce que l'on trouve au lit du patient.

Ce qui se cherche en faveur d'une infection : ⚠️ une fièvre mesurée et non rapportée, une accélération du pouls, ⚠️ un signe local qui progresse d'un jour à l'autre, une douleur qui augmente, et un retentissement général.

Ce qui s'examine sur une plaie : ⚠️ sa taille comparée à la mesure précédente, son fond, ses bords, la peau autour, ⚠️ la recherche d'un décollement, et la recherche d'un contact osseux. ⚠️ Une odeur qui disparaît après nettoyage n'est pas un signe d'infection.

Ce qui s'examine autour d'un matériel : ⚠️ le point d'entrée, le trajet, la douleur à la pression.

⚠️ Ce qui se cherche et qui manque presque toujours dans le cas d'une plaie de jambe : les pouls du pied, ⚠️ parce qu'une plaie qui ne cicatrise pas pose d'abord une question de vascularisation, et parce qu'une compression posée sans cette réponse peut aggraver.

⚠️ Ce qui se note pour la fois suivante : une mesure, une photographie datée, et un examen comparatif, l'évolution valant plus que l'aspect d'un jour.

À retenir

Devant une plaie de jambe, chercher les pouls du pied avant toute décision locale.

À retenir

  • C'est l'examen qui tranche entre porter et être infecté, pas le laboratoire.
  • Une odeur qui disparaît après nettoyage n'est pas un signe d'infection.
  • Une plaie qui ne cicatrise pas pose d'abord une question de vascularisation.
  • Une compression posée sans avoir cherché les pouls peut aggraver.
  • L'évolution d'un jour à l'autre vaut plus que l'aspect d'un jour.

En pratique

  • Température mesurée
  • Pouls et pression relevés
  • Signe local comparé à la veille
  • Taille de la plaie mesurée
  • Décollement et contact osseux recherchés
  • Odeur réévaluée après nettoyage
  • Point d'entrée du matériel examiné
  • Pouls du pied recherchés

Synthèse paraclinique

⚠️ Un antibiogramme se lit en trois temps, et le premier ne concerne pas le tableau.

⚠️ Premier temps, le prélèvement : d'où vient-il, et comment a-t-il été fait. ⚠️ Un écouvillonnage de surface d'une plaie chronique pousse la flore qui vit là, ⚠️ et une culture avec plusieurs espèces sans qu'aucune domine décrit une flore et non un agent responsable. ⚠️ Un prélèvement profond, fait après nettoyage, n'a pas la même valeur qu'un écouvillon.

⚠️ Deuxième temps, le profil entier et non la ligne isolée : une résistance qui touche plusieurs familles à la fois traduit un mécanisme unique, ⚠️ le plus souvent une enzyme qui détruit toute une famille, et non l'addition de résistances indépendantes. ⚠️ Lire le profil rend les résultats cohérents et prévisibles, et une ligne qui ne colle pas au mécanisme fait suspecter une erreur technique.

⚠️ Troisième temps seulement, les molécules actives : et elles ne s'interprètent que rapportées au site. ⚠️ Une molécule active sur la boîte doit encore atteindre l'endroit où elle doit agir, os, urines, système nerveux central, et la concentration obtenue diffère selon le site.

⚠️ Ce que l'antibiogramme ne dit jamais : s'il faut traiter. ⚠️ La catégorie intermédiaire ne signifie pas « un peu efficace », elle renvoie à des conditions d'emploi particulières.

Le piège

Chercher la case sensible et prescrire. La première question est de savoir s'il faut traiter.

À retenir

  • Un antibiogramme se lit en trois temps, et le premier est le prélèvement.
  • Plusieurs espèces sans dominante décrivent une flore, pas un agent responsable.
  • Une résistance à plusieurs familles traduit un mécanisme unique.
  • Une molécule active sur la boîte doit encore atteindre le site.
  • L'antibiogramme dit avec quoi, jamais s'il faut traiter.

En pratique

  • Nature et technique du prélèvement établies
  • Nombre d'espèces relevé
  • Dominance ou absence de dominante notée
  • Profil lu en entier
  • Mécanisme de résistance identifié
  • Cohérence interne du profil vérifiée
  • Site de l'infection confronté aux molécules
  • Catégorie intermédiaire correctement interprétée

Iconographie

Sans objet pour cette situation : L'interprétation d'un antibiogramme et la conduite qui en découle ne reposent sur aucune imagerie. Les explorations d'un foyer profond relèvent des situations de départ consacrées aux infections correspondantes.

Stratégie diagnostique

⚠️ La question n'est pas « quelle bactérie » mais « ce patient est-il infecté ». ⚠️ Trois situations se distinguent, et elles se traitent différemment.

⚠️ Le portage, ou colonisation : la bactérie est présente sans provoquer de maladie. ⚠️ Le patient n'a ni fièvre, ni signe local qui progresse, ni retentissement. On ne traite pas.

⚠️ L'infection : la bactérie est présente et le patient en est malade, ⚠️ avec des signes cliniques concordants et un prélèvement pertinent. On traite, en visant le site et avec la molécule la plus étroite qui reste active.

⚠️ La contamination : la bactérie vient du prélèvement lui-même, ⚠️ flore cutanée, matériel, technique. On ne traite pas, on refait le prélèvement dans de bonnes conditions si la question reste posée.

⚠️ Ce qui fait basculer d'une catégorie à l'autre : la clinique, jamais le laboratoire. ⚠️ Un même résultat chez deux patients conduit à deux conduites opposées.

⚠️ Ce qui doit être écrit dans le dossier : laquelle des trois situations a été retenue et sur quel argument. ⚠️ Sans cette phrase, le médecin suivant relit un résultat de laboratoire seul, et il traite.

⚠️ Et une règle de prescription en amont : on ne prélève que si le résultat peut changer la conduite.

À retenir

Un même résultat chez deux patients conduit à deux conduites opposées. Le tri se fait au lit, pas sur le compte rendu.

À retenir

  • La question est de savoir si ce patient est infecté, pas quelle bactérie il porte.
  • Portage, infection, contamination : trois situations, trois conduites.
  • C'est la clinique qui fait basculer d'une catégorie à l'autre, jamais le laboratoire.
  • Écrire laquelle des trois a été retenue et sur quel argument.
  • On ne prélève que si le résultat peut changer la conduite.

En pratique

  • Signes d'infection recherchés
  • Pertinence du prélèvement évaluée
  • Hypothèse de contamination envisagée
  • Situation retenue parmi les trois
  • Argument de la décision écrit
  • Nouveau prélèvement discuté si nécessaire
  • Utilité du prélèvement évaluée avant de le faire
  • Décision datée dans le dossier

Urgence vitale

⚠️ Le portage n'est jamais une urgence, ⚠️ mais un patient porteur peut faire une infection grave, et le portage connu change alors le traitement d'emblée.

⚠️ Ce qui définit l'urgence : une fièvre avec une pression basse, une accélération du pouls, des marbrures, une confusion, une baisse de la diurèse. ⚠️ Le délai prime sur toute autre considération.

⚠️ Ce qui se fait dans cet ordre : des prélèvements avant l'antibiotique quand ils ne retardent pas, ⚠️ puis un traitement immédiat, puis la recherche du foyer.

⚠️ Ce que le portage connu change : le choix initial du traitement, ⚠️ parce qu'un traitement habituel a de fortes chances d'être inefficace sur la bactérie que le patient porte déjà. ⚠️ C'est la seule circonstance où le résultat de portage sert directement au soin de ce patient, et elle justifie à elle seule que l'information soit disponible et transmise.

⚠️ Ce qui se réévalue à 48 heures et qui s'oublie : le traitement initial, une fois les résultats connus. ⚠️ Un traitement large commencé en urgence et jamais réduit est une faute aussi coûteuse que l'absence de traitement.

Ce qui se note : ⚠️ l'heure des prélèvements, l'heure de la première dose, et la date de la réévaluation.

Urgence

Fièvre avec pression basse chez un patient porteur connu : le portage change le choix initial du traitement.

À retenir

  • Le portage n'est pas une urgence, mais il change le traitement d'une urgence.
  • Prélever, traiter, chercher le foyer, dans cet ordre.
  • Un traitement habituel a de fortes chances d'être inefficace sur la bactérie déjà portée.
  • Un traitement large jamais réduit est une faute aussi coûteuse que l'absence de traitement.
  • L'heure des prélèvements et celle de la première dose se notent.

En pratique

  • Signes de gravité recherchés
  • Prélèvements avant traitement
  • Traitement immédiat si gravité
  • Portage connu recherché dans le dossier
  • Choix initial adapté au portage
  • Foyer recherché ensuite
  • Réévaluation à 48 heures programmée
  • Heures des gestes notées

Stratégie de prise en charge

⚠️ La décision la plus fréquente est de ne pas traiter, ⚠️ et c'est une décision, pas une abstention. Elle s'écrit, elle se motive, et elle s'accompagne de ce qu'on fait à la place.

⚠️ Ce qui remplace l'antibiotique dans une colonisation de plaie : le nettoyage et le retrait des tissus non viables, ⚠️ un pansement adapté à l'exsudat, la décharge de l'appui, ⚠️ la recherche d'une cause vasculaire, et l'équilibre des maladies associées.

⚠️ Ce qui remplace l'antibiotique dans un portage urinaire sans signe : le retrait ou le changement du dispositif s'il n'est plus utile, et la surveillance.

⚠️ Ce qui s'applique quoi qu'il arrive : les précautions d'hygiène. ⚠️ Ne pas traiter ne veut pas dire ne rien faire : la bactérie se transmet par les mains et le matériel, qu'elle rende malade ou non.

⚠️ Ce qui gouverne le traitement quand il est justifié : la molécule la plus étroite qui reste active, ⚠️ une durée fixée dès le premier jour, et une réévaluation programmée. ⚠️ Prolonger sans décider est la faute la plus banale du champ.

⚠️ Et une conséquence collective à énoncer : chaque traitement inutile sélectionne la résistance suivante, ⚠️ et ce que l'on prescrit aujourd'hui détermine ce qui restera disponible demain.

Le piège

Prescrire parce qu'une case est marquée sensible. La molécule active ne crée pas l'indication.

À retenir

  • Ne pas traiter est une décision, elle s'écrit et se motive.
  • Ce qui remplace l'antibiotique se prescrit à sa place, ce n'est pas rien.
  • Les précautions d'hygiène s'appliquent qu'on traite ou non.
  • La durée se fixe le premier jour, pas au fil des visites.
  • Chaque traitement inutile sélectionne la résistance suivante.

En pratique

  • Décision de traiter ou non explicitée
  • Motif écrit au dossier
  • Soins locaux prescrits
  • Dispositif inutile retiré
  • Cause vasculaire recherchée
  • Précautions d'hygiène appliquées
  • Molécule la plus étroite choisie si traitement
  • Durée fixée et réévaluation programmée

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué qui lui soit propre. Les modalités de prélèvement et d'acheminement relèvent des situations de départ consacrées aux examens microbiologiques.

Annonce et information

⚠️ Un patient qui apprend qu'il porte une bactérie résistante entend le plus souvent qu'il est dangereux, ⚠️ et cette phrase-là, personne ne la lui a dite. La corriger est le premier temps de l'information.

Ce qui se dit : ⚠️ qu'il porte cette bactérie sans en être malade, ⚠️ que ce portage ne se traite pas, et qu'il disparaît souvent avec le temps.

⚠️ Ce qui se dit sur les proches : qu'un lavage des mains suffit à la maison, ⚠️ qu'il n'y a pas de mise à l'écart familiale, et que les enfants et petits-enfants peuvent être embrassés. ⚠️ Cette phrase évite des mois d'isolement volontaire.

Ce qui se dit sur les mesures à l'hôpital : ⚠️ à quoi servent les gants et la surblouse, qui elles protègent, ⚠️ et que la porte fermée ne signifie pas une punition.

⚠️ Ce qui se dit avant tout séjour futur : qu'il doit signaler ce portage à chaque hospitalisation, ⚠️ et il repart avec un écrit qui le mentionne, parce qu'il sera souvent le seul porteur de cette information.

⚠️ Ce qui ne se dit pas : un nom de bactérie sans explication, ⚠️ et une phrase qui laisse entendre qu'il est responsable.

Le piège

Annoncer un nom de bactérie sans dire ce que cela change pour la famille. Le silence est entendu comme un danger.

À retenir

  • Le patient entend qu'il est dangereux, et personne ne lui a dit cela.
  • Le portage ne se traite pas et disparaît souvent avec le temps.
  • À la maison, un lavage des mains suffit, sans mise à l'écart familiale.
  • La porte fermée ne signifie pas une punition, et cela se dit.
  • Le patient repart avec un écrit, parce qu'il sera souvent le seul à porter l'information.

En pratique

  • Distinction portage et maladie expliquée
  • Absence de traitement expliquée
  • Évolution dans le temps annoncée
  • Conduite à la maison précisée
  • Contacts familiaux autorisés explicitement
  • Sens des mesures d'hygiène expliqué
  • Consigne de signalement future donnée
  • Écrit remis au patient

Éducation et prévention

⚠️ La prévention de la résistance ne se joue pas au moment du résultat, elle se joue à chaque prescription antérieure.

⚠️ Ce qui protège le mieux : ne pas prescrire quand ce n'est pas indiqué, ⚠️ choisir la molécule la plus étroite qui fonctionne, fixer une durée dès le premier jour, ⚠️ et réévaluer. Ces quatre gestes valent plus que toute mesure de barrière.

⚠️ Ce qui se dit au patient sur les antibiotiques : qu'un antibiotique ne traite pas une infection due à un virus, ⚠️ qu'une durée s'arrête quand elle est prévue et non quand on se sent mieux, ⚠️ et qu'un reste de boîte ne se reprend pas plus tard ni ne se donne à un proche.

Ce qui se transmet aux soignants : ⚠️ l'hygiène des mains par friction avant et après chaque contact, qui est la mesure la plus efficace et la moins respectée ; ⚠️ le port des gants et de la surblouse pour les soins ; le matériel dédié au patient.

Ce qui s'organise dans l'établissement : ⚠️ le dépistage des patients à risque à l'admission, le signalement dans le dossier, ⚠️ et l'alerte automatique à la réadmission.

⚠️ Et ce qui se dit à l'entourage : les gestes du quotidien à la maison, et le fait qu'aucune éviction n'est nécessaire.

À retenir

Quatre gestes de prescription protègent plus que toutes les mesures de barrière réunies.

À retenir

  • La prévention se joue à chaque prescription antérieure, pas au moment du résultat.
  • Ne pas prescrire, choisir étroit, fixer la durée, réévaluer.
  • Une durée s'arrête quand elle est prévue, pas quand on se sent mieux.
  • L'hygiène des mains est la mesure la plus efficace et la moins respectée.
  • Aucune éviction n'est nécessaire à la maison.

En pratique

  • Indication de l'antibiotique vérifiée
  • Spectre le plus étroit choisi
  • Durée fixée dès le premier jour
  • Réévaluation programmée
  • Message sur les virus délivré
  • Consigne sur les restes de boîte donnée
  • Hygiène des mains rappelée à l'équipe
  • Signalement dans le dossier organisé

Communication interprofessionnelle

⚠️ Une information de portage vaut par le moment où elle arrive. ⚠️ Transmise avant le transfert, elle permet de choisir la chambre ; transmise avec le courrier de sortie, elle arrive quand le patient est déjà installé, et le choix n'existe plus.

Ce qui se transmet au service receveur, dans cet ordre : ⚠️ qui appelle et de quel service, le nom du patient et le motif du transfert, ⚠️ ce qui a été trouvé et sur quel prélèvement, ⚠️ s'il s'agit d'un portage ou d'une infection, les précautions à mettre en place, ⚠️ et ce que cela ne change pas. Ce dernier point est celui qui manque toujours.

⚠️ Ce qui se demande à l'interlocuteur : ce dont il a besoin pour organiser l'accueil, ⚠️ et ce qu'il a retenu, en lui demandant de le redire.

Ce qui se double toujours d'un écrit : ⚠️ le résultat du laboratoire et une ligne dans le courrier de transfert, envoyés avant l'arrivée.

⚠️ Ce qui se convient explicitement : qui informe le patient et quand. ⚠️ Un patient qui découvre la surblouse en arrivant comprend qu'on lui a caché quelque chose.

Ce qui se signale par ailleurs : ⚠️ l'équipe d'hygiène de chaque établissement, et le médecin traitant.

À retenir

Dire les précautions et, dans la même phrase, dire ce qui continue comme avant.

À retenir

  • Une information de portage vaut par le moment où elle arrive.
  • Ce que le portage ne change pas est le point qui manque toujours.
  • Demander à l'interlocuteur de redire ce qu'il a retenu.
  • L'oral se double d'un écrit envoyé avant l'arrivée.
  • Un patient qui découvre la surblouse en arrivant comprend qu'on lui a caché quelque chose.

En pratique

  • Appel passé avant le transfert
  • Identification de l'appelant et du patient
  • Nature du prélèvement précisée
  • Portage ou infection énoncé
  • Précautions détaillées
  • Ce qui ne change pas énoncé
  • Écrit envoyé avant l'arrivée
  • Qui informe le patient convenu

Sources

  • R2C, item 177 : Prescription et surveillance des anti-infectieux chez l'adulte et l'enfant
  • R2C, item 4 : Qualité et sécurité des soins. La sécurité du patient. La gestion des risques. Les événements indésirables associés aux soins (EIAS). Démarche qualité et évaluation des pratiques professionnelles
  • R2C, item 157 : Septicémie / Bactériémie / Fongémie de l'adulte et de l'enfant
  • Collège des universitaires de maladies infectieuses et tropicales, chapitres « Antibiogramme », « Bon usage des antibiotiques » et « Bactéries multirésistantes »
  • Recommandations en vigueur sur la maîtrise de la diffusion des bactéries multirésistantes, sur les précautions complémentaires de type contact et sur le bon usage des antibiotiques. La date de la version consultée fait partie de la source