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Fiche de révision

Dyscalcémie

Un chiffre qui se corrige avant d'être lu, et qui ne veut rien dire sans le phosphore ni l'hormone.

Situation de départ 200Catégorie IIItem R2C 268Item R2C 267Item R2C 241

Entretien et interrogatoire

⚠️ Les deux anomalies ont des plaintes opposées, ⚠️ et ni l'une ni l'autre ne ressemble à ce qu'on attend.

Du côté d'un calcium trop bas : ⚠️ des fourmillements autour de la bouche et des doigts, des crampes, ⚠️ des contractures, une anxiété inhabituelle, ⚠️ et, quand cela s'aggrave, une gêne respiratoire ou une modification de la voix.

Du côté d'un calcium trop haut : ⚠️ une soif intense et des urines abondantes, une constipation, ⚠️ des nausées, une fatigue, ⚠️ une confusion chez la personne âgée, et souvent aucune plainte du tout.

⚠️ Ce qui se cherche dans les antécédents et qui donne le mécanisme : une chirurgie du cou, ⚠️ une irradiation du cou, une maladie rénale, ⚠️ un cancer connu, une maladie digestive avec malabsorption, une maladie inflammatoire chronique.

⚠️ Ce qui se demande sur les traitements et qui explique beaucoup de cas : les apports de calcium et de vitamine D, ⚠️ les traitements de l'estomac au long cours, les diurétiques, ⚠️ le lithium, et les compléments pris sans prescription.

⚠️ Et une question qui date le trouble : existe-t-il un bilan antérieur, ⚠️ une anomalie ancienne et stable n'ayant pas la même conduite qu'une anomalie nouvelle.

Le piège

Chercher des symptômes avant de dater le trouble. La vitesse d'installation compte plus que la valeur.

À retenir

  • Les deux anomalies ont des plaintes opposées et aucune n'est évidente.
  • Un calcium trop haut se manifeste souvent par rien du tout.
  • Une chirurgie du cou donne le mécanisme en une ligne.
  • Les compléments pris sans prescription expliquent beaucoup de cas.
  • Une anomalie ancienne et stable n'a pas la même conduite qu'une anomalie nouvelle.

En pratique

  • Signes d'hypocalcémie recherchés
  • Signes d'hypercalcémie recherchés
  • Chirurgie ou irradiation du cou recherchées
  • Maladie rénale recherchée
  • Cancer connu recherché
  • Malabsorption recherchée
  • Traitements et compléments listés
  • Bilans antérieurs recherchés

Examen clinique

⚠️ L'examen cherche le retentissement, et deux manœuvres simples le révèlent quand la plainte est discrète.

Devant une suspicion de calcium bas : ⚠️ la contracture de la main provoquée en gonflant le brassard à tension quelques minutes, ⚠️ et la contraction de la lèvre obtenue en percutant la joue en avant de l'oreille. ⚠️ Ces deux signes ne sont ni constants ni spécifiques, et leur présence oriente quand elle existe.

⚠️ Ce qui doit être cherché en priorité et qui décide du lieu de soin : une gêne respiratoire, une modification de la voix, ⚠️ une contracture généralisée, une convulsion, une confusion.

Devant une suspicion de calcium haut : ⚠️ l'état d'hydratation, le poids, ⚠️ la conscience, la diurèse, et la recherche de douleurs du squelette ou d'une masse.

Ce qui se cherche dans les deux cas : ⚠️ la cicatrice d'une chirurgie du cou, ⚠️ la palpation de la thyroïde, des adénopathies, et des signes d'une maladie générale.

⚠️ Ce qui se mesure et qui n'est pas un examen clinique mais s'y rattache : un tracé du cœur, ⚠️ parce que les deux anomalies modifient la repolarisation en sens opposé.

Urgence

Gêne respiratoire ou voix modifiée avec un calcium bas : prise en charge immédiate, pas de surveillance à domicile.

À retenir

  • Deux manœuvres simples révèlent un calcium bas quand la plainte est discrète.
  • Ces signes ne sont ni constants ni spécifiques.
  • Gêne respiratoire, voix modifiée, convulsion : ce qui décide du lieu de soin.
  • La cicatrice du cou se cherche dans les deux cas.
  • Les deux anomalies modifient la repolarisation en sens opposé.

En pratique

  • Contracture provoquée par le brassard recherchée
  • Contraction de la lèvre recherchée
  • Gêne respiratoire et voix évaluées
  • Conscience évaluée
  • État d'hydratation évalué
  • Diurèse quantifiée
  • Cou palpé et cicatrice recherchée
  • Tracé du cœur réalisé

Synthèse paraclinique

⚠️ Trois gestes de lecture, dans cet ordre, et aucun n'est facultatif.

⚠️ Premier geste, corriger. La plus grande partie du calcium circule liée à l'albumine, ⚠️ et une albumine basse abaisse le calcium total sans abaisser le calcium utile. ⚠️ Une calcémie ne s'interprète donc jamais sans son albumine, et la correction fait apparaître des hypercalcémies invisibles et disparaître des hypocalcémies fausses.

⚠️ Deuxième geste, associer. La calcémie se lit avec le phosphore et avec l'hormone des glandes parathyroïdes, ⚠️ et c'est leur sens relatif qui donne le mécanisme. ⚠️ Une hormone élevée ou même seulement normale en présence d'une hypercalcémie est anormale : elle aurait dû s'effondrer. ⚠️ Une hormone effondrée avec une hypocalcémie et un phosphore élevé désigne les glandes elles-mêmes, ⚠️ une hormone élevée avec une hypocalcémie et un phosphore bas désigne un manque de vitamine D ou une malabsorption.

⚠️ Troisième geste, compléter. Le magnésium, ⚠️ sans lequel une hypocalcémie ne se corrige pas ; la vitamine D ; ⚠️ la fonction rénale ; le calcium urinaire dans un second temps.

⚠️ Ce qui se lit en parallèle : le tracé du cœur. ⚠️ La comparaison à un tracé antérieur rend indiscutable une anomalie qui serait discutée seule.

À retenir

Corriger, associer, compléter. Le magnésium fait partie du bilan initial, pas du bilan de deuxième ligne.

À retenir

  • Une calcémie ne s'interprète jamais sans son albumine.
  • Une hormone normale en présence d'une hypercalcémie est anormale.
  • Hormone effondrée, phosphore élevé : les glandes sont en cause.
  • Sans magnésium dosé, une hypocalcémie ne se corrige pas.
  • La comparaison à un tracé antérieur rend l'anomalie indiscutable.

En pratique

  • Albumine dosée
  • Calcémie corrigée calculée
  • Phosphore dosé
  • Hormone parathyroïdienne dosée
  • Sens relatif interprété
  • Magnésium dosé
  • Vitamine D et fonction rénale mesurées
  • Tracé du cœur comparé à un tracé antérieur

Iconographie

Sans objet pour cette situation : La démarche devant une anomalie de la calcémie repose sur la biologie et sur le tracé du cœur. Les explorations morphologiques des glandes et la recherche de lésions osseuses relèvent des situations de départ consacrées aux tumeurs et à la chirurgie du cou.

Stratégie diagnostique

⚠️ Trois questions gouvernent la démarche, et la première n'est pas la cause.

⚠️ Première question, est-ce vrai : la calcémie a-t-elle été corrigée, ⚠️ le prélèvement a-t-il été fait dans de bonnes conditions, et existe-t-il une valeur antérieure. ⚠️ Une anomalie isolée sans albumine se recontrôle avant tout.

⚠️ Deuxième question, est-ce urgent : la vitesse d'installation, ⚠️ les signes cliniques, et le tracé du cœur. ⚠️ Une anomalie modérée installée en un jour est plus dangereuse qu'une anomalie marquée installée en un an.

⚠️ Troisième question, quel mécanisme : le couple phosphore et hormone parathyroïdienne. ⚠️ Devant une hypercalcémie, deux familles se partagent presque tout : une hormone inadaptée, qui désigne les glandes ; une hormone effondrée, qui fait chercher ailleurs, ⚠️ et d'abord une maladie tumorale. ⚠️ Devant une hypocalcémie, le phosphore sépare l'atteinte des glandes du manque d'apport ou d'absorption.

⚠️ Ce qui suspend la conclusion : une albumine non dosée, ⚠️ un magnésium non dosé, un dosage hormonal prélevé après correction, ⚠️ et un garrot prolongé.

⚠️ Et une règle de moment : l'hormone se dose pendant l'anomalie, ⚠️ jamais après l'avoir corrigée, l'information ne se rattrapant pas.

Le piège

Corriger d'abord et doser ensuite. Le dosage hormonal perd alors la valeur qu'il avait.

À retenir

  • La première question n'est pas la cause mais la réalité de l'anomalie.
  • Une anomalie modérée installée en un jour est plus dangereuse qu'une anomalie marquée ancienne.
  • Devant une hypercalcémie, le sens de l'hormone partage presque tout.
  • Devant une hypocalcémie, le phosphore sépare les deux grandes familles.
  • L'hormone se dose pendant l'anomalie, jamais après correction.

En pratique

  • Correction par l'albumine faite
  • Conditions de prélèvement vérifiées
  • Valeur antérieure recherchée
  • Vitesse d'installation établie
  • Tracé du cœur interprété
  • Phosphore et hormone confrontés
  • Magnésium pris en compte
  • Dosages prélevés avant correction

Urgence vitale

⚠️ Les deux anomalies tuent par le cœur et par le cerveau, ⚠️ et ce qui fait l'urgence est la vitesse plus que le chiffre.

⚠️ Ce qui impose une prise en charge immédiate devant un calcium bas : une gêne respiratoire, ⚠️ une modification de la voix, une contracture généralisée, une convulsion, ⚠️ et un allongement de l'intervalle de repolarisation sur le tracé, qui expose à un trouble du rythme grave.

⚠️ Ce qui impose une prise en charge immédiate devant un calcium haut : une confusion ou une somnolence, ⚠️ des vomissements avec une déshydratation, une diminution des urines, ⚠️ et un raccourcissement de l'intervalle de repolarisation avec des anomalies du rythme.

⚠️ Ce qui se fait dans les deux cas : un tracé du cœur immédiat, ⚠️ une surveillance continue quand il est anormal, la correction du trouble par voie veineuse, ⚠️ et la correction simultanée du magnésium quand il est bas, faute de quoi rien ne remonte.

⚠️ Ce qui se fait en plus devant un calcium haut : une réhydratation abondante, ⚠️ l'arrêt des apports et des médicaments qui aggravent, et la recherche urgente de la cause.

Ce qui se note : ⚠️ l'heure des prélèvements avant correction, l'heure du début du traitement, et l'évolution du tracé.

Urgence

Tracé du cœur immédiat dans les deux sens. C'est lui qui transforme un chiffre en urgence.

À retenir

  • Ce qui fait l'urgence est la vitesse plus que le chiffre.
  • Un intervalle de repolarisation allongé expose à un trouble du rythme grave.
  • Une confusion avec un calcium haut est une urgence.
  • Sans correction simultanée du magnésium, rien ne remonte.
  • L'heure des prélèvements faits avant correction se note.

En pratique

  • Signes neurologiques recherchés
  • Gêne respiratoire recherchée
  • Tracé du cœur immédiat
  • Surveillance continue si tracé anormal
  • Prélèvements faits avant correction
  • Correction par voie veineuse si gravité
  • Magnésium corrigé simultanément
  • Réhydratation et arrêt des apports si calcium haut

Stratégie de prise en charge

⚠️ On traite le retentissement d'abord, la cause ensuite, ⚠️ et le chiffre n'est jamais l'objectif.

⚠️ Devant un calcium bas symptomatique : une correction par voie veineuse sous surveillance du tracé, ⚠️ la correction simultanée du magnésium, puis un relais par la bouche associant calcium et une forme active de vitamine D, ⚠️ la forme active étant nécessaire quand l'hormone manque.

⚠️ Devant un calcium haut : une réhydratation, ⚠️ l'arrêt de ce qui l'entretient, et un traitement spécifique selon la cause et la gravité.

⚠️ Ce qui se réévalue toujours : l'ordonnance du patient. ⚠️ Compléments, vitamine D, traitements de l'estomac, diurétiques, plusieurs anomalies se règlent en modifiant une ligne.

⚠️ Ce qui se programme et qui décide de la suite : un contrôle rapproché avec une date, ⚠️ et la mention des paramètres à redoser ensemble, calcium, albumine, phosphore et magnésium, faute de quoi le contrôle sera ininterprétable.

⚠️ Ce qui se décide à distance : le caractère durable ou transitoire d'un déficit après chirurgie du cou, ⚠️ qui ne se juge pas dans les premiers jours, et qui conditionne un traitement à vie ou un sevrage.

Ce qui se documente : ⚠️ la cause retenue, le traitement, et l'échéance.

À retenir

Écrire sur le contrôle les quatre paramètres à redoser ensemble. Sans eux, il sera ininterprétable.

À retenir

  • On traite le retentissement d'abord, le chiffre n'est jamais l'objectif.
  • Quand l'hormone manque, une forme active de vitamine D est nécessaire.
  • Plusieurs anomalies se règlent en modifiant une ligne de l'ordonnance.
  • Le contrôle doit redoser calcium, albumine, phosphore et magnésium ensemble.
  • Le caractère durable d'un déficit après chirurgie ne se juge pas dans les premiers jours.

En pratique

  • Retentissement traité en premier
  • Voie veineuse si symptomatique
  • Magnésium corrigé
  • Relais oral adapté au mécanisme
  • Ordonnance réévaluée
  • Contrôle daté et programmé
  • Paramètres du contrôle listés
  • Cause et échéance documentées

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué qui lui soit propre. Les conditions de prélèvement veineux et la réalisation d'un tracé du cœur relèvent des situations de départ correspondantes.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce propre. L'information donnée au patient sur un traitement à poursuivre et sur les signes d'alerte est traitée dans la section consacrée à l'éducation et à la prévention.

Éducation et prévention

⚠️ Un patient qui prend du calcium et de la vitamine D doit savoir reconnaître les deux excès, ⚠️ parce qu'il est le seul présent quand ils surviennent.

Ce qui se dit sur les signes d'un calcium trop bas : ⚠️ des fourmillements autour de la bouche et des doigts, des crampes, ⚠️ une contracture des mains, et surtout ce qui impose d'appeler sans attendre : une gêne pour respirer ou une voix qui change.

Ce qui se dit sur les signes d'un calcium trop haut : ⚠️ une soif inhabituelle, des urines abondantes, ⚠️ une constipation, des nausées, une confusion.

⚠️ Ce qui se dit sur le traitement lui-même : qu'il ne s'arrête pas parce qu'on se sent bien, ⚠️ que les doses ne s'ajustent pas sans contrôle, et qu'un complément acheté sans avis peut suffire à faire basculer.

⚠️ Ce qui se dit avant toute nouvelle prescription : signaler ce traitement à tout médecin, ⚠️ certains médicaments modifiant l'absorption ou l'élimination du calcium.

Ce qui se remet : ⚠️ un écrit avec les signes d'alerte, le rythme des contrôles, ⚠️ la liste des paramètres à doser, et un numéro à appeler.

Le piège

Laisser un patient ajuster ses doses sur ses sensations. Les deux excès se ressemblent au début.

À retenir

  • Le patient est le seul présent quand l'excès survient.
  • Une gêne pour respirer ou une voix qui change impose d'appeler sans attendre.
  • Le traitement ne s'arrête pas parce qu'on se sent bien.
  • Un complément acheté sans avis peut suffire à faire basculer.
  • L'écrit remis comporte la liste des paramètres à doser.

En pratique

  • Signes de calcium bas expliqués
  • Signes de calcium haut expliqués
  • Signes imposant un appel immédiat donnés
  • Poursuite du traitement expliquée
  • Ajustement sans contrôle découragé
  • Compléments sans avis découragés
  • Signalement aux autres médecins demandé
  • Écrit remis avec contrôles et numéro

Communication interprofessionnelle

⚠️ Une calcémie transmise seule ne veut rien dire, ⚠️ et c'est pourtant ainsi qu'elle circule.

Ce qui se transmet ensemble : ⚠️ le calcium, l'albumine, le phosphore et le magnésium, ⚠️ le dosage hormonal avec la date et l'heure du prélèvement, la fonction rénale, ⚠️ les valeurs antérieures, et le tracé du cœur.

Ce qui se transmet au chirurgien après une chirurgie du cou : ⚠️ l'évolution de la calcémie, le traitement en cours et ses doses, ⚠️ et le fait que le déficit persiste ou non, information qui compte pour lui et qui ne lui revient presque jamais.

Ce qui se demande au biologiste : ⚠️ si le dosage hormonal peut être fait sur un tube déjà prélevé, ⚠️ ce qui évite de perdre l'information quand la correction a commencé.

Ce qui se transmet au médecin traitant : ⚠️ la cause retenue, le traitement, le rythme des contrôles, ⚠️ et la liste des paramètres à doser ensemble.

⚠️ Et ce qui s'écrit dans le dossier : la calcémie corrigée et non la seule valeur brute. ⚠️ Un lecteur qui trouve une valeur brute sans albumine refait le prélèvement ou, plus souvent, conclut à tort.

À retenir

Écrire la calcémie corrigée au dossier, pas la valeur brute. C'est elle qui sera relue.

À retenir

  • Une calcémie transmise seule ne veut rien dire.
  • Le dosage hormonal se transmet avec sa date et son heure.
  • L'évolution après chirurgie du cou ne revient presque jamais au chirurgien.
  • Un dosage sur un tube déjà prélevé évite de perdre l'information.
  • Un lecteur qui trouve une valeur brute sans albumine conclut à tort.

En pratique

  • Bilan phosphocalcique complet transmis
  • Magnésium joint
  • Dosage hormonal daté et horodaté
  • Fonction rénale jointe
  • Valeurs antérieures jointes
  • Tracé du cœur transmis
  • Chirurgien informé de l'évolution
  • Calcémie corrigée écrite au dossier

Sources

  • R2C, item 268 : Hypercalcémie
  • R2C, item 267 : Troubles de l'équilibre acido-basique et désordres hydro-électrolytiques
  • R2C, item 241 : Goitre, nodules thyroïdiens et cancers thyroïdiens
  • Collège des enseignants d'endocrinologie, diabète et maladies métaboliques, chapitre « Troubles du métabolisme phosphocalcique »
  • Recommandations en vigueur sur la prise en charge des hypercalcémies et des hypocalcémies, et sur le suivi après chirurgie thyroïdienne. La date de la version consultée fait partie de la source