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Fiche de révision

Élévation des enzymes cardiaques

Un marqueur qui dit qu'il y a des cellules abîmées, et jamais pourquoi ni depuis quand.

Situation de départ 204Catégorie IIItem R2C 339Item R2C 264Item R2C 234

Entretien et interrogatoire

⚠️ La valeur ne se lit pas sans l'histoire de la douleur, ⚠️ et l'histoire vaut davantage que le chiffre.

Ce qui se précise sur la douleur : ⚠️ l'heure exacte du début, son siège et ses irradiations, ⚠️ son caractère et son intensité, ce qui la déclenche et ce qui la calme, ⚠️ sa durée et son évolution, et les signes qui l'accompagnent, sueurs, nausées, essoufflement, malaise.

⚠️ Ce qui se cherche quand il n'y a aucune douleur, et c'est fréquent : un essoufflement d'apparition récente, ⚠️ une fatigue inhabituelle, un malaise, ⚠️ une confusion chez la personne âgée, et une décompensation d'un diabète. ⚠️ La femme, la personne âgée et le patient diabétique présentent plus souvent des formes sans douleur typique.

Ce qui se cherche comme facteurs de risque : ⚠️ le tabac, l'hypertension, le diabète, les anomalies des graisses du sang, ⚠️ les antécédents familiaux précoces, et un antécédent coronarien personnel.

⚠️ Ce qui oriente vers une cause non coronaire : un essoufflement avec des œdèmes, ⚠️ une douleur qui augmente à l'inspiration, une fièvre, ⚠️ un contexte infectieux, une immobilisation récente, et une maladie rénale connue.

⚠️ Et une question qui change tout : existe-t-il un dosage antérieur.

Le piège

Écarter l'hypothèse coronaire parce que la douleur n'est pas typique. Les formes atypiques sont fréquentes.

À retenir

  • L'histoire de la douleur vaut davantage que le chiffre.
  • Femme, personne âgée et patient diabétique présentent plus souvent des formes sans douleur typique.
  • Un essoufflement récent isolé mérite la même attention qu'une douleur.
  • Une douleur qui augmente à l'inspiration oriente ailleurs.
  • L'existence d'un dosage antérieur change l'interprétation.

En pratique

  • Heure exacte du début précisée
  • Caractéristiques de la douleur détaillées
  • Signes associés recherchés
  • Formes sans douleur envisagées
  • Facteurs de risque recueillis
  • Antécédent coronarien recherché
  • Causes non coronaires explorées
  • Dosage antérieur recherché

Examen clinique

⚠️ L'examen ne confirme pas le diagnostic, il cherche la gravité et les autres causes.

Ce qui se mesure aux deux bras : ⚠️ la pression artérielle, une asymétrie orientant vers une autre urgence ; ⚠️ le pouls et sa régularité, la fréquence respiratoire, la saturation.

Ce qui se cherche comme retentissement : ⚠️ des marbrures, une pression basse, ⚠️ des crépitants aux bases, une turgescence des veines du cou, des œdèmes.

Ce qui se cherche comme autre cause : ⚠️ une douleur reproduite à la palpation du thorax, ⚠️ un frottement à l'auscultation, un souffle nouveau, ⚠️ une asymétrie des mollets, et des signes d'infection.

⚠️ Ce qui ne se conclut pas d'un examen normal : un examen normal est la règle dans les premières heures d'un événement coronarien, ⚠️ et il ne dit rien contre l'hypothèse.

⚠️ Ce qui accompagne l'examen sans en faire partie et ne se remet jamais : un tracé du cœur dans les dix premières minutes, ⚠️ répété si la douleur persiste ou récidive, et comparé à un tracé ancien quand il en existe un.

Urgence

Tracé du cœur dans les dix premières minutes devant toute douleur du thorax, avant tout dosage.

À retenir

  • L'examen cherche la gravité et les autres causes, il ne confirme rien.
  • La pression se mesure aux deux bras.
  • Une douleur reproduite à la palpation n'écarte pas tout.
  • Un examen normal est la règle dans les premières heures.
  • Le tracé se fait dans les dix premières minutes et se répète.

En pratique

  • Pression mesurée aux deux bras
  • Pouls et régularité appréciés
  • Fréquence respiratoire et saturation relevées
  • Signes de mauvaise tolérance recherchés
  • Auscultation cardiaque et pulmonaire
  • Palpation du thorax
  • Mollets examinés
  • Tracé réalisé et répété

Synthèse paraclinique

⚠️ Trois idées suffisent à lire ce marqueur correctement.

⚠️ Première idée, ce qu'il mesure : une souffrance des cellules du muscle du cœur. ⚠️ Il ne dit ni la cause, ni le mécanisme, ni l'ancienneté. ⚠️ Une valeur élevée n'est pas synonyme d'infarctus, et cette phrase est la plus importante du champ.

⚠️ Deuxième idée, la courbe : c'est la variation entre deux dosages espacés de quelques heures qui signe l'événement aigu, ⚠️ et non le niveau atteint. ⚠️ Trois valeurs identiques décrivent une élévation stable, c'est-à-dire chronique, ⚠️ et une élévation stable oriente vers une maladie du cœur ou du rein installée, pas vers un événement de la veille. ⚠️ À l'inverse, une valeur qui monte franchement d'un dosage à l'autre signe une souffrance en cours, même si le niveau reste modeste.

⚠️ Troisième idée, les autres causes : ⚠️ une insuffisance rénale, une insuffisance cardiaque, ⚠️ un trouble du rythme rapide, une embolie pulmonaire, ⚠️ une inflammation du muscle ou de l'enveloppe du cœur, une infection sévère, un effort intense.

⚠️ Ce qui accompagne toujours le dosage : le tracé, ⚠️ la fonction rénale, et les valeurs antérieures. ⚠️ Un dosage sans tracé ne s'interprète pas.

À retenir

Une courbe, pas un point. Deux dosages espacés valent mieux qu'un dosage très élevé.

À retenir

  • Une valeur élevée n'est pas synonyme d'infarctus.
  • C'est la variation entre deux dosages qui signe l'événement, pas le niveau.
  • Trois valeurs identiques décrivent une élévation chronique.
  • Une hausse franche signe une souffrance en cours même à niveau modeste.
  • Un dosage sans tracé ne s'interprète pas.

En pratique

  • Nature du marqueur comprise
  • Deuxième dosage programmé
  • Variation calculée
  • Élévation stable ou évolutive tranchée
  • Causes non coronaires envisagées
  • Fonction rénale intégrée
  • Valeurs antérieures recherchées
  • Tracé associé au dosage

Iconographie

⚠️ Le tracé du cœur est le premier examen et il précède le dosage, ⚠️ parce qu'un sus décalage impose un geste immédiat sans attendre aucun résultat.

Ce qui se cherche sur le tracé : ⚠️ un sus décalage du segment ST et son territoire, ⚠️ un sous décalage, une inversion des ondes T, ⚠️ un bloc de branche gauche d'apparition récente, et des anomalies du rythme.

⚠️ Ce qui change tout et qui traîne au fond des dossiers : un tracé ancien. ⚠️ Une anomalie déjà présente il y a deux ans n'est pas une anomalie d'aujourd'hui, et le retrouver évite une cascade entière.

Ce qui se demande ensuite selon l'orientation : ⚠️ une échographie du cœur, ⚠️ qui cherche une anomalie de contraction d'un territoire, un épanchement, une atteinte des valves ou un retentissement droit ; une imagerie du thorax devant une suspicion d'embolie ou de dissection.

⚠️ Ce qui se demande à distance : une exploration des artères coronaires, ⚠️ dont l'indication et le délai dépendent du tableau et du risque, et qui se discute avec le cardiologue.

⚠️ Ce qui ne se fait pas : attendre une imagerie pour traiter un sus décalage, le délai étant le seul facteur sur lequel on agit.

Urgence

Sus décalage du segment ST : appel immédiat, la conduite ne dépend d'aucun dosage.

À retenir

  • Le tracé précède le dosage et peut imposer un geste immédiat.
  • Un bloc de branche gauche récent compte comme un signe majeur.
  • Retrouver un tracé ancien évite une cascade entière.
  • L'échographie cherche une anomalie de contraction d'un territoire.
  • On n'attend jamais une imagerie pour traiter un sus décalage.

En pratique

  • Tracé réalisé en dix minutes
  • Territoires analysés
  • Bloc de branche récent recherché
  • Tracé répété si douleur persistante
  • Tracé ancien recherché au dossier
  • Échographie demandée si indiquée
  • Autres causes explorées par imagerie
  • Avis cardiologique pour l'exploration coronaire

Stratégie diagnostique

⚠️ Le diagnostic d'infarctus ne repose jamais sur un chiffre seul : il repose sur trois éléments réunis.

⚠️ Une souffrance du muscle démontrée par une variation du marqueur, ⚠️ et un argument en faveur d'une origine ischémique : des signes cliniques, des anomalies du tracé, ou une anomalie de contraction à l'imagerie. ⚠️ Le marqueur seul ne suffit pas, et le tracé seul ne suffit pas non plus.

⚠️ Trois situations se distinguent facilement. ⚠️ Une élévation qui varie avec une clinique et un tracé concordants : c'est un événement aigu, et la conduite est urgente. ⚠️ Une élévation stable sans douleur avec un tracé inchangé : c'est une élévation chronique, et l'on cherche la maladie qui l'entretient. ⚠️ Une élévation qui varie sans argument coronaire : on cherche une autre souffrance du muscle, embolie, inflammation, trouble du rythme, infection.

⚠️ Ce qui suspend la conclusion : un dosage unique, ⚠️ l'absence de tracé, un délai trop court depuis le début de la douleur, ⚠️ et l'absence de valeur antérieure chez un patient dont on ignore la valeur habituelle.

⚠️ Et une règle de prescription : ce dosage ne se demande pas par principe, ⚠️ il répond à une question posée, et un dosage demandé sans question fabrique un problème.

À retenir

Variation du marqueur plus argument d'ischémie. L'un sans l'autre ne fait pas le diagnostic.

À retenir

  • Le diagnostic repose sur trois éléments réunis, jamais sur un chiffre.
  • Une élévation stable sans douleur fait chercher la maladie qui l'entretient.
  • Une élévation qui varie sans argument coronaire fait chercher une autre cause.
  • Un dosage unique suspend la conclusion.
  • Un dosage demandé sans question fabrique un problème.

En pratique

  • Variation documentée
  • Argument d'ischémie recherché
  • Concordance clinique évaluée
  • Tracé confronté
  • Élévation chronique envisagée
  • Autres souffrances du muscle envisagées
  • Valeur habituelle du patient recherchée
  • Indication du dosage justifiée

Urgence vitale

⚠️ Devant une douleur du thorax, le tracé passe avant tout, ⚠️ et un sus décalage impose un appel immédiat sans attendre le moindre dosage.

⚠️ Ce qui définit la gravité : une pression artérielle basse, ⚠️ des marbrures, une polypnée ou une désaturation, ⚠️ des signes d'insuffisance cardiaque, un trouble du rythme, et une douleur persistante malgré le traitement.

⚠️ Ce qui se fait sans délai : une surveillance continue du rythme, ⚠️ un accès veineux, de l'oxygène si la saturation est basse, ⚠️ et l'appel du cardiologue ou du régulateur. ⚠️ Le délai entre le premier contact et le geste de reperfusion est le seul facteur sur lequel on agit.

⚠️ Ce qui ne doit pas retarder l'appel : l'attente d'un résultat, ⚠️ la répétition d'un tracé pour se rassurer, et la recherche d'un avis à l'intérieur du service.

⚠️ Ce qui doit être cherché en parallèle et qui change radicalement la conduite : une dissection, ⚠️ une embolie pulmonaire, et un épanchement du péricarde comprimant le cœur, parce que le traitement de l'infarctus peut nuire dans ces situations.

Ce qui se note : ⚠️ l'heure du début de la douleur, l'heure du premier tracé, l'heure de l'appel, et l'heure de chaque geste.

Urgence

Douleur du thorax : tracé en dix minutes, appel avant tout résultat de laboratoire.

À retenir

  • Le tracé passe avant tout et un sus décalage impose un appel immédiat.
  • Le délai jusqu'à la reperfusion est le seul facteur sur lequel on agit.
  • Attendre un résultat pour appeler est une perte de temps sans contrepartie.
  • Dissection, embolie et compression du cœur changent radicalement la conduite.
  • L'heure du début et l'heure de l'appel se notent.

En pratique

  • Tracé immédiat
  • Surveillance continue du rythme
  • Accès veineux posé
  • Oxygène si désaturation
  • Appel sans attendre les dosages
  • Diagnostics différentiels graves envisagés
  • Gestes et horaires notés
  • Transport organisé

Stratégie de prise en charge

⚠️ La décision la plus importante n'est pas de traiter, c'est de savoir qui ne doit pas l'être.

⚠️ Ce qui se décide devant une élévation stable sans argument coronaire : ne pas introduire de traitement exposant au saignement. ⚠️ Chez une personne âgée fragile, un traitement prescrit par réflexe sur un chiffre expose à un risque réel et immédiat, ⚠️ sans bénéfice attendu. Cette abstention est une décision et elle s'écrit.

⚠️ Ce qui se fait à la place : chercher et traiter la maladie qui entretient l'élévation, ⚠️ insuffisance cardiaque, maladie rénale, trouble du rythme, et noter la valeur comme valeur de référence du patient.

⚠️ Ce qui se fait devant un événement aigu : une prise en charge urgente et spécialisée, ⚠️ dont les modalités et les délais dépendent du tableau et des recommandations en vigueur, et qui se décide avec le cardiologue.

⚠️ Ce qui se réévalue systématiquement : le traitement du patient, ⚠️ et le rapport entre le risque de saignement et le bénéfice attendu, qui n'est pas le même à 84 ans qu'à 55.

⚠️ Ce qui se programme : la surveillance, sa fréquence, et ce que l'on fera du prochain résultat.

⚠️ Ce qui se documente en trois lignes : la variation observée, la conclusion retenue, et la décision de traiter ou non avec son motif.

Le piège

Introduire un traitement exposant au saignement sur une élévation stable sans argument coronaire.

À retenir

  • La décision la plus importante est de savoir qui ne doit pas être traité.
  • Une abstention est une décision, et elle s'écrit.
  • Noter la valeur comme valeur de référence du patient sert à tous les dosages suivants.
  • Le rapport entre saignement et bénéfice n'est pas le même à 84 ans qu'à 55.
  • Trois lignes suffisent : variation, conclusion, décision motivée.

En pratique

  • Caractère aigu ou chronique tranché
  • Abstention argumentée si élévation stable
  • Maladie sous jacente recherchée
  • Valeur de référence notée au dossier
  • Avis cardiologique si événement aigu
  • Risque de saignement évalué
  • Surveillance programmée
  • Décision et motif documentés

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué qui lui soit propre. La réalisation d'un prélèvement sanguin et celle d'un tracé du cœur relèvent des situations de départ correspondantes.

Annonce et information

⚠️ Le mot que le patient retient est « cœur », ⚠️ et il l'entend avant la fin de la phrase. Ce qui suit doit donc être dit lentement et vérifié.

Ce qui se dit quand l'élévation est chronique : ⚠️ qu'un marqueur est un peu élevé de façon habituelle chez lui, ⚠️ que cela n'est pas un accident, que ce n'est pas une urgence, ⚠️ et que cette valeur servira de référence pour les dosages suivants. ⚠️ Sans cette dernière phrase, le prochain médecin qui verra le chiffre recommencera tout.

Ce qui se dit quand on décide de ne pas traiter : ⚠️ pourquoi, ce qui serait attendu si la situation changeait, ⚠️ et à quel moment consulter. Une abstention expliquée est acceptée.

Ce qui se dit devant un événement aigu : ⚠️ ce qui se passe, en mots simples, ⚠️ ce qui va être fait et dans quel délai, et pourquoi le transport ne peut pas attendre. ⚠️ Un patient qui comprend l'urgence coopère, un patient qui ne la comprend pas négocie.

Ce qui se dit aux proches : ⚠️ où va le patient, qui les rappellera et quand.

Ce qui se remet : ⚠️ un écrit avec les valeurs, la conclusion, et les signes qui doivent faire appeler.

Le piège

Dire « vos enzymes cardiaques sont élevées » sans la phrase qui suit. Le patient entend infarctus.

À retenir

  • Le patient entend le mot cœur avant la fin de la phrase.
  • Dire qu'une valeur servira de référence évite que tout recommence.
  • Une abstention expliquée est acceptée.
  • Un patient qui comprend l'urgence coopère, un patient qui ne la comprend pas négocie.
  • Les proches doivent savoir où va le patient et qui les rappellera.

En pratique

  • Explication donnée lentement
  • Caractère chronique expliqué si c'est le cas
  • Valeur de référence annoncée
  • Motif de non traitement expliqué
  • Signes devant faire consulter donnés
  • Urgence expliquée si événement aigu
  • Proches informés
  • Écrit remis

Éducation et prévention

Sans objet pour cette situation : Cette situation porte sur l'interprétation d'un résultat. La prévention du risque cardiovasculaire et l'éducation après un événement coronarien relèvent des situations de départ consacrées aux facteurs de risque et aux syndromes coronariens.

Communication interprofessionnelle

⚠️ Ce chiffre déclenche des appels, des transferts et des traitements, ⚠️ et il circule presque toujours sans ce qui permettrait de l'interpréter.

Ce qui se transmet avec lui : ⚠️ l'heure du début des signes, ⚠️ l'heure de chaque dosage et la variation entre eux, le tracé et sa comparaison à un tracé ancien, ⚠️ la fonction rénale, les antécédents, ⚠️ et le traitement en cours.

⚠️ Ce qui distingue un appel utile d'un appel qui fait perdre du temps : annoncer d'emblée s'il s'agit d'une valeur qui varie ou d'une valeur stable. ⚠️ Le cardiologue ne pose que cette question, et un interne qui ne l'a pas anticipée rappellera.

Ce qui se demande au biologiste : ⚠️ si un dosage antérieur existe dans son système, ⚠️ et si les valeurs sont comparables, les seuils dépendant de la trousse utilisée.

Ce qui se transmet au médecin traitant : ⚠️ la conclusion, la décision de ne pas traiter et son motif, ⚠️ et la valeur de référence du patient.

⚠️ Et ce qui s'écrit dans le dossier : la variation, le tracé, la conclusion, et la valeur de référence. ⚠️ Sans cette dernière ligne, le prochain dosage relancera la même cascade, et le patient repassera par les mêmes examens.

À retenir

Écrire la valeur de référence du patient au dossier. C'est ce qui évite la cascade suivante.

À retenir

  • Le chiffre circule sans ce qui permettrait de l'interpréter.
  • Annoncer d'emblée si la valeur varie ou si elle est stable.
  • Les seuils dépendent de la trousse, les valeurs ne sont pas toujours comparables.
  • La décision de ne pas traiter se transmet avec son motif.
  • Sans valeur de référence écrite, le prochain dosage relance la même cascade.

En pratique

  • Heure du début transmise
  • Heures des dosages et variation transmises
  • Tracés joints et comparés
  • Fonction rénale jointe
  • Antécédents et traitements transmis
  • Comparabilité vérifiée auprès du laboratoire
  • Médecin traitant informé du motif
  • Valeur de référence écrite au dossier

Sources

  • R2C, item 339 : Syndromes coronariens aigus (SCA)
  • R2C, item 264 : Insuffisance rénale chronique chez l'adulte et l'enfant
  • R2C, item 234 : Insuffisance cardiaque de l'adulte
  • Collège national des enseignants de cardiologie, chapitres « Syndromes coronariens aigus » et « Douleur thoracique »
  • Recommandations en vigueur sur l'interprétation des marqueurs de souffrance myocardique et sur la prise en charge des syndromes coronariens aigus. La date de la version consultée fait partie de la source