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Fiche de révision

Élévation des enzymes pancréatiques

Une enzyme qui fait le diagnostic et ne dit ni la gravité, ni la cause, ni la guérison.

Situation de départ 205Catégorie IIItem R2C 358Item R2C 277Item R2C 281

Entretien et interrogatoire

⚠️ L'interrogatoire fait deux choses : il rend la douleur typique ou non, ⚠️ et il donne la cause dans la grande majorité des cas.

Ce qui se précise sur la douleur : ⚠️ l'heure du début, le siège au creux de l'estomac, ⚠️ l'irradiation dans le dos, le caractère permanent et intense, ⚠️ le soulagement en se penchant en avant, et les vomissements qui ne soulagent pas.

⚠️ Ce qui se cherche comme cause, et deux d'entre elles couvrent la plupart des cas : des épisodes douloureux antérieurs brefs du même siège, ⚠️ une lithiase connue, une consommation d'alcool, ⚠️ quantifiée et non estimée, et confrontée à l'entourage quand c'est possible.

Ce qui se cherche comme causes moins fréquentes : ⚠️ un traitement récemment introduit, ⚠️ un geste récent sur les voies biliaires, un traumatisme, ⚠️ une anomalie connue des graisses du sang, une anomalie du calcium, et des antécédents familiaux.

⚠️ Ce qui se cherche comme retentissement : la soif, la diminution des urines, ⚠️ l'essoufflement, et la confusion.

⚠️ Et une question qui protège : depuis combien d'heures exactement, ⚠️ car l'enzyme peut être redevenue normale au troisième jour.

Le piège

Écarter le diagnostic sur une enzyme normale au troisième jour de douleur. Elle a eu le temps de redescendre.

À retenir

  • L'interrogatoire donne la cause dans la grande majorité des cas.
  • Le soulagement en se penchant en avant fait partie de la description.
  • La consommation d'alcool se quantifie, elle ne s'estime pas.
  • Des épisodes douloureux brefs antérieurs orientent d'emblée.
  • L'enzyme peut être redevenue normale au troisième jour.

En pratique

  • Heure du début précisée
  • Siège et irradiation détaillés
  • Position antalgique recherchée
  • Épisodes antérieurs recherchés
  • Lithiase connue recherchée
  • Consommation d'alcool quantifiée
  • Traitements récents recherchés
  • Retentissement général évalué

Examen clinique

⚠️ L'examen ne fait pas le diagnostic, il classe la gravité et cherche les complications.

Ce qui se mesure et se répète : ⚠️ la pression artérielle, le pouls, ⚠️ la fréquence respiratoire, la saturation, la température, ⚠️ la conscience, et la diurèse. ⚠️ Ces mesures sont la vraie surveillance, et une seule série ne dit rien de la tendance.

Ce qui s'examine sur l'abdomen : ⚠️ la souplesse ou la défense, ⚠️ la distension, la présence des bruits, et une masse.

Ce qui se cherche ailleurs et qui compte : ⚠️ un ictère, ⚠️ des signes respiratoires, avec une diminution du murmure aux bases, des œdèmes, et des signes de déshydratation.

⚠️ Ce qui se pèse : le patient, ⚠️ le poids étant le meilleur indicateur du remplissage dans les jours qui suivent.

⚠️ Ce qui doit être cherché systématiquement à 48 heures : une aggravation, ⚠️ une fièvre nouvelle, une douleur qui change de caractère, et une diminution de la diurèse.

⚠️ Ce qui ne se conclut pas d'un examen rassurant à l'arrivée : que la surveillance peut se relâcher.

Urgence

Polypnée, désaturation ou baisse de la diurèse : la forme est grave, quel que soit le chiffre de l'enzyme.

À retenir

  • L'examen classe la gravité, il ne fait pas le diagnostic.
  • Une seule série de constantes ne dit rien de la tendance.
  • Le poids est le meilleur indicateur du remplissage dans les jours qui suivent.
  • Une fièvre nouvelle à 48 heures change la conduite.
  • Un examen rassurant à l'arrivée n'autorise pas à relâcher la surveillance.

En pratique

  • Constantes complètes mesurées
  • Constantes répétées
  • Conscience évaluée
  • Diurèse quantifiée
  • Abdomen examiné
  • Ictère recherché
  • Auscultation des bases
  • Poids relevé

Synthèse paraclinique

⚠️ Quatre choses se savent de cette enzyme, et elles suffisent.

⚠️ Le seuil : une élévation au dessus de 3 fois la limite supérieure du laboratoire, associée à une douleur typique, suffit au diagnostic. ⚠️ Au dessous de ce seuil, l'élévation n'affirme rien, et elle a beaucoup d'autres causes.

⚠️ La fenêtre : elle monte dans les premières heures et redescend en quelques jours. ⚠️ Un dosage fait tardivement peut être normal, et le diagnostic repose alors sur la clinique et l'imagerie.

⚠️ Ce qu'elle ne dit pas : la gravité. ⚠️ Le niveau atteint n'a aucune valeur pronostique, et répéter le dosage ne suit pas l'évolution du patient. ⚠️ La gravité se juge sur les défaillances d'organes et sur des paramètres qui ne sont pas cette enzyme.

⚠️ Ce qui l'élève en dehors de cette maladie : une insuffisance rénale, ⚠️ une atteinte d'un autre organe du ventre, et certaines situations digestives. ⚠️ L'autre enzyme, moins spécifique, n'apporte rien de plus et n'a plus sa place en première intention.

⚠️ Ce qui doit être lu dans le même bilan et qui porte la cause : les transaminases, ⚠️ la bilirubine et les enzymes de la cholestase, le calcium, ⚠️ et les triglycérides. ⚠️ Ces lignes sont informatives à l'admission et ne le seront plus après.

Le piège

Suivre la maladie sur la courbe de l'enzyme. Sa décroissance suit sa propre cinétique, pas l'état du patient.

À retenir

  • Trois fois la limite avec une douleur typique suffit au diagnostic.
  • Un dosage tardif peut être normal alors que la maladie existe.
  • Le niveau atteint n'a aucune valeur pronostique.
  • L'autre enzyme, moins spécifique, n'apporte rien de plus.
  • Les lignes du foie sont informatives à l'admission et ne le seront plus après.

En pratique

  • Seuil de 3 fois vérifié
  • Délai depuis le début pris en compte
  • Absence de valeur pronostique énoncée
  • Répétition inutile évitée
  • Causes non pancréatiques envisagées
  • Transaminases lues
  • Bilirubine et cholestase lues
  • Calcium et triglycérides lus

Iconographie

⚠️ L'imagerie ne sert pas à affirmer le diagnostic, ⚠️ elle sert à trouver la cause et, plus tard, à chercher les complications.

⚠️ Ce qui se fait tôt et qui se programme trop tard : une échographie de l'abdomen, ⚠️ dans les premières 24 heures, à la recherche de calculs de la vésicule et d'une dilatation des voies biliaires. ⚠️ Une échographie repoussée à la semaine suivante ne change plus rien à la décision initiale, et cette décision peut comporter un geste.

⚠️ Ce que l'échographie ne voit pas : le pancréas lui-même est souvent mal exploré, ⚠️ ce qui n'est pas un problème puisque le diagnostic est déjà fait.

⚠️ Ce qui se fait plus tard : une imagerie en coupes, ⚠️ dont l'intérêt est faible dans les premières heures et devient réel après 48 à 72 heures, pour évaluer l'étendue des lésions et chercher les complications. ⚠️ La demander trop tôt sous estime les lésions et expose sans bénéfice.

⚠️ Ce qui se demande en cas de doute sur un calcul de la voie biliaire principale : une exploration dédiée des voies biliaires, selon l'orientation.

⚠️ Ce qui s'écrit sur la demande : le diagnostic, l'heure du début, la question posée, ⚠️ et la fonction rénale.

À retenir

Échographie tôt pour la cause, imagerie en coupes après 48 à 72 heures pour les complications.

À retenir

  • L'imagerie sert à trouver la cause, pas à affirmer le diagnostic.
  • L'échographie se fait dans les premières 24 heures.
  • Une échographie repoussée ne change plus la décision initiale.
  • Une imagerie en coupes trop précoce sous estime les lésions.
  • L'heure du début figure sur la demande.

En pratique

  • Échographie demandée en urgence
  • Calculs et dilatation recherchés
  • Délai d'obtention discuté avec le radiologue
  • Imagerie en coupes différée
  • Indication d'exploration biliaire évaluée
  • Fonction rénale transmise
  • Question posée par écrit
  • Compte rendu confronté à la question

Stratégie diagnostique

⚠️ Trois questions, et elles ne sont pas interchangeables.

⚠️ Première question, est-ce bien cela : une douleur typique et une enzyme au dessus de 3 fois la limite suffisent. ⚠️ Quand l'un des deux manque, l'imagerie tranche. ⚠️ Une enzyme modérément élevée sans douleur typique n'est pas un diagnostic, et fait chercher autre chose.

⚠️ Deuxième question, est-ce grave : ⚠️ et la réponse ne se trouve pas dans le chiffre. Elle se trouve dans les défaillances d'organes, dans le terrain, et dans l'évolution des premières 48 heures.

⚠️ Troisième question, pourquoi : ⚠️ et deux causes couvrent la plupart des cas. ⚠️ Une élévation marquée des transaminases à l'admission chez un patient qui ne boit pas oriente fortement vers le passage d'un calcul ; une consommation d'alcool importante oriente vers l'autre. ⚠️ Quand aucune des deux n'est retrouvée, on cherche les causes moins fréquentes, médicament, anomalie des graisses du sang, anomalie du calcium, geste récent, et une lésion obstructive chez un patient plus âgé.

⚠️ Ce qui suspend la conclusion : un dosage tardif, ⚠️ une douleur atypique, une échographie non faite, ⚠️ et une cause non identifiée, qui impose de poursuivre la recherche après la sortie.

⚠️ Et une règle : une cause non trouvée est une cause à chercher, pas une cause absente.

À retenir

Est-ce cela, est-ce grave, pourquoi. La deuxième réponse n'est jamais dans le chiffre.

À retenir

  • Douleur typique et enzyme au dessus de trois fois la limite suffisent.
  • La gravité ne se trouve pas dans le chiffre.
  • Des transaminases élevées chez un patient qui ne boit pas orientent vers un calcul.
  • Une cause non retrouvée impose de chercher les causes moins fréquentes.
  • Une cause non trouvée est une cause à chercher, pas une cause absente.

En pratique

  • Critères diagnostiques vérifiés
  • Imagerie utilisée si un critère manque
  • Gravité évaluée sur les défaillances
  • Terrain pris en compte
  • Cause biliaire recherchée
  • Consommation d'alcool évaluée
  • Causes moins fréquentes explorées
  • Poursuite de la recherche organisée si cause inconnue

Urgence vitale

⚠️ Une forme grave se reconnaît sur le patient et non sur le laboratoire, ⚠️ et elle se déclare dans les premières 48 heures.

⚠️ Ce qui définit la gravité : une pression artérielle basse ou qui baisse, ⚠️ une accélération du pouls, une polypnée ou une désaturation, ⚠️ une baisse de la diurèse, une confusion, ⚠️ et une défaillance qui persiste au delà de 48 heures.

⚠️ Ce qui se fait sans délai : un remplissage adapté et surveillé, ⚠️ le traitement de la douleur, qui ne se restreint pas par crainte de masquer un tableau, ⚠️ la surveillance de la diurèse et du poids, et l'appel du réanimateur devant une défaillance.

⚠️ Ce qui constitue une urgence propre et distincte : l'association d'une fièvre, d'un ictère et de frissons, ⚠️ qui évoque une infection des voies biliaires et impose un geste de désobstruction sans attendre.

⚠️ Ce qui se cherche à distance de la phase initiale : une infection des lésions du pancréas, ⚠️ évoquée devant une aggravation ou une fièvre nouvelle après la première semaine.

⚠️ Ce qui ne se fait pas : un antibiotique par principe en l'absence d'infection documentée ou fortement suspectée.

Ce qui se note : ⚠️ l'heure du début, les constantes horaires, la diurèse, et l'heure de chaque décision.

Urgence

Fièvre, ictère et frissons : c'est l'infection des voies biliaires, et elle demande un geste, pas une perfusion.

À retenir

  • La gravité se reconnaît sur le patient, pas sur le laboratoire.
  • La douleur se traite sans crainte de masquer le tableau.
  • Fièvre, ictère et frissons imposent un geste de désobstruction sans attendre.
  • Une fièvre nouvelle après la première semaine fait chercher une infection des lésions.
  • Un antibiotique par principe n'est pas justifié.

En pratique

  • Défaillances recherchées
  • Constantes horaires prescrites
  • Remplissage adapté et surveillé
  • Douleur traitée
  • Diurèse et poids suivis
  • Réanimateur appelé si défaillance
  • Infection biliaire recherchée
  • Antibiotique non systématique

Stratégie de prise en charge

⚠️ Le traitement initial tient en trois lignes, ⚠️ et la quatrième décide de la suite.

⚠️ Le remplissage, adapté et surveillé sur la diurèse et le poids, ⚠️ ni insuffisant ni excessif, les deux excès étant délétères.

⚠️ Le traitement de la douleur, efficace et réévalué, ⚠️ sans restriction de principe.

⚠️ La reprise de l'alimentation, ⚠️ précoce dès que la douleur le permet et que les vomissements ont cessé, la mise à jeun prolongée n'apportant rien.

⚠️ Et la quatrième ligne : le traitement de la cause. ⚠️ Devant une origine biliaire, l'ablation de la vésicule est proposée, ⚠️ et son délai dépend de la forme, rapide dans les formes non graves, différé dans les formes graves. ⚠️ Sortir un patient sans avoir programmé ce geste l'expose à une récidive dans les semaines qui suivent.

⚠️ Ce qui se fait devant une cause alcoolique : l'accompagnement du sevrage, ⚠️ prévu dès l'hospitalisation et non renvoyé à la sortie.

⚠️ Ce qui se documente à la sortie : la cause retenue, le geste programmé avec sa date, ⚠️ les signes qui doivent faire revenir, et ce qui reste à explorer.

À retenir

Origine biliaire : le geste se programme avant la sortie, pas après la récidive.

À retenir

  • Remplissage adapté, douleur traitée, alimentation reprise tôt.
  • La mise à jeun prolongée n'apporte rien.
  • Sortir sans avoir programmé le geste expose à une récidive rapide.
  • L'accompagnement du sevrage se prévoit dès l'hospitalisation.
  • Le geste programmé figure dans le courrier avec sa date.

En pratique

  • Remplissage adapté et surveillé
  • Diurèse et poids suivis
  • Douleur traitée et réévaluée
  • Alimentation reprise dès que possible
  • Cause traitée
  • Geste programmé et daté
  • Sevrage accompagné si nécessaire
  • Courrier de sortie complet

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué qui lui soit propre. Les gestes de désobstruction des voies biliaires et l'ablation de la vésicule sont des actes spécialisés, et la pose d'une voie veineuse relève de la situation de départ correspondante.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce de maladie chronique ou grave au sens du dispositif d'annonce. Ce qui se dit au patient sur la cause, sur le geste à programmer et sur l'alcool est traité dans les sections consacrées à la prise en charge et à l'éducation.

Éducation et prévention

⚠️ La question qui compte à la sortie est celle de la récidive, ⚠️ et elle se prévient différemment selon la cause.

⚠️ Devant une origine biliaire : expliquer que la vésicule contient des calculs et que le risque de récidive est réel tant qu'elle est en place, ⚠️ donner la date du geste, et dire quoi faire si la douleur revient avant. ⚠️ Un patient qui comprend le lien entre son calcul et sa douleur ne reporte pas son intervention.

⚠️ Devant une origine alcoolique : dire que l'arrêt est le seul traitement qui empêche la récidive, ⚠️ sans reproche et sans marchandage, ⚠️ proposer un accompagnement, et prévoir un rendez-vous rapproché, les premières semaines étant celles où l'aide compte le plus.

⚠️ Ce qui se dit dans tous les cas : les signes qui imposent de revenir, ⚠️ douleur identique, fièvre, jaunisse, vomissements, et le délai.

Ce qui se dit sur l'alimentation : ⚠️ une reprise progressive et normale, ⚠️ sans régime restrictif inutile, qui appauvrit sans protéger.

⚠️ Ce qui se dit sur le tabac : qu'il aggrave l'évolution des maladies du pancréas, et que l'arrêt se propose au même moment.

Le piège

Sortir un patient avec « il faudra opérer un jour ». Sans date, le geste n'a pas lieu.

À retenir

  • Le risque de récidive est réel tant que la vésicule est en place.
  • Un patient qui comprend le lien ne reporte pas son intervention.
  • L'arrêt de l'alcool est le seul traitement qui empêche la récidive.
  • Les premières semaines sont celles où l'aide compte le plus.
  • Un régime restrictif appauvrit sans protéger.

En pratique

  • Cause expliquée au patient
  • Risque de récidive expliqué
  • Date du geste donnée
  • Conduite en cas de douleur avant le geste
  • Arrêt de l'alcool abordé sans reproche
  • Accompagnement proposé et daté
  • Signes de retour donnés
  • Reprise alimentaire expliquée

Communication interprofessionnelle

⚠️ Cette maladie se joue sur des délais, ⚠️ et les délais se négocient au téléphone.

Ce qui se demande au radiologue : ⚠️ une échographie dans les premières 24 heures, ⚠️ avec la question posée en clair, calculs et dilatation des voies biliaires, et l'heure du début des signes. ⚠️ Un créneau proposé à une semaine se discute plutôt qu'il ne s'accepte.

Ce qui se transmet au chirurgien : ⚠️ la forme, grave ou non, ⚠️ la cause retenue, les résultats de l'imagerie, ⚠️ et la question du délai du geste, qui n'est pas le même selon la forme.

Ce qui se transmet au réanimateur : ⚠️ les défaillances et leur évolution horaire, et non le chiffre de l'enzyme.

Ce qui se transmet à l'équipe : ⚠️ le rythme des constantes, le suivi de la diurèse et du poids, ⚠️ et le fait que la surveillance est clinique.

Ce qui se transmet au médecin traitant : ⚠️ la cause, le geste programmé et sa date, ⚠️ ce qui reste à explorer, et les signes d'alerte donnés au patient.

⚠️ Et ce qui s'écrit dans le dossier : la cause retenue et l'argument, ⚠️ ou le fait qu'aucune cause n'a été trouvée et ce qui reste à faire. ⚠️ Sans cette ligne, le patient revient avec la même maladie et personne ne sait ce qui a déjà été cherché.

À retenir

Écrire au dossier la cause retenue et son argument, ou le fait qu'aucune n'a été trouvée.

À retenir

  • Cette maladie se joue sur des délais, et les délais se négocient au téléphone.
  • Un créneau proposé à une semaine se discute plutôt qu'il ne s'accepte.
  • Au réanimateur on transmet les défaillances, pas le chiffre de l'enzyme.
  • Le geste et sa date figurent dans le courrier au médecin traitant.
  • Sans la cause écrite, personne ne saura ce qui a déjà été cherché.

En pratique

  • Échographie demandée avec question et délai
  • Créneau discuté si trop tardif
  • Chirurgien informé de la forme et de la cause
  • Délai du geste discuté
  • Défaillances transmises au réanimateur
  • Rythme de surveillance transmis à l'équipe
  • Courrier au médecin traitant complet
  • Cause et argument écrits au dossier

Sources

  • R2C, item 358 : Pancréatite aiguë
  • R2C, item 277 : Lithiase biliaire
  • R2C, item 281 : Pancréatite chronique
  • Collège français d'hépato-gastro-entérologie, chapitres « Pancréatite aiguë » et « Lithiase biliaire »
  • Recommandations en vigueur sur le diagnostic, l'évaluation de la gravité et la prise en charge de la pancréatite aiguë. La date de la version consultée fait partie de la source