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Fiche de révision

Prescription d'un appareil simple

Un objet prescrit pour une gêne précise dans un lieu précis, mesuré, essayé et réévalué.

Situation de départ 245Catégorie IIIItem R2C 118Item R2C 122Item R2C 133

Entretien et interrogatoire

⚠️ La question utile n'est pas « de quoi souffrez-vous », ⚠️ c'est « qu'est-ce que vous n'arrivez plus à faire ».

⚠️ Ce qui se fait décrire : une journée ordinaire, ⚠️ du lever au coucher, ⚠️ et l'endroit exact où quelque chose bloque. ⚠️ La gêne se situe presque toujours à un endroit précis : se lever du lit, franchir une marche, entrer dans la douche, porter un sac.

⚠️ Ce qui se décrit sur le lieu de vie : les étages, ⚠️ l'ascenseur, la largeur des portes, ⚠️ la présence de tapis, le type de sol, ⚠️ la baignoire ou la douche, et la hauteur du lit. ⚠️ Un appareil prescrit sans connaître le logement revient inutilisé.

⚠️ Ce qui se demande sur l'entourage : qui est présent, ⚠️ qui peut aider, ⚠️ et qui devra manipuler l'appareil.

⚠️ Ce qui se recherche sur les tentatives passées : un appareil déjà fourni, ⚠️ où il est, ⚠️ et pourquoi il n'est plus utilisé. ⚠️ La réponse contient la contrainte à respecter cette fois.

⚠️ Ce qui se demande enfin : ce que la personne accepte, ⚠️ un appareil visible ayant un coût social que la prescription ignore souvent.

Le piège

Prescrire un déambulateur sans avoir demandé la largeur des portes et le nombre de marches.

À retenir

  • La question utile est ce que la personne n'arrive plus à faire.
  • La gêne se situe presque toujours à un endroit précis de la journée.
  • Un appareil prescrit sans connaître le logement revient inutilisé.
  • La raison de l'abandon d'un appareil précédent contient la contrainte à respecter.
  • Un appareil visible a un coût social que la prescription ignore souvent.

En pratique

  • Journée ordinaire décrite
  • Point de blocage identifié
  • Étages et ascenseur précisés
  • Largeur des portes et sols évalués
  • Salle de bains décrite
  • Entourage disponible identifié
  • Appareils antérieurs et leur sort recherchés
  • Acceptabilité discutée

Examen clinique

⚠️ L'examen sert à mesurer, ⚠️ et une prescription sans mesure produit un appareil inadapté.

⚠️ Ce qui se mesure pour une aide à la marche : la hauteur du poignet, bras le long du corps, ⚠️ qui donne la hauteur de la canne, ⚠️ et une canne mal réglée fatigue l'épaule ou déséquilibre.

Ce qui s'évalue sur la fonction : ⚠️ la force des membres, ⚠️ l'équilibre debout et à la marche, la capacité à se relever d'une chaise, ⚠️ la vue, et les capacités de compréhension. ⚠️ Une aide à la marche suppose de pouvoir la piloter.

Ce qui se regarde sur la peau : ⚠️ les points d'appui, ⚠️ les zones fragiles, et les troubles de la sensibilité, ⚠️ qui changent le choix du matériau et le rythme de surveillance.

Ce qui se mesure pour un appareil de contention veineuse : ⚠️ les circonférences aux niveaux prévus, ⚠️ et l'état artériel, une compression posée sur une artérite étant dangereuse.

⚠️ Ce qui s'observe enfin : la personne en train de faire le geste qui pose problème. ⚠️ Deux minutes d'observation valent mieux qu'un interrogatoire, et elles montrent souvent une solution simple.

À retenir

Vérifier l'état artériel avant toute prescription de compression du membre inférieur.

À retenir

  • La hauteur du poignet, bras le long du corps, donne la hauteur de la canne.
  • Une aide à la marche suppose de pouvoir la piloter.
  • Les troubles de la sensibilité changent le matériau et la surveillance.
  • Une compression posée sur une artérite est dangereuse.
  • Deux minutes d'observation du geste valent mieux qu'un interrogatoire.

En pratique

  • Hauteur mesurée pour l'aide à la marche
  • Force et équilibre évalués
  • Relever de chaise testé
  • Vue et compréhension évaluées
  • Points d'appui et peau examinés
  • Sensibilité testée
  • Circonférences mesurées si compression
  • Geste problématique observé

Synthèse paraclinique

Sans objet pour cette situation : La prescription d'un appareil simple ne repose sur aucun examen biologique. Le bilan des maladies sous-jacentes relève des situations de départ correspondantes.

Iconographie

Sans objet pour cette situation : Aucune imagerie n'est nécessaire à la prescription d'un appareil simple. L'imagerie des lésions qui la motivent relève des situations de départ correspondantes.

Stratégie diagnostique

⚠️ Ce qui se raisonne ici est une fonction, ⚠️ pas une maladie.

⚠️ La première question : quel est le but. ⚠️ Soulager une douleur, compenser une faiblesse, protéger une articulation, prévenir une chute, permettre un déplacement, ou éviter une aggravation. ⚠️ Un appareil sans but énoncé ne sera pas réévalué, parce que rien ne permettra de dire s'il sert.

⚠️ La deuxième : la gêne est-elle réversible. ⚠️ Une aide temporaire pendant une consolidation ne se prescrit pas comme une aide définitive, ⚠️ et confondre les deux installe une dépendance évitable.

⚠️ La troisième : quel est le moins restrictif qui suffise. ⚠️ Une canne avant un déambulateur, un déambulateur avant un fauteuil, ⚠️ chaque étage supplémentaire faisant perdre de la fonction.

⚠️ Ce qui doit faire reconsidérer : une aggravation rapide, ⚠️ une douleur nouvelle, une chute malgré l'appareil, ⚠️ et un appareil abandonné.

⚠️ Ce qui relève d'un avis spécialisé : un appareillage complexe, ⚠️ une atteinte neurologique évolutive, un enfant en croissance, ⚠️ et toute situation où le choix engage plusieurs années.

Le piège

Prescrire un fauteuil pour éviter une chute. Il évite la chute et il fait perdre la marche.

À retenir

  • Un appareil sans but énoncé ne sera jamais réévalué.
  • Une aide temporaire ne se prescrit pas comme une aide définitive.
  • Le moins restrictif qui suffise : chaque étage supplémentaire fait perdre de la fonction.
  • Une chute malgré l'appareil impose de reconsidérer.
  • Un enfant en croissance relève d'un avis spécialisé.

En pratique

  • But de l'appareil énoncé
  • Caractère temporaire ou durable précisé
  • Option la moins restrictive envisagée
  • Alternatives non matérielles envisagées
  • Critères de réévaluation définis
  • Signes devant faire reconsidérer donnés
  • Indication d'avis spécialisé évaluée
  • Décision partagée avec la personne

Urgence vitale

Sans objet pour cette situation : La prescription d'un appareil simple ne comporte pas de situation d'urgence vitale. Les complications aiguës des dispositifs relèvent des situations de départ correspondantes.

Stratégie de prise en charge

⚠️ Une prescription d'appareil est une prescription, ⚠️ avec les mêmes exigences qu'une ordonnance de médicament.

⚠️ Ce qui doit y figurer : la désignation précise du dispositif, ⚠️ le côté, la taille ou les mesures, ⚠️ la quantité, ⚠️ la durée d'utilisation, et l'indication. ⚠️ Une prescription qui dit seulement « canne » laisse le choix à quelqu'un qui n'a pas examiné la personne.

⚠️ Ce qui se prévoit en même temps : l'apprentissage, ⚠️ l'essai en situation, ⚠️ et le réglage. ⚠️ Un appareil délivré sans essai est un appareil rangé dans un placard.

⚠️ Ce qui s'organise autour : la rééducation quand elle est indiquée, ⚠️ l'intervention d'un professionnel pour adapter le logement, ⚠️ et l'aide humaine quand elle est nécessaire. ⚠️ Un appareil ne remplace pas une aide.

⚠️ Ce qui se programme : la réévaluation, ⚠️ avec sa date, ⚠️ et l'objectif qui permettra de dire qu'il sert.

⚠️ Ce qui se prévoit pour les aides temporaires : la date d'arrêt, ⚠️ et le retrait effectif, une aide temporaire non retirée devenant définitive par inertie.

⚠️ Ce qui se dit sur la prise en charge financière : ce qui reste à charge, ⚠️ et les démarches, ⚠️ un reste à charge non anticipé étant une cause fréquente de non-acquisition.

À retenir

Écrire la durée. Sans elle, la question du retrait ne se posera jamais.

À retenir

  • Une prescription qui dit seulement canne laisse choisir quelqu'un qui n'a pas examiné.
  • Un appareil délivré sans essai est un appareil rangé dans un placard.
  • Un appareil ne remplace pas une aide humaine.
  • Une aide temporaire non retirée devient définitive par inertie.
  • Un reste à charge non anticipé fait renoncer à l'acquisition.

En pratique

  • Dispositif désigné précisément
  • Côté, taille et mesures écrits
  • Durée d'utilisation écrite
  • Indication mentionnée
  • Apprentissage prévu
  • Adaptation du logement envisagée
  • Réévaluation datée
  • Reste à charge expliqué

Procédure et geste technique

⚠️ Le réglage fait partie de la prescription, ⚠️ et il se fait devant la personne.

⚠️ Pour une canne : la poignée arrive à la hauteur du poignet, ⚠️ bras le long du corps, ⚠️ le coude légèrement fléchi à l'appui, et la canne se tient du côté opposé au membre douloureux. ⚠️ C'est le point le plus souvent inversé.

⚠️ Pour un déambulateur : la hauteur se règle de la même façon, ⚠️ la personne se tient à l'intérieur du cadre et non derrière, ⚠️ et le franchissement des marches se montre.

⚠️ Pour des béquilles : l'appui se fait sur les mains et non sous les aisselles, ⚠️ la longueur se règle, et la montée et la descente d'escalier s'apprennent séparément.

⚠️ Pour une attelle ou une orthèse : l'essai se fait peau nue, ⚠️ les points d'appui se vérifient après quelques minutes, ⚠️ et le retrait s'apprend autant que la pose.

⚠️ Pour une compression veineuse : l'enfilage se montre, ⚠️ le matin avant le lever, ⚠️ et un moyen d'aide à l'enfilage se propose quand les mains sont faibles.

⚠️ Dans tous les cas : la personne fait le geste devant vous, ⚠️ et non l'inverse.

Le piège

Laisser la canne du côté douloureux. L'appareil aggrave alors le déséquilibre qu'il devait corriger.

À retenir

  • La canne se tient du côté opposé au membre douloureux, et c'est ce qui s'inverse le plus.
  • L'appui des béquilles se fait sur les mains, jamais sous les aisselles.
  • Une orthèse s'essaie peau nue et ses points d'appui se revoient après quelques minutes.
  • Une compression veineuse s'enfile le matin avant le lever.
  • La personne fait le geste devant vous, et non l'inverse.

En pratique

  • Hauteur réglée devant la personne
  • Côté de la canne vérifié
  • Position dans le déambulateur montrée
  • Escalier travaillé
  • Appui des béquilles corrigé
  • Orthèse essayée peau nue
  • Retrait appris autant que la pose
  • Geste refait par la personne

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas d'annonce diagnostique. L'information sur l'usage et le vécu de l'appareil est traitée dans les sections procédure et éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Un appareil n'est utilisé que s'il a un sens pour celui qui le porte, ⚠️ et le sens se construit pendant la consultation.

⚠️ Ce qui se dit sur le but : ce que l'appareil permet de refaire, ⚠️ formulé en actes de la vie, et non en termes de fonction. ⚠️ « Vous pourrez ressortir seul » est une raison, « cela améliore votre équilibre » n'en est pas une.

⚠️ Ce qui s'entend sans le juger : le refus, ⚠️ et sa raison, ⚠️ souvent le regard des autres ou l'aveu d'un vieillissement. ⚠️ Une canne refusée pour cette raison ne se prescrit pas deux fois plus fort, elle se discute.

⚠️ Ce qui se dit sur l'entretien : le nettoyage, ⚠️ la vérification des embouts et des freins, ⚠️ et le remplacement des pièces d'usure. ⚠️ Un embout usé transforme une canne en danger.

⚠️ Ce qui se dit sur les limites : ce que l'appareil ne fait pas, ⚠️ et les situations où il ne suffit pas, sol mouillé, escalier, obscurité.

⚠️ Ce qui se prévient autour : les chutes, ⚠️ par le retrait des tapis, l'éclairage du chemin de nuit, ⚠️ et le chaussage.

Ce qui se remet : ⚠️ un écrit avec le réglage, l'entretien, ⚠️ et la date de réévaluation.

À retenir

Vérifier les embouts et les freins à chaque consultation. C'est le contrôle qui ne se fait jamais.

À retenir

  • Le but s'énonce en actes de la vie, pas en termes de fonction.
  • Un refus se discute, il ne se contourne pas par une prescription répétée.
  • Un embout usé transforme une canne en danger.
  • L'appareil ne suffit pas sur sol mouillé, dans un escalier ou dans l'obscurité.
  • La prévention des chutes accompagne toujours l'aide à la marche.

En pratique

  • But formulé en actes de la vie
  • Refus écouté et discuté
  • Entretien expliqué
  • Embouts et freins vérifiés
  • Limites de l'appareil énoncées
  • Tapis et éclairage abordés
  • Chaussage évalué
  • Écrit remis avec la date de réévaluation

Communication interprofessionnelle

⚠️ Un appareil est délivré par quelqu'un d'autre, ⚠️ et ce que la prescription ne dit pas, personne ne l'inventera correctement.

Ce qui s'écrit pour le fournisseur : ⚠️ la désignation exacte, ⚠️ le côté, les mesures relevées, ⚠️ la taille, et l'usage prévu, ⚠️ une prescription imprécise conduisant à une délivrance standard.

Ce qui se demande au kinésithérapeute ou à l'ergothérapeute : ⚠️ l'apprentissage, ⚠️ l'adaptation du logement, et le retour sur ce qui est réellement utilisé. ⚠️ Ce retour est l'information la plus utile et la moins demandée.

Ce qui se transmet à l'infirmière ou à l'aide à domicile : ⚠️ ce qu'il faut vérifier, ⚠️ et le signalement d'un appareil non utilisé, qui vaut consultation.

Ce qui se transmet au médecin traitant après une hospitalisation : ⚠️ la liste des appareils prescrits, ⚠️ leur caractère temporaire ou durable, et la date de réévaluation.

⚠️ Ce qui se coordonne avec les services sociaux : les aides financières, ⚠️ les délais, et le relais quand le besoin dépasse le matériel.

⚠️ Et ce qui ne s'écrit pas : une prescription sans mesure ni durée, ⚠️ qui reporte la décision sur celui qui délivre.

À retenir

Demander un retour au professionnel qui accompagne. Il sait si l'appareil sert.

À retenir

  • Une prescription imprécise conduit à une délivrance standard.
  • Le retour sur ce qui est réellement utilisé est l'information la moins demandée.
  • Un appareil non utilisé signalé par un intervenant vaut consultation.
  • Le caractère temporaire ou durable se transmet toujours.
  • Une prescription sans mesure ni durée reporte la décision sur celui qui délivre.

En pratique

  • Désignation et côté écrits
  • Mesures transmises
  • Usage prévu précisé
  • Apprentissage demandé
  • Adaptation du logement demandée
  • Retour d'usage sollicité
  • Médecin traitant informé
  • Relais social organisé

S'entraîner sur cette situation

Aucune station ne couvre encore cette situation.

Sources

  • R2C, item 118 : La personne handicapée : bases de l'évaluation fonctionnelle et thérapeutique
  • R2C, item 122 : Principales techniques de rééducation et de réadaptation
  • R2C, item 133 : Autonomie et dépendance chez le sujet âgé
  • Collège français des enseignants de médecine physique et de réadaptation, chapitres sur les aides techniques et l'appareillage
  • Recommandations en vigueur sur la prescription des dispositifs médicaux et la prévention des chutes. La date de la version consultée fait partie de la source