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Fiche de révision

Prescription d'une insulinothérapie, consultation de suivi, éducation d'un patient diabétique de type 1

Le traitement d'un diabète de type 1 est administré par le patient lui-même : ce qui se surveille en consultation est moins l'ordonnance que ce qu'il en fait, et les représentations qui produisent les erreurs.

Situation de départ 280Catégorie IIIItem R2C 247

Entretien et interrogatoire

L'interrogatoire de suivi cherche l'écart entre ce qui est prescrit et ce qui est fait. Il ne s'obtient pas en demandant « est-ce que ça va », question à laquelle tout le monde répond oui.

Ce qui se demande sur le traitement : à quelle heure les injections sont faites, ce qui se passe les jours où le rythme change, week-ends, gardes, voyages, et ce qui est fait de l'insuline de fond les jours sans repas. Cette dernière question trouve une erreur fréquente que rien d'autre ne révèle.

Ce qui se demande sur les hypoglycémies : leur fréquence, leur horaire, les signes ressentis, et s'ils viennent plus tard qu'avant, ce qui décrit une perception qui s'émousse. Les épisodes nocturnes se demandent séparément, parce que le patient ne les compte pas : se réveiller trempé avec des céphalées ne se déclare pas spontanément.

Ce qui se demande sur le resucrage : avec quoi, en quelle quantité, et si un contrôle suit.

⚠️ Ce qui se demande sur les jours de maladie : ce qui a été fait la dernière fois qu'il y a eu de la fièvre ou des vomissements. La réponse est souvent « je n'ai pas mangé, donc je n'ai pas fait d'insuline », et c'est le mécanisme de l'acidocétose.

Ce qui se demande sur la vie : le sport, la conduite, l'alcool, le travail posté, et ce qui est difficile. Douze ans de maladie fatiguent, et cette fatigue se dit rarement sans qu'on la sollicite.

Le piège

« Je ne mange pas, donc je ne fais pas d'insuline » est une logique cohérente et fausse. Elle se trouve en demandant ce qui se passe les jours sans repas, et jamais en demandant si le traitement est bien pris.

À retenir

  • « Est-ce que ça va » ne trouve rien : les questions se posent sur des situations précises.
  • Ce qui est fait de l'insuline de fond les jours sans repas révèle une erreur que rien d'autre ne montre.
  • Les hypoglycémies nocturnes se demandent à part : le patient ne les compte pas.
  • Des signes d'hypoglycémie qui viennent plus tard qu'avant décrivent une perception qui s'émousse.
  • La lassitude de la maladie chronique ne se dit pas sans qu'on la sollicite.

En pratique

  • Heures d'injection et jours où le rythme change
  • Conduite les jours sans repas
  • Fréquence, horaire et signes des hypoglycémies
  • Hypoglycémies nocturnes demandées séparément
  • Modalités du resucrage et contrôle qui suit
  • Dernier épisode de fièvre ou de vomissements et conduite tenue
  • Sport, conduite automobile, alcool, travail posté
  • Ce qui est difficile à vivre

Examen clinique

L'examen de suivi est court, répétitif, et c'est sa répétition qui le rend utile.

Trois mesures à chaque consultation : le poids, la pression artérielle, et l'observation des sites d'injection. Une variation de poids inexpliquée est un signal : une perte oriente vers un déséquilibre, une prise vers des resucrages répétés ou des doses excessives.

⚠️ Les sites d'injection se regardent et se palpent. Une injection toujours au même endroit produit une lipodystrophie, palpable comme un empâtement sous-cutané, et l'insuline injectée dans cette zone est absorbée de façon imprévisible. C'est une cause fréquente de variabilité inexpliquée, et elle ne se voit que si on demande à voir.

Les pieds s'examinent selon un rythme qui dépend du risque : peau, déformations, points d'appui, sensibilité, pouls. Chez un patient jeune sans neuropathie, l'examen reste bref ; il ne disparaît pas.

Ce qui se cherche selon la durée d'évolution : signes de neuropathie, notamment une hypotension orthostatique, et l'état cutané.

Ce qui ne se fait pas en consultation de suivi : un examen complet à chaque fois. Le suivi vit de la constance, pas de l'exhaustivité, et un examen trop long est un examen qu'on finit par ne plus faire.

À retenir

Devant des glycémies erratiques sans explication, regarder les sites d'injection avant de toucher aux doses. Une zone empâtée absorbe mal, et aucune adaptation ne corrigera cela.

À retenir

  • Poids, pression artérielle et sites d'injection à chaque consultation.
  • Une lipodystrophie rend l'absorption imprévisible et explique une variabilité inexpliquée.
  • Les sites ne se voient que si on demande à les voir.
  • Une variation de poids inexpliquée est un signal, dans les deux sens.
  • Le suivi vit de la constance, pas de l'exhaustivité.

En pratique

  • Poids comparé au précédent
  • Pression artérielle
  • Sites d'injection vus et palpés
  • Pieds examinés selon le rythme du risque
  • Recherche d'hypotension orthostatique selon l'ancienneté

Synthèse paraclinique

Deux lectures se complètent, et la première ne remplace jamais la seconde.

L'hémoglobine glyquée donne une moyenne sur les mois écoulés. Elle ne dit rien de la façon d'y arriver : une valeur correcte peut recouvrir une alternance d'hypoglycémies et d'hyperglycémies, ce qui est exactement la situation à corriger. Une valeur isolée ne se commente pas sans le relevé qui l'accompagne.

Le relevé de glycémies, ou l'enregistrement continu, dit ce que la moyenne cache : à quels moments, dans quel sens, et avec quelle régularité.

⚠️ Une lecture de relevé se fait dans l'ordre, et l'ordre est ce qui s'apprend. On énonce la période couverte et la cible convenue ; on décrit les valeurs par moment de la journée ; on repère les motifs qui se répètent ; puis seulement on relie et on propose.

⚠️ Une glycémie élevée au réveil ne se corrige pas sans avoir regardé la nuit. Des valeurs basses en deuxième partie de nuit suivies de valeurs hautes au réveil relèvent du même mécanisme, et augmenter l'insuline du soir sur la seule valeur du matin aggrave ce qu'on croit corriger.

Ce que le relevé ne dit pas : ce qui n'a pas été mesuré. Un relevé sans mesure de l'après-midi ne prouve rien sur l'après-midi, et son silence est une information.

Le bilan annuel des complications suit son propre calendrier : fonction rénale, rapport urinaire, bilan lipidique, dépistage rétinien, examen des pieds.

Le piège

Augmenter l'insuline du soir parce que la glycémie du matin est haute, sans avoir mesuré la nuit, est l'erreur la plus répandue de l'adaptation. Elle se répète parfois plusieurs fois avant que quelqu'un regarde à trois heures.

À retenir

  • L'hémoglobine glyquée est une moyenne : elle ne dit pas comment on y arrive.
  • Un relevé se lit dans l'ordre : décrire, repérer, relier, proposer.
  • Une glycémie du matin élevée ne se corrige pas sans avoir regardé la nuit.
  • Ce qui n'a pas été mesuré ne prouve rien, et ce silence est une information.
  • Le bilan annuel des complications suit un calendrier propre, indépendant de l'équilibre.

En pratique

  • Hémoglobine glyquée confrontée au relevé, jamais seule
  • Période et cible énoncées avant les valeurs
  • Valeurs décrites par moment de la journée
  • Motifs répétés repérés, nuit comprise
  • Moments non mesurés identifiés
  • Bilan annuel des complications à jour

Iconographie

Sans objet pour cette situation : Le dépistage rétinien produit une image, mais son interprétation n'est pas attendue du deuxième cycle : ce qui l'est, c'est le rythme du dépistage et la conduite devant un résultat anormal, qui figurent à la section paraclinique et à celle de prise en charge.

Stratégie diagnostique

Devant un déséquilibre, la question n'est pas quelle dose changer, mais pourquoi le déséquilibre existe. Quatre familles de causes se passent en revue, et l'ordre compte.

Ce qui relève de la technique : sites d'injection empâtés, aiguille réutilisée, insuline mal conservée, stylo non purgé. Rien de tout cela ne se corrige par une adaptation de dose, et tout se trouve en demandant à voir.

Ce qui relève de la représentation : l'insuline de fond suspendue à jeun, le resucrage sans contrôle, les doses sautées par crainte de l'hypoglycémie. Ce sont des raisonnements cohérents et faux, et ils se défont en disant pourquoi.

Ce qui relève de la vie : un changement de rythme, un travail posté, une reprise du sport, un régime nouveau, une période d'examens.

Ce qui relève de la maladie : une infection intercurrente, une pathologie associée, une corticothérapie, une gastroparésie ancienne qui décale l'absorption.

⚠️ Ce qui doit être cherché quand rien ne colle : une thyroïdite ou une maladie cœliaque, fréquemment associées au diabète de type 1, et dont le dépistage relève des recommandations en vigueur.

La conclusion est rarement une dose. Elle est le plus souvent une question à poser, une technique à revoir, ou une représentation à corriger.

À retenir

Avant de toucher à une dose, avoir répondu à trois questions : où pique-t-il, que fait-il les jours particuliers, et qu'a-t-il compris de son traitement.

À retenir

  • Technique, représentation, vie, maladie : quatre familles, et dans cet ordre.
  • Une erreur technique ne se corrige jamais par une adaptation de dose.
  • Une représentation fausse est un raisonnement cohérent : elle se défait en disant pourquoi.
  • Quand rien ne colle, chercher une maladie associée.
  • La conclusion d'un déséquilibre est rarement une dose.

En pratique

  • Technique d'injection et conservation vérifiées
  • Représentations explorées, jours sans repas compris
  • Changements de vie recherchés
  • Cause intercurrente écartée
  • Maladie associée dépistée si rien n'explique

Urgence vitale

Deux urgences encadrent la vie d'un diabétique de type 1, et elles sont opposées.

L'acidocétose survient par manque d'insuline, et non par excès de sucre. C'est la raison pour laquelle l'insuline de fond ne se suspend jamais, même à jeun, même en cas de vomissements, où elle est au contraire le plus nécessaire. Elle se reconnaît devant des douleurs abdominales, des nausées et vomissements, une respiration ample, une haleine particulière, une déshydratation, et des corps cétoniques présents.

⚠️ Devant fièvre ou vomissements, la conduite se retient en trois gestes : ne pas arrêter l'insuline, rechercher les corps cétoniques, boire régulièrement. Consulter sans attendre si les cétones sont présents ou si les vomissements empêchent de boire.

L'hypoglycémie sévère est celle qui nécessite l'aide d'un tiers. Elle se traite par du sucre si la personne peut avaler, et par un traitement injectable sinon, que l'entourage doit avoir et savoir utiliser. Le recontrôle fait partie du traitement : un épisode dont on ignore la fin n'est pas terminé.

Ce qui augmente le risque : les hypoglycémies répétées, qui émoussent la perception, l'alcool, dont l'effet est retardé, et l'activité physique non anticipée.

Retenir que ces deux urgences se préviennent par ce qui se dit en consultation, et que les trois gestes des jours de maladie sont ce qui évite le plus d'hospitalisations.

Urgence

Vomissements chez un diabétique de type 1 : chercher les corps cétoniques avant tout le reste. Leur présence avec des vomissements impose un avis sans attendre, et non une attente que cela passe.

À retenir

  • L'acidocétose survient par manque d'insuline, jamais par excès de sucre.
  • L'insuline de fond ne se suspend jamais, et surtout pas les jours de maladie.
  • Ne pas arrêter l'insuline, chercher les cétones, boire : trois gestes qui évitent des hospitalisations.
  • Une hypoglycémie sévère est celle qui demande l'aide d'un tiers, et l'entourage doit être équipé.
  • L'alcool provoque des hypoglycémies retardées, souvent nocturnes.

En pratique

  • Conduite des jours de maladie connue et vérifiée à chaque consultation
  • Bandelettes de cétones disponibles et non périmées
  • Traitement injectable de l'hypoglycémie sévère disponible et expliqué à l'entourage
  • Effet retardé de l'alcool expliqué
  • Anticipation de l'activité physique

Stratégie de prise en charge

Le schéma reproduit ce que fait un pancréas : un fond continu, et des apports aux repas.

L'insuline de fond couvre les besoins entre les repas et la nuit. Elle est fixe, et elle ne dépend pas de ce qui est mangé. L'insuline des repas dépend, elle, des glucides du repas et de la glycémie mesurée avant.

⚠️ Confondre les deux est l'erreur qui produit les acidocétoses, et elle est logique du point de vue du patient : si l'insuline sert à couvrir la nourriture, ne pas manger dispense d'en faire. Le dire à l'envers, une fois, avec la raison, évite l'épisode.

L'adaptation se fait sur des tendances, pas sur une valeur. Une glycémie isolée ne justifie pas un changement de dose ; un motif qui se répète sur plusieurs jours, oui. Les règles chiffrées relèvent des recommandations en vigueur et des habitudes de l'équipe qui suit.

Ce qui se réévalue à chaque consultation : les cibles, qui ne sont pas les mêmes pour tout le monde ; le matériel, stylos, lecteur, capteur, pompe ; et l'accès à l'éducation thérapeutique, qui ne se fait pas une fois pour toutes.

Le suivi annuel couvre les complications, la vaccination, le bilan lipidique et rénal, et l'état bucco-dentaire.

Retenir qu'une consultation de suivi qui n'a rien changé n'est pas une consultation perdue si elle a vérifié ce qui se fait vraiment.

À retenir

Un fond continu et des apports aux repas : dire le schéma sous cette forme, une fois, fait comprendre pourquoi le fond ne s'arrête pas quand on saute un repas.

À retenir

  • L'insuline de fond ne dépend pas des repas : c'est l'inverse de ce que beaucoup comprennent.
  • L'adaptation se fait sur une tendance, jamais sur une valeur isolée.
  • Les cibles ne sont pas les mêmes pour tout le monde et se réévaluent.
  • L'éducation thérapeutique se reprend, elle ne se fait pas une fois pour toutes.
  • Une consultation qui n'a rien changé mais qui a vérifié la pratique n'est pas perdue.

En pratique

  • Schéma expliqué dans sa logique, pas seulement dans ses doses
  • Adaptation fondée sur des tendances
  • Cibles individualisées et réévaluées
  • Matériel revu, capteur et pompe discutés
  • Passage par l'éducation thérapeutique proposé
  • Suivi annuel des complications programmé

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Le geste de cette situation est réalisé par le patient et non par le médecin : la technique d'injection, la rotation des sites et la conservation de l'insuline relèvent de l'éducation thérapeutique, et figurent à ce titre à la section d'éducation et prévention.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Cette situation porte sur le suivi d'un diabète déjà connu, et non sur l'annonce du diagnostic, qui relève d'une autre situation de départ. Ce qui s'annonce ici est une complication dépistée, dont l'information suit les règles générales de la prise en charge.

Éducation et prévention

Le traitement est administré par le patient : ce qui n'a pas été expliqué ne sera pas fait, et ce qui a été expliqué une fois se réexplique.

La technique : rotation des sites d'injection, aiguille à usage unique, purge du stylo, conservation de l'insuline entamée et des réserves. Ces quatre points expliquent une part des déséquilibres attribués aux doses.

Le resucrage : un sucre d'action rapide, en quantité définie, puis un contrôle. Le chocolat n'est pas un resucrage : la matière grasse en retarde l'absorption. Un épisode se termine par une mesure, sans quoi on ignore comment il s'est terminé.

Les jours de maladie : ne pas arrêter l'insuline, chercher les cétones, boire. Trois phrases, apprises par cœur, qui évitent des hospitalisations.

La conduite automobile : mesurer avant de prendre le volant, avoir du sucre accessible dans l'habitacle, et s'arrêter au moindre signe. Les obligations réglementaires relèvent des textes en vigueur.

Le sport : anticiper, adapter, et savoir que l'effet dure au-delà de la séance.

⚠️ L'alcool expose à des hypoglycémies retardées, souvent nocturnes, plusieurs heures après. C'est rarement dit, et c'est ce qui explique une partie des épisodes des nuits de week-end.

Ce qui se convient à la fin : une ou deux choses, dites par le patient, et pas une liste. Une consultation qui énonce dix consignes n'en fait appliquer aucune.

Le piège

Se resucrer avec du chocolat ou une pâtisserie est le réflexe le plus répandu, et le moins efficace : la matière grasse retarde l'absorption du sucre au moment où l'on en a besoin tout de suite.

À retenir

Faire redire au patient ce qu'il fera la prochaine fois qu'il sera malade, avec ses mots. C'est la seule vérification disponible de ce qui a été compris.

À retenir

  • Rotation des sites, aiguille unique, purge, conservation : quatre points qui expliquent des déséquilibres attribués aux doses.
  • Le chocolat n'est pas un resucrage, et un épisode sans contrôle n'a pas de fin connue.
  • Trois phrases pour les jours de maladie, apprises par cœur.
  • L'alcool provoque des hypoglycémies retardées, souvent nocturnes.
  • Une consultation qui énonce dix consignes n'en fait appliquer aucune.

En pratique

  • Technique d'injection et conservation revues
  • Resucrage expliqué, contrôle inclus
  • Conduite des jours de maladie reformulée par le patient
  • Conduite automobile et sucre accessible
  • Anticipation du sport
  • Effet retardé de l'alcool
  • Un ou deux engagements convenus, dits par le patient

Communication interprofessionnelle

Un diabète de type 1 se suit à plusieurs, et le patient est le seul à voir tout le monde.

Ce qui se transmet au médecin traitant : le schéma en cours, les cibles retenues, les épisodes graves, et ce qui a été convenu. Un compte rendu qui ne dit pas ce qui a été décidé oblige le suivant à tout redemander.

Ce qui se transmet à l'équipe d'éducation thérapeutique : ce qui a été trouvé et ce qui reste à reprendre. Un passage en éducation n'est utile que s'il sait par où commencer.

Ce qui se coordonne : l'ophtalmologue pour le dépistage rétinien, le podologue selon le risque, le dentiste, et la diététicienne quand l'alimentation est en cause.

⚠️ Ce qui se transmet mal : les épisodes sévères. Une hypoglycémie ayant nécessité un tiers, un passage aux urgences pour cétose, une hospitalisation brève dans un autre établissement : ces événements restent souvent hors du dossier de celui qui suit, et ce sont précisément ceux qui changent la conduite.

Ce qui appartient au patient : décider de ce qui est dit à son employeur, à son école, à ses proches. Le diabète n'a pas à être annoncé à un employeur, sauf pour les emplois dont l'accès est réglementé ; en revanche, un collègue informé de la conduite à tenir est une sécurité, et cela se discute avec le patient, jamais à sa place.

À retenir

Demander à chaque consultation s'il y a eu un passage aux urgences ou une hospitalisation ailleurs. C'est l'information la plus utile et la moins présente dans les dossiers.

À retenir

  • Un compte rendu qui ne dit pas ce qui a été décidé oblige le suivant à tout redemander.
  • L'éducation thérapeutique n'est utile que si elle sait par où commencer.
  • Les épisodes sévères survenus ailleurs échappent au dossier, et ce sont ceux qui comptent.
  • Ce qui est dit à l'employeur ou à l'entourage appartient au patient.

En pratique

  • Schéma, cibles et décisions transmis au médecin traitant
  • Point de départ précisé à l'équipe d'éducation
  • Dépistage rétinien et suivi podologique coordonnés
  • Épisodes sévères survenus ailleurs recherchés activement
  • Information de l'entourage discutée avec le patient

Sources

  • R2C, item 247 : Diabète sucré de types 1 et 2 de l'enfant et de l'adulte. Complications
  • Collège des enseignants d'endocrinologie, diabète et maladies métaboliques, chapitre « Diabète de type 1 »
  • Recommandations en vigueur sur l'insulinothérapie du diabète de type 1, sur l'autosurveillance glycémique, sur la conduite des jours de maladie, sur le traitement de l'hypoglycémie sévère et sur le calendrier de dépistage des complications. La date de la version consultée fait partie de la source