Fiche de révision
Prescription médicamenteuse, consultation de suivi et éducation d'un patient diabétique de type 2 ou ayant un diabète secondaire
Le suivi d'un diabète de type 2 se joue sur ce que le patient fait réellement de son ordonnance, sur une fonction rénale qui décide des traitements possibles, et sur les jours où l'ordonnance habituelle devient dangereuse.
Sommaire
Entretien et interrogatoire
Une consultation de suivi qui demande « est-ce que ça va » renouvelle l'ordonnance et ne trouve rien. Ce qui se cherche est l'écart entre ce qui est prescrit et ce qui est pris, puis les situations où ce qui est pris devient risqué.
Sur le traitement : ce qui est réellement avalé chaque jour, ce qui est sauté et pourquoi, la tolérance digestive de la metformine, et si une boîte a été achetée sans être ouverte. Un comprimé abandonné pour des diarrhées ne se déclare pas si personne ne le demande.
⚠️ Sur les hypoglycémies : elles n'existent qu'avec un sulfamide hypoglycémiant, un glinide ou de l'insuline. La metformine seule n'en donne pas, et croire l'inverse fait passer à côté du médicament responsable. Elles se cherchent par leurs circonstances plutôt que par leur nom : malaise en fin de matinée, sueurs au volant, repas sauté, effort inhabituel, alcool.
Sur le métier et la conduite : conduire pour vivre change la conduite à tenir. Un chauffeur, un couvreur, un travailleur posté ne relèvent pas des mêmes objectifs qu'un retraité sédentaire.
Sur les événements récents : une gastro-entérite, une fièvre, une cure de corticoïdes, un examen d'imagerie programmé avec injection. Chacun modifie l'ordonnance pour quelques jours.
Sur ce qui a été compris : à quoi sert chaque comprimé, quel objectif a été fixé, et ce qui est fait quand un repas est sauté.
À retenir
- La metformine seule ne donne pas d'hypoglycémie : chercher le sulfamide, le glinide ou l'insuline.
- Une hypoglycémie se cherche par ses circonstances, pas par son nom.
- Le métier et la conduite décident d'objectifs différents pour la même maladie.
- Un comprimé abandonné pour intolérance digestive ne se déclare jamais spontanément.
- Une gastro-entérite, des corticoïdes ou une injection de produit de contraste changent l'ordonnance pour quelques jours.
En pratique
- Ce qui est pris réellement, et ce qui est sauté
- Tolérance digestive de la metformine
- Malaises, leur horaire et leurs circonstances
- Métier, conduite, horaires de travail
- Épisodes récents : fièvre, diarrhée, corticoïdes
- Examen d'imagerie avec injection programmé
- Ce que le patient a compris de son objectif
Examen clinique
L'examen d'une consultation de suivi est court et toujours le même, ce qui est sa force : ce qui se fait à chaque fois se compare d'une fois sur l'autre.
Le poids et le tour de taille, notés et comparés au chiffre précédent. Une perte de poids non voulue chez un diabétique de type 2 n'est pas un succès : elle fait chercher une carence en insuline, un cancer, une pathologie du pancréas.
La pression artérielle, couchée puis debout. L'hypotension orthostatique est fréquente sous diurétique et sous inhibiteur de l'enzyme de conversion, et elle explique des malaises que le patient attribue à son diabète.
⚠️ Les pieds, déchaussés, les deux. L'examen cherche la sensibilité au monofilament, les pouls périphériques, la couleur et la chaleur, les espaces entre les orteils, les zones d'hyperkératose qui marquent un appui anormal, et l'état des chaussures apportées. Une plaie indolore chez quelqu'un qui ne sent pas ses pieds est découverte par le soignant, jamais rapportée par le patient.
Les sites d'injection quand il y a de l'insuline : une zone bosselée absorbe mal et produit des glycémies incompréhensibles.
Le reste tient en peu de choses : auscultation cardiaque, souffles vasculaires, état cutané. Ce qui est anormal se décrit et se note, pas seulement se constate, parce que le suivant comparera.
À retenir
- Une perte de poids non voulue chez un diabétique de type 2 fait chercher autre chose que le diabète.
- Les pieds s'examinent déchaussés, les deux, à chaque consultation de suivi.
- Une plaie indolore n'est jamais rapportée par le patient : elle se cherche.
- La pression artérielle debout explique des malaises attribués au diabète.
- Un résultat anormal se décrit et se note, parce que la consultation suivante comparera.
En pratique
- Poids et tour de taille, comparés au précédent
- Pression artérielle couchée et debout
- Pieds déchaussés : monofilament, pouls, espaces interorteils
- Chaussures et zones d'appui
- Sites d'injection si insuline
- Souffles vasculaires et auscultation cardiaque
Synthèse paraclinique
Un résultat de suivi ne se lit jamais seul : c'est sa comparaison au précédent qui décide. Une valeur isolée dit où en est le patient, deux valeurs disent où il va, et la conduite tient au second.
L'hémoglobine glyquée mesure l'équilibre des trois derniers mois. Sa cible n'est pas la même pour tout le monde : elle est plus stricte chez un patient jeune et récemment diagnostiqué, plus large chez un patient âgé, fragile, ou chez qui une hypoglycémie coûterait plus cher que quelques dixièmes de pour cent. Une cible trop stricte imposée à quelqu'un qui conduit pour vivre est une décision qui se discute, pas un objectif de qualité.
⚠️ La fonction rénale se lit deux fois : la valeur du jour, et celle d'il y a six mois. Une baisse récente et une insuffisance rénale ancienne portent le même chiffre et n'appellent pas la même conduite. Une baisse récente fait chercher son facteur, souvent une perte de liquides par diarrhée ou par vomissements, parfois un médicament ajouté.
L'albuminurie rapportée à la créatinine urinaire dépiste l'atteinte rénale avant que la filtration ne baisse. Elle se confirme sur un second prélèvement avant d'être retenue.
Le potassium compte chez quelqu'un sous inhibiteur de l'enzyme de conversion dont la filtration diminue. Le bilan lipidique complète l'évaluation du risque vasculaire.
Chaque résultat se conclut par ce qu'il change : un traitement, une surveillance, ou rien.
À retenir
- Deux valeurs de fonction rénale disent ce qu'une seule ne dit pas : la baisse récente et l'insuffisance ancienne se ressemblent.
- La cible d'hémoglobine glyquée s'individualise selon l'âge, l'ancienneté et le risque d'hypoglycémie.
- Une albuminurie se confirme sur un second prélèvement avant d'être retenue.
- Le potassium se surveille sous inhibiteur de l'enzyme de conversion quand la filtration baisse.
- Un résultat se conclut toujours par ce qu'il change, y compris quand il ne change rien.
En pratique
- Hémoglobine glyquée, et cible individualisée écrite
- Fonction rénale du jour comparée à la précédente
- Albuminurie rapportée à la créatinine urinaire
- Potassium si inhibiteur de l'enzyme de conversion ou diurétique
- Bilan lipidique
- Ce que chaque résultat change
Iconographie
Stratégie diagnostique
Deux questions se posent en suivi, et aucune des deux n'est le diagnostic initial : ce diabète est-il bien un diabète de type 2, et pourquoi son équilibre change-t-il maintenant.
⚠️ Un diabète secondaire se reconnaît à son décor, pas à sa glycémie. Ce qui fait douter du type 2 : une maigreur ou un amaigrissement, l'absence de surpoids et d'antécédent familial, un âge inhabituel, un équilibre qui se dégrade vite malgré un traitement bien pris, une cétose.
Les causes à connaître se rangent en trois familles. Le pancréas d'abord : pancréatite chronique, souvent alcoolique, cancer du pancréas chez un sujet qui maigrit, hémochromatose devant une hyperpigmentation ou une atteinte hépatique et articulaire. Les endocrinopathies ensuite : hypercorticisme, acromégalie, phéochromocytome, hyperthyroïdie. Les médicaments enfin, et ils sont les plus fréquents : corticoïdes, certains antipsychotiques, immunosuppresseurs, traitements antirétroviraux.
Un diabète monogénique se discute devant un diagnostic jeune, non obèse, avec plusieurs générations atteintes.
La seconde question, quand l'équilibre se dégrade, se traite par ordre de fréquence : un traitement moins bien pris, une infection en cours, un médicament nouvellement ajouté, un changement de vie ou de travail, puis seulement l'évolution naturelle de la maladie. Attribuer d'emblée la dégradation à la maladie fait ajouter un médicament là où il fallait comprendre un événement.
Les examens se prescrivent pour répondre à l'une de ces deux questions, pas pour compléter un bilan.
À retenir
- Un amaigrissement, une maigreur ou un âge inhabituel font douter du type 2.
- Les médicaments sont la première cause de diabète secondaire, et les corticoïdes la première d'entre elles.
- Une dégradation d'équilibre se cherche d'abord dans l'observance, l'infection et l'ordonnance récente.
- Ajouter un médicament sans avoir cherché l'événement traite le chiffre, pas le patient.
- Un examen se prescrit pour répondre à une question posée, pas pour compléter un bilan.
En pratique
- Poids, surpoids, antécédents familiaux
- Consommation d'alcool et antécédent de pancréatite
- Ordonnance complète, corticoïdes compris
- Signes d'hypercorticisme ou d'acromégalie
- Observance réelle avant conclusion d'échec thérapeutique
- Infection en cours
Urgence vitale
Quatre urgences naissent du traitement lui-même, et c'est ce qui les rend prévisibles.
⚠️ L'hypoglycémie sévère sous sulfamide hypoglycémiant est celle qui tue. Elle se prolonge et récidive après le resucrage, parce que le médicament continue d'agir plus longtemps que le sucre absorbé. Un patient âgé, dénutri, qui a sauté un repas ou dont la fonction rénale a baissé, relève d'une surveillance hospitalière et non d'un simple resucrage à domicile. Chez quelqu'un qui conduit, la question n'est pas seulement médicale.
L'hyperglycémie majeure avec déshydratation touche le sujet âgé qui ne boit plus, souvent à l'occasion d'une infection. Elle s'installe en plusieurs jours, et sa gravité tient à la perte de liquides autant qu'à la glycémie.
L'acidocétose existe chez le diabétique de type 2, lors d'une infection sévère ou d'une carence en insuline installée. Sous inhibiteur du cotransporteur sodium glucose de type 2, elle peut survenir avec une glycémie peu élevée : une acidose inexpliquée chez un patient prenant cette classe fait doser les corps cétoniques quelle que soit la glycémie.
⚠️ L'acidose lactique sous metformine survient quand la fonction rénale s'effondre et que le médicament s'accumule. Elle est rare et grave, et c'est elle qui justifie de suspendre la metformine devant toute agression rénale aiguë.
Reconnaître ces quatre situations suppose de savoir ce que le patient prend : la classe du médicament désigne l'accident possible.
À retenir
- Une hypoglycémie sous sulfamide récidive après le resucrage : elle relève d'une surveillance prolongée.
- Une acidocétose sous inhibiteur du cotransporteur sodium glucose peut survenir à glycémie peu élevée.
- L'acidose lactique survient quand la fonction rénale s'effondre sous metformine.
- L'hyperglycémie avec déshydratation du sujet âgé s'installe en plusieurs jours, souvent sur une infection.
- La classe du médicament pris désigne l'accident qui peut survenir.
En pratique
- Quelle classe de médicament le patient prend
- Fonction rénale récente
- Repas sautés, dénutrition, alcool
- Infection en cours ou déshydratation
- Corps cétoniques si acidose, même à glycémie basse
Stratégie de prise en charge
Une ordonnance de diabète de type 2 se construit sur trois questions : quel objectif pour ce patient, quelles comorbidités commandent le choix, et quelle fonction rénale autorise quoi.
La metformine reste le premier traitement, sauf intolérance ou contre-indication. Ce qui s'ajoute ensuite ne se choisit plus sur la seule glycémie : une maladie cardiovasculaire établie, une insuffisance cardiaque ou une atteinte rénale orientent vers les classes qui ont montré un bénéfice sur ces atteintes, indépendamment de leur effet sur l'hémoglobine glyquée.
⚠️ La fonction rénale décide de ce qui reste possible. Elle conditionne la posologie de la metformine, la contre-indique en dessous d'un seuil, expose aux hypoglycémies prolongées sous sulfamide, et limite plusieurs autres classes. Une filtration qui baisse ne demande pas seulement d'arrêter un comprimé : elle demande de relire l'ordonnance entière, les traitements de la pression artérielle compris.
Certaines situations suspendent temporairement l'ordonnance habituelle. Avant une injection de produit de contraste iodé chez quelqu'un dont la fonction rénale est altérée, la metformine se suspend, et sa reprise est conditionnée à un contrôle de la fonction rénale et non à un délai récité. Un inhibiteur de l'enzyme de conversion et un diurétique se discutent dans le même mouvement, chez quelqu'un dont le rein vient de souffrir. Une suspension décidée sans condition de reprise produit un arrêt définitif par oubli.
Chez le patient âgé, l'objectif se relâche et l'ordonnance s'allège : chaque médicament conservé doit encore avoir une raison d'être.
À retenir
- La metformine reste le premier traitement, et la suite se choisit sur les comorbidités.
- Une fonction rénale qui baisse fait relire l'ordonnance entière, pas seulement le comprimé évident.
- Une suspension sans condition de reprise produit un arrêt définitif par oubli.
- Une reprise se conditionne à un contrôle de la fonction rénale, pas à un délai récité.
- Chez le sujet âgé, alléger l'ordonnance est une décision thérapeutique à part entière.
En pratique
- Objectif individualisé écrit dans le dossier
- Comorbidité cardiovasculaire ou rénale identifiée
- Fonction rénale comparée à la précédente
- Ordonnance entière relue, pas seulement l'antidiabétique
- Condition de reprise écrite pour tout traitement suspendu
- Contrôle biologique programmé après l'événement
Procédure et geste technique
Annonce et information
Deux annonces se font en consultation de suivi d'un diabète de type 2, et toutes deux sont reçues comme une sanction si elles sont amenées comme un constat.
⚠️ Le passage à l'insuline est entendu comme la preuve d'un échec personnel, souvent parce qu'il a été présenté des années plus tôt comme la punition qui attend ceux qui ne se soignent pas. Le dire autrement demande de nommer ce qui se passe réellement : la maladie évolue, le pancréas produit moins, et le traitement suit cette évolution. Ce qui se craint se demande, et les craintes sont concrètes : les piqûres, le regard des autres, le travail, la conduite, la peur du malaise.
La découverte d'une complication au détour d'un bilan est la seconde. Une albuminurie, une rétinopathie dépistée, une neuropathie des pieds s'annoncent avec ce qui peut encore être fait, sans quoi l'annonce ne laisse qu'un chiffre et une inquiétude.
Ce qui rend ces deux annonces acceptables est identique : dire une chose à la fois, vérifier ce qui a été compris en demandant au patient de le reformuler, laisser un silence, et convenir de ce qui est décidé aujourd'hui. Une décision prise contre le patient ne sera pas appliquée, et le savoir en consultation évite de le découvrir six mois plus tard.
Ce qui n'est pas su se dit tel quel, et une question sans réponse se rapporte à la consultation suivante.
À retenir
- Le passage à l'insuline est reçu comme une sanction : il se présente comme l'évolution de la maladie, pas comme un échec.
- Une complication s'annonce avec ce qui peut encore être fait.
- Faire reformuler est le seul moyen de savoir ce qui a été compris.
- Une décision prise contre le patient ne sera pas appliquée.
En pratique
- Une information à la fois
- Ce que le patient craint concrètement
- Reformulation demandée
- Ce qui est décidé aujourd'hui, et ce qui attend
- Question sans réponse notée pour la fois suivante
Éducation et prévention
L'éducation d'un diabétique de type 2 ne consiste pas à répéter des conseils déjà entendus dix fois. Elle part de ce que le patient fait, cherche la représentation qui produit l'erreur, et convient d'une seule chose à changer.
⚠️ La règle du repas sauté est la première chez quelqu'un qui prend un sulfamide hypoglycémiant : le comprimé fait baisser la glycémie que le repas ait eu lieu ou non. Ne pas manger et prendre son comprimé quand même est le mécanisme de la plupart des malaises. Ce qui se transmet est la conduite à tenir quand un repas ne peut pas être pris, y compris au travail.
Reconnaître et traiter une hypoglycémie se travaille avec des mots concrets : les signes ressentis par ce patient, du sucre rapide en quantité précise, un contrôle quelques minutes après, puis une collation si le repas est loin. Chez un conducteur professionnel, la règle est plus stricte : contrôler avant de prendre la route, s'arrêter au moindre signe, ne pas repartir tout de suite.
Les pieds se regardent tous les jours, y compris entre les orteils, et toute plaie fait consulter sans attendre qu'elle fasse mal.
L'activité physique, l'alimentation et le sevrage tabagique se discutent en termes de ce qui est possible cette semaine.
Un objectif se fixe avec le patient, pas pour lui, il est unique, mesurable, et revu à la consultation suivante.
À retenir
- Sous sulfamide, un repas sauté sans adaptation du comprimé produit l'hypoglycémie.
- Une hypoglycémie s'enseigne avec les signes que ce patient ressent, pas avec une liste générale.
- Un conducteur professionnel contrôle avant de partir et s'arrête au moindre signe.
- Toute plaie du pied fait consulter avant d'être douloureuse.
- Un objectif unique, choisi avec le patient et revu la fois suivante, vaut mieux que cinq conseils.
En pratique
- Conduite à tenir quand un repas est sauté
- Signes d'hypoglycémie propres à ce patient
- Resucrage : quoi, combien, contrôle après
- Règles de conduite si le patient prend le volant
- Surveillance quotidienne des pieds
- Vaccinations à jour
- Un objectif unique convenu et daté
Communication interprofessionnelle
Le suivi d'un diabète de type 2 se partage entre plusieurs professionnels qui ne se parlent que par ce qui est écrit. Ce qui n'est pas transmis n'existe pas pour le suivant.
⚠️ Avant un examen avec injection de produit de contraste iodé, ce qui se transmet à l'équipe qui réalise l'examen est la fonction rénale récente, avec sa date, et la liste des traitements suspendus. L'équipe décide alors de ses propres modalités : lui laisser cette décision suppose de lui donner l'information sur laquelle elle repose.
Au pharmacien se transmet toute suspension temporaire, faute de quoi le renouvellement remet en place ce qui vient d'être arrêté.
À l'infirmière qui passe au domicile se transmettent les objectifs, la conduite à tenir devant une glycémie basse, et qui appeler.
Aux correspondants du dépistage, ophtalmologiste, cardiologue, podologue, se transmet le motif précis de la demande, pas seulement le mot diabète.
Une transmission utile tient en peu de lignes et dans un ordre fixe : qui est le patient, ce qui a changé, ce qui a été fait, ce qui reste à faire et par qui, et ce qui doit alerter. L'information reçue se résume à voix haute pour vérifier qu'elle a été comprise, et ce qui manque se redemande plutôt que se supposer.
Le dossier se tient pour le suivant, y compris quand le suivant est soi-même dans six mois.
À retenir
- Une fonction rénale transmise avec sa date permet à l'équipe d'imagerie de décider elle-même.
- Une suspension non transmise au pharmacien est annulée au renouvellement suivant.
- Une demande de dépistage porte son motif précis, pas seulement le mot diabète.
- Une transmission suit un ordre fixe : patient, changement, fait, à faire, alerte.
- Le dossier se tient pour le suivant, qui sera parfois soi-même.
En pratique
- Fonction rénale et sa date transmises à l'équipe qui injecte
- Traitements suspendus signalés au pharmacien
- Condition de reprise écrite et attribuée
- Objectifs et conduite à tenir communiqués à l'infirmière
- Motif précis sur chaque demande de dépistage
- Compte rendu daté dans le dossier