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Fiche de révision

Consultation de suivi et éducation thérapeutique d'un patient avec un antécédent cardiovasculaire

Des traitements qui ne soulagent rien, un programme abandonné, et des peurs que personne n'aborde.

Situation de départ 285Catégorie IIIItem R2C 324Item R2C 339Item R2C 221

Entretien et interrogatoire

⚠️ Ce qui décide de l'avenir de ce patient ne se voit pas à l'examen.

⚠️ Ce qui se demande sur les traitements : le nombre de comprimés oubliés dans la semaine, ⚠️ et non « prenez-vous bien vos traitements ». ⚠️ La première question fait compter, la seconde obtient un oui.

⚠️ Ce qui se cherche derrière un arrêt : un effet ressenti, ⚠️ une information lue ou entendue, ⚠️ un coût, une complexité, ⚠️ et une croyance sur l'utilité. ⚠️ Un arrêt a toujours une raison, et elle se traite mieux que l'arrêt lui-même.

⚠️ Ce qui se demande sur les programmes : la réadaptation, ⚠️ le nombre de séances réellement faites, ⚠️ et la raison d'un arrêt, transport, horaires, travail, argent.

⚠️ Ce qui se cherche et qu'on n'aborde jamais : la peur de récidiver, ⚠️ le renoncement à conduire, ⚠️ à porter, à reprendre une activité sexuelle, ⚠️ et l'anxiété ou la dépression après l'événement, fréquentes et associées à un moins bon pronostic.

⚠️ Ce qui se recense : l'automédication, ⚠️ et notamment les anti-inflammatoires, à déconseiller dans cette situation.

⚠️ Ce qui se demande enfin sur l'entourage : qui prépare les traitements, ⚠️ qui accompagne aux rendez-vous, et qui a compris ce qui s'est passé. ⚠️ Un conjoint mal informé freine autant qu'il aide, et un patient seul organise mal un suivi long.

⚠️ Ce qui se laisse dire sans interrompre : le récit de l'événement. ⚠️ Beaucoup de patients n'ont jamais pu le raconter, ⚠️ et ce récit contient les croyances qui commandent l'observance.à déconseiller dans cette situation.

À retenir

Demander combien de comprimés ont été oubliés cette semaine. Le chiffre surprend souvent le patient lui-même.

À retenir

  • Une question qui appelle un nombre fait compter, une question fermée obtient un oui.
  • Un arrêt a toujours une raison, et elle se traite mieux que l'arrêt.
  • Le nombre de séances réellement faites se demande, pas la prescription.
  • La peur de récidiver et les renoncements ne sont jamais abordés spontanément.
  • L'anxiété après l'événement est fréquente et associée à un moins bon pronostic.

En pratique

  • Comprimés oubliés quantifiés
  • Raison d'un arrêt recherchée
  • Effets ressentis explorés
  • Informations extérieures recueillies
  • Séances de réadaptation comptées
  • Cause d'un abandon recherchée
  • Peurs et renoncements abordés
  • Automédication recensée

Examen clinique

⚠️ L'examen d'un patient stable est court, ⚠️ et il cherche ce que le patient ne dit pas.

⚠️ Ce qui se mesure : la pression artérielle, ⚠️ la fréquence cardiaque, ⚠️ le poids, et le tour de taille.

⚠️ Ce qui s'ausculte : le cœur, ⚠️ à la recherche d'un souffle ou d'un galop, ⚠️ les poumons, et les trajets artériels.

⚠️ Ce qui se palpe : tous les pouls, ⚠️ et l'abdomen, ⚠️ la maladie touchant souvent plusieurs territoires.

⚠️ Ce qui se cherche comme signe d'insuffisance cardiaque : des œdèmes, ⚠️ une gêne respiratoire à l'effort, et une prise de poids récente.

⚠️ Ce qui s'examine quand un traitement musculaire est en cause : la force, ⚠️ la douleur à la palpation des masses musculaires, ⚠️ et la symétrie.

⚠️ Ce qui s'observe : la façon dont le patient monte sur la table, ⚠️ et ce qu'il évite de faire.

⚠️ Ce qui se note : les mêmes paramètres à chaque consultation, ⚠️ et leur évolution.

⚠️ Ce qui se réévalue à l'examen : le tabagisme, ⚠️ par l'odeur, les doigts, ⚠️ et une question posée sans jugement, car un arrêt est rarement définitif du premier coup.

⚠️ Ce qui se regarde sur la cicatrice quand il y en a une : son aspect, ⚠️ et ce que le patient en dit, une cicatrice qui gêne étant souvent tue.et leur évolution.

À retenir

Palper tous les pouls à chaque consultation. Un patient coronarien a souvent d'autres territoires atteints.

À retenir

  • L'examen cherche ce que le patient ne dit pas.
  • Tous les pouls se palpent : la maladie touche plusieurs territoires.
  • Une prise de poids récente peut annoncer une insuffisance cardiaque.
  • Devant une plainte musculaire, la force et la symétrie s'examinent.
  • Ce que le patient évite de faire s'observe.

En pratique

  • Pression et fréquence mesurées
  • Poids et tour de taille notés
  • Cœur ausculté
  • Trajets artériels auscultés
  • Tous les pouls palpés
  • Signes d'insuffisance cardiaque recherchés
  • Examen musculaire si plainte
  • Paramètres comparés aux précédents

Synthèse paraclinique

⚠️ Le suivi biologique sert à vérifier l'effet du traitement, ⚠️ et l'effet du traitement dépend d'abord de sa prise.

⚠️ Ce qui se contrôle : le bilan des lipides, ⚠️ la glycémie, ⚠️ la fonction du rein, le potassium, ⚠️ et selon le contexte la numération.

⚠️ Ce qui s'interprète avec prudence : un bilan lipidique qui s'aggrave, ⚠️ qui fait d'abord chercher une prise irrégulière, ⚠️ avant de conclure à une insuffisance du traitement, et l'historique des délivrances tranche.

⚠️ Ce qui se dose devant une plainte musculaire : la créatine kinase, ⚠️ dont l'interprétation dépend de l'activité physique récente, ⚠️ et une valeur très élevée impose l'arrêt.

⚠️ Ce qui se recontrôle après un changement : les paramètres concernés, ⚠️ à un délai adapté.

⚠️ Ce qui ne se répète pas : un bilan complet à chaque consultation, ⚠️ chez un patient stable et observant.

⚠️ Ce qui vaut mieux qu'un dosage : le relevé des délivrances, ⚠️ information la plus fiable sur l'observance, et accessible en une question au pharmacien.

⚠️ Ce qui s'explique au patient avant tout prélèvement : à quoi sert chaque dosage, ⚠️ et ce qui sera décidé selon le résultat. ⚠️ Un bilan dont on ignore l'usage n'est pas fait, et le patient revient sans.et accessible en une question au pharmacien.

À retenir

Demander l'historique des délivrances avant d'augmenter une dose jugée insuffisante.

À retenir

  • L'effet du traitement dépend d'abord de sa prise.
  • Un bilan lipidique qui s'aggrave fait d'abord chercher une prise irrégulière.
  • L'historique des délivrances tranche entre inefficacité et non-prise.
  • La créatine kinase s'interprète avec l'activité physique récente.
  • Le relevé des délivrances est l'information la plus fiable sur l'observance.

En pratique

  • Bilan lipidique contrôlé
  • Glycémie contrôlée
  • Fonction du rein et potassium contrôlés
  • Observance vérifiée avant conclusion
  • Historique des délivrances demandé
  • Créatine kinase dosée si plainte musculaire
  • Recontrôle après changement programmé
  • Répétitions inutiles évitées

Iconographie

Sans objet pour cette situation : L'imagerie de suivi relève du cardiologue et des situations de départ correspondantes. Elle n'intervient pas dans la consultation d'éducation.

Stratégie diagnostique

Sans objet pour cette situation : Le diagnostic est acquis. La récidive d'un syndrome coronarien relève de la situation de départ correspondante.

Urgence vitale

Sans objet pour cette situation : La consultation de suivi ne comporte pas d'urgence vitale. La récidive et ses signes relèvent des situations de départ correspondantes.

Stratégie de prise en charge

⚠️ Devant un arrêt de traitement, ⚠️ la première décision n'est pas de le represcrire à l'identique.

⚠️ Ce qui se traite d'abord : la raison de l'arrêt. ⚠️ Un effet ressenti se vérifie, ⚠️ par un arrêt puis une réintroduction, une adaptation de dose, ⚠️ ou un changement de molécule. ⚠️ La plupart des patients tolèrent une reprise adaptée.

⚠️ Ce qui se corrige aussi : une croyance, ⚠️ une information extérieure, et une absence de compréhension du rôle de chaque ligne.

⚠️ Ce qui se réorganise : un programme abandonné, ⚠️ en traitant la cause matérielle, ⚠️ transport, horaires, coût, et en proposant une alternative de proximité quand elle existe.

⚠️ Ce qui se réévalue : chaque ligne de l'ordonnance, ⚠️ certains traitements ayant une durée définie, ⚠️ et leur poursuite au-delà exposant sans bénéfice.

⚠️ Ce qui se prescrit et qui compte autant : l'activité physique, ⚠️ avec des consignes précises, et non un conseil général.

⚠️ Ce qui se programme : une consultation de suivi datée, ⚠️ et le contact avec le cardiologue.

⚠️ Ce qui se décide avec le patient et non pour lui : l'objectif de la période à venir, ⚠️ un seul, choisi par lui, ⚠️ et formulé en actes, car un plan qu'il n'a pas choisi ne sera pas suivi.et le contact avec le cardiologue.

À retenir

Réévaluer la durée du second antiagrégant. Sa poursuite au-delà expose sans bénéfice.

À retenir

  • La première décision est de traiter la raison de l'arrêt.
  • La plupart des patients tolèrent une reprise adaptée.
  • Un programme abandonné se réorganise en traitant la cause matérielle.
  • Certains traitements ont une durée définie et leur poursuite expose.
  • L'activité physique se prescrit avec des consignes précises.

En pratique

  • Raison de l'arrêt traitée
  • Effet ressenti vérifié
  • Adaptation ou changement proposé
  • Croyances corrigées
  • Cause matérielle d'abandon traitée
  • Alternative de proximité recherchée
  • Durée des traitements réévaluée
  • Activité physique prescrite précisément

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : L'annonce de la maladie a eu lieu lors de l'événement. L'information au long cours est traitée dans la section éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Ce domaine porte la situation, ⚠️ et il commence par une phrase qui n'accuse pas.

⚠️ Ce qui se dit devant un arrêt : que beaucoup de patients arrêtent pour la même raison, ⚠️ que ce n'est pas une faute, ⚠️ et qu'il existe des solutions. ⚠️ Un reproche ferme la consultation et les suivantes.

⚠️ Ce qui s'explique ligne par ligne : à quoi sert chaque traitement, ⚠️ et combien de temps il se prend. ⚠️ Un patient qui ignore l'usage d'un comprimé l'arrête au premier ennui.

⚠️ Ce qui s'annonce avant qu'il ne le découvre : les effets indésirables fréquents, ⚠️ et la conduite à tenir, appeler plutôt qu'arrêter.

⚠️ Ce qui se travaille sur le mode de vie : l'arrêt du tabac maintenu, ⚠️ résultat le plus important et jamais souligné, ⚠️ l'activité physique, l'alimentation, ⚠️ et le poids, par des objectifs peu nombreux et choisis.

⚠️ Ce qui s'aborde spontanément : la reprise de la conduite, ⚠️ du travail, ⚠️ du port de charges, et de la vie intime, ⚠️ sujets que le patient n'osera pas ouvrir.

⚠️ Ce qui s'apprend et qui sauve : les signes d'une récidive, ⚠️ et le numéro à appeler, ⚠️ sans passer par le médecin traitant.

⚠️ Ce qui se vérifie avant de terminer : ce que le patient a compris, ⚠️ en lui demandant de redire le plan avec ses mots, et non en lui demandant s'il a compris.sans passer par le médecin traitant.

À retenir

Aborder soi-même la conduite, le travail et la vie intime. Le patient ne les ouvrira pas.

À retenir

  • Un reproche ferme cette consultation et les suivantes.
  • Un patient qui ignore l'usage d'un comprimé l'arrête au premier ennui.
  • Un patient prévenu d'un effet indésirable appelle plutôt qu'il n'arrête.
  • L'arrêt du tabac maintenu est le résultat le plus important et jamais souligné.
  • Les signes d'une récidive et le numéro s'apprennent explicitement.

En pratique

  • Absence de reproche formulée
  • Usage de chaque traitement expliqué
  • Durées précisées
  • Effets indésirables annoncés
  • Conduite en cas d'effet donnée
  • Arrêt du tabac valorisé
  • Reprise des activités abordée
  • Signes de récidive et numéro appris

Communication interprofessionnelle

⚠️ Ce patient est suivi par plusieurs professionnels, ⚠️ et un abandon n'est signalé par personne.

Ce qui se demande au pharmacien : ⚠️ l'historique des délivrances, ⚠️ le signalement d'un renouvellement interrompu, et la vigilance sur l'automédication.

⚠️ Ce qui se demande au centre de réadaptation : un retour, ⚠️ et surtout une reprise de contact avec un patient qui ne vient plus, ⚠️ un abandon non rappelé étant définitif.

Ce qui se transmet au cardiologue : ⚠️ l'observance réelle, ⚠️ les effets ressentis, les traitements modifiés, ⚠️ et les raisons de ces modifications.

Ce qui se transmet au médecin du travail : ⚠️ avec l'accord du patient, ⚠️ la reprise du travail, les contraintes, ⚠️ et la question du port de charges et de la conduite.

⚠️ Ce qui se coordonne : la diététicienne, ⚠️ l'enseignant en activité physique adaptée, et le tabacologue.

⚠️ Et ce qui s'écrit sur l'ordonnance : l'indication de chaque ligne, ⚠️ et la durée quand elle est définie, ⚠️ information sans laquelle un traitement temporaire devient définitif.

⚠️ Ce qui se remet au patient : un document écrit, ⚠️ portant les traitements, leurs indications, ⚠️ et les signes qui imposent d'appeler.information sans laquelle un traitement temporaire devient définitif.

À retenir

Demander au centre de rappeler les patients qui ne viennent plus. Personne ne le fait spontanément.

À retenir

  • Un abandon de programme n'est signalé par personne.
  • Un abandon non rappelé est définitif.
  • Le cardiologue reçoit l'observance réelle, pas la prescription.
  • La reprise du travail et la conduite se traitent avec le médecin du travail.
  • Sans durée écrite, un traitement temporaire devient définitif.

En pratique

  • Historique des délivrances demandé
  • Signalement des interruptions organisé
  • Retour du centre de réadaptation demandé
  • Reprise de contact demandée
  • Observance transmise au cardiologue
  • Médecin du travail saisi avec accord
  • Intervenants du mode de vie coordonnés
  • Indications et durées écrites

Sources

  • R2C, item 324 : Éducation thérapeutique, observance et automédication
  • R2C, item 339 : Syndromes coronariens aigus (SCA)
  • R2C, item 221 : Athérome : épidémiologie et physiopathologie. Le malade poly-athéromateux
  • Collège national des enseignants de cardiologie, chapitres sur la prévention secondaire et la réadaptation
  • Recommandations en vigueur sur la prévention secondaire après un syndrome coronarien aigu. La date de la version consultée fait partie de la source