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Fiche de révision

Consultation de suivi en gynécologie

Un rendez-vous de prévention dont l'examen n'est qu'une partie, un calendrier de dépistages, et un consentement qui se redemande.

Situation de départ 294Catégorie IIIItem R2C 36Item R2C 290Item R2C 124

Entretien et interrogatoire

⚠️ La plus grande partie de cette consultation se passe habillée, ⚠️ et assise.

⚠️ Ce qui se date : les dernières règles, ⚠️ leur régularité, ⚠️ leur abondance, ⚠️ leur durée, et les douleurs qui les accompagnent.

⚠️ Ce qui se demande sur la contraception en cours : laquelle, ⚠️ depuis quand, ⚠️ comment elle est prise réellement, ⚠️ les oublis, ⚠️ la tolérance, et la satisfaction. ⚠️ Une contraception mal tolérée est une contraception qui sera arrêtée sans être remplacée.

⚠️ Ce qui se demande sur les projets : un désir de grossesse, ⚠️ son échéance, et la nécessité d'une préparation, ⚠️ acide folique, ⚠️ vaccinations, et arrêt des produits contre-indiqués.

⚠️ Ce qui se recherche comme symptômes : des saignements en dehors des règles, ⚠️ des saignements après les rapports, ⚠️ des douleurs pendant les rapports, ⚠️ des pertes anormales, ⚠️ des troubles urinaires, et une douleur pelvienne chronique.

⚠️ Ce qui se demande et qui ne se dit pas spontanément : les violences, ⚠️ le consentement dans la relation, ⚠️ une mutilation, ⚠️ et une difficulté sexuelle, posés simplement et à l'abri de tout tiers.

⚠️ Ce qui se recense : les dépistages faits et leurs dates, ⚠️ les antécédents familiaux de cancer du sein, de l'ovaire et du côlon, et les traitements en cours.

Le piège

Poser les questions intimes en présence du conjoint ou d'un enfant en âge de comprendre.

À retenir

  • Une contraception mal tolérée sera arrêtée sans être remplacée.
  • Un désir de grossesse se prépare avant la conception, pas après.
  • Les saignements après les rapports se demandent, ils ne sont pas rapportés.
  • Les questions sur les violences se posent à l'abri de tout tiers.
  • Les dates des dépistages font partie de l'interrogatoire.

En pratique

  • Dernières règles datées
  • Cycle et abondance décrits
  • Contraception et tolérance évaluées
  • Projet de grossesse abordé
  • Saignements anormaux recherchés
  • Douleurs et pertes recherchées
  • Violences abordées à l'abri de tiers
  • Dates des dépistages recensées

Examen clinique

⚠️ Aucun geste ne commence sans que son motif ait été expliqué et son accord obtenu.

⚠️ Ce qui se dit avant : ce qui va être fait, ⚠️ pourquoi, ⚠️ combien de temps, et que la patiente peut interrompre à tout moment. ⚠️ Un examen refusé n'annule pas la consultation, ⚠️ et se repropose plus tard.

⚠️ Ce qui se mesure : le poids, ⚠️ la taille, ⚠️ la pression artérielle, avant toute prescription hormonale.

⚠️ Ce qui s'examine sur les seins : l'inspection dans deux positions, ⚠️ la palpation des quatre quadrants, ⚠️ la région du mamelon, ⚠️ la recherche d'un écoulement, et les aires ganglionnaires.

⚠️ Ce qui s'examine sur l'abdomen et le pelvis : la palpation abdominale, ⚠️ l'inspection de la vulve, ⚠️ l'examen au spéculum, et le toucher vaginal, ⚠️ chacun ayant une indication propre, et aucun n'étant systématique par principe.

⚠️ Ce qui se respecte : l'intimité, ⚠️ le déshabillage limité au nécessaire, ⚠️ l'absence de tiers non indispensable, et le droit d'être accompagnée si la patiente le souhaite.

⚠️ Ce qui se dit pendant : ce qui est constaté, ⚠️ au fur et à mesure, car le silence pendant un examen intime inquiète plus qu'il ne rassure.

À retenir

Dire à voix haute ce qui est constaté au fur et à mesure de l'examen.

À retenir

  • Rien ne se touche sans explication préalable et accord.
  • Un examen refusé n'annule pas la consultation : il se repropose.
  • La pression artérielle se mesure avant toute prescription hormonale.
  • Aucun geste pelvien n'est systématique par principe : chacun a son indication.
  • Le silence pendant un examen intime inquiète plus qu'il ne rassure.

En pratique

  • Motif du geste expliqué
  • Accord obtenu
  • Possibilité d'interrompre annoncée
  • Poids, taille et pression mesurés
  • Seins inspectés et palpés
  • Aires ganglionnaires examinées
  • Gestes pelviens justifiés un par un
  • Intimité et accompagnement respectés

Synthèse paraclinique

⚠️ Les examens de cette consultation sont des dépistages, ⚠️ et un dépistage obéit à un calendrier, pas à une demande.

⚠️ Ce qui se vérifie sur le dépistage du cancer du col de l'utérus : la date du dernier prélèvement, ⚠️ son type, ⚠️ son résultat, et l'intervalle recommandé selon l'âge, ⚠️ l'examen cytologique et la recherche du virus n'ayant ni les mêmes âges ni les mêmes rythmes.

⚠️ Ce qui se sait : une vaccination contre les papillomavirus ne dispense pas du dépistage.

⚠️ Ce qui se prescrit selon le contexte : un dépistage des infections sexuellement transmissibles, ⚠️ proposé selon l'âge, les partenaires et les symptômes, et non par principe.

⚠️ Ce qui se demande avant une contraception hormonale : un bilan orienté, ⚠️ selon les antécédents personnels et familiaux, ⚠️ et non un bilan complet systématique, la clinique passant devant.

⚠️ Ce qui se contrôle chez une femme sous contraception ancienne : la pression artérielle, ⚠️ et les paramètres qui avaient motivé une surveillance.

⚠️ Ce qui se demande devant un symptôme et non devant une inquiétude : une échographie pelvienne, ⚠️ dont la prescription systématique n'a pas de justification.

⚠️ Ce qui se restitue : chaque résultat, ⚠️ avec sa signification, et la date du contrôle suivant.

Le piège

Refaire un dépistage du col plus tôt que l'intervalle recommandé, parce que la patiente est là.

À retenir

  • Un dépistage obéit à un calendrier, pas à une demande.
  • La vaccination contre les papillomavirus ne dispense pas du dépistage.
  • Un bilan avant contraception est orienté par les antécédents, pas systématique.
  • Une échographie pelvienne répond à un symptôme, pas à une inquiétude.
  • Chaque résultat se restitue avec la date du contrôle suivant.

En pratique

  • Date et type du dernier dépistage du col vérifiés
  • Intervalle recommandé respecté
  • Statut vaccinal noté sans dispense de dépistage
  • Dépistage des infections proposé si indiqué
  • Bilan avant contraception orienté
  • Pression artérielle contrôlée
  • Imagerie prescrite sur symptôme
  • Résultats restitués et contrôle daté

Iconographie

⚠️ L'imagerie du suivi gynécologique est d'abord une affaire de programme, ⚠️ et de compte rendu relu.

⚠️ Ce qui se vérifie sur le dépistage du cancer du sein : l'âge d'entrée dans le programme organisé, ⚠️ le rythme, ⚠️ la date du dernier examen, et sa conclusion classée.

⚠️ Ce qui change le programme : des antécédents familiaux au premier degré, ⚠️ une prédisposition connue, ⚠️ une irradiation thoracique antérieure, qui imposent une surveillance différente, ⚠️ plus précoce et parfois par une autre technique.

⚠️ Ce qui se lit sur un compte rendu de mammographie : la densité du sein, ⚠️ qui diminue la sensibilité de l'examen, ⚠️ la classification finale, ⚠️ et la conduite qu'elle impose, contrôle, complément d'imagerie ou prélèvement.

⚠️ Ce qui ne s'oublie pas : une image classée nécessitant un contrôle n'est pas une image normale, ⚠️ et son suivi se programme et se vérifie.

⚠️ Ce qui prime sur l'image : une anomalie palpée. ⚠️ Une mammographie normale n'élimine pas une lésion palpable, et impose de poursuivre les explorations.

⚠️ Ce qui se demande devant un symptôme pelvien : une échographie, ⚠️ par voie adaptée, et interprétée avec la date du cycle.

Le piège

Se rassurer sur une mammographie normale devant une masse palpable. La clinique commande.

À retenir

  • Une mammographie normale n'élimine pas une lésion palpable.
  • La densité mammaire diminue la sensibilité de l'examen : elle figure au compte rendu.
  • Une image classée nécessitant un contrôle n'est pas une image normale.
  • Des antécédents familiaux au premier degré changent le programme de surveillance.
  • Une échographie pelvienne s'interprète avec la date du cycle.

En pratique

  • Âge d'entrée et rythme vérifiés
  • Date du dernier examen notée
  • Classification finale lue
  • Densité prise en compte
  • Antécédents familiaux évalués
  • Surveillance adaptée si risque élevé
  • Contrôle programmé et vérifié
  • Anomalie palpée explorée malgré une imagerie normale

Stratégie diagnostique

Sans objet pour cette situation : La consultation de suivi n'a pas de question diagnostique propre. Les symptômes qui apparaissent relèvent des situations de départ correspondantes.

Urgence vitale

Sans objet pour cette situation : La consultation de suivi programmée ne comporte pas d'urgence vitale. Les urgences gynécologiques relèvent des situations de départ correspondantes.

Stratégie de prise en charge

⚠️ La décision de cette consultation est presque toujours une décision partagée.

⚠️ Ce qui commande le choix d'une contraception : les contre-indications, ⚠️ les antécédents personnels et familiaux, ⚠️ le tabac et l'âge, ⚠️ la tolérance passée, et surtout ce que la femme accepte de prendre. ⚠️ La meilleure méthode est celle qui sera utilisée.

⚠️ Ce qui se réévalue à chaque consultation : la contraception en cours, ⚠️ sa tolérance, ⚠️ et le fait qu'elle corresponde toujours à la situation, âge, désir de grossesse, nouveaux facteurs de risque.

⚠️ Ce qui s'anticipe : la contraception d'urgence, ⚠️ son délai, ⚠️ son accès, expliqués avant d'en avoir besoin.

⚠️ Ce qui se planifie : les dépistages à venir, ⚠️ avec leur date, ⚠️ portée sur un document remis, et non annoncée oralement.

⚠️ Ce qui se discute autour de la ménopause : les symptômes gênants, ⚠️ le rapport entre bénéfices et risques d'un traitement, ⚠️ sa durée, et sa réévaluation régulière.

⚠️ Ce qui s'oriente : une douleur chronique, ⚠️ une infertilité, ⚠️ une anomalie de dépistage, vers l'avis spécialisé, ⚠️ avec un rendez-vous pris et non un nom donné.

À retenir

Remettre un document portant les dates des prochains dépistages. L'oral ne survit pas à la salle d'attente.

À retenir

  • La meilleure contraception est celle qui sera réellement utilisée.
  • La contraception en cours se réévalue à chaque consultation.
  • La contraception d'urgence s'explique avant d'en avoir besoin.
  • Les dates des dépistages à venir se remettent par écrit.
  • Une orientation vaut par le rendez-vous pris, pas par le nom donné.

En pratique

  • Contre-indications vérifiées
  • Tabac et âge pris en compte
  • Préférence de la patiente intégrée
  • Contraception en cours réévaluée
  • Contraception d'urgence expliquée
  • Dépistages datés par écrit
  • Symptômes de ménopause discutés
  • Orientations concrétisées

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Les gestes de prélèvement et de pose relèvent des situations de départ correspondantes et sont évalués comme gestes propres.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : L'annonce d'un résultat anormal relève de la situation de départ correspondante. L'information courante est traitée dans la section éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Cette consultation est un rendez-vous de prévention, ⚠️ et c'est là que se joue son utilité.

⚠️ Ce qui s'explique sur la contraception : comment elle se prend, ⚠️ que faire en cas d'oubli, ⚠️ selon le moment, et ce qui diminue son efficacité, ⚠️ vomissements, diarrhée, certains traitements.

⚠️ Ce qui se dit sur les infections : que la contraception ne protège pas des infections, ⚠️ que le préservatif reste nécessaire selon la situation, et où se faire dépister.

⚠️ Ce qui se rappelle sur les dépistages : leur intérêt, ⚠️ leur rythme, ⚠️ et le fait qu'un examen normal ne dispense pas du suivant.

⚠️ Ce qui se travaille sur le mode de vie : le tabac, ⚠️ particulièrement en association avec une contraception hormonale après un certain âge, ⚠️ l'activité physique, ⚠️ le poids, et l'alcool.

⚠️ Ce qui s'aborde autour de la grossesse : la supplémentation avant la conception, ⚠️ les vaccinations à mettre à jour avant, et les traitements à revoir.

⚠️ Ce qui s'ouvre et qui est rarement ouvert : la santé sexuelle, ⚠️ la douleur pendant les rapports, ⚠️ le désir, et le consentement.

⚠️ Ce qui se remet par écrit : le calendrier de suivi, ⚠️ et les signes qui doivent faire consulter avant.

À retenir

Expliquer la conduite en cas d'oubli au moment de la prescription, pas au moment de l'oubli.

À retenir

  • La conduite en cas d'oubli s'explique avant l'oubli.
  • Une contraception ne protège pas des infections.
  • Un dépistage normal ne dispense pas du suivant.
  • Le tabac associé à une contraception hormonale se réévalue avec l'âge.
  • La santé sexuelle s'ouvre par le soignant, sinon elle reste fermée.

En pratique

  • Mode de prise expliqué
  • Conduite en cas d'oubli donnée
  • Facteurs diminuant l'efficacité cités
  • Protection contre les infections rappelée
  • Rythme des dépistages rappelé
  • Tabac et mode de vie travaillés
  • Préparation à une grossesse abordée
  • Calendrier et signes d'alerte remis par écrit

Communication interprofessionnelle

⚠️ Le suivi gynécologique est partagé entre plusieurs professionnels, ⚠️ et personne ne détient le calendrier complet.

⚠️ Ce qui se demande au médecin traitant : les dates des dépistages déjà réalisés, ⚠️ les résultats antérieurs, et les traitements en cours, ⚠️ notamment ceux qui interagissent avec une contraception.

⚠️ Ce qui se transmet au médecin traitant : la contraception choisie, ⚠️ sa date de début, ⚠️ les dépistages faits et à faire avec leurs dates, et les points de vigilance.

Ce qui se demande à la sage-femme : ⚠️ le suivi gynécologique de prévention qu'elle assure, ⚠️ et la coordination des dépistages, pour éviter les doublons et les oublis.

Ce qui se demande au pharmacien : ⚠️ le relevé des délivrances, ⚠️ le signalement d'un renouvellement interrompu, et la vérification des interactions.

⚠️ Ce qui s'organise devant un résultat anormal : un rendez-vous pris, ⚠️ un délai annoncé, ⚠️ et une vérification que la patiente s'y est rendue, un résultat anormal perdu de vue étant le pire événement de ce suivi.

⚠️ Ce qui ne se transmet à personne : ce que la patiente a dit sur sa vie privée, ⚠️ sur des violences, ⚠️ ou sur une interruption de grossesse, sans son accord explicite, ⚠️ et jamais à un membre de la famille.

À retenir

Mettre en place une vérification des résultats anormaux non suivis d'effet.

À retenir

  • Personne ne détient le calendrier complet des dépistages : il se reconstitue.
  • La coordination avec la sage-femme évite doublons et oublis.
  • Un résultat anormal perdu de vue est le pire événement de ce suivi.
  • Une orientation se vérifie : la patiente s'y est-elle rendue.
  • Rien de la vie privée ne se transmet sans accord explicite.

En pratique

  • Dates antérieures demandées
  • Traitements et interactions vérifiés
  • Contraception transmise au médecin traitant
  • Calendrier partagé avec la sage-femme
  • Délivrances suivies
  • Rendez-vous pris devant un résultat anormal
  • Venue effective vérifiée
  • Confidentialité tenue sans exception

S'entraîner sur cette situation

Aucune station ne couvre encore cette situation.

Sources

  • R2C, item 36 : Contraception
  • R2C, item 290 : Épidémiologie, facteurs de risque, prévention et dépistage des cancers
  • R2C, item 124 : Ménopause, insuffisance ovarienne prématurée, andropause, déficit androgénique lié à l’âge
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français, chapitres sur la contraception et sur le suivi gynécologique de prévention
  • Recommandations en vigueur sur le dépistage du cancer du col de l'utérus, le dépistage organisé du cancer du sein et la prescription des contraceptifs. La date de la version consultée fait partie de la source