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Fiche de révision

Prévention chez un malade contagieux

Un mode de transmission qui commande tout, des mesures qui n'existent que simultanées, et un retrait de protections qui contamine.

Situation de départ 310Catégorie IVItem R2C 171Item R2C 176Item R2C 145

Entretien et interrogatoire

⚠️ Ce qu'il faut établir n'est pas seulement le diagnostic, ⚠️ c'est la période pendant laquelle la personne a été contagieuse, et qui l'a approchée.

⚠️ Ce qui se date : le début des signes, ⚠️ et non la date du diagnostic, ⚠️ la contagiosité précédant souvent la reconnaissance de plusieurs semaines.

⚠️ Ce qui se recherche sur l'histoire de la lésion ou du symptôme : les traitements déjà appliqués, ⚠️ notamment un traitement local anti-inflammatoire, qui peut transformer une forme banale en forme très contagieuse.

⚠️ Ce qui se recense : les lieux de vie, ⚠️ la chambre partagée, ⚠️ les activités collectives, ⚠️ les repas, ⚠️ les soins de nursing, ⚠️ les intervenants extérieurs, et les visiteurs réguliers.

⚠️ Ce qui se demande au personnel et qui n'est jamais dit spontanément : des symptômes chez les soignants, ⚠️ leur ancienneté, et la poursuite du travail malgré eux.

⚠️ Ce qui se recherche chez les contacts : des personnes fragiles, ⚠️ immunodéprimées, ⚠️ enceintes, ⚠️ très jeunes, ou très âgées, ⚠️ qui relèvent d'une conduite distincte.

⚠️ Ce qui se demande enfin : les mesures déjà prises, ⚠️ par qui, et ce qui a déjà été dit à qui.

Le piège

Dater l'exposition au diagnostic. La période contagieuse remonte au début des signes.

À retenir

  • La contagiosité se date sur le début des signes, pas sur le diagnostic.
  • Un traitement local anti-inflammatoire peut aggraver la contagiosité.
  • Les symptômes des soignants ne sont jamais déclarés spontanément.
  • Les contacts fragiles relèvent d'une conduite distincte.
  • Ce qui a déjà été dit, et à qui, fait partie du recueil.

En pratique

  • Début des signes daté
  • Traitements déjà appliqués recherchés
  • Lieux de vie et activités recensés
  • Intervenants et visiteurs listés
  • Symptômes du personnel demandés
  • Contacts fragiles identifiés
  • Mesures déjà prises recensées
  • Informations déjà diffusées recensées

Examen clinique

⚠️ L'examen sert ici à mesurer la contagiosité, ⚠️ et à trouver les cas qu'on n'a pas cherchés.

⚠️ Ce qui s'examine sur la peau : la localisation des lésions, ⚠️ leur étendue, ⚠️ leur aspect, ⚠️ la présence de croûtes ou d'une hyperkératose, et l'atteinte des espaces entre les doigts, ⚠️ des poignets, et des plis.

⚠️ Ce qui s'examine chez la personne âgée ou dépendante : le dos, ⚠️ le cuir chevelu, ⚠️ les ongles, et les zones habituellement couvertes, ⚠️ où les formes profuses passent inaperçues.

⚠️ Ce qui se cherche devant une diarrhée : des signes de déshydratation, ⚠️ une distension de l'abdomen, ⚠️ une douleur, ⚠️ une fièvre, et des signes de gravité, ⚠️ qui changent la prise en charge et non seulement l'isolement.

⚠️ Ce qui s'examine chez les contacts : les mêmes zones, ⚠️ chez toutes les personnes désignées comme contacts, et pas seulement chez celles qui se plaignent.

⚠️ Ce qui se note : une description écrite et datée des lésions, ⚠️ qui servira à juger de l'évolution, et à définir un nouveau cas.

⚠️ Ce qui s'observe dans le service : la présence de matériel dédié, ⚠️ l'état des points d'eau, et l'accessibilité des protections.

À retenir

Examiner le dos et le cuir chevelu d'une personne dépendante : c'est là que les formes profuses se cachent.

À retenir

  • Les formes profuses passent inaperçues sur le dos et le cuir chevelu.
  • Les contacts s'examinent, pas seulement ceux qui se plaignent.
  • Une description écrite et datée sert à définir un nouveau cas.
  • Une diarrhée impose de chercher des signes de gravité, pas seulement d'isoler.
  • L'accessibilité des protections fait partie de ce qu'on regarde.

En pratique

  • Lésions localisées et décrites
  • Espaces interdigitaux et plis examinés
  • Dos et cuir chevelu examinés
  • Ongles regardés
  • Signes de gravité recherchés
  • Contacts examinés
  • Description datée consignée
  • Organisation matérielle observée

Synthèse paraclinique

⚠️ Les examens servent ici à confirmer un mécanisme de transmission, ⚠️ pas seulement un diagnostic.

⚠️ Ce qui se sait sur la confirmation : certaines maladies contagieuses se confirment par un prélèvement, ⚠️ d'autres restent cliniques, ⚠️ et l'absence de confirmation ne dispense pas des mesures, quand la clinique est évocatrice.

⚠️ Ce qui compte pour la conduite collective : le mode de transmission, ⚠️ la durée de contagiosité, ⚠️ la résistance de l'agent dans l'environnement, et sa sensibilité aux produits utilisés.

⚠️ Ce qui doit être demandé au laboratoire : le résultat, ⚠️ mais aussi le délai de rendu, ⚠️ la nécessité d'un prélèvement de contrôle, et la conduite en attendant. ⚠️ On n'attend pas un résultat pour isoler.

⚠️ Ce qui ne se prescrit pas : un dépistage systématique de toutes les personnes d'une collectivité, ⚠️ quand la conduite ne dépend pas du résultat individuel.

⚠️ Ce qui se sait sur les contrôles après traitement : ils ne sont pas toujours utiles, ⚠️ et leur positivité peut persister sans signifier un échec.

⚠️ Ce qui se documente : la date de chaque prélèvement, ⚠️ et la date de mise en place des mesures, deux repères qui serviront à juger l'épisode.

Le piège

Différer l'isolement en attendant la confirmation du laboratoire.

À retenir

  • On n'attend pas un résultat pour mettre en place les mesures.
  • L'absence de confirmation ne dispense pas des mesures si la clinique est évocatrice.
  • La résistance de l'agent dans l'environnement commande le choix des produits.
  • Un dépistage individuel inutile ne se prescrit pas en collectivité.
  • Une positivité persistante après traitement ne signifie pas toujours un échec.

En pratique

  • Mode de transmission établi
  • Durée de contagiosité connue
  • Résistance environnementale prise en compte
  • Prélèvements pertinents demandés
  • Délai de rendu connu
  • Mesures prises sans attendre
  • Dépistages inutiles évités
  • Dates consignées

Iconographie

Sans objet pour cette situation : Aucune imagerie n'intervient dans la prévention de la transmission. Les explorations relèvent des maladies concernées.

Stratégie diagnostique

Sans objet pour cette situation : Le diagnostic de la maladie contagieuse relève des situations de départ correspondantes. Cette situation porte sur les mesures de prévention.

Urgence vitale

Sans objet pour cette situation : Les mesures de prévention ne comportent pas d'urgence vitale propre. Les formes graves relèvent des situations de départ correspondantes.

Stratégie de prise en charge

⚠️ Une mesure collective ne vaut que si elle est complète et simultanée.

⚠️ Ce qui commande tout : le mode de transmission, ⚠️ contact, ⚠️ gouttelettes, ⚠️ air, ou plusieurs, ⚠️ et le type de précautions qui en découle.

⚠️ Ce qui se définit ensuite : le périmètre des personnes concernées, ⚠️ résidents ou patients, ⚠️ personnel, ⚠️ intervenants extérieurs, ⚠️ familles, et personnes symptomatiques ou non.

⚠️ Ce qui échoue quand on l'échelonne : le traitement d'un épisode collectif. ⚠️ Traiter les uns après les autres reconstitue la contamination, ⚠️ et un manque de personnel n'est pas un argument recevable, il est un problème à résoudre.

⚠️ Ce qui se traite en même temps que les personnes : l'environnement, ⚠️ le linge, ⚠️ la literie, ⚠️ les vêtements, ⚠️ les fauteuils, et les objets partagés.

⚠️ Ce qui se suspend temporairement : certaines activités collectives, ⚠️ avec une durée annoncée, et une reprise datée.

⚠️ Ce qui relève d'un circuit distinct : une soignante enceinte, ⚠️ une personne immunodéprimée, adressées au service compétent, ⚠️ et non traitées par téléphone.

⚠️ Ce qui se programme dès le premier jour : la surveillance, ⚠️ la définition d'un nouveau cas, ⚠️ la durée de suivi, et le critère de fin d'épisode.

À retenir

Fixer une date et une heure uniques pour toutes les mesures. C'est la condition de leur efficacité.

À retenir

  • Le mode de transmission commande le type de précautions.
  • Traiter les uns après les autres reconstitue la contamination.
  • Le manque de personnel est un problème à résoudre, pas un argument.
  • L'environnement se traite en même temps que les personnes.
  • La définition d'un nouveau cas et le critère de fin se posent dès le premier jour.

En pratique

  • Mode de transmission identifié
  • Type de précautions défini
  • Périmètre des personnes arrêté
  • Simultanéité organisée
  • Environnement et linge traités
  • Activités collectives adaptées
  • Cas particuliers orientés
  • Surveillance et fin d'épisode définies

Procédure et geste technique

⚠️ Ce qui contamine n'est pas l'entrée dans la chambre, ⚠️ c'est la sortie.

⚠️ Ce qui se prépare avant d'entrer : tout le matériel nécessaire, ⚠️ car ressortir en cours de soin annule la mesure, ⚠️ et le matériel de soin reste dédié à la chambre.

⚠️ Ce qui se met en place dans l'ordre : l'hygiène des mains, ⚠️ puis la protection du corps, ⚠️ puis le masque quand il est indiqué, ⚠️ puis les gants en dernier, enfilés par-dessus les manches.

⚠️ Ce qui s'explique à la personne : pourquoi ces protections sont portées, ⚠️ et qu'elles ne signifient pas qu'elle est dangereuse, ni qu'elle est mise à l'écart.

⚠️ Ce qui se retire d'abord : ce qui est le plus contaminé. ⚠️ Les gants en premier, ⚠️ retournés sur eux-mêmes, ⚠️ le second retiré avec des doigts nus glissés dessous, et jetés dans la chambre.

⚠️ Ce qui suit : une hygiène des mains, ⚠️ puis la protection du corps, ⚠️ retirée en la roulant vers l'extérieur, ⚠️ puis une nouvelle hygiène des mains, ⚠️ et le masque retiré après la sortie, par les élastiques.

⚠️ Ce qui change selon l'agent : la nature de l'hygiène des mains. ⚠️ Certains agents résistent aux solutions alcooliques, ⚠️ et imposent un lavage à l'eau et au savon, suivi d'un séchage à usage unique.

⚠️ Ce qui termine : l'ensachage du linge et des déchets dans la chambre, ⚠️ et un nettoyage avec un produit adapté à l'agent.

Le piège

Utiliser une friction hydro-alcoolique par réflexe. Selon l'agent, elle ne protège de rien.

À retenir

  • Ressortir en cours de soin annule la mesure : tout entre avec soi.
  • Ce qui est le plus contaminé se retire en premier.
  • Le masque se retire après avoir passé la porte, par les élastiques.
  • Certains agents résistent aux solutions alcooliques et imposent l'eau et le savon.
  • Le linge et les déchets s'ensachent dans la chambre.

En pratique

  • Matériel préparé avant d'entrer
  • Matériel dédié à la chambre
  • Ordre d'habillage respecté
  • Explication donnée à la personne
  • Gants retirés en premier et correctement
  • Hygiène des mains répétée
  • Masque retiré après la sortie
  • Linge, déchets et nettoyage conformes

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve. L'information de la personne et de son entourage est traitée dans la section éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Une personne isolée se vit facilement comme dangereuse, ⚠️ et ce sentiment se prévient par des mots.

⚠️ Ce qui s'explique à la personne : la raison des mesures, ⚠️ leur durée prévue, ⚠️ ce qu'elle peut continuer à faire, et ce qui va changer temporairement.

⚠️ Ce qui se dit explicitement : qu'elle n'est pas en faute, ⚠️ et que les mesures protègent les autres sans la punir.

⚠️ Ce qui s'apprend à la personne quand elle le peut : l'hygiène des mains, ⚠️ le moment où elle doit la faire, et l'usage des sanitaires dédiés.

⚠️ Ce qui s'explique aux visiteurs : les gestes à faire en entrant et en sortant, ⚠️ ce qu'ils ne doivent pas apporter ou emporter, ⚠️ la conduite à tenir s'ils présentent des signes, et le fait qu'ils ne sont pas exclus.

⚠️ Ce qui se dit à une collectivité : la nature du problème, ⚠️ les mesures prises, ⚠️ ce que chacun doit faire, et où poser ses questions, ⚠️ sans jamais permettre d'identifier une personne.

⚠️ Ce qui s'explique au traitement collectif : pourquoi des personnes sans symptôme sont traitées, ⚠️ et pourquoi tout doit se faire le même jour, ⚠️ faute de quoi l'adhésion se perd.

⚠️ Ce qui se remet par écrit : les consignes, ⚠️ les dates, et un contact.

À retenir

Dire à la personne isolée qu'elle n'est pas en faute, et combien de temps cela durera.

À retenir

  • Une personne isolée se vit comme dangereuse si personne ne lui parle.
  • Les mesures protègent les autres sans punir la personne : cela se dit.
  • Les visiteurs reçoivent des consignes, ils ne sont pas exclus.
  • Une information collective ne doit jamais permettre d'identifier quelqu'un.
  • Traiter des personnes sans symptôme s'explique, sinon l'adhésion se perd.

En pratique

  • Raison et durée expliquées
  • Absence de faute affirmée
  • Hygiène des mains enseignée
  • Consignes données aux visiteurs
  • Conduite si visiteur symptomatique dite
  • Information collective anonyme
  • Traitement des asymptomatiques expliqué
  • Consignes écrites remises

Communication interprofessionnelle

⚠️ Un épisode contagieux met en tension une équipe, une direction et des familles, ⚠️ et c'est là que le secret cède.

⚠️ Ce qui se transmet à l'équipe : le mode de transmission, ⚠️ les précautions exactes, ⚠️ la date et l'heure des mesures, ⚠️ le matériel dédié, et la conduite pour les remplaçants, ⚠️ qui arrivent sans avoir reçu la consigne.

⚠️ Ce qui se demande à la médecine du travail : la conduite pour le personnel symptomatique, ⚠️ pour les personnes enceintes, ⚠️ pour les personnes fragiles, et les éventuelles éviction ou adaptation.

⚠️ Ce qui se transmet aux intervenants extérieurs : kinésithérapeutes, ⚠️ prestataire du linge, ⚠️ entreprise de nettoyage, et médecins traitants des personnes concernées.

⚠️ Ce qui se signale : selon les règles en vigueur, ⚠️ à l'équipe opérationnelle d'hygiène, ⚠️ au médecin coordonnateur, et à l'autorité sanitaire quand le cadre l'impose.

⚠️ Ce qui ne se transmet jamais : l'identité de la personne, ⚠️ ni par une affichette portant un numéro de chambre, ⚠️ ni par une note nommant la maladie, ⚠️ ni aux familles qui la réclament, quelle que soit leur insistance.

⚠️ Ce qui se rédige : une consigne écrite, ⚠️ datée, ⚠️ affichée là où seuls les professionnels la lisent, et un message distinct destiné aux familles.

⚠️ Et ce qui se réévalue après l'épisode : ce qui a permis le retard au diagnostic, ⚠️ et l'organisation qui l'a rendu possible.

À retenir

Rédiger deux documents : une consigne pour les professionnels, un message pour les familles.

À retenir

  • Les remplaçants arrivent sans avoir reçu la consigne : elle doit être écrite.
  • Le personnel symptomatique relève de la médecine du travail, pas d'un avis téléphonique.
  • Un numéro de chambre sur une affichette identifie une personne.
  • La consigne professionnelle et le message aux familles sont deux documents distincts.
  • Après l'épisode, on réévalue l'organisation qui a permis le retard.

En pratique

  • Consigne écrite et datée pour l'équipe
  • Remplaçants informés
  • Médecine du travail saisie
  • Intervenants extérieurs prévenus
  • Signalements effectués
  • Identité protégée
  • Message distinct aux familles
  • Retour d'expérience organisé

Sources

  • R2C, item 171 : Gale et pédiculose
  • R2C, item 176 : Diarrhées infectieuses de l'adulte et de l'enfant
  • R2C, item 145 : Surveillance des maladies infectieuses transmissibles
  • Collège des enseignants de maladies infectieuses et tropicales, chapitres sur la prévention de la transmission croisée et sur la gale
  • Recommandations en vigueur sur les précautions complémentaires, l'hygiène des mains et la conduite à tenir devant des cas groupés en collectivité. La date de la version consultée fait partie de la source