Fiche de révision
Prévention des risques foetaux
Un inventaire de ce qui n'est pas compté comme médical, des sérologies rendues sans commentaire, et des priorités qu'il faut hiérarchiser.
Sommaire
Entretien et interrogatoire
⚠️ La question générale ne rapporte rien, ⚠️ et c'est la seule qui soit posée.
⚠️ Ce qui se demande sur les médicaments : ce que la patiente prend, ⚠️ y compris ce qui est prescrit par un autre médecin, ⚠️ acheté sans ordonnance, ⚠️ conseillé par un proche, ⚠️ les compléments, ⚠️ les plantes, et les produits de santé naturels. ⚠️ « Prenez-vous des médicaments » obtient non.
⚠️ Ce qui se recherche derrière un traitement : son indication, ⚠️ son ancienneté, ⚠️ le prescripteur, ⚠️ et l'existence d'un programme de prévention de la grossesse attaché à certaines molécules, avec contraception et tests imposés.
⚠️ Ce qui se recense sur les expositions : le tabac en nombre de cigarettes, ⚠️ l'alcool, ⚠️ le cannabis et les autres substances, ⚠️ les expositions professionnelles, ⚠️ les produits domestiques, et les voyages prévus.
⚠️ Ce qui se demande sur les risques infectieux : la présence d'animaux, ⚠️ la garde d'enfants en collectivité, ⚠️ le jardinage, ⚠️ l'alimentation, ⚠️ les contacts avec des personnes malades, et le statut vaccinal.
⚠️ Ce qui se demande sur l'irradiation : les examens déjà réalisés, ⚠️ et surtout ceux qui sont programmés, ⚠️ chez des professionnels qui ignorent la grossesse.
⚠️ Ce qui se demande enfin : ce que la patiente croit avoir mal fait, ⚠️ et ce qui l'inquiète.
⚠️ Ce qui se demande sur le projet lui-même : si la grossesse était prévue, ⚠️ depuis quand elle est connue, ⚠️ la date des dernières règles, et ce qui a été fait entre la conception et la découverte, ⚠️ période où se concentrent la plupart des expositions.et ce qui l'inquiète.
À retenir
- « Prenez-vous des médicaments » obtient non : la question doit énumérer.
- Un programme de prévention de la grossesse attaché à un traitement se vérifie.
- Les examens programmés comptent autant que ceux déjà réalisés.
- Le mode de garde et le jardinage font partie du risque infectieux.
- Ce que la patiente croit avoir mal fait se demande avant tout conseil.
En pratique
- Médicaments énumérés par catégories
- Prescripteurs identifiés
- Programme de prévention vérifié
- Tabac, alcool et substances quantifiés
- Expositions professionnelles recherchées
- Risques infectieux du quotidien explorés
- Examens programmés recensés
- Inquiétudes recueillies
Examen clinique
⚠️ L'examen du premier trimestre est bref, ⚠️ et il sert surtout à établir des références.
⚠️ Ce qui se mesure : le poids, ⚠️ la taille, ⚠️ l'indice de masse corporelle avant la grossesse, ⚠️ la pression artérielle, et la recherche de protéines dans les urines.
⚠️ Ce qui s'examine sur la peau : une éruption, ⚠️ des lésions évocatrices d'une infection, ⚠️ une acné traitée, et des signes d'exposition professionnelle.
⚠️ Ce qui se cherche comme signes d'appel : une fièvre, ⚠️ des adénopathies, ⚠️ un syndrome grippal récent, et un contact récent avec une éruption.
⚠️ Ce qui s'examine sur la thyroïde et le cœur : un goitre, ⚠️ un souffle, et une tachycardie.
⚠️ Ce qui s'apprécie sur l'état général : l'état nutritionnel, ⚠️ une pâleur, ⚠️ l'état dentaire, et l'hygiène de vie.
⚠️ Ce qui se cherche sans le nommer d'emblée : des signes de violences, ⚠️ des ecchymoses de siège inhabituel, et une réticence à l'examen, ⚠️ la grossesse étant une période de sur-risque.
⚠️ Ce qui se note : les repères du jour, ⚠️ qui serviront de comparaison à chaque consultation suivante.
⚠️ Ce qui s'observe pendant la consultation : la manière dont la patiente parle de sa grossesse, ⚠️ son isolement éventuel, et la présence d'un accompagnant qui répond à sa place.qui serviront de comparaison à chaque consultation suivante.
À retenir
- L'examen établit les références qui serviront toute la grossesse.
- L'indice de masse corporelle avant la grossesse fait partie du recueil.
- Un contact récent avec une éruption est un signe d'appel.
- L'état dentaire est un élément du suivi de grossesse.
- La grossesse est une période de sur-risque de violences : les signes se cherchent.
En pratique
- Poids, taille et corpulence notés
- Pression et protéinurie mesurées
- Peau examinée
- Signes infectieux recherchés
- Thyroïde et cœur examinés
- État nutritionnel et dentaire apprécié
- Signes de violences recherchés
- Repères notés pour le suivi
Synthèse paraclinique
⚠️ Un résultat rendu sans commentaire n'a été compris par personne.
⚠️ Ce qui se lit sur les sérologies : la toxoplasmose, ⚠️ la rubéole, ⚠️ la syphilis, ⚠️ le virus de l'immunodéficience humaine, l'hépatite B, ⚠️ et selon le contexte l'hépatite C et la varicelle.
⚠️ Ce qui se comprend sur une sérologie négative : elle signifie une absence de protection, ⚠️ et non une absence de risque. ⚠️ Elle impose des mesures de prévention, ⚠️ et une surveillance répétée pendant la grossesse, pour la toxoplasmose.
⚠️ Ce qui se comprend sur une absence d'immunité contre la rubéole : la vaccination est impossible pendant la grossesse, ⚠️ l'éviction des contacts s'impose, et la vaccination se programme après l'accouchement.
⚠️ Ce qui se contrôle aussi : la numération, ⚠️ le groupe sanguin et la recherche d'agglutinines irrégulières, ⚠️ la glycémie selon les facteurs de risque, et la protéinurie.
⚠️ Ce qui ne se prescrit pas : des sérologies répétées sans indication, ⚠️ et des dosages dont le résultat ne changerait aucune décision.
⚠️ Ce qui accompagne tout résultat : son explication à la patiente, ⚠️ la conduite qui en découle, et la date du contrôle suivant.
⚠️ Ce qui se demande devant une exposition médicamenteuse : un avis spécialisé, ⚠️ auprès d'un centre de référence sur les agents tératogènes, plutôt qu'une réponse improvisée.
⚠️ Ce qui se conserve : la date exacte de chaque exposition, ⚠️ et la date de son arrêt, deux informations sans lesquelles aucune évaluation du risque n'est possible.plutôt qu'une réponse improvisée.
À retenir
- Une sérologie négative signifie une absence de protection, pas d'absence de risque.
- La vaccination contre la rubéole est impossible pendant la grossesse.
- Une sérologie négative de la toxoplasmose impose une surveillance répétée.
- Tout résultat s'explique, avec sa conduite et la date du contrôle suivant.
- Devant une exposition médicamenteuse, un avis spécialisé vaut mieux qu'une réponse improvisée.
En pratique
- Sérologies du premier trimestre lues
- Signification des négativités expliquée
- Surveillance de la toxoplasmose organisée
- Conduite pour la rubéole expliquée
- Groupe et agglutinines vérifiés
- Glycémie selon facteurs de risque
- Examens inutiles évités
- Avis spécialisé demandé si exposition
Iconographie
Stratégie diagnostique
Urgence vitale
Stratégie de prise en charge
⚠️ Devant une exposition découverte, la première décision n'est pas d'inquiéter.
⚠️ Ce qui s'arrête sans délai : un traitement contre-indiqué, ⚠️ et un produit acheté sans ordonnance, notamment un anti-inflammatoire, ⚠️ dont l'usage est proscrit à partir d'un certain terme.
⚠️ Ce qui ne s'arrête jamais seul : un traitement de fond nécessaire, ⚠️ antiépileptique, ⚠️ traitement de la thyroïde, ⚠️ traitement psychiatrique, dont l'arrêt brutal peut être plus dangereux que la poursuite, ⚠️ et dont l'adaptation relève du prescripteur.
⚠️ Ce qui se demande dans les deux cas : un avis auprès d'un centre de référence sur les agents tératogènes, ⚠️ qui donne une évaluation du risque réel, et évite les décisions par excès.
⚠️ Ce qui se met en place immédiatement : la supplémentation recommandée, ⚠️ une aide au sevrage tabagique, ⚠️ et l'arrêt de toute consommation d'alcool.
⚠️ Ce qui s'organise : la surveillance sérologique, ⚠️ les vaccinations possibles pendant la grossesse, ⚠️ celles qui devront attendre l'accouchement, et la vaccination de l'entourage.
⚠️ Ce qui se coordonne : le service de santé au travail, ⚠️ pour les expositions professionnelles, et l'adaptation du poste.
⚠️ Ce qui se hiérarchise : le nombre de mesures annoncées en une consultation, ⚠️ deux ou trois priorités tenues valant mieux que dix énoncées.
À retenir
- Un traitement de fond nécessaire ne s'arrête jamais de sa propre initiative.
- Un arrêt brutal peut être plus dangereux que la poursuite.
- Un centre de référence donne une évaluation du risque réel et évite les décisions par excès.
- Les vaccins vivants attendent l'accouchement, et l'entourage se met à jour.
- Deux ou trois priorités tenues valent mieux que dix énoncées.
En pratique
- Traitements contre-indiqués arrêtés
- Traitements de fond non arrêtés seuls
- Avis spécialisé demandé
- Supplémentation mise en place
- Sevrage tabagique proposé
- Alcool arrêté
- Vaccinations planifiées
- Santé au travail saisie
Procédure et geste technique
Annonce et information
Éducation et prévention
⚠️ Ce domaine porte la situation, ⚠️ et il commence par lever une culpabilité.
⚠️ Ce qui se dit d'abord : que ce qui a été pris avant de savoir n'est pas une faute, ⚠️ que le risque s'évalue, et qu'il est le plus souvent bien moindre que la peur.
⚠️ Ce qui s'explique sur l'infection : le lavage des mains, ⚠️ la viande bien cuite, ⚠️ le lavage des végétaux, ⚠️ l'éviction des fromages au lait cru et de la charcuterie, ⚠️ l'hygiène du réfrigérateur, ⚠️ les gants pour le jardinage, et la litière confiée à un tiers.
⚠️ Ce qui s'explique sur les substances : qu'aucune quantité d'alcool n'est connue comme sans risque, ⚠️ que le tabac se traite avec une aide, et que le cannabis et les autres substances se déclarent sans crainte.
⚠️ Ce qui s'explique sur les médicaments : qu'aucun ne se prend sans avis pendant la grossesse, ⚠️ y compris ce qui est en vente libre, et qu'un traitement nécessaire ne s'arrête pas seul.
⚠️ Ce qui se dit sur les actes programmés : que tout professionnel doit être informé de la grossesse, ⚠️ dentiste, ⚠️ radiologue, ⚠️ pharmacien, et que cela ne signifie pas annuler.
⚠️ Ce qui se rappelle : les signes qui doivent faire consulter sans attendre, ⚠️ et le numéro à appeler.
⚠️ Ce qui se remet : un document écrit, ⚠️ et deux ou trois priorités convenues.
À retenir
- Ce qui a été pris avant de savoir n'est pas une faute.
- Aucune quantité d'alcool n'est connue comme sans risque.
- Rien ne se prend sans avis, y compris ce qui est en vente libre.
- Informer un professionnel de la grossesse ne signifie pas annuler l'acte.
- Un document écrit et deux ou trois priorités valent mieux qu'une liste.
En pratique
- Culpabilité levée
- Précautions alimentaires expliquées
- Litière et jardinage abordés
- Alcool, tabac et substances traités
- Règle sur les médicaments donnée
- Information des professionnels rappelée
- Signes d'alerte donnés
- Document et priorités remis
Communication interprofessionnelle
⚠️ Une grossesse rend caduques des décisions prises ailleurs, ⚠️ et personne n'en informe leurs auteurs.
⚠️ Ce qui se signale au prescripteur d'un traitement soumis à un programme de prévention : la grossesse, ⚠️ l'interruption du suivi, ⚠️ et la nécessité d'une réévaluation, le programme ayant échoué.
⚠️ Ce qui se demande au pharmacien : le relevé des délivrances, ⚠️ qui retrouve ce qui n'est pas déclaré, et le conseil sur les produits en vente libre.
⚠️ Ce qui se demande à un centre de référence sur les agents tératogènes : l'évaluation du risque, ⚠️ la conduite, et la surveillance à prévoir.
⚠️ Ce qui s'organise avec la sage-femme et l'obstétricien : le suivi, ⚠️ son rythme, ⚠️ qui reçoit les résultats, et qui les explique.
⚠️ Ce qui se transmet aux professionnels qui interviendront : la grossesse et son terme, ⚠️ au dentiste, ⚠️ au radiologue, ⚠️ au médecin du travail, avec l'accord de la patiente.
⚠️ Ce qui se demande au service de santé au travail : l'évaluation du poste, ⚠️ les expositions, et les aménagements possibles.
⚠️ Et ce qui s'écrit : la liste complète et à jour de ce que la patiente prend, ⚠️ avec la date de chaque arrêt, et la trace de chaque avis obtenu.
À retenir
- Un programme de prévention qui a échoué se signale à son prescripteur.
- Le relevé des délivrances retrouve ce qui n'est pas déclaré.
- Un centre de référence donne une conduite, pas seulement un avis.
- Les professionnels qui interviendront doivent connaître la grossesse.
- La liste à jour de ce que prend la patiente s'écrit, avec les dates d'arrêt.
En pratique
- Prescripteur du traitement informé
- Délivrances vérifiées
- Centre de référence contacté
- Suivi organisé avec la sage-femme
- Destinataire des résultats désigné
- Professionnels informés avec accord
- Santé au travail saisie
- Liste et dates écrites au dossier