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Fiche de révision

Prévention des accidents domestiques

Des conseils qui suivent la motricité, une maison regardée à hauteur d'enfant, et un risque qui change de nature avec l'âge.

Situation de départ 325Catégorie IVItem R2C 47Item R2C 337Item R2C 55

Entretien et interrogatoire

⚠️ Le conseil utile dépend de deux choses : ce que la personne sait faire, ⚠️ et l'endroit où elle vit.

⚠️ Ce qui se demande chez l'enfant : les acquisitions récentes, ⚠️ se retourner, ⚠️ s'asseoir, ⚠️ ramper, ⚠️ marcher, ⚠️ grimper, ⚠️ ouvrir, et la date de chacune, ⚠️ car une acquisition nouvelle change tous les risques en quelques semaines.

⚠️ Ce qui se demande sur le logement : le type, ⚠️ l'étage, ⚠️ le balcon, ⚠️ les fenêtres et les meubles placés dessous, ⚠️ les escaliers, ⚠️ la configuration de la cuisine, et la salle de bain.

⚠️ Ce qui se recense comme dangers : les produits ménagers, ⚠️ les médicaments, ⚠️ les cosmétiques, ⚠️ l'alcool, ⚠️ les piles boutons, ⚠️ les petits objets, ⚠️ les briquets, ⚠️ les armes, et les plantes. ⚠️ La question porte sur l'endroit où ils sont rangés, et non sur leur existence.

⚠️ Ce qui se demande sur l'entourage : la présence d'un aîné, ⚠️ d'un animal, ⚠️ de personnes qui gardent l'enfant, et les lieux de garde, ⚠️ grands-parents et assistante maternelle ayant chacun leur maison.

⚠️ Ce qui se demande chez la personne âgée : les chutes déjà survenues, ⚠️ la peur de tomber, ⚠️ l'aménagement du logement, ⚠️ le chauffage, ⚠️ les appareils à combustion, et la capacité à appeler.

⚠️ Ce qui se demande à tous : les accidents évités de peu, ⚠️ les objets déjà portés à la bouche, ⚠️ les chutes sans conséquence, et les frayeurs récentes, ⚠️ qui désignent le risque suivant mieux que n'importe quelle liste.et la capacité à appeler.

Le piège

Donner les conseils du mois dernier. Un enfant qui vient de grimper n'a plus les mêmes risques.

À retenir

  • Une acquisition motrice nouvelle change tous les risques en quelques semaines.
  • La question porte sur l'endroit où les dangers sont rangés, pas sur leur existence.
  • Chaque lieu de garde a sa propre maison et ses propres risques.
  • Un aîné qui joue avec de petites pièces est un facteur de risque pour le cadet.
  • Chez la personne âgée, la chute devient l'accident domestique principal.

En pratique

  • Acquisitions récentes datées
  • Logement décrit pièce par pièce
  • Fenêtres, balcon et escaliers évalués
  • Rangement des toxiques précisé
  • Petits objets et piles recherchés
  • Aîné et animal identifiés
  • Lieux de garde recensés
  • Chutes et aménagement chez la personne âgée

Examen clinique

⚠️ L'examen sert à savoir ce que la personne peut faire, ⚠️ et à repérer ce qui ne cadre pas.

⚠️ Ce qui s'évalue chez l'enfant : le développement moteur réel, ⚠️ la préhension, ⚠️ la marche, ⚠️ l'équilibre, et la vision, ⚠️ qui conditionnent les risques du moment.

⚠️ Ce qui s'examine devant une lésion : sa localisation, ⚠️ sa forme, ⚠️ son aspect, ⚠️ son ancienneté, et la cohérence avec le mécanisme raconté.

⚠️ Ce qui doit faire réfléchir : une lésion de siège inhabituel, ⚠️ des lésions d'âges différents, ⚠️ un mécanisme incompatible avec l'âge de l'enfant, ⚠️ un retard de recours aux soins, et un récit changeant. ⚠️ La prévention des accidents et le repérage de la maltraitance sont deux lectures du même examen.

⚠️ Ce qui s'évalue chez la personne âgée : la marche, ⚠️ le lever de chaise, ⚠️ l'équilibre, ⚠️ la vision, ⚠️ l'audition, ⚠️ la pression debout, et le chaussage.

⚠️ Ce qui se regarde et qui n'est pas le corps : les chaussures, ⚠️ les aides techniques, et leur état.

⚠️ Ce qui se note : une description datée de toute lésion, ⚠️ et les capacités observées, qui serviront de référence.

⚠️ Ce qui s'observe dans la salle d'attente et le cabinet : la façon dont l'enfant explore la pièce, ⚠️ ce qu'il attrape, ⚠️ ce qu'il grimpe, et la manière dont l'adulte réagit, ⚠️ trois minutes qui renseignent plus qu'un interrogatoire.qui serviront de référence.

À retenir

Vérifier que le mécanisme raconté est compatible avec l'âge et la motricité de l'enfant.

À retenir

  • Le développement moteur réel conditionne les risques du moment.
  • La cohérence entre la lésion et le mécanisme raconté s'apprécie toujours.
  • Prévention des accidents et repérage de la maltraitance sont deux lectures du même examen.
  • Chez la personne âgée, le lever de chaise et la pression debout sont décisifs.
  • Les chaussures et les aides techniques font partie de l'examen.

En pratique

  • Développement moteur évalué
  • Vision et audition dépistées
  • Lésions décrites et datées
  • Cohérence du mécanisme appréciée
  • Signes d'alerte recherchés
  • Marche et équilibre testés chez l'âgé
  • Pression debout mesurée
  • Chaussage et aides examinés

Synthèse paraclinique

Sans objet pour cette situation : La prévention ne comporte pas d'examen complémentaire. Les explorations après un accident relèvent des situations de départ correspondantes.

Iconographie

Sans objet pour cette situation : Aucune imagerie n'appartient à la démarche de prévention. Les explorations traumatiques relèvent des situations de départ correspondantes.

Stratégie diagnostique

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas de question diagnostique. Les accidents survenus relèvent de leurs situations de départ.

Urgence vitale

⚠️ Ce que la famille fera dans les premières minutes se décide avant l'accident.

⚠️ Ce qui s'apprend en amont : le numéro à appeler, ⚠️ affiché à la maison, ⚠️ et l'existence des centres antipoison.

⚠️ Ce qui se dit sur les ingestions : ne pas faire vomir, ⚠️ ne pas faire boire, ⚠️ ne pas donner de lait, ⚠️ conserver l'emballage, et appeler avant tout geste.

⚠️ Ce qui se dit sur les brûlures : refroidir à l'eau tempérée pendant plusieurs minutes, ⚠️ retirer les vêtements non adhérents, ⚠️ ne rien appliquer d'autre, et couvrir.

⚠️ Ce qui se dit sur une obstruction des voies aériennes : les manœuvres adaptées à l'âge, ⚠️ et l'appel immédiat, une pile bouton avalée étant une urgence même en l'absence de signe.

⚠️ Ce qui se dit sur une chute : ne pas mobiliser en cas de suspicion de lésion du rachis, ⚠️ surveiller la conscience, et consulter devant des signes retardés.

⚠️ Ce qui se dit sur une noyade : que quelques centimètres d'eau suffisent, ⚠️ que le silence est la règle, et qu'un enfant ne doit jamais être laissé seul dans un bain.

⚠️ Ce qui se propose : une formation aux gestes qui sauvent, ⚠️ et un rappel des consignes par écrit.

⚠️ Ce qui se prépare à l'avance : le trajet vers le service d'urgence le plus proche, ⚠️ la personne à prévenir, et l'endroit où sont rangés le carnet de santé et la liste des traitements.et un rappel des consignes par écrit.

Urgence

Pile bouton avalée : urgence immédiate, même si l'enfant va bien et ne présente aucun signe.

À retenir

  • Devant une ingestion : ne pas faire vomir, ne pas faire boire, appeler avant d'agir.
  • Une pile bouton avalée est une urgence même sans aucun signe.
  • Une brûlure se refroidit à l'eau tempérée, et rien d'autre ne s'applique.
  • Une noyade est silencieuse et tient dans quelques centimètres d'eau.
  • Ce que la famille fera se décide avant l'accident, pas pendant.

En pratique

  • Numéros d'urgence connus et affichés
  • Centre antipoison mentionné
  • Conduite devant une ingestion donnée
  • Conduite devant une brûlure donnée
  • Manœuvres d'obstruction expliquées
  • Conduite devant une chute donnée
  • Risque de noyade expliqué
  • Formation aux gestes qui sauvent proposée

Stratégie de prise en charge

⚠️ Une liste complète n'est appliquée par personne, ⚠️ et deux mesures le sont.

⚠️ Ce qui structure le conseil : une revue pièce par pièce, ⚠️ cuisine, ⚠️ salle de bain, ⚠️ chambre, ⚠️ séjour, ⚠️ balcon, ⚠️ escalier, et garage, ⚠️ plutôt qu'une énumération de dangers.

⚠️ Ce qui se hiérarchise : les risques les plus graves d'abord, ⚠️ chutes de hauteur, ⚠️ noyade, ⚠️ intoxication, ⚠️ obstruction, et brûlure.

⚠️ Ce qui se décide avec la famille : deux mesures, ⚠️ applicables cette semaine, ⚠️ choisies par elle, et écrites.

⚠️ Ce qui se répète à chaque consultation de suivi : les conseils correspondant à l'âge à venir, ⚠️ et non à celui qui vient de passer.

⚠️ Ce qui s'organise chez la personne âgée : une évaluation du logement, ⚠️ une intervention d'ergothérapeute quand elle est possible, ⚠️ la révision de l'ordonnance, ⚠️ la correction de la vision, et un moyen d'alerte.

⚠️ Ce qui se prescrit : la kinésithérapie de l'équilibre, ⚠️ et la vitamine D selon les recommandations.

⚠️ Ce qui se signale : un logement insalubre, ⚠️ un défaut de chauffage, ⚠️ un appareil à combustion non entretenu, et une situation de danger pour un enfant, ⚠️ selon les procédures en vigueur.

À retenir

Donner les conseils du trimestre suivant, pas ceux de l'étape déjà franchie.

À retenir

  • Une revue pièce par pièce vaut mieux qu'une énumération de dangers.
  • Deux mesures choisies par la famille et écrites sont appliquées ; une liste ne l'est pas.
  • Les conseils se donnent pour l'âge à venir, pas pour celui qui vient de passer.
  • Chez la personne âgée, la révision de l'ordonnance fait partie de la prévention.
  • Un appareil à combustion non entretenu se signale.

En pratique

  • Revue pièce par pièce faite
  • Risques graves priorisés
  • Deux mesures convenues et écrites
  • Conseils anticipés sur l'âge à venir
  • Logement évalué chez la personne âgée
  • Ordonnance révisée
  • Kinésithérapie de l'équilibre prescrite
  • Signalements effectués si nécessaire

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : Cette situation ne comporte pas de geste technique évalué. Les gestes de premiers secours relèvent des formations dédiées.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve. L'information de la famille est traitée dans la section éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Le ton compte autant que le contenu, ⚠️ parce qu'un parent qui se sent jugé n'écoute plus.

⚠️ Ce qui se dit d'abord : que ces conseils s'adressent à tout le monde, ⚠️ qu'ils ne sont pas un reproche, et qu'aucune vigilance ne remplace un aménagement.

⚠️ Ce qui s'explique sur la surveillance : qu'elle ne suffit pas, ⚠️ qu'un accident survient en quelques secondes, ⚠️ le plus souvent en présence d'un adulte, et que ce qui protège est l'environnement.

⚠️ Ce qui se donne comme repères : ce qui est hors de portée, ⚠️ ce qui est fermé, ⚠️ ce qui est fixé au mur, ⚠️ ce qui est rangé dans son emballage d'origine, et ce qui est retiré.

⚠️ Ce qui s'explique sur les objets banals : les piles boutons, ⚠️ les dosettes de lessive, ⚠️ les capsules, ⚠️ les aimants, et les cordons de rideaux.

⚠️ Ce qui se rappelle sur la voiture : le dispositif adapté, ⚠️ son installation, ⚠️ la position dos à la route selon les recommandations, et l'interdiction de laisser un enfant seul dans un véhicule.

⚠️ Ce qui s'apprend à l'enfant selon son âge : la sécurité routière, ⚠️ l'eau, ⚠️ le feu, et ce qu'on ne touche pas.

⚠️ Ce qui se remet : les numéros, ⚠️ les deux mesures convenues, et la date de la prochaine revue.

À retenir

Dire que la surveillance ne suffit pas : c'est l'aménagement qui protège.

À retenir

  • Aucune vigilance ne remplace un aménagement.
  • Un accident survient en quelques secondes, le plus souvent en présence d'un adulte.
  • Les objets les plus banals sont les plus dangereux : piles, dosettes, aimants, cordons.
  • Un enfant ne se laisse jamais seul dans un véhicule.
  • Ce qui se remet par écrit est ce qui restera.

En pratique

  • Absence de reproche affirmée
  • Limites de la surveillance expliquées
  • Repères d'aménagement donnés
  • Objets banals dangereux nommés
  • Règles de transport rappelées
  • Apprentissage de l'enfant abordé
  • Numéros remis
  • Mesures et date écrites

Communication interprofessionnelle

⚠️ La prévention se joue dans des lieux que le soignant ne voit jamais.

⚠️ Ce qui s'écrit dans le carnet de santé : les conseils donnés, ⚠️ leur date, et les mesures convenues, ⚠️ document lu par tous les professionnels suivants.

Ce qui se coordonne autour de l'enfant : ⚠️ la protection maternelle et infantile, ⚠️ l'assistante maternelle, ⚠️ la crèche, et les grands-parents, ⚠️ chaque lieu de garde ayant ses propres risques.

⚠️ Ce qui se coordonne autour de la personne âgée : l'ergothérapeute, ⚠️ le kinésithérapeute, ⚠️ les services d'aide à domicile, ⚠️ le pharmacien pour la révision de l'ordonnance, et la famille.

⚠️ Ce qui se demande aux intervenants du domicile : ce qu'ils observent, ⚠️ les obstacles, ⚠️ les tapis, ⚠️ l'éclairage, et les difficultés qu'ils constatent, ⚠️ informations qu'aucune consultation ne donne.

⚠️ Ce qui se signale : une situation de danger pour un enfant, ⚠️ selon la procédure en vigueur, ⚠️ et une situation d'insalubrité ou de vulnérabilité, aux services compétents.

⚠️ Ce qui se transmet après un accident : le mécanisme, ⚠️ les circonstances, ⚠️ et les mesures mises en place, pour éviter la répétition.

⚠️ Et ce qui se réévalue : les conseils, ⚠️ à chaque consultation de suivi, car ils ne valent que pour un âge.

À retenir

Demander aux intervenants du domicile ce qu'ils voient : tapis, éclairage, obstacles.

À retenir

  • Le carnet de santé est le seul document lu par tous les professionnels suivants.
  • Chaque lieu de garde a ses propres risques et se traite séparément.
  • Les intervenants du domicile voient ce qu'aucune consultation ne montre.
  • Après un accident, le mécanisme se transmet pour éviter la répétition.
  • Les conseils ne valent que pour un âge : ils se réévaluent.

En pratique

  • Conseils et dates écrits au carnet
  • Lieux de garde recensés et informés
  • Ergothérapeute et kinésithérapeute sollicités
  • Pharmacien associé à la révision
  • Observations du domicile recueillies
  • Signalements effectués si danger
  • Mécanisme d'accident transmis
  • Conseils réévalués à chaque suivi

Sources

  • R2C, item 47 : Suivi d'un nourrisson, d'un enfant et d'un adolescent normal. Dépistage des anomalies orthopédiques, des troubles visuels, auditifs et dentaires. Examens de santé obligatoires. Médecine scolaire. Mortalité et morbidité infantiles.
  • R2C, item 337 : Principales intoxications aiguës
  • R2C, item 55 : Développement psychomoteur du nourrisson et de l'enfant
  • Collège national des pédiatres universitaires et Collège des enseignants de gériatrie, chapitres sur la prévention des accidents de la vie courante
  • Recommandations et campagnes en vigueur sur la prévention des accidents de la vie courante chez l'enfant et chez la personne âgée. La date de la version consultée fait partie de la source