Fiche de révision
Demande d'interruption volontaire de grossesse
Une décision qui appartient à la personne, une horloge qui court, et une orientation qui ne se retarde jamais.
Sommaire
Entretien et interrogatoire
⚠️ L'entretien ne sert pas à vérifier une décision, ⚠️ il sert à la rendre réalisable.
⚠️ Ce qui se dit d'emblée : que la décision appartient à la personne, ⚠️ qu'elle n'a pas à la justifier, et qu'elle ne sera pas jugée. ⚠️ Toute question du type « êtes-vous sûre » est un obstacle, ⚠️ et non une précaution.
⚠️ Ce qui se tient d'abord seule à seule : l'entretien, ⚠️ quel que soit l'accompagnant, ⚠️ conjoint, ⚠️ parent, ⚠️ ou ami, puis avec le tiers si la personne le souhaite.
⚠️ Ce qui se recueille pour dater : la date des dernières règles, ⚠️ la régularité des cycles, ⚠️ la date du test, ⚠️ une contraception éventuelle, et sa date d'arrêt.
⚠️ Ce qui se recueille pour la sécurité : les antécédents médicaux et chirurgicaux, ⚠️ les grossesses antérieures, ⚠️ les traitements, ⚠️ les allergies, ⚠️ le groupe sanguin, et les facteurs de risque.
⚠️ Ce qui se demande sur le contexte : les contraintes pratiques, ⚠️ le lieu de vie, ⚠️ les études ou le travail, ⚠️ les ressources, et le rattachement à un tiers pour l'assurance maladie.
⚠️ Ce qui se recherche sans insister : des violences, ⚠️ une pression de l'entourage dans un sens ou dans l'autre, et une vulnérabilité.
⚠️ Ce qui se demande enfin : ce que la personne sait déjà de la procédure, ⚠️ ce qu'elle a lu, ⚠️ ce qu'on lui a dit, et ce qui l'inquiète, ⚠️ la douleur et la fertilité future revenant presque toujours.et une vulnérabilité.
À retenir
- L'entretien rend une décision réalisable, il ne la vérifie pas.
- « Êtes-vous sûre » est un obstacle, pas une précaution.
- L'entretien se tient d'abord seule à seule, quel que soit l'accompagnant.
- Le rattachement à un tiers pour l'assurance maladie est une question médicale.
- Une pression de l'entourage se cherche, dans un sens comme dans l'autre.
En pratique
- Absence de jugement affirmée
- Entretien seule à seule tenu
- Date des dernières règles recueillie
- Régularité des cycles précisée
- Antécédents et traitements recueillis
- Groupe sanguin recherché
- Contraintes pratiques explorées
- Violences et pressions recherchées
Examen clinique
⚠️ L'examen est bref, ⚠️ et il ne conditionne jamais l'accès à la prise en charge.
⚠️ Ce qui se mesure : le poids, ⚠️ la taille, ⚠️ la pression artérielle, et la fréquence cardiaque, ⚠️ utiles au choix de la méthode et de la contraception ultérieure.
⚠️ Ce qui s'examine avec l'accord de la personne : l'abdomen, ⚠️ et un examen gynécologique quand il est nécessaire, ⚠️ jamais par principe, et jamais comme condition préalable.
⚠️ Ce qui se recherche comme signes d'alerte : une douleur pelvienne intense, ⚠️ des métrorragies, ⚠️ une défense abdominale, ⚠️ des signes de choc, qui font évoquer une grossesse extra-utérine, ⚠️ urgence à écarter avant toute autre démarche.
⚠️ Ce qui se cherche discrètement : des lésions évocatrices de violences, ⚠️ sans jamais demander de décrire des faits.
⚠️ Ce qui s'apprécie : l'état psychique, ⚠️ l'anxiété, ⚠️ la fatigue, et l'isolement.
⚠️ Ce qui se note : ce qui a été fait, ⚠️ avec l'accord recueilli, et la date.
⚠️ Ce qui se propose au même moment : ce que la personne a pu reporter, ⚠️ un dépistage, ⚠️ une mise à jour de vaccination, et un suivi gynécologique, ⚠️ cette consultation étant parfois la première depuis longtemps.et la date.
À retenir
- L'examen ne conditionne jamais l'accès à la prise en charge.
- Aucun examen gynécologique par principe ni comme condition préalable.
- Une grossesse extra-utérine est l'urgence à écarter avant toute démarche.
- Des lésions évocatrices de violences se cherchent sans demander de récit.
- L'accord recueilli se note avec ce qui a été fait.
En pratique
- Paramètres mesurés
- Accord recueilli avant tout examen
- Examen limité au nécessaire
- Signes de grossesse extra-utérine recherchés
- Signes de violences recherchés
- État psychique apprécié
- Isolement évalué
- Actes et accord consignés
Synthèse paraclinique
⚠️ Les examens servent à dater et à sécuriser, ⚠️ jamais à retarder.
⚠️ Ce qui date la grossesse : une échographie, ⚠️ indispensable quand la date des dernières règles est incertaine, ⚠️ quand les cycles sont irréguliers, ou quand le terme approche d'une limite. ⚠️ Elle conditionne la méthode et le délai.
⚠️ Ce qui se demande pour la sécurité : le groupe sanguin et le rhésus, ⚠️ avec la recherche d'agglutinines irrégulières, ⚠️ et la prévention prévue en cas de rhésus négatif.
⚠️ Ce qui se propose selon le contexte : un dépistage des infections sexuellement transmissibles, ⚠️ proposé et non imposé, et une numération selon la méthode envisagée.
⚠️ Ce qui ne se prescrit pas : un bilan large qui retarderait la prise en charge, ⚠️ ni un examen destiné à convaincre la personne de quoi que ce soit.
⚠️ Ce qui s'organise en cas de doute sur la localisation : un dosage hormonal et une échographie, ⚠️ en urgence, une grossesse extra-utérine devant être écartée.
⚠️ Ce qui se sait sur la suite : un contrôle de l'efficacité est prévu après une méthode médicamenteuse, ⚠️ et il doit être expliqué et programmé dès le premier rendez-vous.
⚠️ Ce qui se restitue : chaque résultat, ⚠️ avec ce qu'il change, et sans commentaire sur la décision.
⚠️ Ce qui se prépare pour la personne : une copie de ses résultats, ⚠️ qu'elle conserve elle-même, et qui lui évite de refaire des examens.et sans commentaire sur la décision.
À retenir
- L'échographie date la grossesse et conditionne la méthode et le délai.
- Le rhésus se connaît, et la prévention prévue s'applique si nécessaire.
- Aucun examen ne doit retarder la prise en charge.
- Une grossesse extra-utérine s'écarte en urgence en cas de doute.
- Le contrôle après méthode médicamenteuse se programme dès le premier rendez-vous.
En pratique
- Échographie de datation obtenue
- Terme établi
- Groupe et rhésus connus
- Prévention rhésus prévue
- Dépistages proposés sans être imposés
- Examens retardateurs évités
- Grossesse extra-utérine écartée si doute
- Contrôle post-procédure programmé
Iconographie
Stratégie diagnostique
Urgence vitale
Stratégie de prise en charge
⚠️ Ce qui se décide se décide vite, ⚠️ et le rôle du premier médecin consulté est décisif.
⚠️ Ce qui s'établit d'abord : le terme, ⚠️ qui commande la méthode, ⚠️ le lieu, et le délai restant.
⚠️ Ce qui se présente comme un choix quand les deux sont possibles : la méthode médicamenteuse, ⚠️ et la méthode instrumentale, ⚠️ avec leur déroulement, ⚠️ leur durée, ⚠️ leur douleur attendue, ⚠️ leurs suites, et le nombre de rendez-vous.
⚠️ Ce qui s'organise sans attendre : le rendez-vous auprès de la structure ou du praticien qui réalisera l'acte, ⚠️ pris pendant la consultation, et non remis sous forme de numéro.
⚠️ Ce qui relève d'une règle : un médecin peut refuser de pratiquer l'acte, ⚠️ mais il doit le dire immédiatement, ⚠️ informer, et orienter sans délai, ⚠️ tout retard organisé étant un obstacle.
⚠️ Ce qui se prévoit pour la douleur : une prise en charge antalgique, ⚠️ expliquée à l'avance, et adaptée à la méthode.
⚠️ Ce qui se met en place au décours : une contraception, ⚠️ choisie avec la personne, ⚠️ débutée immédiatement quand c'est possible, et non reportée à une consultation ultérieure.
⚠️ Ce qui se programme : le contrôle prévu, ⚠️ et une consultation de suivi, ⚠️ proposée sans être imposée.
À retenir
- Le terme commande la méthode, le lieu et le délai restant.
- Le rendez-vous se prend pendant la consultation, pas sous forme de numéro.
- Un refus de pratiquer se dit immédiatement, avec information et orientation sans délai.
- La contraception se débute immédiatement quand c'est possible.
- Le contrôle et le suivi se proposent sans être imposés.
En pratique
- Terme établi
- Méthodes présentées et discutées
- Rendez-vous pris pendant la consultation
- Orientation immédiate si refus de pratiquer
- Antalgie prévue et expliquée
- Contraception choisie
- Début immédiat organisé
- Contrôle et suivi programmés
Procédure et geste technique
Annonce et information
Éducation et prévention
⚠️ Ce qui est expliqué ici évite la moitié des inquiétudes, ⚠️ et une partie des complications.
⚠️ Ce qui se dit sur la confidentialité : ce qui est couvert par le secret, ⚠️ les dispositifs qui évitent qu'une trace parvienne à un tiers payant, ⚠️ et les modalités prévues pour les personnes rattachées à un assuré, question centrale pour beaucoup.
⚠️ Ce qui s'explique sur le déroulement : ce qui va se passer, ⚠️ où, ⚠️ combien de temps, ⚠️ ce qui sera ressenti, ⚠️ les saignements attendus, et leur durée.
⚠️ Ce qui s'apprend et qui sauve : les signes qui doivent faire consulter en urgence, ⚠️ saignements très abondants, ⚠️ douleur intense, ⚠️ fièvre, ⚠️ malaise, et le numéro à appeler.
⚠️ Ce qui se corrige explicitement : la crainte d'une infertilité ultérieure, ⚠️ très fréquente, et sans fondement pour une prise en charge réalisée dans de bonnes conditions.
⚠️ Ce qui se dit sur le vécu : qu'il n'y a pas de réaction attendue, ⚠️ que le soulagement est fréquent, ⚠️ que la tristesse l'est aussi, ⚠️ que l'un n'exclut pas l'autre, et qu'un accompagnement existe si elle le souhaite.
⚠️ Ce qui se met en place pour la suite : la contraception, ⚠️ son mode d'emploi, ⚠️ la conduite en cas d'oubli, et la contraception d'urgence.
⚠️ Ce qui se remet : les dates, ⚠️ les contacts, et les signes d'alerte.
À retenir
- La confidentialité vis-à-vis d'un tiers payant est une question centrale.
- Les signes qui imposent de consulter en urgence s'apprennent avant.
- La crainte d'une infertilité ultérieure se corrige explicitement.
- Il n'y a pas de réaction attendue : soulagement et tristesse coexistent souvent.
- La contraception se met en place immédiatement, pas plus tard.
En pratique
- Garanties de confidentialité expliquées
- Déroulement détaillé
- Saignements attendus décrits
- Signes d'urgence appris
- Numéro remis
- Crainte d'infertilité corrigée
- Vécu abordé sans attente normative
- Contraception expliquée et débutée
Communication interprofessionnelle
⚠️ Ici, une transmission mal maîtrisée peut faire plus de dégâts qu'un retard.
⚠️ Ce qui se transmet à la structure qui réalisera l'acte : le terme, ⚠️ la datation, ⚠️ le groupe et le rhésus, ⚠️ les antécédents, ⚠️ les traitements, ⚠️ les allergies, et la méthode souhaitée, ⚠️ par un courrier remis à la personne.
⚠️ Ce qui se vérifie avant tout envoi : le moyen de contact autorisé, ⚠️ l'adresse, ⚠️ le numéro, ⚠️ et l'accord de la personne, un courrier au domicile pouvant révéler la démarche.
⚠️ Ce qui ne se transmet à personne : l'information à un parent, ⚠️ à un conjoint, ⚠️ à un employeur, sans son accord, ⚠️ et le secret s'applique intégralement.
⚠️ Ce qui se coordonne : la sage-femme, ⚠️ le centre de santé sexuelle, ⚠️ le service hospitalier, ⚠️ le psychologue, et l'assistante sociale si la situation le demande.
⚠️ Ce qui se dit clairement si l'on ne pratique pas : le refus, ⚠️ immédiatement, ⚠️ sans commentaire, et avec une orientation effective.
⚠️ Ce qui se transmet au médecin traitant : avec l'accord de la personne seulement, ⚠️ et jamais par défaut.
⚠️ Et ce qui se trace : la date de la demande, ⚠️ l'information donnée, ⚠️ l'orientation faite, et le rendez-vous obtenu, ⚠️ dans un dossier dont l'accès est protégé.
À retenir
- Le courrier se remet à la personne, jamais envoyé sans son accord.
- Un courrier au domicile peut révéler la démarche : le moyen de contact se vérifie.
- Rien ne se transmet au médecin traitant par défaut.
- Un refus de pratiquer se dit immédiatement, sans commentaire, avec orientation effective.
- La date de la demande se trace : elle protège la personne et le praticien.
En pratique
- Courrier complet préparé
- Courrier remis à la personne
- Moyen de contact autorisé vérifié
- Aucune transmission sans accord
- Structures coordonnées
- Refus de pratiquer dit immédiatement
- Orientation effective réalisée
- Demande et orientation tracées