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Fiche de révision

Demande d'interruption volontaire de grossesse

Une décision qui appartient à la personne, une horloge qui court, et une orientation qui ne se retarde jamais.

Situation de départ 332Catégorie VItem R2C 37Item R2C 36Item R2C 7

Entretien et interrogatoire

⚠️ L'entretien ne sert pas à vérifier une décision, ⚠️ il sert à la rendre réalisable.

⚠️ Ce qui se dit d'emblée : que la décision appartient à la personne, ⚠️ qu'elle n'a pas à la justifier, et qu'elle ne sera pas jugée. ⚠️ Toute question du type « êtes-vous sûre » est un obstacle, ⚠️ et non une précaution.

⚠️ Ce qui se tient d'abord seule à seule : l'entretien, ⚠️ quel que soit l'accompagnant, ⚠️ conjoint, ⚠️ parent, ⚠️ ou ami, puis avec le tiers si la personne le souhaite.

⚠️ Ce qui se recueille pour dater : la date des dernières règles, ⚠️ la régularité des cycles, ⚠️ la date du test, ⚠️ une contraception éventuelle, et sa date d'arrêt.

⚠️ Ce qui se recueille pour la sécurité : les antécédents médicaux et chirurgicaux, ⚠️ les grossesses antérieures, ⚠️ les traitements, ⚠️ les allergies, ⚠️ le groupe sanguin, et les facteurs de risque.

⚠️ Ce qui se demande sur le contexte : les contraintes pratiques, ⚠️ le lieu de vie, ⚠️ les études ou le travail, ⚠️ les ressources, et le rattachement à un tiers pour l'assurance maladie.

⚠️ Ce qui se recherche sans insister : des violences, ⚠️ une pression de l'entourage dans un sens ou dans l'autre, et une vulnérabilité.

⚠️ Ce qui se demande enfin : ce que la personne sait déjà de la procédure, ⚠️ ce qu'elle a lu, ⚠️ ce qu'on lui a dit, et ce qui l'inquiète, ⚠️ la douleur et la fertilité future revenant presque toujours.et une vulnérabilité.

Le piège

Proposer un temps de réflexion. La personne a réfléchi, et le délai qu'on ajoute est celui qu'elle perd.

À retenir

  • L'entretien rend une décision réalisable, il ne la vérifie pas.
  • « Êtes-vous sûre » est un obstacle, pas une précaution.
  • L'entretien se tient d'abord seule à seule, quel que soit l'accompagnant.
  • Le rattachement à un tiers pour l'assurance maladie est une question médicale.
  • Une pression de l'entourage se cherche, dans un sens comme dans l'autre.

En pratique

  • Absence de jugement affirmée
  • Entretien seule à seule tenu
  • Date des dernières règles recueillie
  • Régularité des cycles précisée
  • Antécédents et traitements recueillis
  • Groupe sanguin recherché
  • Contraintes pratiques explorées
  • Violences et pressions recherchées

Examen clinique

⚠️ L'examen est bref, ⚠️ et il ne conditionne jamais l'accès à la prise en charge.

⚠️ Ce qui se mesure : le poids, ⚠️ la taille, ⚠️ la pression artérielle, et la fréquence cardiaque, ⚠️ utiles au choix de la méthode et de la contraception ultérieure.

⚠️ Ce qui s'examine avec l'accord de la personne : l'abdomen, ⚠️ et un examen gynécologique quand il est nécessaire, ⚠️ jamais par principe, et jamais comme condition préalable.

⚠️ Ce qui se recherche comme signes d'alerte : une douleur pelvienne intense, ⚠️ des métrorragies, ⚠️ une défense abdominale, ⚠️ des signes de choc, qui font évoquer une grossesse extra-utérine, ⚠️ urgence à écarter avant toute autre démarche.

⚠️ Ce qui se cherche discrètement : des lésions évocatrices de violences, ⚠️ sans jamais demander de décrire des faits.

⚠️ Ce qui s'apprécie : l'état psychique, ⚠️ l'anxiété, ⚠️ la fatigue, et l'isolement.

⚠️ Ce qui se note : ce qui a été fait, ⚠️ avec l'accord recueilli, et la date.

⚠️ Ce qui se propose au même moment : ce que la personne a pu reporter, ⚠️ un dépistage, ⚠️ une mise à jour de vaccination, et un suivi gynécologique, ⚠️ cette consultation étant parfois la première depuis longtemps.et la date.

Urgence

Douleur pelvienne intense, métrorragies, malaise : écarter une grossesse extra-utérine avant tout.

À retenir

  • L'examen ne conditionne jamais l'accès à la prise en charge.
  • Aucun examen gynécologique par principe ni comme condition préalable.
  • Une grossesse extra-utérine est l'urgence à écarter avant toute démarche.
  • Des lésions évocatrices de violences se cherchent sans demander de récit.
  • L'accord recueilli se note avec ce qui a été fait.

En pratique

  • Paramètres mesurés
  • Accord recueilli avant tout examen
  • Examen limité au nécessaire
  • Signes de grossesse extra-utérine recherchés
  • Signes de violences recherchés
  • État psychique apprécié
  • Isolement évalué
  • Actes et accord consignés

Synthèse paraclinique

⚠️ Les examens servent à dater et à sécuriser, ⚠️ jamais à retarder.

⚠️ Ce qui date la grossesse : une échographie, ⚠️ indispensable quand la date des dernières règles est incertaine, ⚠️ quand les cycles sont irréguliers, ou quand le terme approche d'une limite. ⚠️ Elle conditionne la méthode et le délai.

⚠️ Ce qui se demande pour la sécurité : le groupe sanguin et le rhésus, ⚠️ avec la recherche d'agglutinines irrégulières, ⚠️ et la prévention prévue en cas de rhésus négatif.

⚠️ Ce qui se propose selon le contexte : un dépistage des infections sexuellement transmissibles, ⚠️ proposé et non imposé, et une numération selon la méthode envisagée.

⚠️ Ce qui ne se prescrit pas : un bilan large qui retarderait la prise en charge, ⚠️ ni un examen destiné à convaincre la personne de quoi que ce soit.

⚠️ Ce qui s'organise en cas de doute sur la localisation : un dosage hormonal et une échographie, ⚠️ en urgence, une grossesse extra-utérine devant être écartée.

⚠️ Ce qui se sait sur la suite : un contrôle de l'efficacité est prévu après une méthode médicamenteuse, ⚠️ et il doit être expliqué et programmé dès le premier rendez-vous.

⚠️ Ce qui se restitue : chaque résultat, ⚠️ avec ce qu'il change, et sans commentaire sur la décision.

⚠️ Ce qui se prépare pour la personne : une copie de ses résultats, ⚠️ qu'elle conserve elle-même, et qui lui évite de refaire des examens.et sans commentaire sur la décision.

Le piège

Multiplier les examens avant d'orienter. Chaque jour perdu ferme une méthode.

À retenir

  • L'échographie date la grossesse et conditionne la méthode et le délai.
  • Le rhésus se connaît, et la prévention prévue s'applique si nécessaire.
  • Aucun examen ne doit retarder la prise en charge.
  • Une grossesse extra-utérine s'écarte en urgence en cas de doute.
  • Le contrôle après méthode médicamenteuse se programme dès le premier rendez-vous.

En pratique

  • Échographie de datation obtenue
  • Terme établi
  • Groupe et rhésus connus
  • Prévention rhésus prévue
  • Dépistages proposés sans être imposés
  • Examens retardateurs évités
  • Grossesse extra-utérine écartée si doute
  • Contrôle post-procédure programmé

Iconographie

Sans objet pour cette situation : L'échographie intervient comme examen de datation et non comme lecture d'image évaluée. Sa place est traitée dans la section paraclinique.

Stratégie diagnostique

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas de question diagnostique. La grossesse est établie et la démarche est organisationnelle.

Urgence vitale

Sans objet pour cette situation : La consultation de demande ne comporte pas d'urgence vitale. La grossesse extra-utérine et les complications relèvent des situations de départ correspondantes.

Stratégie de prise en charge

⚠️ Ce qui se décide se décide vite, ⚠️ et le rôle du premier médecin consulté est décisif.

⚠️ Ce qui s'établit d'abord : le terme, ⚠️ qui commande la méthode, ⚠️ le lieu, et le délai restant.

⚠️ Ce qui se présente comme un choix quand les deux sont possibles : la méthode médicamenteuse, ⚠️ et la méthode instrumentale, ⚠️ avec leur déroulement, ⚠️ leur durée, ⚠️ leur douleur attendue, ⚠️ leurs suites, et le nombre de rendez-vous.

⚠️ Ce qui s'organise sans attendre : le rendez-vous auprès de la structure ou du praticien qui réalisera l'acte, ⚠️ pris pendant la consultation, et non remis sous forme de numéro.

⚠️ Ce qui relève d'une règle : un médecin peut refuser de pratiquer l'acte, ⚠️ mais il doit le dire immédiatement, ⚠️ informer, et orienter sans délai, ⚠️ tout retard organisé étant un obstacle.

⚠️ Ce qui se prévoit pour la douleur : une prise en charge antalgique, ⚠️ expliquée à l'avance, et adaptée à la méthode.

⚠️ Ce qui se met en place au décours : une contraception, ⚠️ choisie avec la personne, ⚠️ débutée immédiatement quand c'est possible, et non reportée à une consultation ultérieure.

⚠️ Ce qui se programme : le contrôle prévu, ⚠️ et une consultation de suivi, ⚠️ proposée sans être imposée.

À retenir

Prendre le rendez-vous pendant la consultation. C'est le seul geste qui protège du délai.

À retenir

  • Le terme commande la méthode, le lieu et le délai restant.
  • Le rendez-vous se prend pendant la consultation, pas sous forme de numéro.
  • Un refus de pratiquer se dit immédiatement, avec information et orientation sans délai.
  • La contraception se débute immédiatement quand c'est possible.
  • Le contrôle et le suivi se proposent sans être imposés.

En pratique

  • Terme établi
  • Méthodes présentées et discutées
  • Rendez-vous pris pendant la consultation
  • Orientation immédiate si refus de pratiquer
  • Antalgie prévue et expliquée
  • Contraception choisie
  • Début immédiat organisé
  • Contrôle et suivi programmés

Procédure et geste technique

Sans objet pour cette situation : L'acte lui-même relève des structures qui le pratiquent et n'est pas évalué comme geste dans cette situation.

Annonce et information

Sans objet pour cette situation : Il n'y a pas d'annonce diagnostique au sens de l'épreuve. L'information sur les méthodes et les suites est traitée dans les sections prise en charge et éducation.

Éducation et prévention

⚠️ Ce qui est expliqué ici évite la moitié des inquiétudes, ⚠️ et une partie des complications.

⚠️ Ce qui se dit sur la confidentialité : ce qui est couvert par le secret, ⚠️ les dispositifs qui évitent qu'une trace parvienne à un tiers payant, ⚠️ et les modalités prévues pour les personnes rattachées à un assuré, question centrale pour beaucoup.

⚠️ Ce qui s'explique sur le déroulement : ce qui va se passer, ⚠️ , ⚠️ combien de temps, ⚠️ ce qui sera ressenti, ⚠️ les saignements attendus, et leur durée.

⚠️ Ce qui s'apprend et qui sauve : les signes qui doivent faire consulter en urgence, ⚠️ saignements très abondants, ⚠️ douleur intense, ⚠️ fièvre, ⚠️ malaise, et le numéro à appeler.

⚠️ Ce qui se corrige explicitement : la crainte d'une infertilité ultérieure, ⚠️ très fréquente, et sans fondement pour une prise en charge réalisée dans de bonnes conditions.

⚠️ Ce qui se dit sur le vécu : qu'il n'y a pas de réaction attendue, ⚠️ que le soulagement est fréquent, ⚠️ que la tristesse l'est aussi, ⚠️ que l'un n'exclut pas l'autre, et qu'un accompagnement existe si elle le souhaite.

⚠️ Ce qui se met en place pour la suite : la contraception, ⚠️ son mode d'emploi, ⚠️ la conduite en cas d'oubli, et la contraception d'urgence.

⚠️ Ce qui se remet : les dates, ⚠️ les contacts, et les signes d'alerte.

À retenir

Dire qu'il n'y a pas de réaction attendue. C'est ce qui autorise la personne à ressentir ce qu'elle ressent.

À retenir

  • La confidentialité vis-à-vis d'un tiers payant est une question centrale.
  • Les signes qui imposent de consulter en urgence s'apprennent avant.
  • La crainte d'une infertilité ultérieure se corrige explicitement.
  • Il n'y a pas de réaction attendue : soulagement et tristesse coexistent souvent.
  • La contraception se met en place immédiatement, pas plus tard.

En pratique

  • Garanties de confidentialité expliquées
  • Déroulement détaillé
  • Saignements attendus décrits
  • Signes d'urgence appris
  • Numéro remis
  • Crainte d'infertilité corrigée
  • Vécu abordé sans attente normative
  • Contraception expliquée et débutée

Communication interprofessionnelle

⚠️ Ici, une transmission mal maîtrisée peut faire plus de dégâts qu'un retard.

⚠️ Ce qui se transmet à la structure qui réalisera l'acte : le terme, ⚠️ la datation, ⚠️ le groupe et le rhésus, ⚠️ les antécédents, ⚠️ les traitements, ⚠️ les allergies, et la méthode souhaitée, ⚠️ par un courrier remis à la personne.

⚠️ Ce qui se vérifie avant tout envoi : le moyen de contact autorisé, ⚠️ l'adresse, ⚠️ le numéro, ⚠️ et l'accord de la personne, un courrier au domicile pouvant révéler la démarche.

⚠️ Ce qui ne se transmet à personne : l'information à un parent, ⚠️ à un conjoint, ⚠️ à un employeur, sans son accord, ⚠️ et le secret s'applique intégralement.

⚠️ Ce qui se coordonne : la sage-femme, ⚠️ le centre de santé sexuelle, ⚠️ le service hospitalier, ⚠️ le psychologue, et l'assistante sociale si la situation le demande.

⚠️ Ce qui se dit clairement si l'on ne pratique pas : le refus, ⚠️ immédiatement, ⚠️ sans commentaire, et avec une orientation effective.

⚠️ Ce qui se transmet au médecin traitant : avec l'accord de la personne seulement, ⚠️ et jamais par défaut.

⚠️ Et ce qui se trace : la date de la demande, ⚠️ l'information donnée, ⚠️ l'orientation faite, et le rendez-vous obtenu, ⚠️ dans un dossier dont l'accès est protégé.

À retenir

Demander un moyen de contact autorisé avant tout courrier, appel ou message.

À retenir

  • Le courrier se remet à la personne, jamais envoyé sans son accord.
  • Un courrier au domicile peut révéler la démarche : le moyen de contact se vérifie.
  • Rien ne se transmet au médecin traitant par défaut.
  • Un refus de pratiquer se dit immédiatement, sans commentaire, avec orientation effective.
  • La date de la demande se trace : elle protège la personne et le praticien.

En pratique

  • Courrier complet préparé
  • Courrier remis à la personne
  • Moyen de contact autorisé vérifié
  • Aucune transmission sans accord
  • Structures coordonnées
  • Refus de pratiquer dit immédiatement
  • Orientation effective réalisée
  • Demande et orientation tracées

Sources

  • R2C, item 37 : Interruption volontaire de grossesse (IVG)
  • R2C, item 36 : Contraception
  • R2C, item 7 : Les droits individuels et collectifs du patient
  • Collège national des gynécologues et obstétriciens français, chapitre sur l'interruption volontaire de grossesse
  • Textes et recommandations en vigueur sur l'interruption volontaire de grossesse, ses délais, ses méthodes et la confidentialité de la prise en charge. La date de la version consultée fait partie de la source